mardi 16 octobre 2018

Momentini

- Repas chez moi samedi pour fêter l'anniversaire et la retraite de ma sœur. Sur les cinq présents, un seul travaille encore !

- Revu hier soir Douze Hommes en colère, de Sidney Lumet, avec, entre autres, Henry Fonda et Lee J. Cobb. Quel film ! Il faudrait le montrer et le remontrer à tous ceux qui n'en démordent pas de leurs préjugés et de leurs certitudes. Une leçon de démocratie dont certains auraient bien besoin. La fille d'Henry, Jane Fonda, est à Lyon cette semaine. Hommage lui est rendu au Festival Lumière. Vendredi, elle anime gratuitement une Master Class au Théâtre des Célestins. Il fallait réserver, je ne l'ai pas fait, et, même si sont proposées quelques places à l'entrée, j'y ai renoncé en pensant à la queue agressive qu'il faudrait affronter.

- Refusé de voir à la télévision les images de dévastation suite aux orages dans l'Aude. Les chaînes d'info (info ?) continue ont dû s'en donner à cœur joie. J'aime de plus en plus la radio.

Musique et cinéma



Les Temps modernes, de Charlie Chaplin (1936), avec Charlot et Paulette Goddard. Les paroles ne veulent rien et pourtant ! Quant au moonwalk, Michael Jackson  peut aller se rhabiller !
Enfant, j'ai entendu mon père chanter sur cet air : Je cherche après Titine....

Le plus et le moins

Un nouvel Erri de Luca en poche, je n'allais pas le rater ! Sur la couverture, déjà, une splendide photo de la mer, la nuit, une mer calme bornée par un mur de pierres, et la lune brumeuse dans l'obscurité.

Le plus et le moins est constitué de 37 textes autobiographiques, couvrant tous les domaines de prédilections du napolitain : la guerre en ex-Yougoslavie, l'enfance, après guerre mondiale, dans la ville martyrisée par les bombardements, l'amour de la mer et particulièrement de l'île d'Ischia, les matins de travailleur manuel en France, son père et l'amour des livres, la haute montagne. Et toujours la même fulgurance du mot et de la phrase, le mélange indissociable de la réalité quotidienne et de la poésie humble.
Comme je suis heureux d'avoir rencontré une fois, à Lyon, cet homme aussi sec et aussi beau qu'un pied de vigne !
(Erri de Luca, Le plus et le moins. Ed. Gallimard. Trad. de Danièle Valin.)

lundi 15 octobre 2018

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

Livre

Étrange mot que ce mot si simple. Tout le monde le comprend, il est sans doute un des premiers à être appris et connu par les enfants. Il devient solennel et souvent sanglant si on le dégrade d'une majuscule, tendre, patient et discret avec "mon" devant, celui qui attend le soir, sur la table de nuit et accepte que l'on s'endorme sur lui, même en l'aimant. Au pluriel, il est symbole de richesse accumulée dont on ne viendra pas à bout malgré sa gourmandise. Au féminin, il devient pesant, ce qu'il n'est jamais, lui, si léger à l'esprit.

Le livre, en latin, c'est "liber", qui signifie, cette partie blanche et tendre qui, chaque année, se forme entre le bois dur et l'écorce et où, selon Virgile, on écrivait. Livre, c'est aussi un impératif, celui de livrer qui vient, bizarrement de "liberare", délivrer, alors qu'aujourd'hui, il est souvent signe de capitulation et de captivité. 

Des livres et vous, délivrez-vous. La lecture est une Libération !

dimanche 14 octobre 2018

Il n'y a pas que les italiennes qui chantent et dansent !



Anouk Aimée dans Lola, de Jacques Demy (1961)

Et pourquoi pas la peinture ? (25)

Lille PdBA goya les vieilles.jpg

Ce tableau de Goya, Les Vieilles, m'effrayait lorsque j'étais jeune ado. Je le trouvais fascinant et repoussant à la fois : la laideur des deux femmes, leurs tenues totalement inappropriées à leur âge, cet homme derrière elles qui menace d'un balai, l'inscription que je ne comprenais pas...

Et puis, dans ce personnage masculin, j'ai reconnu Chronos prêt à balayer leur vie, j'ai su que "Que tal" voulait dire "Comment ça va ?", ce qui ne manque pas d'une sinistre ironie.  J'ai vu l'opposition, trop systématique pour ne pas être voulue, entre les deux femmes : l'une blonde, cheveux courts, toute de blanc vêtue, l'autre brune, cheveux longs, en noir. Universalité de la vieillesse et de la mort ? Ce que j'avais pris pour un livre m'est apparu comme un miroir où les deux "coquettes" croient retrouver leur beauté ancienne.

Et enfin, le barbu au balai est muni de deux grandes ailes, ce qui, pour moi, fait de ce tableau une Annonciation à l'envers : Chronos a remplacé Gabriel, les deux ruines ont pris la place de la jeune Vierge, le phylactère transmettant le message divin est devenu cette question triviale et ce n'est plus la naissance qui est annoncé.

samedi 13 octobre 2018

Et un peu de musique, ça vous dirait ? (218)


Le bol

Tous les matins, au petit-déjeuner, je me sers du même bol : un  bol avec une anse et une vache légèrement en relief qui semble heureuse de paître. Je l'ai acheté il y a longtemps dans un bazar bon marché en Haute-Savoie,, à Anthy-sur-Léman, à moins que ce coin loin du centre ne fasse déjà partie de Thonon. Il y en avait deux au départ, identiques. J'ai cassé le second mais qu'importe, puisque Pierre n'est plus là. Pour les invités, j'en avais acheté deux autres, avec un coq ceux-là. Ils sont au fond de mon placard, dans ma cuisine et servent rarement : j'ai peu souvent l'occasion de faire dormir quelqu'un.

L'intérieur en est tout fissuré, plein de rides comme s'il avait vieilli en même temps que moi. Mais je n'en veux pas d'autre. J'ai besoin de rituels au lever et au coucher, pour accrocher la journée et la nuit à de petites certitudes. J'ai su, un jour, que Sénèque conseillait à un romain de faire, avant de regagner sa chambre, le tour du laraire familial. C'est ce que j'ai répondu un matin à quelqu'un qui voulait se moquer. Je n'ai expliqué ni Sénèque ni laraire. Chacun chez soi !

Le plaisir soyeux des choses simples....

vendredi 12 octobre 2018

L'émerveillement

L'autre soir, les écrivains invités à La Grande Librairie ont commencé l'émission en expliquant ce qu'était pour eux l'émerveillement. Lorsque Pivot avait, dans son émission littéraire, demandé à chacun ce qu'il considérait comme le plus beau mot de la langue française, j'avais dû réfléchir pour finalement opter pour "tome", à la fois livre et fromage.

Cette fois-ci, la réponse m'est venu tout de suite : l'émerveillement, c'est l'immédiateté du présent. Pour moi, le futur n'existe pas, en tant que je n'y pense jamais. Ceux qui me lisent depuis longtemps savent que je vis beaucoup dans le passé, que je m'y plais, que j'y suis bien (sans pour autant avoir une seule photo d'êtres chers disparus exposée chez moi). Si j'écrivais un roman, j'y puiserais sans doute comme dans un puits sans fond.

Quant au présent, je passe souvent totalement à côté. Lorsque je vis la chose, je suis ailleurs la plupart du temps. Le plus bel exemple de cet état de fait est mon manque de larmes au moment des décès de mes proches. Non que je n'en sois pas atteint mais parce que je me suis déjà réfugié dans ma carapace, quitte à réagir plus tard.

Mais l'émerveillement, c'est lorsque, par hasard, je me trouve face à face avec le présent, en simultanéité avec lui. Quelque chose qui m'éblouit sans que je m'y sois attendu, par surprise. Il tient souvent, cet éblouissement, à la beauté de ce que je découvre. Mes souvenirs (aujourd'hui) les plus chers sont faits de cette surprise de la beauté : des ruines romaines plongeant dans la mer en Sicile ; le golfe de Naples et celui de Sorrente vus depuis le palais de Tibère, à Capri, après une longue montée avec Pierre en pleine chaleur ; le débouché inattendu sur la place Saint-Marc, à Venise, une nuit ; l'allée de cyprès à San Galgano, striée par le vol des hirondelles et le baiser que nous avions échangé avec Frédéric ; un tableau flamand dans une galerie du Louvre et la gardienne qui avait tiré le rideau pour trouver la meilleure lumière ; la découverte d'un morceau de musique d'Arvo Part ; ou, tout simplement, le sourire d'une vieille dame dans la rue. Étrangement, la littérature n'est pas dans la liste. Pour moi, c'est de la tendresse, pas de l'émerveillement. L'émotion n'a pas la même brusquerie.

Une Lame de lumière

Depuis que je n'achète quasiment plus que chez Emmaüs, je trouve hors de prix les livres en librairie, même les livres de poche. Mais bon, pour ma sœur qui, à un jour près, a pris sa retraite et un an de plus, j'ai bien voulu faire un effort. Le problème, c'est que, quand je suis lancé, ....

Mais grande joie l'autre jour puisque, pour moi, je suis revenu avec un Camilleri, un De Luca, un Stegner (tous trois inédits en France) et un James Fenimore Cooper (un peu moins inédit, celui-ci). Bref, c'était Noël pour Calyste !

Et le Camilleri est déjà lu. Toujours Montalbano et ses acolytes, toujours le commissariat de Vigata (en vrai, Porto Empedocle, en Sicile), toujours quelques recettes siciliennes, toujours plusieurs enquêtes intriquées. Mais cette fois-ci, le commissaire tombe amoureux! Un vrai plaisir, encore une fois. Et j'ai souvent pensé, en lisant, à ma vieille voisine qui, elle aussi, en raffolait.
(Andrea Camilleri, Une Lame de lumière. Ed. Fleuve noir. Trad. de Serge Quadruppani.)

jeudi 11 octobre 2018

La parole est d'argent et le silence endort

Depuis l'affaire Weinstein et quelques autres, j'ai l'impression que plus personne n'ose se regarder dans la rue. C'était déjà bien entamé dans les grandes villes où l'on ne sait parfois plus si la personne qui vient en face sur le même trottoir ne va pas vous rentrer dedans (ça m'est déjà arrivé, sans un mot d'excuse bien entendu), surtout si elle tient au bout des doigts la prothèse indispensable aujourd'hui, son  téléphone. Il n'y a plus que dans les campagnes que l'on vous dit bonjour et le comble, c'est que vous en êtes tout surpris.

J'ai pensé à ça l'autre soir en regardant un petit film de science-fiction de Don Siegel, L'Invasion des profanateurs de sépultures (1956), où une bourgade des États-Unis est soudain envahie par d'énormes cosses de légumineuses qui se transforment rapidement en êtres "humains" prenant peu à peu la place de leurs sosies en chair et en os. La seule différence, c'est que ces nouveaux habitants de la terre sont absolument dépourvus de toute émotion.

Alors, j'ai décidé de faire de la résistance, comme les lecteurs de romans le faisaient dans Fahrenheit 451. D'autant que maintenant, à la retraite, j'ai le temps. Il m'arrive de plus en plus souvent de parler à des inconnus (es), de leur sourire, ce que j'aurais eu du mal à faire il y a quelques années, cela à cause d'une certaine timidité. Et, miracle, ça marche ! Les gens sortent un instant de leur bulle, de leur carapace pour répondre, pour sourire à leur tour et pour plaisanter même. Bon d'accord, la plupart du temps ce sont des gens d'un certain âge mais même les jeunes parfois se laissent aller à parler à quelqu'un d'autre que leur boîtier. L'humanité serait-elle encore susceptible d'être sauvée ? Personnellement, les légumineuses, je les préfère dans mon assiette.

mercredi 10 octobre 2018

La Pitié dangereuse

On ressort de ce roman comme si l'on avait fait une longue marche harassante : fourbu ! 439 pages sans chapitres, presque sans paragraphes. Des analyses psychologiques sur plusieurs dizaines de pages. Personne aujourd'hui n'oserait écrire comme ça !

Mais c'est Stefan Zweig, sa finesse de psychologue, de connaisseur de l'âme humaine, son style parfait. Peu avant la première guerre mondiale, dans l'empire austro-hongrois, un jeune officier fait la connaissance d'une jeune héritière riche mais handicapée. Il en devient l'ami, sans doute par pitié, mais peu à peu, les sentiments de la jeune fille prennent un autre tournure, qu'il refuse. Au fil des pages, l'atmosphère s'assombrit jusqu'au drame final concomitant à la déclaration de guerre. 

Est-ce que je me trompe en pensant qu'un écrivain capable de descendre à ce point dans la noirceur de ses personnages ne pouvait que finir par se suicider ?
(Stefan Zweig, La Pitié dangereuse. Ed. Grasset. Trad. de Alzir Hella.)

Flingué, le dernier !

Le dernier des tontons flingueurs est mort hier : Venantino Venantini (1930-2018). Et, en plus, c'était son vrai nom, comme s'il voulait doubler son éternel second rôle !


mardi 9 octobre 2018

Musique et cinéma



Huit et demi (1963).

Réalisateur mythique (Federico Fellini), compositeur mythique (Nino Rota), acteurs mythiques (Marcello Mastroianni, Claudia Cardinale, Anouk Aimée, Sandra Milo,....). Bref, un film mythique à la musique mythique. Qu'il était beau, le cinéma italien !

lundi 8 octobre 2018

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

dimanche 7 octobre 2018

Momentini

- Les marrons tombent sous les arbres près de chez moi. Petits, nous en faisions des personnages ou des animaux, avec des bouts d'allumettes. Vieux, j'en ramasse un chaque année, que je garde chez moi et qui se flétrit peu à peu (comme moi!).

- Qui se souvient de Claude Darget, un journaliste présentateur du journal télévisé et surtout voix reconnaissable entre toutes de l'émission La Vie des animaux dont le générique était assez inquiétant pour un gamin ? Entendu l'autre jour à la radio une émission consacrée à sa fille, Danielle Mérian, cette femme qui, suite aux attentats du 16 novembre 2015, avait cité le livre d'Hémingway, Paris est une fête, en déposant des roses devant le Bataclan, et qui, aujourd'hui, se bat contre la torture et pour l'égalité des femmes. Une dame fabuleuse !



- Visite à Laurent, au centre de lutte contre le cancer Léon Bérard, où mon frère est décédé. A la dernière minute, j'ai oublié le numéro de sa chambre. Au fond du couloir, je vois un petit homme maigre, tassé dans un fauteuil et lisant une revue. C'était lui, je ne l'avais pas reconnu. Nous avons bavardé pas loin d'une heure. Je l'ai enfin retrouvé, lui et son humour un peu grinçant.

- Il y a des jours où l'on est heureux que les gens n'aillent pas voter ! En Roumanie, l'interdiction du mariage homosexuel ne sera pas inscrit dans la constitution, grâce au taux d'abstention phénoménal. L'église orthodoxe roumaine en est pour ses frais !

samedi 6 octobre 2018

Finita, la Superba

Afin de mettre à jour mes rubriques nécrologiques.
Montserrat Caballé (1933-2018)


vendredi 5 octobre 2018

Et pourquoi pas la peinture ? (24)



Gauguin n'est pas un de mes peintres préférés, bien que je le considère comme un grand. Juste une question d'atomes crochus. Pourtant, j'aime ce tableau de lui : Rue de Tahiti (Chemin de Papeete).(1891). Au point de l'avoir proposé à mes élèves pour l'étudier.

Ce qui m'a d'abord frappé, c'est la mélancolie qui s'en dégage, l'impression d'abandon  des êtres et de la nature. Une femme assise à la porte d'une pauvre case, songeuse, seule avec elle-même. Deux autres, coiffées de chapeaux qui s'en vont, lui tournant le dos. Un cheval famélique qui ne sait ce qu'il fait là, perdu sur ce chemin. Les monts arides où le soleil disparaît peu à peu, comme si le soir et l'otage arrivaient. Cette énorme boule nuageuse qui semble prête à dévaler sur le village pour l'écraser.

Et puis, j'ai vu les lignes, presque géométriques et pourtant contradictoires : lignes diagonales du chemin et de la verdure, formant, au milieu du tableau, un X marqué par un point rouge. Lignes verticales des marcheuses, des troncs d'arbres et des longues pattes du cheval. Lignes arrondies, caricaturales, des collines, des nuages blancs et de la femme assise. Et le dernier rayon de soleil sur l'arbre sec contrastant avec la noirceur des monts à gauche.

Étrangement, cela me fait penser à un morceau de Bach, à la fois mathématique et surprenant, triste et pourtant plein d'espoir.

jeudi 4 octobre 2018

Et un peu de musique, ça vous dirait ? (217)




Bowie en italien; What else....

Le Collier rouge

Voilà un roman d'une sobriété exceptionnelle, ce que l'on souhaiterait de certains autres, bavards et autosatisfaits. De Jean-Christophe Ruffin, j'en ai lu de nombreux autres, non pas bavards mais beaucoup plus épais. Celui-ci comporte une cent-cinquantaine de pages, toutes indispensables.

Juste après la deuxième guerre mondiale, un juge militaire arrive dans une petite ville du Berry pour y juger un prisonnier, pourtant héros de cette guerre. Un chien, le chien du prisonnier, aboie sans cesse sur la place devant la prison et, dans la campagne avoisinante, une femme attend. On ne saura qu'à la fin ce qui est reproché à ce prisonnier et ce qui relie tous ces êtres.

C'est précis, c'est concis, c'est intelligent, c'est à lire.
(Jean-Christophe Ruffin, Le Collier rouge. Ed. Gallimard.)

mardi 2 octobre 2018

Momentini

- Un vieux facteur, livreur de colis, qui, dans la rue, fredonne Comme ils disent. C'est possible aujourd'hui.

- Un anniversaire un peu tristounet, une visite à l'hôpital où le malade (grave) a gardé tout son humour. C'est possible.

- Une vieille bénévole d'Emmaüs qui, en vendant des livres, aime parler littérature et dire ses préférences, qui ressemblent aux miennes. C'est possible.

- Une amie qui, en venant me voir, oublie un des ses rendez-vous professionnels. C'est possible.

De la prose mais quelle prose !

Je viens de terminer la lecture des œuvres en prose de Marie Noël, trouvées par hasard chez Emmaüs à mon retour de Bourgogne. J'en suis encore ébaubi,  étonné, fasciné, charmé ! Je n'avais encore jamais rien lu de tel !

Entendons-nous : certains de ses contes peuvent paraître aujourd'hui un peu surannés, son côté "catho" (mais pas con) peut en rebuter quelques-uns mais quel style ! On n'est plus dans la prose ici, mais dans la poésie, une poésie que j'aime, moi qui d'habitude ne l'apprécie guère (il me faudrait nuancer...) car une poésie des riens, des petites gens, de province, des bois, des villages, de la nature, du jardin.

Une des dernières œuvres présentées dans ce recueil m'a totalement abasourdi de beauté : Le Chemin d'Anna Bargeton. Comment peut-on avoir oublié une si grande dame de la plume ?
La Bernadette à qui a appartenu ce livre avait bien bon goût !
(Marie Noël, Œuvre en prose. Ed. Stock.)

lundi 1 octobre 2018

Le petit Charles

Charles Aznavour (1924-2018). Deux trois choses :

François Truffaut, Tirez sur le pianiste (1960)



Toujours Truffaut, mais avec Boby Lapointe



Claude Chabrol, Les Fantômes du chapelier (1982)



Côté homme :



Et la sacro-sainte parité :



Et même en italien :