mercredi 18 juillet 2018

lundi 16 juillet 2018

Après-foot

Je n'ai jamais aimé ce sport que l'on a essayé de me faire entrer dans le ventre lors de ma jeunesse à Saint-Étienne pendant les années de gloire des Verts. J'ai tout de même fait l'effort de regarder quelques matches de cette coupe du monde à la télévision et je dois avouer que ce fut moins désagréable que ce que je redoutais.

Mais ce qui me gêne, outre la forte odeur de fric qui plane au-dessus de certains joueurs, c'est que je ne peux m'empêcher de penser que l'on nous amuse avec ça : du pain et des jeux, en somme, comme chez nos ancêtres romains. Le nouvel opium du peuple qui en oublie ainsi les couleuvres que l'on est en passe de lui faire avaler et celles que, bon gré mal gré, il a déjà digérées. Descendons dans la rue, certes, mais pour défendre ce qui doit l'être.

Blackbird

Tony Cartano, je connaissais de nom mais je croyais que c'était un boxeur ou quelque chose comme ça. En fait, c'est un écrivain, et quel écrivain si j'en crois ce roman, Blackbird. Une écriture splendide, à la Proust auquel j'ai souvent pensé au fil de ces pages pour la précision de la notation et la finesse dans l'analyse des sentiments.

Un roman fait de l'entrecroisement des cahiers de Blackbird, dont on doute de l'identité, pensionnaire d'un établissement psychiatrique américain qui raconte sa vie ou plutôt ses vies supposées à Vienne, Berlin ou Paris dans les premières décennies du vingtième, et des notes de son psychiatre qui tente, vainement, en lisant ses chaires de savoir à qui il a affaire.
(Tony Cartano, Blackbird. Ed. Buchet-Chastel.)

La campagne encore

Après la Savoie, la Haute-Loire, chez des cousins de la branche maternelle que nous fréquentons plus que l'autre, surtout depuis la mort de nos parents respectifs et la retraite pour tous (sauf pour ma soeur mais ça ne saurait tarder).

Ma cousine vit avec un bon gars, veuf lui aussi, qui m'agaçait quand je l'ai connu mais qui, je le reconnais finalement, est un brave type. Mon cousin, le premier à avoir émigré en Haute-Loire, vit seul dans une vieille ferme qu'il a déjà bien retapée mais, plusieurs fois par an, sa "copine" kabyle le rejoint d'Algérie pour un séjour plus ou moins long. J'aime beaucoup cette femme, belle et intelligente, qui se sent bien dans la famille.

Repas en terrasse devant le jardin : barbecue dont j'ai surtout apprécié les brochettes de canard aux pêches, moi qui n'aime pas trop le mélange sucré-salé. Bon rosé bien frais et, après les fraises à la crème chantilly, les gâteaux du Maghreb ruisselants de sucre .... Pas très léger tout ça et après, devant la finale de foot au salon (encore une entorse à mes habitudes), j'ai failli piqué du nez.

Très bonne journée sans l'orage annoncé (quelques gouttes vite évaporées) dont les grêlons ont visiblement fait beaucoup de dégâts au sud de Lyon, si j'en crois ce que j'ai vu depuis l'autoroute. Le plus difficile fut la dernière étape jusqu'à chez moi au milieu des klaxons et des drapeaux tricolores.

mercredi 11 juillet 2018

Et pourquoi pas la peinture ? (18)

Résultat de recherche d'images pour "lincoln in dalivision"


Ce tableau vu au Musée Dali de Figueras et depuis, en magnet, sur la porte de mon réfrigérateur m'a bluffé à l'époque. Son titre, Lincoln in Dalivision (1976), s'explique par le fait que, si on le regarde de près, on voit une femme nue de dos, et si l'on s'en éloigne, apparaît peu à peu le visage du président des États-Unis.

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

mardi 10 juillet 2018

Musique et cinéma





Je n'ai jamais vu ce film, Tandem de Patrice Leconte (1987), en entier. Mais il y a cette scène culte qui me parle au plus intime et puis la voix cassée de Richard Cocciante et ce slow en italien !!!!!

Comment j'ai connu mon dentiste

Mon ancienne dentiste, compétente mais peu agréable et peu sociable, vient de prendre sa retraite. Elle m'a annoncé ça au milieu de soins entrepris sur deux molaires  : la suite serait à la charge du nouveau praticien. "Mon jeune collègue continuera ce que j'ai commencé." Je savais donc que c'était un homme et qu'il était jeune, c'est tout.

Hier, en début d'après-midi, j'arrive au cabinet avec quelques minutes d'avance et je décide de passer aux toilettes pour essuyer la sueur qui me ruisselait su le visage. Je connais bien les lieux : tout au fond à gauche. J'ouvre la porte en même temps que j'entends : "C'est occupé". Trop tard pour l'occupant des lieux que je découvre assis sur la cuvette, pantalon sur les chevilles et téléphone portable à la main tout de même.

Quelques minutes plus tard, l'assistante m'introduit dans la salle de soins. Le nouveau dentiste est là, cette fois-ci pantalon relevé et portable rangé : un jeune homme brun et bronzé, avec un sourire charmant. Même pas de moment de gêne. J'imagine qu'il soit arrivé la même chose avec le dragon femelle dont il a pris la suite !!!!!

lundi 9 juillet 2018

Doux-amer

Ce week-end fut savoyard. J'étais invité à un double événement : le jubilé de mon ami Émile et les cinquante ans de mariage de sa sœur.  L'occasion de retrouver des gens que je ne vois pas souvent, dont Jean-Marc, un ami du Gard.

Dès vendredi, nous avons monté les chapiteaux dans le pré, installé les tables dans la bonne humeur traditionnelle chez la famille d’Émile. Pour ma part, je redoutais un peu le lendemain où je savais que Laurent allait concélébrer la messe dans la petite église du village. Laurent est un ami de très longue date, compagnon de séminaire de Pierre,  que je n'avais pas vu depuis douze ans, suite à un froid survenu lors du voyage en Italie que nous avons fait tous les deux un an après la mort de Pierre.

Je l'ai revu pour la première fois le samedi dans la sacristie où il enfilait son aube et je suis resté figé : le petit curé rondouillard à la silhouette de moine de camembert avait fondu et ses traits émaciés montraient une grande fatigue. Je pensais avoir davantage le temps de bavarder avec lui lors de l'apéritif et du repas mais il ne vint pas nous rejoindre, à cause de sa trop grande fatigue. Il doit descendre bientôt à Lyon faire des examens médicaux dans un établissement spécialisé dans le cancer.

La convivialité de la journée effaça un peu l'image du spectre qui avait remplacé le bon vivant. La journée fut très sympathique, de même que le lendemain pour ceux, proches, qui étaient encore là. Avant de rejoindre la famille le dimanche, j'ai pris le temps de désherber la cour d’Émile, ce que j'avais déjà fait lors du voyage précédent mais c'est fou ce que ça pousse vite. Et j'avais toujours en tête le visage de Laurent, en m'en voulant d'avoir laissé passer douze ans sans reprendre contact avec lui (sauf une fois mais j'étais mal tombé), tout ça pour des bêtises et un trop grand orgueil réciproque.

Je viens de l'appeler : il sera à Lyon lundi prochain pour ses examens mais ne fera qu'un aller-retour, à ses dires, ce que je lui souhaite de tout mon cœur.

jeudi 5 juillet 2018

Diane de Poitiers

Le sérieux que j'annonçais, c'est cette biographie de la favorite du roi de France Henri II par Philippe Erlanger. Un peu perdu dans le premier chapitre qui remonte l'arbre généalogique de la belle, j'ai vite ensuite reconstitué le puzzle et pris un grand plaisir à cet ouvrage.

En comparant avec les biographies historiques de Jean Orieux, je trouve ce dernier plus lisible, au style plus aisé mais aussi beaucoup moins impartial. Il semble que Jean Orieux ne raconte la vie que de gens qu'il aime. Philippe Erlanger, lui, a plus de distance avec celle qui partagea la vie du roi pendant plus de vingt ans. S'il encense sa beauté et un certain génie politique, il ne cache pas son âpreté au gain et sa volonté presque sadique d'écraser ses adversaires, ce qu'elle réussira parfaitement à faire, n'hésitant pas à changer ses alliances selon le sens du vent.

Une seule, plus diplomate, plus perfide dans son attitude, plus "florentine", saura attendre son heure, après la mort du roi au cours d'un tournoi, pour venir au devant de la scène et l'occuper de nombreuses années : Catherine de Médicis, dont la biographie par Orieux m'avait beaucoup intéressé et avait changé l'avis que j'avais sur elle.

Un petit bonheur supplémentaire même si désuet : le petit ruban de tissu rouge comme marque-page.
(Philippe Erlanger, Diane de Poitiers. Ed. Gallimard.)

mercredi 4 juillet 2018

Bibliobus

Ça va encore faire sourire Plume mais quelqu'un est mort aujourd'hui. Bon, d'accord, il y en a plein d'autres qui ferment leur parapluie chaque jour (particulièrement en période de canicule, justement quand il ne pleut pas, ce qui est logique !) mais celui-ci, j'y tenais. Je le connaissais à peine et ne chercherai pas à savoir ce soir ce que fut sa vie, mais j'y tenais.

Paradoxal ? Non. Mais quel rapport avec le titre de cet article et surtout qui est ce mort auquel je tenais. En fait, je ne tenais pas spécialement à lui mais à un de ses romans. On se rapproche du bibliobus.... Quand mes parents ont quitté la ferme familiale à la campagne pour s'installer dans une ville proche de Saint-Étienne, Terrenoire,  j'ai râlé fortement (in petto bien sûr car on ne me demandait pas mon avis) : cette banlieue était moche (et l'est toujours) et avait mauvaise réputation. Pourtant, des années plus tard, j'ai regretté de la quitter car c'est là que j'ai passé les meilleures années de mon adolescence et que j'ai appris à vraiment connaître le monde ouvrier, moi qui, bien que fils de mineur, me considérais plutôt comme un rural (que j'étais effectivement).

La première chose qui m'a plu, ce fut la découverte du bibliobus. Une fois par semaine, il venait s'installer sur une place près de chez moi. Je n'ai pas mis longtemps à m'y abonner : on me prêtait des livres GRATUITEMENT ! , ce qui m'arrangeait bien (et mes parents encore plus probablement). Et, comme il n'y avait pas grand monde à le fréquenter, je pouvais y traîner chaque fois un bon moment. Et personne pour me dire : "il faut lire ceci ou cela". Je choisissais ce que je voulais, ce qui, à l'adolescence est déjà un beau début de liberté. Mon choix se portait souvent sur les plus gros ouvrages : il fallait bien tenir une semaine et je lisais déjà beaucoup et déjà vite.

Et un des premiers livres, voire le premier, que j'y ai pris, ce fut, ce fut..... Le Pain noir, de Georges-Emmanuel Clancier. Je ne me souviens plus très bien de ce qu'il racontait, si ce n'est qu'il s'agit de l'histoire d'une famille pauvre et rurale, ce qui me correspondait comme un gant.

Alors voilà, en apprenant la mort de Clancier tout à l'heure à la radio, j'ai eu un petit moment de nostalgie. En même temps, il s'est éteint à 104 ans (1914-2018)...

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

mardi 3 juillet 2018

Momentini

- La chaleur écrasante depuis quelques jours sur Lyon a l'air de vouloir s'estomper (un peu !) après un gros orage cette nuit. C'est bien une des premières fois où je mets tout l'appartement au noir pour garder un semblant de "fraîcheur" mais je déteste m'enfermer.

- Vu l'autre jour un très beau Macbeth de Verdi depuis le Staatsoper de Berlin avec Placido Domingo et Anna Netrebko. De très bons comédiens en plus de voix sublimes.

- Croisé près de chez moi un maître et son chien sans laisse qui voulait me faire la fête. "Sage, Goliath !". Je n'aurais jamais deviné, vue la taille du chien !

- Entendu l'autre jour : "La dépouille de Simone Veil sera exposée quelques jours au mémorial de la Charia." Si ça, c'est pas de l’œcuménisme !

lundi 2 juillet 2018

Et pourquoi pas la peinture (17)

Image associée



Ce tableau, Les Époux Arnolfini  (1434), du flamand Jan Van Eyck (1390-1441), que je n'ai jamais vu qu'en reproduction (l'original se trouve à la National Gallery de Londres), m'a toujours attiré l’œil.

Ce qui m'a frappé d'abord, c'est la tête des deux époux : lui sinistre, son grand chapeau semblant cacher une calvitie avancée qui indiquerait un âge tout aussi avancé, le teint blême ; elle, pulpeuse, le rose aux joues, pudeur oblige, semblant beaucoup plus jeune, prête à assumer son rôle d'épouse (mais quel sacrifice !), dans un état de grossesse évident.

Et puis, j'ai vu les détails : le chien, un peu caricatural et beaucoup moins digne que ses maîtres, les "pantoufles" qui traînent là, jetées au hasard, les fruits sur le rebord de la fenêtre ou sur le bahut, des détails qui me rappellent chaque fois certains autres, d'Annonciations, où le peintre, contraint par le thème très académique, n'a pu manifesté son originalité que par ces détails, souvent très terre à terre.

Et puis, j'ai vu ce qui, à mon avis, est le plus grand intérêt du tableau : la reproduction des époux à l'identique mais de dos dans le miroir au fond. Dans ce miroir, on découvre aussi deux autres personnages : le peintre lui-même et un "témoin" ( ce qui a fait longtemps croire qu'il s'agissait d'un mariage, en privé vu l'état de la dame).
(Giovanni Arnolfini était un riche marchand toscan établi à Bruges.)

Musique et cinéma



Diva, de Jean-Jacques Beinex (1981) avec la cantatrice américaine Wilhelmenia Wiggins Fernandez . J'avais été subjugué à l'époque . Je doute de l'être encore aujourd'hui si je revois le film. Mais il reste la musique de Catalani (1854-1893).

dimanche 1 juillet 2018

Et un peu de musique, ça vous dirait ? (212)


Panthéonisation

Chaleur torride aidant, je me suis réveillé de bonne heure et pas question d'aller arpenter rues ou bocages ! Le moindre mouvement provoquant force suées, j'ai donc branché la télévision et assisté à la panthéonisation de Simone Veil.

Je respecte cette femme dont beaucoup d'hommes politiques actuels feraient bien de s'inspirer. Mais son "héritage" me semble bien fragile, ses valeurs bien bafouées aujourd'hui où le féminisme a tendance à devenir souvent le combat d'une meute d'excitées plus attachées à démolir l'homme qu'à asseoir leur égalité avec lui et leurs droits à ses côtés, aujourd'hui où renaissent en Europe des relents de charniers immondes que l'on croyait à jamais dispersés par le vent de l'Histoire, aujourd'hui où certains dirigeants du "peuple du Livre" sont devenus des assassins sans vergogne soutenus par un blond foutriquet à la mèche moins folle que lui !

 Il y a encore tant de combats à mener !

samedi 30 juin 2018

L'heur du jeu

Une bêtise qui m'est hier passée par la  tête :
- au beurre
- au cœur
- odeur
- oh ! Feurs
- au heurt
- honneur
- oh ! peur !
- horreur
- oseur
- auteur
- over

Vous avez le droit de ne pas commenter !

Les Chiens de Riga

Sans doute un des titres les plus connus de Mankell. Une pause plus légère après le pavé de Wiechert. Le roman se situe en Lettonie, peu de temps avant que les pays baltes ne retrouvent leur indépendance. Cela fait un des attraits de ce polar où, bien sûr, l'on retrouve l'inspecteur Wallender.

Mais j'ai retrouvé le même défaut qui me gêne un peu chez Mankell : l'art, parfois, de tirer à la ligne et une psychologie des personnages souvent un peu sommaire. Une parenthèse donc avant de m'attaquer à plus sérieux.
(Henning Mankell, Les Chiens de Riga. Ed. du Seuil. Trad. de Anna Gibson.)

vendredi 29 juin 2018

Pourquoi ne pas essayer ?

Tout l'monde dehors a débuté à Lyon le 22  juin et se terminera en septembre. Nombreuses animations dans tous les arrondissements : théâtre, danse, musique, cinéma, il y en a pour tous les goûts.

Hier soir, Mireille m'avait prévenu, une bibliothèque du 3° organisait, dans le parc attenant à ses locaux, une soirée de conversations en italien. Bien tentant mais avec cette chaleur ? Je prends mes renseignements par téléphone : le public est tous nivaux linguistiques mais il y aura de "vrais" italiens ! Bon , j'y vais mais ne participerai pas au pique-nique.

Après avoir longtemps galéré pour trouver ce fameux parc et cette bibliothèque, les deux tout récents, je tombe sur une vingtaine de personnes assises en rond dans l'herbe. Ma timidité naturelle ressort immédiatement et je me mets un peu à l'écart pour fumer une cigarette.

Je finirai par engager la conversation (en italien) avec une milanaise dont les enfants, inscrits au lycée international, ont eu comme prof mon ancienne voisine sicilienne retournée depuis dans son île. Puis avec un homme jeune, prof de math lui, né à Saint-Pétersbourg dans une famille juive athée, athée lui-même, ayant travaillé en Italie avant d'épouser une américaine et de s'installer à Lyon.

Mais, malgré tous mes efforts, je ne parviens pas à me sentir vraiment concerné et repars au bout de trois quarts d'heure .... pour me faire une soirée télé italienne sur la 2. Deviendrais-je (redeviendrais-je ?) un vieil ours solitaire ?

Conversion

L'ancien hôpital de L'Hôtel-Dieu, après des mois de travaux, a rouvert en partie récemment. Hôtels, restaurant, magasins, bars ont pris la place des vieilles salles de souffrance. Certaines bâtiments sans grand intérêt ont été démolis pour être remplacés par des structures de verre très modernes.

Si le mélange des styles ne me convainc pas de l'extérieur, en particulier du côté de la chapelle, l'intérieur est plus harmonieux et la restauration a permis de remettre en valeur certains coins bien tristounets auparavant. Dommage que le côté commercial l'emporte aussi ostensiblement.

 












L'été commence

Consulats et associations internationales ont animé le week-end dernier les Fêtes Consulaires à Lyon, comme, je crois, depuis dix-sept ans. Stands Place Bellecour (plus ou moins intéressants selon les pays) et défilés dansés rue de la République. J'aime beaucoup ce rendez-vous annuel qui marque, pour moi, le début de l'été de façon beaucoup plus intéressante que la fête de la Musique.




















jeudi 28 juin 2018

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

37 ans déjà !

Vu hier soir Le Casse-tête chinois (2013), de Cédric Klapisch, troisième volet de la trilogie qui comprend L'Auberge espagnole (2002) et Les Poupées russes (2005). D'ailleurs L'Auberge espagnole a été rediffusée en deuxième partie de soirée.

Pour une fois, l'idée des deux films à la suite était bonne : occasion de revoir les personnages des films (mêmes acteurs : Romain Duris, que j'aime beaucoup, Audrey Tautou, Cécile de France et Kelly Reilly entre autres) avec 11 ans de moins et pas encore installés dans une vie qu'ils ne pressentaient pas à Barcelone, lors de leur séjour Erasmus.

Et je n'ai pu m'empêcher de me retrouver plongé dans mon séjour de 1981 à l'Université pour Étrangers de Perugia, en Ombrie. Même envie de tout apprendre, de tout connaître, même joie de vivre étudiante, mêmes soirées occupées (ou solitaires), mêmes expériences  inattendues ( pour moi, par exemple, coucher dans le même lit qu'une psychiatre belge sans jamais se toucher, pendant que, dans la pièce à côté, un lyonnais rencontré sur place s'en donnait à cœur joie avec une australienne un peu folle qui m'avait surnommé "l'unico". Ou bien une visite nocturne au lac Trasimène avec un italien magnifique que j'avais su séduire). Sans doute la meilleure période de ma vie !

Missa sine nomine

Drôle de titre et drôle de roman d'un certain Ernst Wiechert, publié en 1953. Sans doute le roman le plus étrange que j'aie jamais lu. Trois frères, barons d'une terre qui n'est jamais vraiment située mais que je place en Allemagne du nord, se retrouvent après la chute du nazisme. Dans leur village, des êtres éteints et gris, certains partisans du régime qui vient de s'effondrer, d'autres résignés à leur triste sort. Et aussi des sortes de prophètes, forts comme leurs terres cernées par les brumes de l'étang.

Chacun suivra son chemin de rédemption dans ce décor qui m'a souvent rappelé les films de Berman ou Le Ruban blanc de  Haneke. Un livre à lire sans hâte si l'on veut se laisser envoûter, ce que j'ai fait.
(Ernst Wiechert, Missa sine nomine. Ed.Calmann-Lévy. Trad. de Jacques Martin.)

mardi 26 juin 2018

Arrivederci, Roma

Encore quelques photos avant le taxi et l'aéroport.... Mais, depuis mon retour, j'ai appris que mon ancien collège risque fort de me demander une nouvelle fois d'accompagner un groupe d'élèves en 2019. Alors, à bientôt Rome !

Fenêtre au basilic
Avant le départ
Dernier coup d’œil depuis la terrasse

Rome, ville ouverte (20)

Samedi 9 juin

Dernière matinée à Rome. Dernière occasion de balade. Retour à l'île Tibérine mais de jour cette fois-ci. En son centre, l'église est ouverte et je n'y suis jamais entré. Il s'agit de la basilique Saint-Bartholomée-en-l'île (oui, beaucoup de basiliques à Rome !), construite au X° siècle sur l'ancien temple d'Esculape (d'ailleurs, l'hôpital des Frères de Saint-Jean-de-Dieu est tout proche). En 2000, elle est consacrée par Jean-Paul II à la mémoire des nouveaux martyrs des XX° et XXI° siècles.








Nous finirons nos visites, au bord du Tibre, par le Forum Boarium (Forum des Bœufs) et ses monuments, païens ou chrétiens. Selon la légende de la fondation de Rome, c'est là que s'échoua le panier dans lequel Romulus et Remus avaient été livrés au Tibre en crue.

Deux temples voisins : celui d'Hercule Olivarius, dont la forme circulaire fit que longtemps il fut attribué à Vesta, et celui de Portunus, plus connu sous l'appellation Temple de la Fortune virile.





Face à eux, la basilique (encore une !) Santa-Maria-in-Cosmedin (VI°) avec un des plus hauts campaniles de la Ville et où les touristes se pressent pour mettre la main dans la Bocca della Verita, probablement une ancienne bouche d'égout antique. Le sous-sol, aménagé en crypte, est en fait ce qui reste de l'autel d'Hercule invaincu et un petit édifice d'époque flavienne.









A côté de l'antique Forum Boarium, l'antique quartier du Vélabre, dans la vallée entre le Capitole et le Palatin. Ici, deux arcs pour le prix d'un : l'arc de Janus (III° ou IV°), faux arc de triomphe et plutôt lieu de transactions commerciales des marchands du Forum Boarium. Son nom peut être rapproché soit de celui du dieu Janus soit plutôt de janua, la "porte" en latin.

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Et l'arc de Septime-Sévère (II°-III°), appelé aussi arc des argentiers parce que l'édification de cette porte a sans doute été financée par cette corporation.


Adossée à l'arc des argentiers, l'église San Giorgio in Velabro (VII° puis IX° et XII°). J'aime beaucoup cette modeste église où, apparemment, l'on peut se marier en toute simplicité, pour une fois ! Lors d'un voyage précédent, j'ai vu les deux futurs époux absolument seuls avec le prêtre.




Fleurs du Vélabre
Un peu plus loin, le théâtre de Marcellus (I° av.), transformé au Moyen-Age en forteresse puis en palais.