vendredi 19 janvier 2018

Momentini

- "Nasdaq, laisse le monsieur tranquille !". Un nom de chien ridicule, mais, heureusement, le chien ne le sait pas (les maîtres non plus, apparemment).

- "Tiens, elle pleut !" Est-ce que je deviens dur d'oreilles ou bien ont-elles vraiment dit ça, les deux minettes dans la rue l'autre jour, alors que les premières gouttes tombaient ? Là, ce n'est plus ridicule, c'est franchement con !

- Le patron de la SNCF en panne dans un des ses TGV, ça ne s'invente pas ! Ce n'est pas ridicule, c'est jubilatoire !

- Canal + et sa pub de Noël qui montre, entre autres, des centaines de supporters tomber en avant dans un pack promotionnel. Les familles des victimes de Furiani ont dû apprécier ! C'est con et odieux.

jeudi 18 janvier 2018

Musique et cinéma

Une nouvelle rubrique. J'aime la musique, j'aime le cinéma. Pourquoi ne pas associer les deux ? D'autant qu'il suffit parfois de quelques notes entendues pour revoir les images qui nous ont marqués.



Le film, Sacco et Vanzetti, date de 1971. Je vais finir par croire que ce fut une grande année pour moi. J'avais 19 ans. J'allais passer le bac. Je découvrais une certaine réalité sociale, une Amérique que je ne connaissais pas. Je sortais de Balzac pour tomber dans le monde moderne et, détail secondaire, c'était la première fois que je comprenais une chanson en anglais !

mercredi 17 janvier 2018

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

mardi 16 janvier 2018

Petits Oiseaux

Je finis à l'instant ce roman de Yôko Ogawa. Juste pris le temps, avant de venir ici, de téléphoner à l'Institution des Chartreux pour en savoir plus sur la venue, ce soir, de Paul Auster à Lyon. Bien sûr, la conférence est complète.

Petits Oiseaux est sans aucun doute un des meilleurs romans de Yôko Ogawa. Je suis toujours éberlué par l'inventivité de la création de cette japonaise que je lis depuis longtemps. Ici, deux frères, dont les parents vont rapidement disparaître, vivent ensemble dans la maison familiale. Mais l'aîné ne parle pas le langage humain : le seul qu'il connaisse, c'est celui des oiseaux, le pawpaw, par lequel il communique avec ceux du jardin et ceux de la volière du jardin d'enfants tout proche. Son frère le comprend et, à la mort de l'aîné, va poursuivre ce dialogue. Un jour, il soigne un oiseau à lunettes blessé...

Il se passe peu de choses dans ce livre, seulement de petites choses du quotidien transfigurées par la poésie de l'écrivain. C'est un livre plein de nostalgie mais d'une nostalgie qui fait du bien. Un livre à la suite duquel il sera difficile d'en choisir un autre.
(Yôko Ogawa, Petits Oiseaux. Ed. Actes Sud. Trad. de Rose-Marie Makino Fayolle.)

lundi 15 janvier 2018

Et un peu de musique, ça vous dirait (202)



Parce que j'avais dix-neuf ans. Parce que, à ce moment-là, les slows étaient à la mode. Parce que j'y croyais. Parce que, récemment, j'ai appris des choses touchantes sur son enfance. Parce que cette chanson a un lien étroit avec le livre que je suis en train de terminer, un des meilleurs romans de Yoko Ogawa.

dimanche 14 janvier 2018

Trouvailles (dites : les Dupond(t) le retour.)

Hier, soirée chez un ancien collègue de Frédéric avant qu'il ne vende son appartement lyonnais suite à la mort de son ami et ne se retire à la campagne, dans le Jura. Les deux Dupond(t) étaient de la partie, l'un toujours aussi réjoui, l'autre toujours aussi grincheux.

- Dupond(t) 1 : - Mais alors, ta maison ressemblait à la maison bleue de Trénet !
- Dupond(t) 2 : - Oui, celle de Los Angeles, la capitale américaine des gays.
(S'ils les avaient entendus, Maxime Le Forestier n'aurait jamais regretté de ne pas avoir eu de frère!)

- Dupond(t) 1 : - Cet homme est raciste, homophobe et coléreux.
- Dupond(t) 2 : - Et, en plus, ils n'aiment pas les homosexuels !
( N'ai-je pas raison de les appeler les Dupond(t), ou, je dirais même mieux, les Dupond(t) ?)

- Dupond(t) : - Tiens, l'autre jour, j'ai vu La Marquise des Hanches, avec Robert Hossein.
(Pauvre Michèle Mercier, la voilà bien affublée !)

samedi 13 janvier 2018

Petite vengeance fleurie

Il y a bientôt quatre ans, pour les 70 ans de Jean-Claude et Pierre, s'était déroulé en fin de soirée un petit psychodrame dont je ne crois pas avoir encore parlé. Les deux nouveaux septuagénaires avaient prévu d'offrir à chaque femme présente une petite plante à fleurs. Mais, manifestement, les femmes avaient été moins nombreuses que prévu car, une fois la distribution faite, il restait encore quelques pots sur la table. Ils proposèrent alors aux hommes qui le désiraient d'en emporter un aussi. Jean-Claude, qui connaît mon amour pour les fleurs, m'en avait fait la proposition directement.

Il y avait deux sortes de ces plantes dont le nom m'échappe actuellement (mais je ne doute pas que le spécialiste nordique saura me le souffler) : certaines à fleurs blanches, d'autres à fleurs rosées. J'aime les fleurs blanches et choisis un des pots restants. Et là, le ciel a failli me tomber sur la tête : deux énergumènes, que j'ai souvent cités sous le nom de Dupond(t), me sautèrent à la gorge en affirmant que ce pot précisément était celui de l'un d'entre eux. Ils ne m'accusèrent pas de vol mais peu s'en fallut ! Pas contrariant et afin d'éviter un esclandre ridicule, je me rabattis sur un rose.

Depuis, alors que je m'attendais à une courte durée de vie, la petite plante a décuplé de volume ! Au début de cet hiver, en la rentrant au chaud, je l'ai taillée car le pot, de par le poids, menaçait de se renverser. Les tailles n'étaient pas négligeables et j'ai eu l'idée d'en mettre quelques-unes dans un vase. Au bout de quelques jours, des petits bourgeons sont apparus, puis de vraies fleurs ! Et, depuis, elles ne cessent de fleurir.

Outre le plaisir de voir la force de la vie (et ce n'est pas Chroum qui me démentira), j'avoue en éprouver un autre, plus pervers, chaque fois que je vois ces fleurs : j'imagine que la plante défendue bec et ongles par un des Dupond(t) est, elle, morte depuis longtemps....

(PS : le nom vient de me revenir : il s'agit d'un kalanchoe !)