jeudi 19 octobre 2017

Ete indien (3)

Suite de la promenade : de Bellecour à Saint-Jean (Vieux-Lyon), il n'y a qu'un pas par dessus la Saône. J'aime particulièrement cette rivière en automne, en fin de journée. Pas de photos de la cathédrale : je l'ai déjà mitraillée plusieurs fois et c'est une autre église que je comptais visiter plus longuement. Pour y aller, flânerie dans les traboules, en général fermées au public l'après-midi, mais il suffit d'attendre qu'un habitant de l'immeuble en sorte. Et j'ai eu de la chance !






Madame D.D

Décidément, les centenaires ont choisi l'automne pour tirer leur révérence : Danielle Darrieux (1917-2017) a baissé le rideau avant-hier.

J'imagine mes parents apprenant cette mort : ils l'adoraient. Elle était d'ailleurs plus de leur époque que de la mienne mais je vois aussi que l'éducation qu'ils m'ont donné m'a davantage imprégné que tout ce qui est venu après. Je date !


mercredi 18 octobre 2017

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

Ete indien (2)

Suite de la balade (c'est Plume qui va être contente !) : autour de Bellecour.

Le dôme de l'Hôtel-Dieu en travaux

Climatisation d'avant-garde

J'attends un sms
Conciergerie, dans une cour
Cul de sac
Cartes postales pour les nostalgiques
Il est bon de s'en souvenir
Le Petit Prince et son papa

mardi 17 octobre 2017

Ete indien

C'est vraiment l'été ici ! Alors les rangements restant attendront des jours moins cléments ! Aujourd'hui, grande balade dans Lyon, ce que, finalement, je n'ai pas fait depuis longtemps. Appareil photos en main, bien sûr.

Premier objectif : aller jeter un œil sur cette "géode" installée place Antonin Poncet (à côté de Bellecour) dans le cadre de la Biennale d'Art Contemporain.

Une sorte de dôme, conçu à l'origine par l'architecte Buckminster Fuller à des fins militaires : il abritait des radars de l'armée américaine. Pendant plus de vingt ans, il resta dans les réserves du Centre Pompidou à Paris avant de se retrouver ici, devant la grand-poste.

 Aujourd'hui, l'artiste Céleste Boursier-Mougenot y a installé une piscine ronde où naviguent des dizaines de bols de porcelaine blanche qui, au gré d'un courant artificiel, s'entrechoquent légèrement pour produire une sorte de mélodie due au hasard. J'avoue ne pas être resté insensible.








lundi 16 octobre 2017

Détournement

Non, ce ne sont pas les dernières trouvailles des Dupond(t), simplement ce qui m'est passé par la tête ces jours-ci, d'autant moins glorieux que maintenant je n'ai que ça à l'esprit, comme une ritournelle que vous entendez par hasard et qui ne vous quitte plus de la journée.

- Exécuter des travaux, c'est se montrer bien cruel.
- Aller à hue et à dia, c'est ne pas savoir choisir son supermarché.
- Faire du copier-coller, c'est comme à l'école : la triche mérite punition.
- Quand il pleut des cordes, attention : les plus dangereuses, ce sont les contrebasses.
- Tomber des nues, c'est déjà se trouver dans un camp naturiste. 

Dites-moi que vous me pardonnez....

Des stylos

Après le déplacement de quelques meubles, je m'attaque aux tiroirs du bureau et, dans l'un d'eux, j'ai retrouvé une centaine (au bas mot) de stylos bille : des bleus, des rouges, des verts, des noirs, et même des quatre-couleurs, vestiges de mon passé d'enseignant et de quelques cadeaux publicitaires.

La plupart sont allés à la poubelle, sans aucun état d'âme de ma part. Quand, aujourd'hui, me sers-je de stylos ? Quasiment jamais ! Pour quelques rares cartes postales l'été (je n'écris plus de lettres, converti bien malgré moi au sms et aux mails), pour des listes de courses et pour deux ou trois chèques par ci par là (la faute aux prélèvements automatiques et à la carte bleue), c'est tout !

Je serais tombé sur quelques fossiles du paléolithique, je n'aurais pas été plus surpris (mais ils n'auraient pas fini à la poubelle, eux !).

dimanche 15 octobre 2017

Monsieur le Président

Je ne vous ferai pas une lettre, comme Boris Vian en 1954 dans sa célèbre chanson. Non. Je viens, en me forçant un peu, c'est vrai, d'écouter votre entretien d'une heure à la télévision et je me permets d'apporter une petite rectification à ce que vous prétendez.

Selon vous, le mot "bordel" que vous lâchâtes contre de futurs chômeurs de la Creuse est un mot populaire. Vous nous avez même recommandé de vérifier dans le dictionnaire. C'est ce que je viens de faire et deux fois plutôt qu'une. Selon le Littré, "bordel" est un mot très grossier. Mais, me direz-vous, Littré, ça date un peu ! Comme, pour certains autres politiques assez récemment, La Princesse de Clèves ou Voltaire !

Alors, j'ai pris mon petit Larousse (édition 2001, le premier du siècle comme ils l'indiquent en gros sur la couverture), le Larousse qui, toute ma vie, m'a permis d'avancer dans la connaissance des mots et dans celle de la langue française que j'aime et respecte tant. Pour Larousse, "bordel" est un mot vulgaire au sens de maison de prostitution et très familier au sens où vous l'avez employé ce jour-là.

Je me permets de vous le faire remarquer par amour pour cette langue que nous partageons et parce que, toujours, avec mes élèves, j'ai attentivement veillé à ce que les mots qu'ils employaient soient clairs et précis.

Pour être totalement sincère, ce n'est pas tant le mot qui me choque (même si, dans la bouche du premier des français, je ne l'attendais pas), mais plutôt cette confusion que vous semblez faire entre populaire et vulgaire. Non, Monsieur le Président, le peuple n'est pas vulgaire. Peut-être, en le fréquentant davantage, vous en seriez-vous rendu compte. En vous écoutant, j'ai pensé à mes parents et je me suis senti insulté pour eux.

Je ne vous salue pas, Monsieur le Président.

La Déclaration

Lydie Salvayre, cette fils de républicains espagnols, a obtenu le prix Goncourt en 2014 pour Pas pleurer, roman où elle  évoque le parcours de sa mère et que j'avais beaucoup aimé. Mais son premier roman, La Déclaration, remonte à 1990.

Roman crépusculaire dont on sort un peu k.o ! Déclaration d'amour ? Pas vraiment ! Le récit commence par une déclaration de haine (mais n'est-ce pas à peu près la même chose ?) du personnage masculin contre sa femme qui finit par le quitter. La suite sera une lente déclaration de maladie (mentale) dont, à la fin, on se sait pas si elle débouche sur l'envie de vivre retrouvée ou la descente dans les ténèbres.

Rien de romantique dans cette description d'une déchéance, du quotidien, et du plus sordide : les odeurs, les tics, la description sans complaisance du milieu hospitalier psychiatrique. Un livre prenant mais je vais maintenant passer à quelque chose de plus "neutre" !
(Lydie Salvayre, La Déclaration. Ed. Julliard.)

samedi 14 octobre 2017

Retour sur ses pas

Je ne sais pas pourquoi j'y suis allé. Lorsque Stéphane m'en a parlé, je lui ai dit, sans réfléchir, que, peut-être, j'y ferais une apparition, si je ne me levais pas trop tard. Et je ne me suis pas levé tard.

Alors, le même itinéraire, fait des centaines de fois pendant des années, le tour du quartier puisqu'on ne peut plus couper par le parc, de nouvelles barrières, un nouveau portail. C'est le même collège et ce n'est plus le même. Le grand escalier a été repeint mais le gymnase est toujours aussi triste dans ses couleurs passées. De nombreuses salles ont été refaites et on y a installé toute la technologie moderne, mais d'autres, refaites "de mon temps", commencent à se défraîchir lamentablement.

Joie de revoir des têtes connues, même un ancien élève, des profs, des surveillants, la bibliothécaire en second, revoir aussi de vieux panneaux présentatifs qui servent toujours aujourd'hui, comme si le temps s'était arrêté. Rapide serrement de mains avec le nouveau directeur que je connais un peu, que j'apprécie et qui, enfin, a remplacé l'anglomaniaque.

Mais impression de plus en plus persistante que je ne suis plus chez moi et que quatre ans suffisent à effacer des traces de pas. Seul le parc, dans ses splendides couleurs d'automne, continue à tenir ses promesses.

vendredi 13 octobre 2017

Hiver arctique

Toujours les même personnages, attachants, toujours Reykjavik, ses banlieues et son froid mordant. Indridason prend son temps, privilégiant souvent les dialogues, pour faire avancer l'enquête. On aurait parfois envie qu'il aille plus vite, et puis on se fait avoir, chaque fois.

Mais je crois que ce que je préfère chez cet auteur, c'est cette nostalgie morbide qui habite son personnage central et qui est sans doute un des aspects du caractère de l'écrivain.

Juste agacé par les coquilles de plus en plus nombreuses chez les éditeurs.
(Arnaldur Indridason, Hiver arctique. Ed. Métailié. Trad. de Eric Boury.)

Momentini

- Passé l'après-midi à bouger les meubles dans mon bureau (sauf les bibliothèques, trop lourdes). Depuis longtemps, Calyste en rêvait, il l'a fait ! Belle occasion aussi pour déloger la poussière qui ne devait pas s'y attendre là où elle se trouvait ! Mais quel fourbi, en particulier avec tous les fils (ordinateur, chaîne hifi, lampe, imprimante, ....)

- Mes jeunes voisins du dessous s'en vont. Je les regretterai, même s'ils avaient mis un sacré bazar à leur arrivée. Lui, métis toujours souriant, elle plus froide et plus longue à découvrir. Et puis qui va les remplacer ?

- Demain, ce serait l'anniversaire  (76 ans) de Pierre et de ma vieille voisine (89 ans). L'un qui me manque toujours, l'autre qui me manque déjà.

- Après les meubles, il faudra que je me penche sur le cas des livres. Mais là, ça risque d'être encore plus difficile. En plus, le frère de ma voisine m'en a apporté deux grands sacs poubelle. J'ai déjà trié : j'en garde quelques-uns, le reste (essentiellement essais politiques, ce qui ne m'intéresse guère) partira aux Sans-Abri.

- Enfin, totalement exaspéré par les débats actuels sur ce que l'on appelle "l'écriture inclusive" ! 

mercredi 11 octobre 2017

Ceux qui arrivent et ceux qui s'en vont

Il y a longtemps que je n'étais pas allé sur le site Chronobio. Quelques noms pour aujourd'hui, 11 octobre.

Ceux qui ont poussé leur premier cri :
- Bernard Franck, journaliste (1929)
- Amos Gitai, réalisateur (1950)
- Jean-Jacques Goldman, chanteur (1951)
- Pierre-Jean Jouve, écrivain (1887)
- François Mauriac, écrivain (1885)
- Suzy Prim, actrice (1896)
- Liselotte Pulver, actrice (1929)

Ceux qui ont fermé le parapluie :
- Franck Alamo,  chanteur (2011)
- Anton Bruckner, compositeur (1896)
- Jean Cocteau, écrivain (1963)
- Edouard Daladier, homme politique (1970)
- Maurice de Vlaminck, peintre (1958)
- Georges Dumézil, écrivain (1986)
- Félix Dupanloup, religieux (1878)
- Chico Marx, acteur (1961)
- Pierre Massimi, acteur (2013)
- Édith Piaf, chanteur (1963)
- Albert Robida, dessinateur (1926)

Mes chouchous : Dumézil et Massimi. L'un pour son intelligence, l'autre pour sa beauté.

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

mardi 10 octobre 2017

Et un peu de musique, ça vous dirait ? (199)


Les foudres contre Jupiter

Ce matin, après les retraités et les moutons, les fonctionnaires ont défilé, presque sous mes fenêtres. Un défilé intersyndical et fourni (plus d'une demi-heure pour s'écouler). Ils ont même chanté Les Canuts, d'Aristide Bruant






Initiation

Ça m'a fait drôle ! Chaque année, la mairie de mon arrondissement  organise un spectacle gratuit pour les "vieux" et, pour la première fois, j'y suis allé, poussé par le fait que la première partie de ce spectacle de danse était assurée simultanément par une classe d'une école et une maison de retraite près de chez moi . La deuxième, que je pensais devoir me plaire davantage, était une création contemporaine.

Choc d'abord de me voir entouré de ce public d'un âge certain que je n'ai pas l'impression d'avoir encore atteint (mais est-on le meilleur juge de soi-même ?). Je pensais aussi m'ennuyer ferme dans la première partie. Or, ce fut exactement l'inverse : le côté intergénérationnel m'y a touché et je n'ai pas fait la fine bouche devant l'aspect vraiment amateur de ce que je voyais. Alors que la suite m'a laissé de marbre, moi qui aime pourtant la danse contemporaine. J'en ai profité pour prendre des photos "décalées".











lundi 9 octobre 2017

Salut, l'artiste

Jean Rochefort est mort aujourd'hui, à 87 ans. Plus que la mort de cet acteur, c'est la fin d'une époque qui m'attriste aujourd'hui : celle d'une équipe de copains (Noiret, Galabru, Marielle, Rich, Bedos...) jouant, dans les années soixante-dix, ce que l'on appellerait aujourd'hui des bobos, vivant dans un milieu social sans trop de difficultés financières mais dépassant ce profil par un humour souvent décalé et une bonne humeur communicative qui faisaient qu'on les aimait.

Bien sûr, il y avait le copain, le gentleman cavalier, le puriste de la langue, mais il y a avait aussi ça :



Et ça aussi :

Spetsai revisité

Troisième volet de ces Pages Grecques de Michel Déon que je quitte avec regret. Le plus court des trois et le plus désabusé : Déon rejoint l'île de Spetsai près de trente ans après l'avoir découverte. Les vieux habitants, coiffeur, cafetier, constructeur de caïque sont toujours là mais lui a vendu sa maison et constate avec consternation la laideur des nouvelles constructions qui balafrent les collines et le vieux port.

Dernier voyage sur cette terre qu'il a aimée, nostalgie pour ce qui a été et qui subsiste encore à l'état de vestige : la beauté de cette mer du golfe saronique.
(Michel Déon, Spetsai revisité. Ed. Gallimard.)

samedi 7 octobre 2017

Question aux spécialistes

J'ai, depuis plusieurs années, cette plante, qui me semble grasse, sur mon balcon. Elle a la politesse de fleurir à l'automne, alors que ses voisines ont plutôt tendance à s'étioler. Mais qu'est-ce que c'est ? J'ai vu dernièrement chez Plume une photo qui me l'a rappelée sans que je sois sûr que ce soit la même. Les spécialistes du jardin pourraient-ils éclairer ma lanterne ?

Ce que j'ose dire...

Je termine à l'instant ce livre de "souvenirs" de Mary Marquet, acheté il y a longtemps et remis toujours pour plus tard. J'avais tort.

Pour ceux qui n'ont pas le bonheur d'avoir mon âge (!), peut-être est-il indispensable de préciser de qui il s'agit. Mary Marquet, née en 1895 et morte en 1979, fut essentiellement une grande tragédienne au théâtre (Athalie, Andromaque entre autres). Sociétaire à la Comédie Française, elle excella aussi dans la comédie, à la télévision en particulier, et les récitals poétiques. Elle eut comme premier amant Edmond Rostand et épousa successivement Maurice Escande et Victor Francen après avoir rompu avec le Président du Conseil de l'époque, André Tardieu.

Plaisir donc pour moi de traverser cette vie (elle publia ses souvenirs en 1974) côtoyant aussi bien le monde du spectacle (théâtre, littérature, poésie, danse) que celui de la politique, à travers de courts chapitres présentant sans toujours respecter l'ordre chronologique et sans la moindre réticence pudique les grands noms qu'elle fréquenta dans sa longue carrière.
(Mary Marquet, Ce que j'ose dire. Ed. Jean Dullis.)

vendredi 6 octobre 2017

Et un peu de musique, ça vous dirait ? (198)


Bordel !

Toujours à la pointe de l'actualité, j'ai cherché quelle était l'étymologie de ce mot que n'hésite pas à employer notre Jupiter tonnant

Bordel vient de l'ancien français "borde" (planche), à l'origine cabane en planches servant de lavoir public (eh oui, déjà à l'époque, on lavait son linge sale en public !), un peu à l'écart des lieux habités. Au Moyen-Âge, les prostituées n'avaient le droit d'exercer leur activité que dans ces cabanes. D'où, dès cette époque, le glissement de sens.

A Rome, on appelait les bordels des lupanars, de lupa (la louve), sans doute à cause de la légende de Romulus et Remus allaités par une louve (en fait Laurentia, une femme de berger, connue pour la beauté de ses formes et la voracité de son appétit charnel) ou alors pour les cris que les prostituées émettaient pour attirer le client.  

Les arches (fornix) de ces chambres voûtées ont, elles, abouti au mot fornication. 
Macarellus est le nom d'un poisson, un maquereau au dos à plusieurs couleurs comme, dans les comédies anciennes, les habits bigarrés des personnages de proxénètes. D'où maquereau et maquerelle. 

A noter que les lupanars (dictérions en Grèce) étaient considérés comme des lieux d'asile inviolables : les hommes mariés ne pouvaient y être accusés d'adultère, un créancier ne pouvait y poursuivre son débiteur pas plus qu'un père n'y pouvait chercher son fils. 

Puisque ce mot de bordel est considéré comme grossier par le grand Littré (bien que, dans la bouche de Jupiter, je trouve plus obscène l'idée suggérée que le mot lui-même), j'invite notre "maître des horloges" à consulter la liste de synonymes suivante et à s'en inspirer la prochaine fois :
- maison de passe 

- maison de tolérance
- maison close 
- maison publique 
- maison de plaisir(s) 
- maison de joie 
- maison de rendez-vous 
- claque 
- boxon 
- bateau de fleur (Chine) 
- bouic 
- bousbir 
- foutoir 
- maison d'abattage 
- bobinard 
- BMC(bordel militaire de campagne) 
- pouf (pour la Légion Étrangère)

jeudi 5 octobre 2017

Les étoiles

Hier soir, j'ai tenté de revoir Amour de Michael Haneke  que j'avais découvert au cinéma à sa sortie, alors que ma mère était déjà bien malade. Je n'ai pas pu, car, cette foi, je savais exactement ce qui m'attendait. Alors, j'ai zappé : un petit bout d'Amour, un petit bout d'autre chose.

Mais cela m'a confirmé dans ma certitude de voir en Trintignant mon acteur préféré. Cela m'a interrogé sur mes préférés dans tous les domaines. Voici les résultats de mes cogitations :

- Acteur préféré : Jean-Louis Trintignant
- Actrice préférée : Maria Casarès
- Chanteur de variétés préféré : Jean Ferrat
- Chanteuse de variétés préférée : Barbara
- Chanson préférée : Ma môme (J. Ferrat)
- Chanteur lyrique préféré : Alfred Deller
- Chanteuse lyrique préférée : Kathleen Ferrier
- Écrivain préféré : Jean-Bertrand Pontalis
- Écrivain préférée : Marguerite Yourcenar
- Roman préféré : Le Mur invisible (Marlen Haushofer)
- Peintre préféré : Caravage
- Musicien préféré  : Jean-Sébastien Bach
- Musique clasique préférée : Passion selon Saint Matthieu
- Architecture préférée : roman
- Période historique préférée : Moyen-Age
- Pays préféré  : Italie
- Région préférée : Ombrie
- Ville préférée : Rome
- Monument préféré : Abbaye de Fontrevraud
- Année préférée : celle de mes 29 ans
- Animal préféré : chien
- Occupation préférée : lecture
- Saison préférée : automne
- Plat préféré : poireaux vinaigrette

Tout cela, bien sûr, pourrait changer selon les coups de cœur, mais de moins en moins. Et vous, où mettriez-vous vos étoiles ? Essayez : vous verrez, ce n'est pas toujours facile, et assez injuste si l'on n'a droit qu'à un seul nom chaque fois.

mercredi 4 octobre 2017

Un petit verre ?

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Calyste se demande bien, ce soir, s'il ne va pas ouvrir une bouteille de champagne ! Et non, comme il n'y a plus droit, il se contentera sans doute d'un petit pastis. Mais pourquoi, me demanderez-vous ? Pour fêter l'abolition de l'ISF ? Je ne suis guère concerné ! Pour me réjouir de l'augmentation de la CSG ? Je ne suis pas maso ! Pour marquer la Saint-François d'Assise ? Ce serait déjà plus dans mes cordes !

Mais non, rien de tout ça : simplement ce blog a aujourd'hui 10 ans (et, cette année, je n'ai pas oublié), soit 5360 articles à un rythme (presque) journalier. Je ne pensais certes pas, à l'époque, à une telle longévité. Alors il est temps pour moi de remercier tous ceux qui m'ont suivi dans cette aventure, qui sont encore fidèles et, particulièrement, ceux qui font l'effort de réagir en me mettant un petit commentaire à mes élucubrations. Merci à eux et...... ça continue !

Victus

A court de lectures en Catalogne (c'est ça, les vacances, quand on n''a pas prévu les jours de pluie!), j'ai acheté sur place ce gros roman (plus de 700 pages) de Albert Sanchez Pinol. Une merveille ! En gros, la  Guerre de Succession en Espagne, opposant Philippe V (le petit-fils de Louis XIV) et Charles III (prétendant autrichien), racontée par un disciple catalan du grand Vauban. Et, surtout, dans la seconde partie du roman, le siège de Barcelone qui se termina par un massacre le 11 septembre 1714.

Je ne savais pas pourquoi la principale fête catalane se déroulait le 11 septembre. Maintenant, je le sais, même si je suis un peu surpris qu'on y fête une défaite. Je pense qu'en fait, on y célèbre le courage des assiégés pour défendre leurs valeurs face à la Castille.

Et puis, sans cesse, je mettais en miroir les événements d'alors et ce qui se passe aujourd'hui à Barcelone. A noter d'ailleurs que le souverain vainqueur s'appelait alors Philippe V, et que le roi actuel a pour nom Philippe VI. Mais ne soyons pas pessimiste !
(Albert Sanchez Pinol, Victus. Ed. Actes Sud. Trad. de Marianne Millon.)

mardi 3 octobre 2017

Et un peu de musique, ça vous dirait (197)

Celle-là, je ne pouvais pas la rater ! Ce que j'ai pu pleurer, gamin, en l'entendant, sans tout comprendre sans doute.


Des fleurs

M'est revenu aussi en tête ces jours-ci ce vieil égyptien rencontré, en décembre 1995,  dans les rues d'Assouan, amoureux de la langue française et qui faisait collection des expressions contenant le mot "fleur".
J'en connais quelques-unes :
- jeter des fleurs
- être fleur bleue
- arriver comme une fleur
- fleur de nave
- à fleur de peau
- la fleur au fusil
- la fleur de l'âge
- couvrir de fleurs
- perdre sa fleur
- faire une fleur à quelqu'un
- la fleur de farine
- la fleur de sel
- ni fleurs ni couronnes
- envoyer des fleurs
- sa faire avoir comme une fleur
- la fine fleur
- conter fleurette

Et puis quelques écrits aussi :
- Les Fleurs du mal (transformé, dans une enseigne près de chez moi, en Fleurs du malt)
- A l'Ombre des jeunes filles en fleurs

Je vous propose un petit jeu : à vous trouver d'autres titres de romans ou autres comportant le mot "fleur" ou un nom de fleur précis (rose, etc.).

lundi 2 octobre 2017

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

dimanche 1 octobre 2017

Les délaissés

Je rentre d'une foire aux livres, tout près de mon ancien collège. Heureux parce que j'ai réussi le tour de force de ne pas en acheter un seul ! Mais, étrangement, ces étalages de livres lus et rejetés, oubliés sans doute pour la plupart, me laissent de plus en plus triste, comme si je visitais un cimetière où les familles oublient d'entretenir les tombes.

Je ne peux m'empêcher de penser à leurs anciens propriétaires : qui étaient-ils, quelles joies ont-ils éprouver en les lisant, en les touchant, en les sentant ? Comment et quand se sont-ils décidés à s'en défaire ? Peut-être avec l'espoir de leur donner une seconde chance, une seconde vie ?

Mais ce que je supporte encore moins, c'est de voir des livres jetés, dans les poubelles, dans les bennes des déchetteries, parfois dans la rue. Là, il ne s'agit plus de cimetière mais de charnier. Comment peut-on jeter un livre ? Pour moi, c'est un crime contre l'esprit.

Et un peu de musique, ça vous dirait ? (196)

Ce n'est pas pour la qualité du chanteur ni celle de la chanson, bien que je m'en souvienne parfaitement encore aujourd'hui. Plutôt un moment de nostalgie pour le look capillaire et vestimentaire que j'ai bien connu dans ces années-là.  Et puis, zut, un chanteur de 67 ans qui meurt, ça ne nous rajeunit pas, ma brave dame !


samedi 30 septembre 2017

La ville, en bas

Un soir, en regardant je ne sais quel film à la télévision, un souvenir poignant m'a assailli, souvenir sans rapport avec le film mais qui, à ce moment-là, avait dû trouver l'issue des méandres de ma mémoire.

C'était peu de temps avant la mort de Pierre. J'allais le voir chaque jour, constatant, impuissant, les progrès de la maladie. Ce jour-là, je ne pus plus supporter cette chambre, blanche et froide, où rien ne se passerait plus que l'inéluctable. Il me fallait sortir, m'échapper, en emmenant Pierre avec moi. A une infirmière qui passait, je demandais l'autorisation de l'emmener dans le parc une fois qu'elle m'aurait aidé à l'installer sur son fauteuil roulant. C'était un tout petit parc, mais qui domine la ville.

A ma grande surprise, l'autorisation me fut accordée. Sans doute, pour elle et les médecins, les jeux étaient-ils faits : pourquoi refuser cette sortie qui ne risquait pas de lui faire plus de mal que la saloperie qui le rongeait ? Avec d'infinies précautions, je l'emmenai jusqu'au petit banc et installai son fauteuil à côté de moi.

C'est alors qu'il sourit, un petit sourire à peine esquissé qui pouvait passer pour une grimace mais où je vis son contentement : cela faisait des mois qu'il n'était pas sorti de sa chambre. Nous étions au printemps, il faisait doux, extraordinairement doux. Malgré la clémence de la température, je l'avais emmitouflé dans sa vieille polaire grise que j'ai encore aujourd'hui dans mon placard. Du vêtement, sa tête émergeait, pâle, émaciée, mais calme, comme rassérénée.

Je ne pus le regarder plus longtemps, je  ne voulais pas qu'il voie mes yeux emplis de larmes. Alors, comme lui, je regardai la ville, en bas, qui sortait de l'hiver, bruissante de l'activité des bien-portants, inconsciente, insensible à ce qui se jouait dans ce parc. Dernier instant de communion, la main dans la main, dernier sourire avant la nuit.

vendredi 29 septembre 2017

Pour en finir avec la Catalogne

Afin d'être tout à fait complet et parce que certains ne manqueront pas de me le réclamer, je dois aussi parler des restaurants ! Peu, à vrai dire, mais deux m'ont particulièrement marqué.

Le premier près de Poblet, dans une auberge de campagne que nous avons été très contents de trouver, tant la petite ville voisine en manque. Une auberge comme je les aime, sans prétention, sans menus affichés et aux tout petits prix. Tout y était excellent et abondant, de la paëlla (en entrée !) aux calamars qui ont suivi, accompagnés d'un bon petit rouge bien frais.

Le second, comme un rite, la veille de mon départ, à Palamos, pas sur le port mais dans une rue parallèle. J'avais déjà apprécié sa cuisine il y a deux ans (l'an dernier, il était fermé) et n'ai pas été déçu cette fois encore : morue gratinée à l'ail, arroz negro, autrement dit riz à l'encre de seiche et, en désert (moi qui en voulais un léger, tant j'avais le ventre plein), un pyjama : énorme assiette de sorbets de différents parfums avec ananas en tranches et crème chantilly !

Enfin, après notre visite de Poblet, nous nous sommes rendus dans cet endroit où je n'avais jamais mis les pieds et où je ne les remettrai sans doute jamais, tant la faune concentrée m'y a fait penser à une sorte de Gay Pride qui aurait envahi toute une ville. Je n'ai jamais aimé les régiments ni les uniformes, aussi "légers" soient-ils parfois. Mais où était-ce ? Pour vous aider, la seule photo que j'y ai prise :

Trouvaille (littéraire)

Un des deux Dupond(t), me voyant un roman à la main, s'est mis en tête de vouloir me donner des conseils de lecture. J'étais très curieux de savoir où cela nous emmènerait et je n'ai pas été déçu ! Il m'a parlé d'une trilogie qu'il venait de lire et dont j'ai aujourd'hui oublié et le titre et l'auteur. Mais il m'a surtout donné un conseil fort judicieux :
- C'est passionnant mais, pour bien savourer, je te conseille de commencer par le premier tome.
(C'est vrai, je n'y aurait pas pensé tout seul!)

jeudi 28 septembre 2017

Abbaye de Poblet (3)

L'église :
Construite en 1166 sur une architecture romane où les techniques gothiques, comme la croisée d'ogives, commencent à apparaître, elle est très vaste et ne respecte pas la forme cistercienne traditionnelle, avec un chevet plat remplacé par une abside autour de laquelle court un déambulatoire.








Retable renaissance de Damian Forment
 

Les tombes royales :
Une dizaine de rois d'Aragon sont enterrés à Poblet, de Alphonse II le Chaste (1196) à Jean II d'Aragon (1479), ainsi que quelques-unes de leurs épouses, dont Yolande de bar (1431) et Eléonore d'Albuquerque (1435). Désinstallées en 1835, lors du désamortissement, elles réintégreront l'église en 1952.