lundi 19 février 2018

Et pourquoi pas la peinture ? (4)

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Keith Haring, c'est une découverte assez récente lors d'une exposition au Musée d'Art Contemporain de Lyon. Il y avait a priori peu de chance que cela me plaise et, contre toute attente, cela m'a plu. Les couleurs vives et tranchées, la stylisation des lignes, la fausse naïveté des sujets, le coté provocateur de certains tableaux....

Depuis, je m'intéresse davantage à ce que je vois sur certains murs de la ville, quand ça vaut le coup qu'on s'y arrête parce que artistiquement intéressant. Il m'arrive même d'aller vagabonder sur certains sites de ce que l'on appelle l'Art urbain ou Street Art.

samedi 17 février 2018

La Reine Margot

Un petit tour du côté des classiques. Depuis Les Trois Mousquetaires, lu dans mon enfance (et encore, en édition abrégée), je n'avais jamais relu du Dumas. Eh bien, je ne regrette pas ! Certes un peu gêné au début par les souvenirs très présents du film de Chéreau et le personnage magnifique joué par Isabelle Adjani, je me suis vite laissé emporter au fil des pages de ce pavé.

D'ailleurs, Marguerite en est-elle le personnage principal ? Pas sûr même si elle est là, près de son époux, Henri de Navarre, le futur Henri IV, de ses  frères et surtout de sa mère, la machiavélique Catherine de Médicis. Mais plus attachant sont les personnages secondaires, petits gentilshommes, gargotier, mage florentin ou même bourreau officiel.

Mais ce qui m'a le plus surpris, c'est la qualité des dialogues, fort clairs, concis et faisant toujours avancer l'intrigue. Je crois que je renouvellerai l'expérience avec monsieur Dumas.
(Alexandre Dumas, La Reine Margot. Ed. Bookking International.)

vendredi 16 février 2018

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

jeudi 15 février 2018

Musique et cinéma

Et puis l'incontournable air à la guitare de Narciso Yepes, bien sûr, peut-être encore plus connu que le film par tous ceux qui l'ont massacré en apprenant à jouer de cet instrument. Jeux interdits (1952 : une excellente année !), avec Brigitte Fossey et Georges Poujouly (et Laurence Badie !).

Ce que j'ai pu pleurer en le voyant ! Particulièrement devant cette scène finale : Michel ! Michel ! Michel ! ......


mercredi 14 février 2018

Le Rêve brisé

C'est le titre de l'exposition que la bibliothèque de la Part-Dieu consacre jusqu'en avril à Martin Luther King. Très intéressante. J'y suis allé cet après-midi et ai pris quelques photos. Saurez-vous mettre un nom sur ces visages, tous liés à la cause noire ?


 







Buste de MLK à Lyon


Livre d'or du Cercle pour la Liberté de la Culture, signé pae MLK lors de sa venue à Lyon le 29 mars 1966
 

mardi 13 février 2018

Serais-je contaminé ?

J'évoque parfois les Dupond(t) et leurs trouvailles hilarantes. Mais hier, j'ai bien eu l'impression de rejoindre leur duo comique. Heureusement, j'étais seul. J'aurais pu le garder pour moi mais, si je me moque des autres, je me moque aussi de moi !

En fait, dans un blog ami où je laissais un commentaire, au lieu de lire "Je ne suis pas un robot", j'ai cru voir "Je ne suis pas au boulot". Voilà ce que c'est de lire trop vite !

Caramentran

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Caramentran à Draguignan
Aujourd'hui, c'est Mardi-Gras, dernier jour avant le Carême, que l'on associe généralement au carnaval (origine : carne levare, enlever la viande). L'autre nom du Madi-Gras, c'est Carême-prenant ou Carême-entrant (d'où Caramentran).

Les jours qui précédaient le Carême autrefois étaient consacrés à la fête, la bombance avant le jeûne. Aux cours de réjouissances qui n'étaient pas sans rappeler les Saturnales dans la Rome antique, on se déguisait, on échangeait les rôles, on avait le droit de se moquer, on dansait, on chantait et enfin, on élisait un roi : on promenait dans les rues un mannequin de paille le représentant et censé porter sur ses épaules tous les maux de la terre, pauvreté, maladie, mort... Durant la procession, on l'insultait sans cesse, et, finalement, on le brûlait en guise de catharsis : ainsi pensait-on être débarrasser de tous ces malheurs. Et ce roi-mannequin sacrifié s'appelait.... Caramentran.

lundi 12 février 2018

Et pourquoi pas la peinture ? (3)

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Hopper, je l'ai découvert assez tard, autour de la quarantaine je pense. Depuis, ma passion pour ce peintre ne s'est jamais démentie. J'aime sa stylisation et son réalisme, ses couleurs, le sentiment de solitude qui se dégage de ses peintures. Dans ce blog, j'avais d'ailleurs, il y a quelques années, imaginer une dizaine de textes de fiction sur dix tableaux de ce peintre. Depuis, j'ai appris que L'Express avait demandé à Alice Ferney de faire de même pour Chambre à New-York.

J'aime particulièrement ce tableau que, dans le cadre d'un travail interdisciplinaire, j'avais fait étudier à mes élèves. Moins connu que le célèbre Les Noctambules, il me fascine pourtant tout autant.

Un couple dans son intimité, vu de l'extérieur, par la fenêtre, comme dans certains films d'Hitchcock. Lumière chaude de la chambre s'opposant à l'obscurité du dehors. Intimité et chaleur donc mais solitude avant tout. Le mari lit un journal, indifférent à sa femme qui pourrait aussi bien ne pas être là. Elle, désabusée, pianote, lassée du quotidien qui a sans doute tué les sentiments. Entre eux, une table ronde, à la fois trait d'union (celui du quotidien) et séparation. On imagine les années à venir. La fenêtre est ouverte mais la porte est (définitivement) fermée.

dimanche 11 février 2018

Et un peu de musique, ça vous dirait ? (205)

Et tiens, pendant que nous sommes dans la musique, une découverte d'il y a à peine une heure, entendue sur France Inter.


Musique et cinéma

Tout autre chose que mon précédent article sur musique et cinéma. Du plus sérieux, du plus lourd. Le film d'Eisenstein, Alexandre Nevski (1938), et la musique de Prokofiev. Un film épopée que je mets très haut, en particulier cet extrait concernant la bataille du lac gelé, entre paysans russes et chevaliers teutoniques.

Je l'ai vu très jeune, jamais revu intégralement depuis, mais je me souvenais encore du casque à patte de poulet (restons épique, disons d'aigle) et de la tête de l'évêque lorsque la glace cède sous l'armée. Et puis les mouvements de foule, la beauté des visages russes....

Quant à la musique, quelle splendeur ! Je suis un admirateur inconditionnel de Prokofiev. Quelle modernité, quelle diversité entre les passages joyeux qu'on imaginerait presque dans un film de Chaplin et les passages solennels dignes de cette Iliade de l'est !

Cet extrait car c'est aujourd'hui le soixante-dixième anniversaire de la mort du cinéaste. Je doute fort que l'on en parle ailleurs.



samedi 10 février 2018

Devant ma porte

Lui, c'est un bon gros, arborant toujours le même pantalon de velours ocre, un béret basque sur la tête, à la main une canne de bois lisse au pommeau plus sombre que le reste tant elle a servi. Régulièrement, pour s'essuyer le nez, il sort de sa poche un grand mouchoir à carreaux soigneusement plié.

Régulièrement aussi, il dépose devant ma porte, quand je ne suis pas là, un ou deux bouquins neufs qu'il a lus et dont il veut me faire profiter. Ce matin, pendant que je dormais, il a laissé La Disparition de Josef Mengele, de Olivier Guez, prix Renaudot de cette année. Heureusement, nous avons des goûts littéraires assez proches (pas comme la dame du dessus qui voulait, un jour, me prêter deux romans façon collection Harlequin !).

Lui, c'est le frère de ma vieille voisine, vieux lui aussi, qui vide peu à peu l'appartement qui a été vendu. Dans un mois, il n'y aura plus rien là-haut.

Phrase creuse

Pas une émission radio ou télédiffusée, pas un débat entre experts où l'on n'entende au moins une fois, comme une parenthèse au milieu d'une phrase, l'expression très à la mode en ce moment : "J'ai envie de dire".

Eh bien, lapin, si tu as envie de le dire, dis-le. D'ailleurs, tu ne t'en prives pas puisque, invariablement, tu le dis. Alors pourquoi le détour par "j'ai envie de dire" ? Surtout que, en général, tu aurais pu nous éviter ton envie, tant est con ce que tu dis après. "J'ai envie de dire" : comme une excuse qui ne fait, sans que tu t'en rendes compte, que mettre en valeur le vide de ton discours.

Allez, c'était la rogne du jour....

vendredi 9 février 2018

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

Tombe la neige

Que de commentaires et d'images sur ces pauvres parisiens bloqués par les neiges. Il faut dire qu'ils n'ont pas l'habitude ! Ça m'a rappelé un très bon souvenir datant probablement des années quatre-vingt.

A l'époque, j'allais souvent à Paris, pour le plaisir et pour la culture. J'étais logé chez un des deux amis que j'avais là-bas, soit sur l'île Saint-Louis, soit près de la porte d'Italie. Cette fois-là, j'étais allé un soir rue Saint-André des Arts, dans le Quartier Latin : on y projetait Arsenic et veilles dentelles (avec Cary Grant et Peter Lorre) dans un cinéma d'art et d'essai.

C'était en hiver. Il faisait froid mais le temps était beau. Mais lorsque je suis sorti du cinéma, assez tard, la neige s'était mise à tomber, une neige épaisse et abondante. C'était la première fois que j'en voyais dans la capitale. Mais la plus grande surprise se trouvait sur le parvis de Notre-Dame. J'ai eu la chance de le voir totalement blanc, sans une seule trace de pas, comme si la ville était déserte. Un moment, je me suis senti dans le roman de Victor Hugo, en plein Moyen-Age ! Magnifique ! Moment rare sans doute et éphémère.

Cette nuit-là, j'ai regretté de ne pas avoir mon appareil photos !

jeudi 8 février 2018

Le Chant du coyote

Je me demande parfois si je ne suis pas trop bon public, ou plutôt lecteur trop indulgent. A moins que j'ai du nez pour choisir mes romans, puisque je les choisis toujours au pif.

Voilà encore un roman qui m'a beaucoup plu. L'auteur, Colum McCann, est irlandais et, en général, la littérature irlandaise, j'aime. Mais il n'y a pas que ça. L'histoire de cet homme jeune de retour chez son vieux père qu'il aime et déteste à la fois, les réminiscences de leur vie, avec Mam, la mère, au Mexique, aux Etats-Unis et en Irlande, tout ça m'a beaucoup touché, d'autant que l'écriture de McCann est magnifique. Là, je conseille sans restriction.
(Colum McCann, Le Chant du coyote. Ed. Marval. Trad. de Renée Kérisit.)

Musique et cinéma

Il a fallu que je cherche pour retrouver le titre de ce film : Toi, c'est moi, film musical de 1936 (René Guissart). Je l'ai vu une seule fois, mais pas à sa sortie tout de même, et ne me souviens pas très bien de l'intrigue tirée de l'opérette éponyme.

Mais je pense qu'au moins les plus vieux reconnaitront la chanson, du Boby Lapointe avant l'heure. Et Pauline Carton : quel joli (!!!) brin de voix, comme on disait autrefois...


mercredi 7 février 2018

Trouvaille (africaine ?)

Pour une fois, ce ne sont pas les Dupond(t) qui en sont les auteurs mais une gestionnaire d'établissement  dans un de ses courriers. Frédéric, ayant reçu ce courrier, s'est empressé de m'en faire profiter.

 - Je vous en remercie par avance et vous prie de m'exciser pour ce décalage.
 (Comme dit l'autre, je l'avais au bout des lèvres !)

mardi 6 février 2018

Et un peu de musique, ça vous dirait (204)

Au hasard (presque), je choisis Arrau (pour Chopin, aussi, bien sûr).


Des idées de commémoration ?

Notre président "olympien" est aujourd'hui en Corse pour commémorer l'assassinat du préfet Claude Erignac. Pour mémoire, voici quelques autres morts célèbres du 6 février qui, eux, n'auront pas droit à un discours  :
- Robert Brazillac (écrivain, 1944)
- André Brink (écrivain, 2014)
- Martine Carol (comédienne, 1966)
- André Cayatte (cinéaste, 1989)
- Andrée Chdid (écrivain, 2010)
- Joseph Cotten (acteur, 1993)
- Anne de Gaulle (fille de général, 1948)
- George VI (roi, 1951)
- James Hardley Chase (écrivain, 1984)
- Gustav Klimt( peintre, 1917)

Quant aux naissances, que l'on peut tout aussi bien commémorer, en voici quelques-unes :
- Claudio Arrau (pianiste, 1903)
- Christine Boutin (femme politique, 1944)
- Eva Braun (femme politique, 1912)
- Zsa Zsa Gabor (actrice, 1917)
- Bob Marley (musicien, 1945)
- Ramon Novarro (acteur, 1899)
- Ronald Reagan (homme politique, 1911)
- Roger Rocher (footballeur, 1920)
- François Truffaut (cinéaste, 1932)
- Jacques Villeret (acteur, 1951)

Voilà : notre Jupiter national n'a plus qu'à trier. Mais je serais lui, j'en oublierais volontairement un(e) ou deux !

lundi 5 février 2018

Ce qui se profile

Il est bon de faire des projets sous ce ciel plombé qui, autrement, vous donnerait des envies de neurasthénie. Alors voici les miens pour les mois à venir.

- D'abord, Megève, en mars. Comme d'habitude une semaine de raquettes. Logement au même endroit, balades du côté de Combloux. Probablement encore quelques églises à visiter. Si ça continue comme actuellement, la neige ne devrait pas manquer.

- Ensuite, Rome, en juin. Je me demande combien de fois je suis allé là-bas... Cette fois-ci, ma sœur est du voyage et pour elle ce sera une première. Même logement, chez Valeria, dans le Trastevere. Il me tarde de retrouver l'apéritif sur la petite terrasse qui domine les vieux toits environnants. Au programme aussi, j'espère, quelques nouveautés (musées, église, quartiers). On n'en a jamais fini avec Rome.

- Enfin, en Août, un projet, encore à l'étude, en Bourgogne du nord (le sud, proche de Lyon, est facilement accessible pour un week-end par exemple). Nous cherchons un gîte, à proximité de Beaune sans doute. Le programme n'est pas encore établi, mais je compte bien visiter Beaune, que je ne connais pas, et Vézelay. Le reste sera à affiner.

- Pas de séjour en Catalogne en septembre. A cause des finances, il a fallu choisir. Peut-être un week-end prolongé à la Grande-Motte dans l'appartement qu'on nous prête.

dimanche 4 février 2018

Trouvaille (religieuse)

- Dupond(t) : - Un jour, j'ai croisé un moine en robe de mur.
( Peut-être un héritage d'un pote âgé ?)

samedi 3 février 2018

La bavarde

Alors que je faisais mes courses, tout à l'heure, au supermarché du coin, j'ai été abordé par une  vieille dame. Une octogénaire, petite et sèche, qui, au bout de quelques secondes, a entrepris de me raconter sa vie. J'avais le temps, j'ai consenti à l'écouter sans me douter que cela durerait aussi longtemps.

Naissance en 1938 à Vienne d'une mère autrichienne et d'un père juif allemand, tentative pendant la guerre d'obtenir l'asile en Suisse, finalement départ pour Saïgon, une vie relativement aisée ensuite, veuve depuis quatre ans, aimant "draguer" (c'est son mot) à l'extérieur de chez elle, chroniqueuse sur différents blogs, plutôt de droite que de gauche, pas emballée par notre actuel président de la République (notre seul point commun !).

Elle m'a donné son nom, les coordonnées des sites où je pourrais la lire et où je ne suis pas du tout sûr d'aller. Et puis elle est partie en faisant porter son pack d'eau minérale par le mendiant vendeur de journaux qui tente presque chaque jour d'en vendre un ou deux devant la porte du magasin.

C'était ce que l'on appelait autrefois une "originale".

Gainsbourg confidentiel

J'aime bien de temps en temps lire une biographie. Frédéric m'a prêté celle-ci dont le titre complet est Gainsbourg confidentiel, les 1001 vies de l'homme à la tête de chou. Gainsbourg ne fait pas partie de mon panthéon personnel mais l'évocation du milieu de la variété des années 60 à 90 pouvait m'intéresser.

Le livre se lit sans déplaisir mais j'ai souvent été gêné par la méthode choisie par l'auteur, Pierre Mikaïloff, ancien guitariste de Jacno, entre autres : les chapitres, au lieu de suivre la chronologie de la vie l'artiste, sont organisés par thème : Gainsbourg et la peinture, Gainsbourg et la chanson, Gainsbourg et le cinéma, Gainsbourg et les femmes, Gainsbourg et Gainsbarre, ce qui fait que l'on navigue constamment d'un bout à l'autre de ces décennies. D'où quelquefois des redites et une certaine jonglerie mentale pour s'y retrouver.
(Pierre Mikaïloff, Gainsbourg confidentiel. Ed. Prisma.)

vendredi 2 février 2018

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

jeudi 1 février 2018

Musique et cinéma



La dolce Vita : un film que j'ai mis longtemps à aimer. Je lui en préférais d'autres de Fellini, d'autres que j'aime toujours profondément, comme La Strada, Amarcord ou surtout I Vitelloni.

Mais je crois que La dolce Vita est le plus emblématique de ce qu'est vraiment l'Italie, pour moi en tout cas : un pays où le quotidien côtoie sans cesse le sublime  mais aussi où la joie se teinte inexorablement de nostalgie, un pays profondément latin où le poids de l’Église n'empêche pas (ou conduit à) une folie créatrice. La musique de Nino Rota est là pour en témoigner.

mercredi 31 janvier 2018

Belle journée pour aller à Sain-Bel

Dimanche, comme aujourd'hui, il faisait beau. Suffisamment rare ces temps-ci pour ne pas rester enfermé. Mais aller où ? Un peu par hasard, je me retrouve à Sain-Bel, pas très loin de Lyon, entre Monts du Lyonnais et Monts de Tarare.

C'est une petite ville tranquille, où l'on passe parfois, sans vraiment s'y arrêter. Le bas, près de la route principale, au bord de la rivière la Brévenne, n'offre pas d'intérêt. C'est sur les collines qu'il faut grimper pour avoir de quoi se mettre sous la dent.

Le nom de la commune de Sain-Bel viendrait du latin "sanctum bellum" (guerre sainte) et le "t" de saint serait tombé lors de la Révolution française. Elle est dominée par les restes de la forteresse de Montbloy, possession au X° siècle de l'abbaye de Savigny, où les abbés résideront jusqu'au XVII°. Parmi ses hôtes célèbres, on peut citer Jacques Cœur et le roi Charles VIII. Le château actuel date des XIII° et XIV°.

Hormis le château, elle possède aussi quelques maisons du XIV° et XV° et, sur la colline en face, une petite église remaniée plusieurs fois au Moyen-Age, désaffectée en 1945 suite à l'effondrement du clocher et jouxtée par une autre commencée à la fin du XIX° (et sans intérêt).




 



















Dans le village proche de Sourcieux-les-mines, devant l'église, une croix monumentale (1492) sculptée par les frères Blard et classée monument historique depuis 1926.




mardi 30 janvier 2018

Etranges Rivages

Plusieurs fois, ici, j'ai dit mon intérêt pour les polars de Arnaldur Indridason. Le dernier lu, Étranges Rivages, n'a fait qu'intensifier cet intérêt. Je crois que c'est le plus achevé, le plus dépouillé, le plus personnel.

Erlandur, son inspecteur, part sur les terres de son enfance, que sa famille a quittées après la mort et la disparition de son jeune frère dans une terrible tempête de neige. De retour, solitaire, dans la maison familiale de la lande, abandonnée depuis des décennies, il va, conjointement à une autre enquête, partir sur les traces éventuelles de ce drame.

Alors que, souvent, dans les romans policiers, les personnages en sont réduits à de pâles squelettes psychologiques, ici ils ont une chair et une existence. J'en suis même à me demander dans quelle mesure ce roman-ci ne comporte pas nombre d'éléments autobiographiques, tant tout cela résonne vrai.

A lire cependant après les autres, car il y est besoin d'une certaine imprégnation préalable.
( Arnaldur Indridason, Étranges Rivages. Ed. Métailié. Trad. de Eric Boury.)

dimanche 28 janvier 2018

Et pourquoi pas la peinture ? (2)

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(Toutes mes excuses pour la mise en page de cet article : mon ordi refuse de faire autrement !)

L'Annonciation de Maurice Denis. C'est celle-ci, découverte dans un vieux dictionnaire d'une maison louée  au Cap Ferret, qui m'a donné l'idée de ma collection. Depuis, j'en ai accumulé des centaines, rangées dans des albums ou encore en vrac dans mes tiroirs. J'ai même une liste de celles qui me manquent, découvertes au fil du temps mais pas photographiées et n'existant pas en reproduction.  Pourquoi cette décision de collection ? Juste une impulsion qui est vite devenue une passion.

L'Annonciation est un thème assez académique et représenté des milliers de fois, que ce soit en peintures, statuaires ou sur des vitraux. L'Annonce de la naissance du Christ à Marie est faite par l'archange Gabriel (A noter qu'il existe aussi de nombreuses autres annonciations, à d'autres personnages de la Bible, voire des annonciations de mort.).

L'archange apparaît traditionnellement sur la gauche du tableau, même si certaines, assez rares, sont inversées. Parfois, il est surmonté d'un "bébé volant" censé représenté le Christ. Si l'on considère que la dernière apparition de Christ est représentée par le Noli me tangere et que celui-ci est, en général, situé sur la droite, on peut dire que sa vie est ainsi délimitée par les deux bords des tableaux.

Il faudrait que je reprenne cette collection, laissée en jachère depuis trop longtemps. Mais elle m'aura au moins servi à une chose : entrer dans la peinture, art qui ne m'attirait pas du tout auparavant, en étant également beaucoup plus sensible aux détails (car c'est bien dans ces détails que se trouvent l'intérêt de ce thème et la liberté des artistes).

En voici quelques autres, sélectionnées un  peu au hasard car il n'en est aucune qui me laisse indifférent.


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Couvent San Marco, Florence (Fra Angelico)





Botticelli, annunciazione di cestello 02.jpg
Annonciation dite du Cestello. Galerie des Offices, Florence (Sandro Botticelli)


1MESSINA.jpg
Annunziata,. Galerie régionale de Sicile (Antonello da Messina)


 

samedi 27 janvier 2018

Un peu de haine

Hier soir, avec Frédéric, nous parlions de nos goûts et de nos aversions concernant principalement la chanson française. Alors voici, dans ce domaine, la liste des gens que je ne peux vraiment pas supporter d'entendre (pas plus que de voir), ceux que je mettrais bien volontiers, en pleine tempête,  dans un bateau qui prend l'eau  :
- Vincent Delerm (auquel j'associe volontiers son papa Philippe).
- Benjamin Biolay
- Patrick Bruel
- Christophe Maé
- Les Gipsy Kings
- Yves Montand (inutile, le bateau, pour lui)
- Maurice Chevalier (même chose. Ça fait de la place pour les autres !)
- Arielle Dombasle

Sept hommes pour une femme. Serais-je plus sensible aux voix féminines ?

Momentini

- Mon ordinateur récalcitrant fonctionne mais il recommence à ralentir sérieusement et, parfois, à se déconnecter (il n'est pas obligé de me copier, tout de même !). Il va bien falloir que je fasse appel au monsieur de la boutique proche, monsieur dont, d'ailleurs,  j'attends toujours qu'il me rappelle !

- Hier, à la télé, des images d'archives montrant le générique de l'émission culte "Cinq colonnes à la Une". Ça m'a rappelé une vieille grande-tante qui, elle, parlait de "Saint-Paul dans la lune". Attention : elle n'était pas apparentée aux Dupond(t) mais simplement un peu (!) sourde.

- Le Rhône déborde, la Saône déborde. Mais que font les Shadoks ?

vendredi 26 janvier 2018

Le Tir aux alouettes

Voilà bien un livre qui m'a fait plaisir.

Moins connu que Les Chocolats de l'entracte du même François Chalais que longtemps, dans mon imagination, j'ai cru être le frère de Jean Marais (à cause de la voix et d'un certain physique sans doute), il propose des souvenirs de ce critique cinématographique, des rencontres à Cannes ou ailleurs, des "choses vécues" où l'on voit passer Fellini, Bardot, Scola, Aumont, Manuel, Ronet, Fassbinder, Hossein, Brynner, Guitry, Mercouri, Signoret, Kinski et beaucoup d'autres.

Écrit dans un style impeccable, avec l'élégance du monsieur qui, parfois, pouvait aussi avoir la dent dure (en particulier avec les politiques et les gloires passagères) tout en gardant le même savoir-vivre, ce livre est vraiment délectable.
(François Chalais, Le Tir aux alouettes. Ed. Plon.)

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)