lundi 24 juillet 2017

Le circuit des quatre fromages.

Une université britannique vient de publier les résultats d'une recherche qu'elle effectuait : selon ces résultats, le fait de conduire plus de deux heures par jour rendrait moins intelligent. Alors, mes neurones doivent être en très mauvais état après ce voyage en Normandie !

Des chiffres ? 2700 kilomètres et 914 photos. Tous mes records sont battus ! Déduction : la Normandie, c'est loin de Lyon et c'est grand, mais c'est passionnant, en particulier pour ce qui concerne les cathédrales, abbayes et autres églises. Pour la météo, nous avons tout connu : la chaleur, la pluie, l'orage, le froid, mais globalement nous avons plutôt bénéficié d'un temps clément, même si les températures ne montent pas aussi haut qu'à Lyon ces derniers mois.

Le gîte était en Normandie profonde, très profonde, tout près de Falaise qui s'enorgueillit du château de Guillaume le Conquérant. Il nous a fallu un moment pour le découvrir isolé au fond d'un vallon boisé, surplombant une mare couverte de cresson et entouré de forêts où l'un d'entre nous, un matin, a vu passer une biche. Confort correct mais surtout grand calme, silence même si l'on excepte les bêlements de la chèvre naine des propriétaires qui nous accueillaient chaque soir à notre retour de virée.

En résumé, un voyage plein de découvertes mais un peu fatigant pour moi qui conduisais. Mes coups de cœur : Bayeux et Jumièges. Mes relatives déceptions : Rouen et Caen.








vendredi 14 juillet 2017

Les voisins diraient kenavo...

Dans un tout autre genre, Elle voulait revoir sa Normandie. Ou plutôt, il voulait voir la Normandie, patrie, semble-t-il, de ses ancêtres (Il n'a pourtant pas vraiment une tête de Viking...) ! Il vous racontera au retour. Bises.

Du plaisir à l'état pur !

Et j'ai oublié d'en parler. L'autre soir (le 11), alors que je m'apprêtais à aller me coucher, je vois que l'on donne Rigoletto de Verdi à Orange. Je ne connais pas cet opéra, à part quelques airs célèbres (La donna è mobile, par exemple). Allez, me dis-je, un petit bout et puis au lit. Et je suis resté scotché devant la télévision jusqu'au bout. Splendide !

Et ça grâce aux deux interprètes principaux : Nadine Sierra, jeune soprano américaine dont les débuts datent seulement de 2016 et qui a déjà osé bisser un air de la fin du second acte à la Scala de Milan (alors que c'est interdit là-bas depuis Toscanini). Exploit qu'elle a renouvelé à Orange. Elle tenait le rôle de Gilda, la fille de Rigoletto. Splendide jeune fille à la voix sublime. Et en plus, c'est une grande comédienne, ou plutôt ici tragédienne.

Et puis Rigoletto lui-même, rôle tenu par le baryton italien Leo Nucci, excellent acteur lui aussi, à la voix extraordinairement chaude. Et le monsieur en est à sa 526° interprétation du rôle en 50 ans de carrière. Eh oui, Nucci a aujourd'hui 75 ans. Extraordinaire dans son rôle de père qui, sans le vouloir, va entraîner le drame final !

Il y avait tout ce soir-là : la beauté du site du théâtre antique (ah ! le vent jouant avec les voiles de la robe de Gilda !), la perfection de ces deux voix, la connivence entre les deux interprètes (qui ont déjà chanté ensemble dans cet opéra à Milan toujours) et la tendresse immense, non feinte, qui émanait d'eux, comme entre un vrai père et sa vraie fille ! Il y a des soirs comme ça où on ne regrette pas de se coucher tard !
Si vous avez le courage et le temps de regarder, je vous poste l'intégral de cette soirée.


jeudi 13 juillet 2017

Et un peu de musique, ça vous dirait ? (193)

Allez, une petite dernière avant les vacances prochaines ...


Intellectuel ? Vous avez dit intellectuel ?

J'aime Barbara : on me dit que je suis un intellectuel. J'aime Eric Rohmer : on me dit que je suis un intellectuel. J'aime la littérature japonaise : on me dit que je suis intellectuel. J'aime l'art roman : on me dit que je suis un intellectuel. J'aime la langue allemande : on me dit que je suis un intellectuel.

Et ça, ça m'énerve !

D'abord parce que j'aime Barbara mais aussi Dalida, Rohmer mais aussi les westerns, la littérature japonaise mais aussi les polars, l'art roman mais aussi les vieilles baraques à la campagne, l'allemand mais aussi l'italien.

J'ai horreur des étiquettes, même si je ne considère pas le mot "intellectuel" comme une insulte. Pour moi, un intellectuel est quelqu'un qui "ressent" par son cerveau, par sa réflexion, en faisant marcher sa logique. Ce qui n'est pas mon cas.

Moi, quand j'aime, j'aime et quand je n'aime pas, je n'aime pas, même s'il est de bon ton d'aimer. Ce que je ressens passe par le corps et par le cœur avant de passer par le cerveau.  L'émotion prime sur le raisonnement. Comme me l'avait dit un prof de fac, je suis un "impressionniste". Le mot m'avait vexé à l'époque mais cet homme, même s'il avait voulu se moquer de moi, avait finalement raison.

Voilà, c'est dit !

mercredi 12 juillet 2017

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

Histoire d'enjoliveur (ou : dans la vie, il y a les cons et il y a les autres)

J'en connais quelques-uns qui seront surpris en lisant le titre de cet article ! Il me semble, mais ça reste à confirmer, que je parle plus souvent de littérature que de voitures ! Je m'y sens d'ailleurs beaucoup plus à l'aise.

Un soir, Frédéric me fait remarquer qu'un des mes enjoliveurs est cassé. Comme il est, selon lui, un as du volant (mais aussi qu'il est, bien sûr, le seul !), il pense immédiatement que j'ai heurté un trottoir. Mais, si j'avais heurté un trottoir, je l'aurais remarqué, tout de même, même en n'étant pas un as du volant ! En constatant la chose, je remarque qu'il n'y a aucune rayure sur l'enjoliveur, pas de traces sur le pneu non plus : simplement, il en manque un morceau sur le pourtour. Mon idée à moi, c'est qu'on a essayé de me le voler, à l'aide d'un couteau ou d'un tournevis et que le plastique n'a pas résisté, ce que, après de nombreuses discussions, Frédéric finira par admettre.

Comme l'enjoliveur ne tient plus guère, il faut le changer avant le départ en vacances. Téléphone à la concession Citroën. Bien sûr, je tombe sur un plate-forme. Je demande si l'on peut me passer le service pièces détachées : on ne peut pas. Je demande si je peux commander la pièce par téléphone : je ne peux pas. Je demande que l'on me dise si la pièce est disponible sur place : on ne peut pas.  Je demande à ce que l'on me passe monsieur X ou monsieur Y, que je connais et qui pourraient me renseigner : on ne peut pas car, selon cette dame, ces messieurs n'existent pas dans cette concession. Pourtant, j'ai eu affaire à eux il y a peu. Alors, c'est sans doute qu'ils auront été mutés, m'assure-t-on. Je téléphone à l'autre importante concession : je suis un particulier et ils ne fournissent que les professionnels. On me conseille de téléphoner à l'autre, celle où je viens de raccrocher au nez de la dame.

Là, la moutarde me monte au nez ! Foutaise, conneries, débilité et autres amabilités. Il va falloir que j'aille jusque là-bas, en traversant Lyon et sa banlieue, avec la circulation habituelle, avec la chaleur inhabituelle, avec tous les travaux de voirie que l'on voit fleurir dès que le beau temps revient, sans même savoir s'ils l'ont en dépôt et si je ne devrais pas faire le trajet deux fois. Coup de chance, ils l'ont, mais quand ils m'en annoncent le prix, deuxième coup de chaud de ma part. L'homme à qui j'ai affaire me confirme ce que je pense : c'est du vol organisé ! Mais que faire ? Il me le faut. J'achète et j'en profite pour faire un laïus aux mots bien choisis sur la différence de traitement selon que l'on achète un véhicule neuf (amabilité, sourires et tapis rouge) ou que l'on veut simplement changer un enjoliveur ! Lorsque je ressors, la pluie tombe à flots ! Tant mieux : ça me rafraîchira ! Jusqu'au lendemain où je reçois un sms m'annonçant les "Summer days", avec 70% de réduction sur l'achat du deuxième pneu ! Ils savent où ils peuvent se le mettre, leur deuxième pneu, chez Citroën ?

Aujourd'hui, Frédéric vient manger à midi et, après, nous partons changer l'enjoliveur. Là, je suis d'accord : il vaut mieux que ce soit lui que moi avec mes deux mains gauches. Aucune difficulté pour enlever l'ancien mais le neuf joue des siennes et Frédéric commence à suer sang et eau en plein soleil. Il y a bien dix minutes/un quart d'heure qu'il essaie lorsqu'un homme s'approche et propose de nous aider. Il est vendeur de pneus et a l'habitude de ce genre d'"exercices". A peine le temps de le dire, l'enjoliveur est en place, bien arrimé et bien centré. Grand merci, monsieur, et pour la gentillesse et pour l'efficacité !

Juste une chose que je souhaite maintenant : que Citroën m'appelle pour un sondage de satisfaction ! Ils ne vont pas être déçus !