lundi 23 avril 2018

Momentini

- Revu hier soir le film Titanic. Je ne me souvenais pas qu'une des dernières scènes étaient aussi stupides : le dernier baiser (imaginé) devant l'horloge du grand escalier où tout le monde applaudit.

- Nouvelles sources d'énervement pour moi
  - la manie qu'ont maintenant les journalistes de dire : ils se ont réunis ensemble. Beau pléonasme !
  - une autre manie de dire Génèse au lieu de Genèse, Mégève au lieu de Megève, etc. Moi, maintenant, je propose que l'on dise aussi Génève et génou !

- Ménage fait, plantes nettoyées et rempotées. Restent les vitres. Foutu soleil qui montre trop bien qu'elles sont sales. Mais quelle galère !

dimanche 22 avril 2018

Et pourquoi pas la peinture ? (11)

Résultat de recherche d'images pour "dali le morceau de pain"

Changeons un peu les habitudes : aujourd'hui, c'est à vous de travailler en trouvant à quel peintre est dû ce tableau que j'aime (et dont, bien sûr, je ne vous dévoile pas le titre). Un indice : ce type de tableau est surprenant pour ce peintre.

Trouvaille (politico-littéraire)

Il y avait longtemps ! Enfin, hier soir, nous eûmes droit à une très belle trouvaille ! Alors que nous parlions de la tentation de Manuel Valls de se présenter à des élections en Espagne, l'un des deux Dupon(d)t s'écria :

- Vous savez qu'une rue au-dessus de chez moi porte son nom ?
- ????????
- Enfin lui, ce n'est pas Manuel, c'est Jules.
- ????????
- Oui, Jules Valles !
(Il faudra prévenir les habitants du Puy-en-Velay qu'ils sont catalans !)

vendredi 20 avril 2018

La moisson du jour

Côté premiers épis :
- Charles Beigbeder (écrivain), Emmanuel Bove (écrivain), Henry de Montherlant (écrivain), Joseph Delteil (écrivain), Lionel Hampton (jazzman), Adolphe Hitler (grand malade), Michel Leiris (écrivain), Charles Maurras (écrivain), Joan Miro (peintre), Napoléon III (empereur), Claude-Jean Philippe (journaliste), Paul Poiret (couturier), Tito Puente (musicien), Odilon Redon (peintre), Marc Seguin (ingénieur).

Côté tige sèche :
- Richad Anthony (chanteur), Jean Carmet (comédien), Farid Chopel (acteur), Francis Lemarque (compositeur), Don Siegel (réalisateur), Bram Stoker (écrivain).

Surprenant de voir dans cette liste un chancelier allemand sanguinaire et l'auteur de Dracula ! Autre surprise : le nombre d'écrivains 7 sur 21.

jeudi 19 avril 2018

Musique et cinéma



Vu le titre de ces articles, il fallait bien y passer : Un Homme et une Femme (Lelouch, 1966). J'aime beaucoup Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée, mais ce film m'a toujours profondément ennuyé. Quant à la musique...

mardi 17 avril 2018

Le Mur du silence

Hakan Nesser, un suédois, auteur de polars, que je ne connaissais pas. Son commissaire s'appelle Van Veeteren, un homme usé qui se pose des questions sur son travail et, plus ambitieusement, sur le sens de sa vie et de la Vie, avec beaucoup d'humour cependant.

Ici, il enquête sur la disparition de deux adolescentes dans une colonie de vacances dirigée par une secte mystérieuse : la Vie Pure. D'autres inspecteurs se partagent la "vedette", chacun avec son caractère bien défini et ses habitudes ou lubies.

Ce livre se lit avec grand plaisir et l'enquête est bien ficelée. Mais je continue à préférer mon islandais Indridason. Et pour vérifier encore une fois que c'est le meilleur, je viens d'acheter un roman d'un autre islandais : Arni Thorarinsson. Vous connaissez ?
(Hakan Nesser, Le Mur du silence. Ed. du Seuil. Trad. de Agneta Ségol et Marianne Samoy.)

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

lundi 16 avril 2018

Autour d'un film

Revu hier soir Vol au-dessus d'un nid de coucou, toujours aussi puissant et magistralement interprété par Jack Nicholson et Louise Fletcher. Mais aussi appris beaucoup de choses grâce au documentaire qui a suivi. Ainsi, Will Sampson, qui interprète le géant indien Chef, n'est pas un acteur mais un peintre canadien et est retourné à son art après le tournage du film.

Appris aussi, sans surprise, que la difficulté avait été de trouver un hôpital psychiatrique qui accepte de servir de décor, étant donné l'opposition violente du monde psychiatrique. Seul celui de Salem (Massachusetts) accepta grâce à l'un de ses psychiatres qui imposa que les patients de ses services participent à l'aventure. Ainsi certains ont fait de la figuration pendant que beaucoup d'autres étaient incorporés aux équipes, d'électriciens, par exemple. Les acteurs professionnels ont, de leur côté, passé trois mois dans les locaux, certains faisant le choix d'y dormir. Une expérience inoubliable pour tous.

dimanche 15 avril 2018

Et pourquoi pas la peinture ? (10)

 Résultat de recherche d'images pour "images les raboteurs de parquet"



Les Raboteurs de Parquet, de Gustave Caillebotte (1875). Ce tableau, je l'ai découvert non dans un muse mais sur la couverture d'un livre de poche, je ne sais plus lequel, et je l'ai immédiatement aimé. A cause de ses lignes de fuite et de par son thème : on avait déjà représenté des paysans en peinture, jamais des ouvriers.

Mais ce que je ne savais pas, c'est qu'il en existe un second, du même Caillebotte et qui se trouverait, semble-t-il, au Danemark. (Désolé pour la petitesse des images, mais je ne maîtrise apparemment pas très bien le transfert. Vous pouvez les trouver en plus grand sur WKPD).

Résultat de recherche d'images pour "images les raboteurs de parquet"


Et puis, ceci, chez Arte :


Plus un

Et un autre grand du cinéma qui s'en va aujourd'hui : l'un des frères Taviani, Vittorio. De nombreux films à leur actif dont Kaos (19884) et Padre Padrone (1977). J'avais pu vérifier quelques années plus tard la justesse de leur vision de la Sardaigne et admirer, comme dans le film, la beauté rude des paysages  de l'île : paysages quasi lunaires où nous avions, Pierre et moi, échappé de peu à la panne de voiture.


samedi 14 avril 2018

Deux grands

Milos Forman (1932-14 avril 2018) : Amadeus, bien sûr, mais je lui ai préféré Vol au-dessus d'un nid de coucou (1975). Un grand moment d'émotion.



Jean-Claude Malgoire (1940-14 avril 2018), et sa Grande Écurie de la Chambre du Roy. Grand moment de la musique baroque, que j'ai beaucoup aimée avant de me détacher un peu de ce genre d'interprétation.
Extrait du Te Deum de Lully


vendredi 13 avril 2018

Dernière référence hellénique (pour l'instant)

Je viens d'apprendre comment l'on nomme la peur qu'ont certains du vendredi 13 : la paraskevidékatriaphobie, (du grec tardif Παρασκευή / paraskevi « vendredi », δεκατρείς / decatreis « treize » et φόϐος / phóbos, « peur »). Allez, on s'entraine à prononcer, et sans bafouiller, s'il vous plaît ! 

Les Aventures de Télémaque

Tu es fou d'acheter ça, tu ne le liras jamais, m'étais-je dit devant le bouquin chez Emmaüs. Mais bon, à cinquante centimes, et puis est-ce seulement republié aujourd'hui ? Eh bien, je l'ai lu. Quand je vous dis que je suis (j'étais) dans ma période hellénique !

François de Salignac de La Motte-Fénelon, dit Fénelon pour les intimes, ou Le Cygne de Cambrai pour les flagorneurs, dont, il y a deux ans, j'ai visité le château de naissance à Sainte-Mondane dans le Quercy, a écrit cette somme pour l'éducation du Duc de Bourgogne, petit fils de Louis XIV afin de lui apprendre son futur métier de roi. Outre la visite de son château, Fénelon ne m'était pas non plus étranger après un certificat que je fis à la fac dans mes tendres années sur Madame Guyon et le Quiétisme, doctrine mystique qui valut à l’ecclésiastique sa disgrâce par Bossuet.

Les Aventures de Télémaque (1699) retrace les voyages en Méditerranée du fils d'Ulysse à la recherche de son père après la Guerre de Troie. Ainsi y voit-on apparaître nombre de personnages illustres de l'épopée d'Homère (repris parfois par Virgile) : Calypso, Nestor, Idoménée et bien sûr Mentor, habité par Minerve, qui lui sert de guide et de conseil. On voyage alors principalement en Sicile et en Italie du sud, rencontrant de nombreuses guerres toujours mises à profit par Mentor pour en tirer des leçons d'apprentissage.

La façon dont je l'ai lu, c'est-à-dire en sautant consciencieusement les pages trop directement didactiques et moralisatrices,  m'a été agréable car on peut dire que Fénelon avait une belle plume et qu'il savait jongler aussi bien avec la verve épique qu'avec la beauté des descriptions dont certaines semblent parfois (pour moi) annoncer le futur Romantisme.
( Fénelon, Les Aventures de Télémaque. Ed. Gallimard.)

jeudi 12 avril 2018

Musique et cinéma

Sabrina ou Gilda ?  Audrey Hepburn ou Rita Hayworth ? Mon cœur balance...


Bauer

Non, pas Axel, le chanteur : Franck, son père, qui aurait eu cent ans au mois de juillet et est mort ce 6 avril. Il était le dernier survivant des voix de Radio Londres et avait été choisi pour lire les messages parce que la sienne était censée rester audible malgré les brouillages allemands.

Pour ma part, je ne connaissais pas cet homme. La vidéo fait d'abord entendre Pierre Dac chantant. Je ne sais si la voix suivante est celle de Franck Bauer ou d'un autre speaker.


Remise des clés

Aujourd'hui, le frère de ma vieille voisine est passé : l'appartement doit changer de propriétaire dès la semaine prochaine. Je suis monté une dernière fois au cinquième étage contempler ces pièces vides et la vue que l'on a du balcon.

A son arrivée, je lui ai rendu les clés que je gardais chez moi depuis des années. Une autre page qui se tourne....

lundi 9 avril 2018

Voyage dans les vignes

Aujourd'hui, j'étais invité par Georges, le mari de Kicou, ma grande amie (et collègue) décédée en 2009. La maison du sud de la Loire, à Chavanay, n'a pas changé et la cave voûtée ouvrant sur la jardin et où nous avons fait tant de fêtes (dont mes 40 et 50 ans) est toujours là. Même l'odeur est la même. J'étais ému en revoyant tout ça.

Georges, lui, a vieilli et un peu grossi. Il a maintenant 83 ans. ce qui ne l'a pas empêché de me faire un bon repas arrosé, s'il vous plaît, d'un Côte Rôtie. Nous avons beaucoup bavardé, de nos anciens collègues, de l'institution scolaire, de lectures, de nos voyages, d'Histoire (les Ducs de Bourgogne, Guillaume le Conquérant...)

L'après-midi, malgré un temps mitigé, longue balade dans les collines avoisinantes, au milieu des vignes, des pommiers et des cerisiers. Hélas, beaucoup de cabanes de vignes sont aujourd'hui dans un état de ruines avancé. Mais quel plaisir de fouler ces contreforts du Pilat avec, en bas, les méandres du Rhône.


dimanche 8 avril 2018

Les noms du jour

Première bouffée d'air :
- Patricia Arquette, actrice (1968)
- Jacques Brel, chanteur (1929)
- Maria Félix , actrice (1914)
- Jean-Jacques Pauvert, éditeur (1926)
- Mary Pickford, actrice (1893)
- Jean-Paul Rapeneau, cinéaste (1932)
- Jean-Marc Rouart, écrivain (1943)

Dernière bouffée d'air :
- Harry Baur, acteur (1942)
- Caracalla, empereur romain (217)
- Gaetano Donizetti, compositeur (1847)
- Maria Félix, actrice (2002, le jour de son anniversaire)
- Laurent de Médicis, homme politique (1492)
- Louis Pergaud, écrivain (1945)
- Pablo Picasso, peintre (1973)
- Margaret Thatcher, femme politique (2013)

Pour ceux qui ne connaissent pas Maria Félix, elle a, entre autres, joué dans La Fièvre monte à El Pao, de Bunuel (1959) et dans French Cancan, de Renoir (1955)


C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

samedi 7 avril 2018

Et pourquoi pas la peinture ? (9)




Les Chaussures de Van Gogh.

Dieu que je n'aimais pas les cours d'anglais pendant ma scolarité. Mais j'aimais celui qui me l'enseignait : un homme sévère qui fumait en classe et dont, je crois, j'ai déjà parlé. Il était handicapé d'une main, la droite dans mon souvenir, qu'il avait toujours cachée sous un gant noir. Nous devions plier chacune de nos copies dans le sens de la hauteur pour qu'il puisse les coincer entre le pouce et les autres doigts de cette main handicapée. Lorsqu'il nous les rendait, il distribuait les meilleurs aux bons élèves. Le reste était jeté à terre où nous devions les récupérer.

Il a commencé à m'apprécier le jour où j'ai refusé d'éteindre l'allumette avec laquelle il venait d'allumer sa cigarette, allumette qu'il tendait par dessus son bureau à ceux qui occupaient le premier rang. D'habitude, c'était le fils du médecin des mines qui se précipitait, servile jusqu'au bout des ongles. Moi, je n'ai pas voulu, malgré son regard terrible. Il avait priser ma rébellion.

J'ai commencé à l'aimer le jour où il nous a parlé de ce tableau de Van Gogh, dans une des parenthèses qu'ouvraient régulièrement nos vieux profs et où j'ai tout appris de ce qui me tient encore à cœur. Ce jour-là, fait exceptionnel, il nous parla aussi de lui, de son enfance de fils de métallo dans la banlieue de Saint-Étienne. Dans ce lycée de grands bourgeois, j'avais trouvé un complice.

Je l'ai revu beaucoup plus tard, dans sa maison de campagne, près de la colonie où mes frères et sœurs passaient les vacances. Il avait eu l'air content de ma visite. Et jamais,ce jour-là, il ne fit allusion à mes exploits dans la langue de Shakespeare ! Plus tard encore, j'ai vu le tableau, à Amsterdam, je crois. C'était comme si le vieux monsieur, mort depuis longtemps, était tout près de moi.

vendredi 6 avril 2018

Jacques a retrouvé Charles





 Et, en fond d'écran, Véronique Colucci.

jeudi 5 avril 2018

Musique et cinéma

Hitchcock, James Stewart, Doris Day (et Daniel Gélin) : L'Homme qui en savait trop (1956). Devant la façon de chanter de Doris Day, on peut faire la même tête que les spectateurs de la haute société qui l'écoutent ! Mais cela a un sens dans le film, vous le savez si vous l'avez vu !


Nid glacé

Les grêlons du violent orage d'hier ne sont toujours pas fondus cet après-midi !

mercredi 4 avril 2018

Coïncidences helléniques

Le téléphone sonne dans l'après-midi alors que je m'apprête à entamer les chroniques de Chryssopoulos : c'est Évelyne qui me parle d'une petite église écrasée par le voisinage d'un énorme immeuble moderne. Je comprends qu'elle est à Athènes : cette église nous avait marqués lors d'un voyage avec nos élèves.
Visite ensuite à Emmaüs où je trouve en poche Les Voyages de Télémaque de Fénelon ! J'ai toujours cru en un hasard programmé !

Une Lampe entre les dents

Drôle de petit bouquin, inclassable selon moi avec, dans son titre, son clin d’œil à Diogène . L'auteur y évoque ses errances, ses flâneries dans Athènes, l'Athènes d'aujourd'hui avec sa crise et sa misère. Belle évocation des sans-abris qu'ils y rencontrent et auxquels plus personne sauf lui ne porte attention. Belle évocation aussi de sa passion pour la photographie (où je me suis souvent retrouvé), et de la ville, pas seulement Athènes, toute ville, cette dernière évocation hélas trop souvent écrite dans un langage beaucoup trop abscons pour moi. Mélange donc d'humanité et d'intellectualisme qui n'est pas forcément pour me déplaire.
(Christos Chryssopoulous, Une Lampe entre les dents. Ed. Actes Sud. Trad. de Anne-Laure Brisac)

mardi 3 avril 2018

Calmons-nous

Bon, ce soir, j'avais le choix entre me mettre sérieusement en rogne contre tout ce que j'entends à la radio ou à la télé (Netanyahu, Macron, Angot, la végane qui, sur les réseaux dits sociaux, s'est réjouie de la mort de l'ouvrier-boucher au supermarché près de Carcassonne, ...) ou me passer un vieux slow de Brenda Lee en essayant de reconnaître tous les acteurs qui apparaissent sur la vidéo. J'ai fait mon choix !



PS : en plus, Gerflor aura fini de me casser les oreilles !

lundi 2 avril 2018

Trouvaille (pascale)

- Je ne suis pas d'accord avec la position du CRIL lors de la marche blanche pour cette femme juive sauvagement assassinée.
( C'est ce qu'on appelle le (dé)tour F/L !)

Le Labyrinthe aux olives

Je pensais qu'après Saramago, j'aurais du mal à entrer dans le roman suivant. C'était compter sans Mendoza et son "polar" truculent comme le présente la quatrième de couverture. Excellente transition vers quelque chose de peut-être plus sérieux parce que léger, intéressant et surtout très, très drôle !

Résumer l'intrigue, totalement loufoque, me serait difficile. Et puis, l'essentiel n'est pas là mais dans la joie et la légèreté que l'auteur nous fait partager (malgré une conclusion un peu décevante). A noter qu'il s'agit du même auteur que pour La Cité des prodiges, lu récemment et qui m'avait beaucoup plu bien que totalement différent.
(Eduardo Mendoza, Le Labyrinthe aux olives. Ed. du Seuil. Trad. de Françoise Rosset.)

samedi 31 mars 2018

Après Matthieu, Jean


Et pourquoi pas la peinture ? (8)

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C'est, avant les Annonciations, le tableau qui m'a attiré vers la peinture : La Vierge, l'Enfant Jésus et Sainte Anne, de Léonard de Vinci. Je l'ai vu au Louvre et l'ai franchement trouvé beaucoup plus intéressant que l'inévitable Joconde avec qui il voisine et devant lequel s'agglutinent les touristes.

Mais ce qui m'avait avant tout intrigué, c'était l'analyse qu'en avait fait Freud et que m'avait fait connaître un ami de lycée (depuis devenu philosophe et critique d'arts). Freud parle des "deux mères" de Léonard, Catarina, une servante, et Donna Albiera, l'épouse de son père. Les deux mères bienveillantes ont, dans le tableau, le même sourire aimant, moins énigmatique que celui de Mona Lisa. Bizarrement, elles paraissent avoir ici à peu près le même âge.

Mais ce qui m'avait marqué à l'époque, c'est la forme de la robe de la Vierge : elle représente la silhouette d'un vautour. Or, De Vinci parle, dans un de ses souvenirs, de ce vautour. Ce serait peut-être une allusion à l'homosexualité supposée (et probable) du peintre.

Ce que j'ai apprécié ensuite, en contemplant le tableau, c'est sa composition, ou plutôt son mouvement : les corps des trois personnages, et même celui de l'Agneau, représentant Saint Jean Baptiste, sont étroitement entrelacés, simultanément en équilibre et déséquilibre.

On est là très loin de l'immobilisme hiératique des primitifs, que, par ailleurs, j'aime aussi.

vendredi 30 mars 2018

Et plus sérieusement

Avec une pensée pour ma mère dont c'eut été l'anniversaire aujourd'hui. Et toutes mes excuses pour le son de la vidéo-pub dont je n'arrive pas à couper le sifflet !

Groland ne recule devant rien

Un exemple de l'humour ENAURME de l'émission, qui peut, j'en conviens, en choquer certains. Car on est tout près de Hara-Kiri, là !

Et hop !



Christophe Salengro, ça ne vous dit sans doute rien. Pourtant, je parie que vous le connaissez. Pour ceux, comme moi, qui ratent rarement Groland sur Canal Plus, en clair, le samedi soir, il était le Président "inmourable" de la Présipauté de Groland, et chaque semaine, me faisait rire aux éclats en compagnie de l'autre fondateur de l'émission en 1992, Christian Borde, dit Jules-Edouard Moustic. Sinon, vous vous souvenez sans doute de la pub Gerflor, il y a plus longtemps. Aujourd'hui, la dalle s'est décollée. Il avait 64 ans.

jeudi 29 mars 2018

Momentini

- Après avoir jubilé dans ma derrière lecture (Le Dieu Manchot), jubilé encore hier soir devant Le Festin de Babette. Certains acteurs danois y ont des têtes de tableaux ! Petite déception pourtant, en début de soirée, d'avoir vu disparaître Ronet aussi vite dans La Femme infidèle. En plus, je la comprends, moi, cette femme !

- Le printemps, c'était aujourd'hui à Lyon. Toujours aussi grande surprise de voir la soudaine explosion de la floraison (violettes, pâquerettes et autres fleurs des champs dont je ne connais pas les noms). Un plaisir furtif puisque, pendant ce week-end de Pâques, il va ..... pleuvoir !

-  Entendue ces jours-ci, une institutrice devant un groupe d'élèves :
       - Revoyons ensemble les mots importants pour la nature : conservation, préservation, adaptation. Qui pourrait m'en rappeler d'autres ?
       - Récréation, maîtresse !

Musique et cinéma

Retour au vert paradis des amours enfantines. Le premier auteur que j'ai dévoré : Jules Verne. Un des premiers romans de Verne que j'ai lus (sans le finir, celui-ci, parce que les noms de poisons, à la longue, ça lasse!). Le film de Richard Fleischer (1954), avec Kirk Douglas, James Mason et Peter Lorre, m'avait fasciné, particulièrement ces grandes orgues aussi monstrueuses que le poulpe géant. Et je ne savais pas encore que Bach allait devenir mon musicien de prédilection...


mercredi 28 mars 2018

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

Le Dieu manchot

Attention : on frise là le chef-d’œuvre, même si je n'aime pas beaucoup ce mot trop galvaudé aujourd'hui.

Il paraît qu'il s'agit là du meilleur roman de José Saramago, prix Nobel portugais de littérature (1922-2010). Je le crois volontiers. En lisant ce roman, j'ai eu constamment à l'esprit ces façades surchargées des églises baroques espagnoles qui racontent une histoire dans l'entrelacs complexe de statues réalistes ou oniriques, voire monstrueuses, où l'on ne sait où poser (ou reposer) l’œil tant la création est foisonnante.

La phrase de Saramago est comme ces façades, se déroulant comme les méandres d'un fleuve, sautant d'une berge à l'autre sans crier gare (peu de ponctuations, pas de mise en page des dialogues, obligeant le lecteur à toujours être attentif). Lecture difficile et exigeante mais ô combien jubilatoire ! Et que d'humour dans la vie de cet ancien soldat manchot (Balthazar, dit Sept-Soleils), de sa compagne (Blimunda, dite Sept-Lunes) et du moine Bartolomeu de Gusmao, contemporains du roi Joao V et rêvant de construire un magnifique engin volant. Que de percutantes critiques de la religion de l'époque (et pas seulement de l'époque), que de leçons à tirer de l'exposition des fastes de la cour, des richesses des couvents et de la sombre pauvreté du peuple des campagnes et des villes.

Je sais que je ne relirai sans doute pas ce livre (j'ai dû même, parfois, avoir recours au dictionnaire pour comprendre le sens de certains adjectifs), je suis heureux de l'avoir terminé mais que mes lectures à venir vont sans doute me sembler fade à côté de ce feu d'artifice !
José Saramago, Le Dieu manchot. Ed. Albin Michel. Trad. de Geneviève Leibrich.)

mardi 27 mars 2018

Détournement cinématographique

Stéphane Audran a tourné dans tous ces films, dont j'ai, bien sûr, légèrement (!), transformé le titre. Ça vous dit quelque chose ?
Une petite aide : ils sont classés par ordre chronologique, un par décennie, des années 50 aux années 2000.

1. Le bouillon d'onze heures
2. Ibiza Salsa
3. Sans téléphone visible
4. Un été sous la pluie
5. Jours tranquilles à Paris
6. Mon mari s'appelle Sylvie

Babette a desservi.

Babette, c'est Colette Dacheville, dont je viens de me rendre compte que nous avions exactement vingt ans moins un jour d'écart. Et Colette Dacheville, c'est le nom de naissance de Stéphane Audran, actrice fétiche (et épouse) de Claude Chabrol, comme disent tous les médias aujourd'hui, jour de sa mort.

Mais elle ne fut pas que cela : je me souviens aussi de films magnifiques comme Le Charme discret de la bourgeoisie, de Bunuel (1972), ou Coup de torchon, de Tavernier (1981). Celui pour qui j'ai une tendresse particulière, c'est Le Festin de Babette, film danois de Gabriel Axel (1987), d'après une nouvelle de Karen Blixen.


lundi 26 mars 2018

Nihil novi sub sole (ou comment l'argent aide parfois à gagner des élections)

Le 26 mars 193, l'empereur romain Pertinax est assassiné par sa garde prétorienne, après avoir régné 87 jours. Son prédécesseur, Commode (fils de Marc-Aurèle) avait lui-même été assassiné par sa maîtresse dans son bain.
L'empire est alors mis aux enchères ! Deux sénateurs se présentent pour solliciter la succession. Le vainqueur fut un certain Didius Julianus. Comment s'y est-il pris ? Il a simplement offert quelques milliers de sesterces à chaque soldat. L'argent a bien des vertus ! Mais pas celle de protéger puisque Julianus fut à son tour sauvagement massacré. L'armée du Danube, après une courte guerre civile, imposera ensuite Septime Sévère pour le Principat.
Alors, l'argent, bonne recette pour gagner des élections ? J'ai parfois l'impression que l'histoire bafouille !

dimanche 25 mars 2018

Et un peu de musique, ça vous dirait ? (208)

Sous-titre : parfois, ça fait très très mal ! 


samedi 24 mars 2018

Retrouvailles contrastées

Arrivé à 15h30 hier à mon rendez-vous au Mumo (nouveau nom du Musée des Moulages),  et alors qu'en principe nous étions seulement deux inscrits à cette heure-là, que vois-je à l'accueil ? Une belle débandade d'une trentaine de CM2 s'égayant bruyamment dans le hall !!! Adieu rêve de visite tranquille et intimiste !

Mais non, les bambins sont sur le départ ! Nous, nous serons trois d'abord, six ensuite. Pas l'intimité absolue mais ça pourra faire ! La visite, comprenant la collection permanente des copies d’œuvres pour la plupart antiques  et une exposition temporaire d’œuvres de Jean Arnaud sur le thème de Méduse et Narcisse, est commentée par deux étudiants en Master de Lettres Modernes qui s'en sortiront très bien et avec j'aurai ensuite une longue conversation.

Las, le côté "grenier" industriel de l'ancien site a complètement disparu ! La verrière en dents de scie de l'ancienne usine a disparu, rendue invisible par un plafond blanc et lumineux. Mais ce qui me gêne surtout, c'est l'alignement parfais des œuvres le long de trois ou quatre allées rectilignes n'incitant pas à la rêverie : on dirait que couros, éphèbes et corès sont tous au garde-à-vous, figés dans une immobilité militaire !

Le positif, c'est que les statues sont classées chronologiquement : sculpture archaïque, classique, hellénistique, puis Moyen-Âge. Grand plaisir de les retrouver et d'entendre des jeunes en parler avec intérêt et passion. J'aime partager ma dinguerie surannée avec plus jeunes !

Entré à 15h30, je suis ressorti à 18h pile, ravi de mon après-midi et de mes échanges avec les deux étudiants ! Le musée sera encore ouvert deux ou trois jours la semaine prochaine puis à nouveau fermé pour inventaire (et restauration ?) des réserves, apparemment placées en ce moment au sous-sol, accessible autrefois et qui ne l'est plus. Ouverture définitive : 2018, au plus tard 2019.
PS : il existe seulement trois musées de moulages en France : Bordeaux, Montpellier et Lyon. Celui de Lyon date de la toute fin du XIX°.











 









 





vendredi 23 mars 2018

Et pourquoi pas la peinture ? (7)

Résultat de recherche d'images pour "images de la tempête de Giorgione"


Voilà bien le tableau qui marque pour moi les incertitudes de la mémoire : La Tempête, de Giogione (1500-1510). Lorsque je l'ai vu la première fois, il m'a profondément impressionné, malgré sa simplicité apparente et le côté assez convenu du paysage qui occupe le fond du tableau. Seule m'intriguait la présence de cette femme allaitant son bébé, femme à moitié nue et sans pudeur face au personnage masculin qui l'observe.

Et c'est cette femme qui a gravé ma mémoire : le paysage urbain y a disparu, de même que l'homme appuyé sur son bâton de l'autre côté du ruisseau. Je n'ai gardé dans mon souvenir que la femme, l'enfant, le ciel tourmenté d'avant l'orage, le tout perdue dans une verdure luxuriante. Pourquoi ? Certainement pas par pudibonderie mal placée, ce n'est pas mon genre.

Plutôt parce que le ciel et la femme nue sont des éléments surprenants dans l'art de cette époque (début XVI°). Et puis qui est cette femme ? La question a fait coulé beaucoup d'encre : certains y voient Vénus allaitant Énée, les colonnes brisées annonçant la chute future de Troie. D'autres pensent à Adam et Eve une fois chassés du Paradis terrestre. Les plus intellectuels reconnaissent les quatre éléments (eau, feu, terre et air). Les plus audacieux (et à la fois les moins crédibles) évoquent la fuite en Égypte (mais la Vierge a-t-elle jamais été représentée une seule fois avec un sein nu ?).

Peu importe la réponse, si réponse il y a. Pour moi, dans la représentation faussée que j'en gardais, ce tableau évoque la menace et la solitude. Et curieusement, j'ai sans cesse pensé à lui lorsque j'ai écrit la nouvelle que j'ai proposée ici il y a quelques temps suite à un voyage à Lucca.

jeudi 22 mars 2018

Musique et cinéma

Je pense que tout le monde connait cette musique mais se souvient-on toujours qu'elle apparaît dans le film de Richard Brooks, Graine de violence (1955), avec Glenn Ford, Sidney Poitier et Anne Francis ? Les rapports profs-élèves dans une école turbulente d'un quartier pauvre de New-York. Cette violence-là aujourd'hui semble bien "anodine", maintenant que profs et élèves se font massacrés mois après mois dans les écoles américaines par des détraqués qui ont le "droit" de porter des armes.

Moi, à sa première vision (bien avant que je ne devienne prof), il m'avait bouleversé, ce film. Et, quelques années plus tard, en fac, j'ai retrouvé sa musique dans les "boums" organisées certains soirs . C'est même le seul bon souvenir de ces soirées-là où les étudiants de Droit se faisaient éhontément draguer par les filles de Lettres Classiques en attente de mariage (certaine y sont parvenues !). Qu'avais-je d'autre à faire qu'à écouter et à me moquer (intérieurement) ?

PS : je rajoute que j'ai découvert seulement ces jours-ci que l'auteur du roman dont le film est tiré, un certain Evan Hunter (également scénariste des Oiseaux d'Hitchcock), n'est autre que Ed McBain dont j'ai, il y a quelques années, dévoré les romans policiers, en particulier ceux de la série du 87°District.
A noter également qu'un autre roman de Evan Hunter a été adapté au cinéma par Michel Audiard sous le titre Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques (1970).



Bientôt on essuiera les plâtres !

Du nouveau près de chez moi. Enfin !

Depuis des mois, je vois une chaise devant un ordinateur allumé et personne sur la chaise. Juste une veste ou un manteau négligemment jetés sur le dossier. A l'extérieur, un interphone et, lorsque l'on sonne, on nous indique qu'il n'y a aucun résident !

Pourtant Laocoon est là, derrière la vitrine , lui et ses fils toujours enserrés dans les anneaux d'un puissant serpent. Plus loin, j'aperçois des empereurs romains, des philosophes et même, perdu au milieu, Voltaire qui sourit. Mais ceux-là ne peuvent me répondre : le plâtre leur a scellé la bouche.

Et puis, aujourd'hui, une affiche annonçant une très proche exposition temporaire. Mais les bustes restent muets, l'interphone se moque et la veste me tourne ostensible le dos ! Alors, je fais ce que j'aurais dû faire depuis longtemps : je passe par derrière, par la petite rue où se trouvait auparavant l'entrée de l'usine qui abritait les moulages, et j'entre malgré la pancarte : accès réservé. Marre de cette réserve d'un côté et de l'autre.

De ce côté, le bâtiment neuf abrite un département de musicologie de l'université. Pas un musée donc, comme je l'avais cru, mais des salles de cours. Et là, enfin, quelqu'un de serviable : une secrétaire dont j'apprends qu'elle prend sa retraite demain (il était temps que j'ose !) et qui m'explique tout, m'offrant même une brochure de la future expo.

Le musée sera exceptionnellement ouvert quelques jours pendant cette exposition temporaire puis fermé à nouveau pour un temps indéterminé, afin de finaliser les travaux. Sur la brochure, un numéro de téléphone à contacter pour réserver sa visite.

Sitôt su, sitôt fait. Autre dame fort civile, en responsabilité du musée depuis seulement cinq mois qui ignorait totalement qu'il existait auparavant une liste "d'abonnés" à prévenir par mail en cas de manifestations et qui trouve l'idée excellente. Je serai donc le premier sur la nouvelle liste !

Et, en plus, j'aurai droit demain après-midi à une visite guidée  où nous sommes ..... deux inscrits. Excellente manière de reprendre contact avec ce musée que j'aime tant et depuis si longtemps.

mercredi 21 mars 2018

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

Je suis un homme qui aime les femmes

Le titre de cet article en surprendra plus d'un !!! Mais c'est vrai. Et l'une d'elles, que j'aimais beaucoup, est morte le 17 mars, samedi dernier : Geneviève Fontanel. Peu la connaissaient, mais moi, je l'aimais, particulièrement dans ce film que je mets très haut, L'homme qui aimait les femmes, d'un réalisateur que je mets très haut, François Truffaut, avec un acteur principal que je mets tout aussi haut, Charles Denner.



Et je ne résiste pas à rajouter cet extrait. Et tant pis si je risque de me faire balancer comme un porc (ce serait drôle !!!). Je me demande même si ce film pourrait être tourné aujourd'hui !


mardi 20 mars 2018

De l'hésitation

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On hésite, cette année, à reconnaitre, dans ces quatre saisons d'Arcimboldo, laquelle est le printemps !

Des livres

Je sors de chez Emmaüs, une de mes adresses quasi hebdomadaires. Un long moment passé en bas, là où les livres s'entassent en attendant d'être rachetés ou au moins feuilletés. Ce qui frappe dans cette antre, c'est le silence de ceux qui la fréquente et le nombre de bouquins entassés, du plus récent au plus ancien, du rutilant au poussiéreux.

Je suis bien au milieu de tout ça, et, en même temps, légèrement angoissé : certains de ces volumes n'intéresseront jamais plus personne (parfois, j'en repère quelques-uns, délaissés depuis longtemps, que j'ai toujours vus là). J'ai presque envie d'en prendre un, au hasard, comme je le ferais d'un chien en cage à la SPA, juste pour le sauver de la destruction.

Angoissé aussi parce que je n'aurai jamais le temps de lire tout ce que j'ai envie de lire : Il me faudrait trois ou quatre vies, et encore....

Lorsque je rentre chez moi, je vois tous les miens, rangés dans les bibliothèques ou empilés sur une commode, et celui qui a la place d'honneur pour un temps, sur ma table de nuit. Et, chaque fois, je fais la même chose : j'achète en me disant que c'est celui que je viens d'acheter que je lirai ensuite. Alors, je le pose sur la pile où d'autres, bientôt, viennent le recouvrir, tout aussi urgents à lire. Résultat : il m'arrive d'en oublier (voire de les racheter) et de les redécouvrir très longtemps après, silencieux et patients. Lesquels ne seront jamais lus ? Et que deviendront-ils tous, après moi ?

lundi 19 mars 2018

La cinquième Femme

Encore un Henning Manquell, lu pendant les siestes imposées par le temps à Megève, un copieux polar cette fois-ci. Épais et bien compliqué, mais pourquoi pas. Malheureusement, je l'ai trouvé un peu répétitif dans ces nombreux points faits sur l'enquête, dans ses passages psychologisants concernant son inspecteur Wallender, dans son habitude de préciser le temps qu'il fait alors que ça n'a pas vraiment d'importance dans le déroulement de l'histoire (ce qui n'est pas le cas chez Indridason).

Un bon moment de lecture tout de même, plutôt que de regarder tomber la neige....
( Henning Mankell, La cinquième Femme. Ed. du Seuil. Trad. de Anna Gibson.)

Trouvaille (grillée)

A Megève, Dupond a découvert le sudoku. Il nous a pourtant précisé :

- Plus jeune, je jouais à un jeu qui ressemblait, mais ce n'était pas des chiffres.
(Gageons qu'il faisait des mots croisés sans le savoir..... !)

dimanche 18 mars 2018

Retour en plaine

Comme chaque année, dès que les enfants sont tous rentrés à l'école, nous voilà partis pour Megève. Mêmes appartements, mêmes compagnons, mêmes programmes (ski pour les uns, raquettes pour les autres, rien pour le cinquième), presque mêmes menus (raclette, fondues savoyardes et bourguignonnes, ....). Mais un temps vraiment pas terrible : un seul très beau jour, le mercredi, un passable, le jeudi, le reste se partageant entre neige et pluie.

Quelques photos de la moisson :