mercredi 22 janvier 2020

Les nés et les feus du 22 janvier

Les nés :

- George Gordon Byron, poète (1788-1824)
- Marcel Dassault, entrepreneur (1892-1986)
- Gaston Dominici, assassin présumé (1877-1965)
- Henri Dutilleux, compositeur (1916-2013)
- Antonio Gramsci, homme politique (1891-1937)
- D.W. Griffith, réalisateur (1875-1948)
- Chanoine Kir, religieux (1876-1968)
- Louis Pergaud, écrivain (1882-1915)
- Francis Picabia, peintre (1878-1953)
- André Roussin, écrivain (1911-1987)

Les feus :

- Lyndon B. Johnson, président (1908-1973)
- Louis-Pierre Baltard, architecte (1764-1846)
- Jean-Louis Barrault, acteur (1910-1994)
- Benoît XV, pape (1854-1922)
- François Deguelt, chanteur (1932-2014)
- Ticky Holgado, acteur (1944-2001)
- Eugène Labiche, auteur de théâtre (1815-1888)
- Abbé Pierre, religieux (1912-2007)
- Reine Victoria, reine (1819-1901)
- Roger Vitrac, écrivain (1899-1952)

Je rends bien sûr particulièrement hommage au Chanoine Kir. Je pense que Cornus ne me contredira pas ! Et à l'Abbé Pierre, dans un autre esprit.

Musique et cinéma

Pour détendre un peu l'atmosphère !



Le Trou normand. Film de Jean Boyer (1952), avec Bourvil, Jane Marken, Pierre Larquey et Brigitte Bardot, dont c'était la première apparition à l'écran. Chanson : paroles de Jean Boyer.

mardi 21 janvier 2020

La vie à deux, quand on est vieux.


Est-ce ainsi que les hommes vivent (encore aujourd'hui) ?



A l'époque, on disait "les vieux" sans état d'âme. Un beau mot, vieux. Pas comme le troisième âge (ou quatrième)  qui pue sa bureaucratie à plein nez.

A l'époque, on finissait sa vie chez soi, dans ses meubles. Les enfants n'étaient pas trop loin. Parfois, on avait un petit bout de jardin : quelques pommes de terre, des carottes, deux ou trois choux. De quoi faire la soupe. Et deux trois fleurs pour le bouquet de la "salle". C'est beau, les reines-marguerites !

A l'époque, on recevait des lettres ou des cartes postales. Le facteur s'arrêtait un moment pour faire la causette ou boire un coup. A l'épicerie, on disait : "Vous mettrez ça sur ma note." L'épicier faisait confiance et on payait en fin de semaine.

A l'époque, il n'y avait qu'une seule chaîne à la télé. Ça suffisait : on se couchait tôt et on se levait de bonne heure. Habitudes de vieux travailleurs.  Les dimanches de fête, on faisait des œufs mimosa, avec de la mayonnaise maison.

Camus a écrit Les Justes. Pour ces vieux, il faudrait dire Les Dignes.

lundi 20 janvier 2020

L'ancien cimetière de la Guillotière

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Il existe deux cimetières à la Guillotière, dans le septième et le huitième arrondissements : l'ancien et le nouveau. Les appeler ainsi relève un peu de la plaisanterie car l'un date de 1822 et l'autre de 1854. Ils sont de plus quasi mitoyens. J'aime beaucoup l'ancien, plus populaire, même si quelques grands noms y apparaissent dans la partie la plus ancienne.

Si le nouveau est organisé en allées concentriques, les sections de l'ancien sont assez anarchiques, même si une allée ombragée rectiligne essaie d'y imposer un semblant d'ordre. Le sol y est peu stable, et les tombes penchent, qui par ci qui par là,  ce qui donne au cimetière un côté romantique, comme celui de Vienne au bord du Danube où aurait été enterré Mozart.

On y voit bien sûr d'orgueilleuses chapelles rappelant au passant le nom bien visible de ses augustes occupants. Mais la majorité des tombes sont modestes, parfois un peu clinquantes, et beaucoup appartiennent à des familles italiennes dont je me plaît à lire les patronymes. C'est là qu'est enterré Pierre et où je me rend régulièrement, en entrant par le fond pour le traverser et y prendre mes photos. Quand j'en ressors, je retrouve, toujours surpris, la voie ferrée et les grands axes où ronflent les voitures. .

Memento mori

Ancien cimetière de la Guillotière.
















dimanche 19 janvier 2020

Momentini

Aujourd'hui, grand soleil (et froid piquant), donc grande promenade. Direction la colline de Fourvière.

- Première station : les Théâtres antiques. La vue est dégagée sur la ville en bas. Ici, aujourd'hui, on parle surtout anglais.

- Deuxième station : la Basilique. Beaucoup de monde, surtout sur les esplanades. Des travaux dans la battisse autrefois restaurant de Fourvière (j'ai bien connu les propriétaires), aujourd'hui point info. Le Musée d'Art Sacré semble fermé. Projets d'agrandissement ?

- Troisième station : le Parc des Hauteurs. A cause du froid glacial, j'abandonne à la Passerelle des Quatre Vents (qui porte bien son nom !). Cette promenade est l'ancienne voie du tramway des morts qui, entre 1900 et 1937, reliait la gare haute de la ficelle des morts à Fourvière au cimetière de Loyasse.

- Quatrième station : le cimetière de Loyasse, l'équivalent lyonnais du Père Lachaise à Paris. Presque personne ici. Je découvre de nouvelles tombes, en particulier celle de l'un des fondateurs du Progrès, le journal régional : le maître imprimeur Jean-François Chanoine. Le premier numéro du journal parut le 12 décembre 1859, dans les ateliers de l'imprimerie Chanoine située au sous-sol de la maternité de l'hôpital de la Charité. Cet hôpital a aujourd'hui disparu, démoli pour insalubrité  en 1933. Seul son clocher, construit d'après un croquis du Bernin, a été conservé. L'emplacement de l'ancienne Charité abrite aujourd'hui l'Hôtel des postes et la place Antonin Poncet.

J'aurais aimé vous montrer des photos, mais l'engin s'y refuse obstinément ce soir.