samedi 20 juillet 2019

Début de soirée avec Françoise de Foix (1)

Je pensais que Lyon avait renoncé cette année à sa programmation d'été, Tout l'monde dehors, tant la ville en a peu fait de publicité. Heureusement Mireille m'a mis la puce à l'oreille ! Ainsi hier, en tout début de soirée, nous sommes-nous retrouvés avec ma sœur, Mireille et une de ses amies dans le parc de la villa Monoyer, dans le troisième arrondissement, pour un spectacle de l'Ensemble Boréades (déjà entendu par ailleurs et excellent) : Pffft ! Le Fantôme de Françoise de F..





J'avais une amie qui habitait à une centaine de mètres de là et je n'avais jamais entendu parler de cette villa et de son parc, pourtant d'une certaine importance historique. Pour le début des explications, je vous renvoie à ce site sur le château des Tournelles  http://lyon.monplaisir.free.fr/Sauvegarde%20ancien%20site/Tournelles.htm . 

La villa Monoyer fut donc construite en  1835 par Marie-Vital Henry, maire de la Guillotière. Soixante-cinq ans plus tard, un médecin loue cette villa comme maison de campagne et l'entoure d'un magnifique parc à l'anglaise. Ce médecin, c'est Ferdinand Monoyer (1836-1912), ophtalmologue lyonnais, inventeur de la dioptrie et d'une échelle optométrique pour la mesure de l'acuité visuelle : l'échelle Monoyer. Et cette échelle, vous la connaissez. la voici :



D'ailleurs, ce que j'ai appris hier, si vous partez du M et remontez sur la gauche, vous lisez : M-O-N-O-Y-E-R. Vérifiez lors de votre prochaine visite à votre ophtalmo !

Pour en savoir plus sur Françoise de Foix, rendez-vous demain....

Bonne fête

Bouquet de pivoines



Le 20 juillet, c'est la sainte Marina, que mon calendrier personnel ne connaît pas. Mais quelle honte d'oublier tous les autres, qui n'apparaissent plus sur les calendriers.

Pour réparer cette injustice, pensons tous à souhaiter une bonne fête aux Aurèle, Anségise, Élie, Mère, Rorice, Vulmer, Pisence.. Je compte sur vous ! Enfin, si vous en connaissez !

Une mention particulière pour saint Apollinaire,  premier évêque de Ravenne (II°s.) dont le nom me rappelle la visite, dans cette ville, de Saint-Apolinaire-in-Classe et mon émerveillement devant l'ensemble de mosaïques byzantines du VI°.

vendredi 19 juillet 2019

Addio, Valentina



Valentina Cortese, ça vous dit quelque chose ? Elle est née et morte à Milan (1923-10 juillet 2019). Actrice italienne un peu oubliée aujourd'hui, elle a pourtant tourné avec Blasetti, Zampa, Dassin, Thorpe, Wise, Cottafavi, Mankiewycz (La Comtesse aux pieds nus), Dieterle, Antonioni (Femmes entre elles), Fleischer (Barabbas), Rossellini, Fellini (Juliette des esprits), Aldrich, Monicelli, Kramer, Bolognini, Zeffirelli (François et le chemin du soleil), Losey (L'Assassinat de Trotski), Gilliam (Les Aventures du baron de Munchhausen et enfin Truffaut, dans La Nuit américaine dont voici un extrait où elle incarne une vedette italienne en fin de carrière rappelant vaguement Gloria Swanson dans Boulevard du crépuscule.

Beau palmarès, non ?

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

jeudi 18 juillet 2019

Adieu, Montalbano

En début de semaine, j'avais apporté à Jean-Claude hospitalisé pour analyses, un roman de Andrea Camilleri. Il ne connaissait pas et a apprécié. Nous nous étions étonnés de son âge assez avancé : 93 ans, ce qui pouvait expliquer le relatif ralentissement de ses publications.

Hier, alors que je déjeunais, j'ai appris sa mort, à Rome, loin de sa ville de naissance, Porto Empedocle, en Sicile (la Vigata de ses romans). Il est allé rejoindre ma vieille voisine qui s'en était entichée et m'en réclamait sans cesse. Je voudrais préciser que, outre toute la série des polars avec son inspecteur Montalbano, il a écrit de très bons romans, toujours situés en Sicile.

Alors, fini le plaisir d'acheter un Camilleri ? Non, car il existe encore pléthore d'ouvrages non traduits ! 

Et pourquoi pas la peinture ? (62)


Un souvenir d'enfance : le décalcomanie. Une sorte de tatouage avant l'heure, et qui , au bout de quelques lavages, ne laissait plus de trace.

Au départ inventée en Angleterre vers 1750, cette technique permettait de transférer des motifs décoratifs sur des supports divers, des poteries par exemple. Quand je l'ai connu, à la fin des années cinquante ou dans les années soixante, le décalcomanie demandait un peu de minutie si l'on voulait réussir le transfert.

Imprimé à l'envers, il fallait le laisser tremper dans de l'eau avant de l'appliquer et de retirer lentement le papier. Ou bien, imprimé à l'endroit, une fois trempé, il perdait sa pellicule de  colle et on le faisait  glisser avec le doigt sur la peau.

Je n'ai que peu pratiqué : aussi bien grand-mère que parents trouvaient ça sale, comme d'ailleurs, pour ma grand-mère, la moindre trace de hâle qu'elle s'appliquait consciencieusement à faire disparaître (sur moi aussi) parce que ça faisait "mauvais genre" !

mercredi 17 juillet 2019

Respect



Johny Clegg (1953-16 juillet 2019)

Musique et cinéma



Broadway Melody of 1940 (Broadway qui danse), film musical de Norman Taurog (1940), avec Fred Astaire et Eleanor Powell.

Si je n'avais pas été prof, j'aurais rêvé être Fred Astaire !

mardi 16 juillet 2019

J'ai failli me faire pincer !

Ouf!! – par @fredsochard dans le Club de Mediapart. :)⠀
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#deRugy #Homards #Homardmatuer #FrancoisDeRugy #Ministre #Ecologie #HotelDeLassay #AssembleeNationale #DirectAN #Gouvernement #Macron #Diner #DinerFastueux #EmmanuelMacron #Jassume #Elysee #Pouvoir #Dessin #Caricature #Illustration #Drawing #Sochard #FredSochard #MediapartClub #Mediapart

Et un peu de musique, ça vous dirait ? (253)



Le plus dur, aujourd'hui,ce n'a pas été de choisir l'interprète, que j'aime depuis toujours, mais le titre que je posterai.

Parce qu'il y a aussi, Une Ile, Les Glycines, La Chanteuse a vingt ans, Je suis malade, Chez moi, Mon ami mon maître, D'aventure en aventure, le 15 juillet à cinq heures, et tant d'autres.

lundi 15 juillet 2019

Par mesure d'économie

Voilà ce que je propose pour l'an prochain au concert de Paris, en place de Roberto et Aleksandra. Ah mince, Sim n'est plus là depuis 2009 !


Le feu à Paris

Hier soir, pas trop envie de sortir jusqu'au Rhône pour voir le feu d'artifice de Lyon : on  annonçait de probables échauffourées suite au match de foot de la CAN, affrontements qui ont effectivement eu lieu. 

Alors télé, devant le concert de Paris, au pied de la Tour Eiffel, vieille dame dont je me suis rendu compte qu'elle n'avait en gros que deux fois mon âge. Présentation : Stéphane Bern qui, bien que parlant une langue assez correcte, aurait tout intérêt parfois à surveiller ses liaisons hasardeuses. Parmi les artistes invités, omniprésence de Roberto Alagna et de son épouse Aleksandra Kurzack. Outre le fait que je n'aime pas la personnalité du monsieur, je ne trouve pas que la dame, elle, possède un organe inoubliable. Et surtout, je commence à en avoir ras le bonnet de ces lobbies qui envahissent notre petit écran, sur quelque chaîne que ce soit.

Ah ! j’allais oublié : le feu d'artifice parisien était très beau et la vieille dame de fer toute pimpante !

dimanche 14 juillet 2019

Ils auraient tous pu s'appeler Fetnat

(Du moins pour les français nés après 1880)
- Annabella, Ingmar Bergman, Louis Calaferte, Paul Crauchet, Dorothée, Gérald Ford, Fréhel, Natalia Ginzburg, Gotlib, Gustav Klimt, Jacques de Lacretelle, Jules Mazarin, Vince Taylor, Jean Valton, Lino Ventura,

D'autres, ce jour-là, ont préféré rendre les armes :
- Nelly Borgeaud, Léo Ferré, Grock, Luis Mariano, Marguerite Moreno, Alphonse Mucha, Marius Petipa, Madame de Staël, Billy the Kid, Philippe Auguste.

(En Chine, l'équivalent de Fetnat est Guoqing, porté par 400 000 chinois)

Bonne fête nationale

Image associée

Certains en ont rugi de plaisir....

samedi 13 juillet 2019

Une injonction bonne à rappeler

Le 13 juillet 1380 mourait Bertrand du Guesclin, petit nobliau breton qui se fit un grand nom, sous Charles V, dans le royaume de France. Au moment de mourir, il convoqua ses capitaines et leur rappela une vérité dont les belligérants contemporains feraient bien de se souvenir :

"N'oubliez pas ce que je vous ai répété mille fois, qu'en quelque pays que vous fassiez la guerre, les gens d'église, les femmes, les enfants, et même le peuple, ne sont point vos ennemis."

Il est inhumé à Saint-Denis, à côté du tombeau de son roi qui le suivit de peu dans l'au-delà, le 16 septembre de la même année.

Bonne fête

 Bouquet de pivoines

Le 13 juillet, c'est la saint Henri, tout le monde le sait. Mais quelle honte d'oublier tous les autres, qui n'apparaissent plus sur les calendriers.

Pour réparer cette injustice, pensons tous à souhaiter une bonne fête aux Berthold, Clelia, Dofgan, Esdras, Golindouch, Héliophotos, Mildred, Myrope, Sérapion, Sirée et Turiaf . Je compte sur vous ! Enfin, si vous en connaissez !

vendredi 12 juillet 2019

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

La peste homosexuelle

Les années soixante-dix sont pour moi synonymes de liberté, de découvertes, de plaisirs et de jouissances. Je ne savais pas, et personne ne savait, que la décennie suivante serait d'une tout autre nature.

Alors qu'enfin, je vivais ma sexualité débarrassé de la honte originelle et du poids insupportable d'une certaine éducation religieuse, le sida apparaît et la stigmatisation des homosexuels avec : n'a-t-on pas employé l'expression "peste homosexuelle" ? Pour faire bonne mesure, on y associa aussi les Haïtiens et les toxicomanes. Certains, fanatiques, y virent la punition de Dieu, comme pour les épidémies de l'Antiquité ou du Moyen-Age. On ignorait encore presque tout de l'origine du virus et de la façon de s'en protéger.

Les premiers morts apparurent, les premiers rejets de la société et des familles aussi, ce que montre en partie le film Philadelphia. Les hôpitaux se remplirent alors d'hommes, jeunes pour la plupart, abandonnés de tous, mourant sans tendresse dans des chambres qui, aussitôt vides, se remplissaient à nouveau. Je me souviens de ces couloirs des services dédiés, de ces portes ouvertes sur des lits où agonisaient des squelettes rappelant douloureusement les images de libération des camps de la mort. Je me souviens des amis disparus, de l'angoisse de recevoir des coups de fils annonçant une hospitalisation. Toute mort, même d'autre chose, d'un cancer par exemple, était suspecte. Ne voulait-on pas cacher la réalité, par honte d'avoir un frère, un fils mort du sida ?

Moi, je me partageais entre peur et colère. Peur d'avoir été contaminé, d'être "puni" pour ma vie "dissolue" (les préservatifs n'étaient que peu employés les années avant). Colère contre cette stigmatisation, ce rejet, ce marquage au fer rouge du signe d'infamie. Peur et colère, mais je crois que c'est la colère qui l'emportait. Même des gens ouverts sur la "différence" se mettaient à douter et ça, c'était insupportable. Les premiers cas de sida chez les femmes en firent réfléchir quelques-uns, parfois sottement, mais le doute changeait de cible.

J'ai encore honte aujourd'hui, de certaines de mes attitudes face à des amis malades. Fallait-il les embrasser, leur serrer la main ? La sueur elle-même n'était-elle pas vecteur du virus ? Je trichais jusqu'au jour où Jean-Luc, un ami de Pierre dont je m'étais beaucoup rapproché lorsque, ayant appris sa maladie, il avait décidé de retrouver à tout prix son père inconnu, où Jean-Luc donc fut admis, dans la banlieue de Lyon, dans un centre de soins que l'on dirait aujourd'hui palliatifs. Lors de la première visite que je lui fis, je n'ai pas hésité : je l'ai embrassé et j'ai cessé d'avoir honte et d'avoir peur.

Comment suis-je passé entre les gouttes ? Je n'en sais rien. J'aurais pu contracter le virus. Ça ne sait pas produit. Mais, pas plus que je n'ai jamais considéré Dieu comme responsable de cette "malédiction", je ne l'ai remercié de m'en avoir préservé. Et ma parole est devenue plus libérée lorsque j'entendais, de la part de collègues par exemple, des conneries ineptes sur cette maladie. Cela ne m'a pas fait que des amis.

Ceux que je remercierais plutôt, ce sont mes parents, et ma famille proche, qui jamais ne m'ont posé une seule question sur mes orientations sexuelles (je vivais pourtant avec Pierre), jamais n'ont porté le moindre jugement sur les malades, jamais n'en ont plaisanté grassement, contrairement à d'autres plus instruits.

En revoyant ce film, Philadelphia, je repensais à ces années noires, à ces comportements abjects, à tous ceux, croisés sur des lieux de drague mais inconnus, qui disparurent et aux quelques amis que j'ai perdus à cause de cette saloperie. Jean-Luc mourut, il avait vu son père une seule fois, il n'avait pas trente ans, il fut incinéré et je n'ai jamais pu m'enlever de la tête qu'en agissant ainsi, on voulait "purifier" l'atmosphère, même si, j'en suis sûr, ce n'était pas l'idée de sa famille.

Je veux enfin rajouter que je ne supporte  pas les ghettos, les fiertés, les provocations, les racismes. Ce que je veux défendre, c'est le respect et l'humanité, de quelque côté que ce soit.

jeudi 11 juillet 2019

Et pourquoi pas la peinture ? (61)

Description de cette image, également commentée ci-après

Theodora, impératrice byzantine (vers 500-548), épouse de l'empereur Justinien. Mosaïque de la Basilique Saint-Vitale, à Ravenne. Un petit côté Modigliani, non ?

La ville m'avait ébloui, bien qu'à l'origine peu sensible à l'art byzantin. Mais fort mauvais souvenir du camping sans eau potable (il fallait l'acheter à l'époque), du groupe de lyonnais habitués des lieux et qui n'avait jamais rien visité en plus de dix ans de villégiature et surtout de l'angine mémorable qui m'avait conduit au Pronto Soccorso (urgences).

Mozart à Aix

Hier soir, sur Arte, le Requiem, depuis Aix-en-Provence, mis en scène de Romeo Castellucci, dirigé par Raphael Pichon. Requiem auquel sont adjointes quelques autre pièces de Mozart et des morceaux de chant grégorien.

Quelques critiques d'abord, même si mon jugement d'ensemble reste très positif. Le metteur en scène a orienté le spectacle sur l'extinction des espèces animales ou végétales, des villes et religions, des peuples et monuments. Pourquoi pas mais il s'en suivait une surenchère de textes à lire : la traduction du texte lui-même du Requiem et, sur le mur de fond, la liste des disparitions.J'ai fini par laissé tomber l'une et l'autre, connaissant assez bien le texte du Requiem et ne percevant qu'assez mal les projections parfois trop lointaines.

Autre critique : je n'ai pas très bien compris à quoi servait la plupart du temps l'adjonction de musiques additionnelles. Il me semble que l’œuvre de Mozart, une des rares de ce compositeur qui trouve encore grâce à mes yeux, se suffit à elle-même. De même n'ai-je pas trop apprécié certaines danses effectuées, en costumes folkloriques d'Europe de l'est, semble-t-il, dans un style gavottes sautillantes.

Hormis ces critiques, d'autres idées de mise en scène m'ont enthousiasmé : l'évocation du martyr (la jeune fille à la palme, dont je plains l'interprète pour tout ce qu'on lui fait subir). La descente de croix (ou la mise au tombeau) visiblement inspiré d'une tableau de Caravage. Et surtout la résurrection des morts, à la fin, d'une beauté époustouflante, en noir et blanc. Quant aux voix des solistes, sans être inoubliables, elles m'ont satisfait, malgré, parfois, quelques déficiences de la prise de son. 

mercredi 10 juillet 2019

Besoin de temps

Le même soir que Théorème, Arte a passé Philadelphia, de Jonathan Demme. Ce qui a ravivé en moi les souvenirs de ce début des années 80, les années sida comme on les a appelées. Je veux en parler ici, ce que, je crois, je n'ai jamais fait, mais j'ai besoin de temps. Ce ne sont pas des souvenirs faciles et j'ai besoin de recul pour retrouver une certaine sérénité. Les fantômes ne sont pas faciles à maîtriser.

Musique et cinéma



Théorème, de Pasolini (1968), repassé l'autre soir sur Arte.Un film difficile mais qui me fascine depuis que je l'ai découvert. Avec Terence Stamp, Silvana Mangano, Massimo Girotti, Laura Betti, Ninetto Davoli, Anne Wiazemsky et Andrès José Cruz. Ce qui m'a toujours surpris, c'est que ce film ait obtenu le grand prix de l'office catholique international du cinéma. (même si, six mois plus tard, l'office regretta cette attribution). Mais, à bien y regarder, Théorème est un film profondément mystique. Comme toute l’œuvre de Pasolini.

mardi 9 juillet 2019

Et un peu de musique, ça vous dirait ? (252)



 (Journée de le destruction des armes légères. Pourquoi seulement légères ?)

La Demoiselle (La Pulce d'acqua), un tube à l'époque (1979). Je ne connaissais pas cette interprétation bilingue (1996). Qu'est devenu ce monsieur, à peine apparu déjà disparu ? Je me suis laissé dire qu'il avait enregistré de la musique ancienne, en particulier des œuvres de Giorgio Mainerio, compositeur italien du XVI° et maître de chapelle à Aquileia.

lundi 8 juillet 2019

Patience et simplicité. ....



Place des angoisses

Qui aujourd'hui connaît Jean Reverzy ? Peut-être encore quelques personnes à Lyon mais je n'en suis pas sûr. Il a pourtant son square, dans le 3° arrondissement, le long de l'avenue Lacassagne.

Né à Balan, dans l'Ain, il est mort à Lyon à 45 ans le 8 juillet 1959 et obtint le prix Renaudot pour son premier roman, Le Passage, en 1954. Mais il était avant tout résistant et médecin et, dans son deuxième roman, Place des angoisses, autrement dit la place Bellecour, il décrit les affres des patients qui venaient consulté l'un des nombreux médecins installés à l'époque sur cette place. Roman crépusculaire dont la lecture m'avait beaucoup marqué.

Il est vrai qu'à mon installation à Lyon, la ville était surtout connue pour ses hôpitaux et y être admis n'était pas forcément bon signe. Aujourd'hui, même si Lyon est encore un grand site hospitalier, son image a changé grâce, en particulier, au classement au Patrimoine mondial de l'Unesco de la vieille ville et à la célébrissime Fête des Lumières. Au festival de cinéma aussi, un des rares sans récompense.

dimanche 7 juillet 2019

Opération Napoléon

Pas de personnage récurrent ici, que du neuf. Indridason situe son intrigue sur un glacier d'Islande, au nom imprononçable et autour d'un avion qui s'y est écrasé à la fin de la deuxième guerre mondiale. Pourquoi tant de mystères autour de cet appareil que les glaces rendent cinquante ans plus tard ? Pourquoi tant de violence ? Comptez sur moi pour ne pas vous le dire.

Même si la "solution" révélée dans les dernières pages est un peu incroyable, le tout est mené avec une telle fougue, un tel suspense que c'en est un plaisir pendant plus de 400 pages. Je voyais les images d'un film qu'on aurait pu en tirer, c'est dire.
(Arnaldur Indridason, Opération Napoléon. Métailié? Trad. de David Fauquemberg.)

Momentini

(Pas de journée internationale aujourd'hui. Baiserais-je derechef ? Non, Môssieu, ce n'est pas une grossièreté, mais une citation de Molière, Le Malade imaginaire (Thomas Diafoirus !)

- Levé tôt (pour moi) ce matin, 7h30,  à cause d'un moustique un peu trop entreprenant. Plaisir de pouvoir ouvrir la porte-fenêtre et de déjeuner presqu'au frais. Du coup,  plein de projets de ménage et de rangement. Mais la fraîcheur n'a pas duré longtemps .... Voulu aussi faire un tour au marché. Pas eu le courage.

- La santé de Jean-Claude m'inquiète. Lui qui n'a pas l'habitude de se plaindre commence à ne plus cacher ses souffrances. Il a rendez-vous (enfin !) avec son médecin mardi. Je lui ai proposé de l'emmener en voiture. Preuve que ça va mal, il n'a pas dit non.

- Lyon se  vide peu à peu, comme chaque année en cette période. En août, ce sera désert. J'aime Lyon au mois d'août.

- Joao Gilberto est mort hier soir. J'aimais assez sa musique et la bossa nova. (La bosse à qui ? comme diraient les Dupond(t) !)

samedi 6 juillet 2019

Et pendant ce temps, à Lyon, ...

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Bonne fête

Bouquet de pivoines

Le 06 juillet, c'est la sainte Marietta Goretti,  tout le monde le sait, une jeune italienne très pieuse assassinée en 1902 par un garçon trop entreprenant auquel, avant de mourir, elle pardonnera son acte et qui, s'étant converti, finira sa vie comme jardinier dans un monastère franciscain.

Pour une fois, nous oublierons les autres qui, comme Marietta, nous pardonneront, car, depuis ce matin, à la radio, entre deux détours à Bruxelles pour le Tour de France, je n'entends parler que de ça : le féminicide ! Je suis heureux que l'on commence à s'intéresser à cette honte qu'est la violence faite aux femmes (aux autres aussi, d'ailleurs) et que des mesures répressives plus sévères soient, semble-t-il, envisagées.

Mais pourquoi employer ce terme si laid de féminicide ? Sans doute pour ne pas employer celui, trop genré selon certaines, d'homicide. Mais moi, lorsque je l'entends, je pense à insecticide, à fongicide, à bactéricide, à herbicide, à pesticide. L'emploi du suffixe latin -cide est, certes, tout à fait correct mais il me semble que les mots infanticide, homicide, féminicide, fratricide, etc., ne servent qu'à adoucir une réalité trop violente (comme dire troisième âge au lieu de vieux). N'ayons donc pas peur des mots, disons assassinat.

Et puis, pour une fois, célébrons comme il se doit le sujet de cette journée internationale : le baiser. 

vendredi 5 juillet 2019

Vincent a eu le bac

Vincent m'a appelé tout à l'heure pour me dire qu'il avait eu le bac, mention très bien. Vincent avait refusé de prendre la filière scientifique, lui préférant les lettres (ça me rappelle quelqu'un). Vincent, dans quelques jours, part en Italie, pour parfaire sa pratique de l'Italien (ça me rappelle le même). Ensuite, Vincent fera du droit, à Lyon.

Vincent, je l'ai connu avant la sixième. C'est le petit-fils de Mimi, une amie. Je l'ai eu en classe, au collège, en voyage à Rome. Le jour de la rentrée, il m'avait embrassé. Je lui avais conseillé de ne plus le faire (rapport à ses copains). C'est seulement lorsque nous étions seuls ou suffisamment éloignés des autres qu'il me tutoyait. Vincent est curieux de tout, observateur, posé et drôle.

Vincent, peu à peu, devient un homme.

De l'eau dans les yeux ...

Et ce n'est parce qu'il me pleut sur le visage. Anne Vanderlove est morte dimanche dans le Finistère. C'était une des voix de mon adolescence, avec Françoise Hardy, avec Frida Boccara, avec Barbara. Des voix de femmes, qui m'ont toujours plus ému que celles des hommes, des voix françaises que je préférais aux Beatles ou aux Rolling Stones, des voix qui ont, avec les livres, contribué à me faire ce que je suis. Et aujourd'hui, je suis triste.

La plus connue d'Anne est bien sûr Ballade en novembre (1967) Mais il y a aussi cette petite perle : La Fontaine de Dijon.



En 2011, lors de la création d'une rose à son nom, elle a repris en public Ballade en novembre. Elle a changé, vieilli, mais sa voix, plus rauque, est toujours aussi émouvante.

jeudi 4 juillet 2019

Et pourquoi pas la peinture ? (60)

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Lyon, c'est la ville des murs peints, et depuis longtemps. Un des plus anciens et des plus connus se trouve à l'angle de la rue de la Martinière et du quai St-Vincent (Saône) : la fresque des lyonnais.

Hommes et femmes célèbres de la cité se retrouvent une trentaine sur ces murs : les frères Auguste et Louis Lumière, Paul Bocuse, Puvis de Chavanne, Juliette Récamier, Bertrand Tavernier, Antoine de Saint-Exupéry, Louise Labbé, l'empereur Claude (mais pas Caracalla), Laurent Mourguet (créateur de Guignol) et puis celui que vous reconnaitrez par vous-mêmes :

Avantages et inconvénients des grosses chaleurs

A-y-est, comme disent les filles quand elles ont fini de faire pipi et que leur copine tient la porte. Ne me dites pas le contraire, j'ai des preuves : le nombre de fois que j'ai entendu ça à l'école ! Mais je ne suis pas là pour parler de la petite vessie des demoiselles mais de moi. Non, pas de ma vessie : de mon dégât des eaux !

C'est fait, c'est réparé, c'est tout propre, comme neuf, avec presque la même teinte de peinture. Ça valait le coup d'attendre plus d'un an ! Sauf qu'à la dernière minute, j'ai bien cru que ça ne se ferait toujours pas. L'artisan qui devait venir a une camionnette diesel, une VIEILLE camionnette diesel. Et interdiction de circuler à Lyon pour lui : il n'a pas la bonne vignette pour continuer à rouler dans la pollution  !

Je commençais à me croire maudit : qu'avais-je fait aux dieux éternels, olympiens ou chtoniens, aux dieux lares, aux dieux mânes, à tous les dieux du bas en haut de l'échelle, pour mériter ça ? Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue (merci, Racine), c'est Hélios tout entier à sa proie attaché (oui, ici, Vénus n'a rien à faire dans l'histoire).

Mais, dans un coin perdu des demeures divines, un des petits, des obscurs, des sans-grades (merci, Flambeau) eut pitié de moi. Et l'interdiction de circuler fut levée, pour deux jours ! Juste ce qu'il fallait à mon plâtrier-peintre pour faire son boulot !

Alors maintenant, ne reste plus qu'une chose à faire : attendre ! Attendre quoi ? Ben, que ça sèche, pardi. Heureusement, il fait chaud !!!!

mercredi 3 juillet 2019

Musique et cinéma



Ah ! comme j'aimerais le revoir, ce film, Les Raisins de la colère (John Ford, 1940), un de mes films préférés comme l'ai le roman de Steinbeck (1939) dont il est tiré. La crise de 29, les pauvres sur les routes, chassés de leurs terres par les banques. Et la famille Joad : Tom (Henry Fonda), Rose de Saron, Ma (bouleversante Jane Darwell), Pa, Granpa, et tous les autres. S'ils le montrent un jour, il faut que je pense à sortir mon mouchoir.

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

Le Maître d'heure

(Journée mondiale sans sacs plastique)

Alors là, je n'en reviens pas ! Je n'ai rien compris à ce livre ! Non seulement le dessein de l'auteur, non seulement la progression de l'histoire mais même certaines phrases où je me suis perdu bien que les ayant relues. Un ingénieur arrive dans un village de montagne pour poursuivre la construction d'une ligne de chemin de fer entreprise par son prédécesseur mort mystérieusement.

Attention : rien d'une énigme policière. Après les premières pages, on pense d'abord aux Saisons, de Maurice Pons, à cause du village. Ensuite, on pense à La Femme des sables, de Kobo Abe, à cause d'une sensation de plus en plus vive d'enfermement. Enfin, on ne pense plus à rien qu'à essayer de comprendre, et ça n'arrive jamais !
Et il n'est pas fréquent que je sois si dur avec un roman !
(Claude Faraggi, Le Maître d'heure. Ed. Mercure de France.)

mardi 2 juillet 2019

Poulicule

(Journée mondiale des OVNI.)
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Et un peu de musique, ça vous dirait ? (251)



Voila ce que j'aimais en 1982 ! Principalement parce qe je comprenais les premiers mots....

lundi 1 juillet 2019

L'anémone et le laurier

Le 1er juillet 776 av. J-C. est considéré comme la date des premiers jeux olympiques de l'Histoire, même si l'on en trouve des traces beaucoup plus anciennes (XIII° av.). Mais nous ne connaissons la liste des vainqueurs que depuis 776. Abolis en 393 ap. par l'empereur romain Théodose Ier après plus de mille ans d'existence, ils furent restaurés en 1894 par Pierre de Coubertin.

Les jeux, à Olympie, comme dans trois autres sanctuaires majeurs, attribuaient aux vainqueurs des récompenses symboliques : à Delphes une couronne de laurier, à Némée une couronne de céleri (!), à Corinthe une couronne de pin et à Olympie une couronne de rameaux d'olivier tressé.

Pourtant, lorsque je pense à Olympie, ce n'est pas le laurier qui m'apparaît : je revois une anémone sauvage poussée dans les ruines et que Jean-Marc prenait en photo, couché sur le sol. Jean-Marc, c'était notre directeur adjoint que nous surnommions le Bison et qui m'avait choisi comme "fils adoptif". Il me l'a dit peu avant sa mort d'une leucémie foudroyante, la dernière fois où nous nous sommes vus. Je garde pour cet homme hors du commun un profond respect et une profonde tendresse. Et je n'ai, pour le retrouver, qu'à ouvrir un de mes albums : quelque part, je sais que j'y trouverai la photo du Bison, couché dans l'herbe devant la petite anémone.

Rosa, la rose

(Journée mondiale des coopératives, du reggae, du bandeau  blanc contre la pauvreté et du naturisme. A choisir selon vos goûts ! Moi, avec cette chaleur, je n'hésite pas.)

La première déclinaison en latin, première dans le classement, première à être apprise, première même si, au cours de mes études, "roza", comme le prononçait Brel,  en vint à se dire "rossa".

Rosa, c'est le prénom de Luxemburg, militante de gauche assassinée il y a juste cent ans cette année à Berlin (le 15 janvier).
Avec elle, je voudrais évoquer les autres, ce bouquet de Rosa, toutes femmes libres et fortes :

- Rosa Parks, luttant contre la ségrégation raciale aux États-Unis.
- Rosa Bonheur, peintresse et sculptrice associée aux débuts du féminisme.
- Rosa Guaman qui, en Équateur,  se bat pour un commerce équitable, pour l'eau potable et pour les groupes vulnérables de la population.
- Rosa Goldstein-Ehrlich, résistante juive belge, en lutte contre le nationalisme et le racisme.
- Rosa Camps, née Codony, résistante anti-franquiste.
- Rosa Bouglione, la mama du cirque.

Une belle déclinaison, non ?

 La chanson de Brel, que j'aime même si j'en réfute absolument certaines paroles.


dimanche 30 juin 2019

Bonne fête

Bouquet de pivoines

Le 30 juin, c'est la saint Martial, tout le monde le sait. Mais quelle honte d'oublier tous les autres, qui n'apparaissent plus sur les calendriers. Pour réparer cette injustice, pensons tous à souhaiter une bonne fête aux Adèle, Adolphe (s'il en reste !), Basilide, Clotsinde, Erentrude, Gélase, Ubald, Lucine ... Je compte sur vous ! Enfin, si vous en connaissez !

Momentini

(Journée mondiale des astéroïdes)
- Depuis mon retour de Savoie, je vis dans le noir, fenêtres fermées, volets clos. Ce qui n'empêche pas de suer à grosses gouttes. Pas question d'aller marcher, sauf jusqu'au magasin le plus proche pour ne pas mourir de faim. J'ai horreur de cette vie d'ermite. Il faudrait que je vide mon débarras pour le plâtrier-peintre qui devrait venir la semaine prochaine réparer le dégât des eaux. Mais je n'en ai pas encore eu le courage : c'est étroit et sans aération ! Et, pendant ce temps, Ra n'a pas l'air de vouloir restreindre ses ardeurs ....

-  Non seulement je dégouline mais en plus je me gratte, ça me démange ! Une bestiole m'a piqué la nuit, au bras et à la jambe. Pas un moustique ou alors il était vorace, le bougre. Vue l'enflure rosacée du bras, je penche plutôt pour une araignée (alors, ce n'est pas une piqûre), même si l'on a l'habitude de tout leur mettre sur le dos. Si maintenant même les octopodes se mettent à l'ombre ...

- Hier soir, bonnes moules de Méditerranée avec Frédéric et Jean-Claude. Au retour, vers minuit, le fond de l'air était toujours aussi pesant. Même le square à côté de chez moi était quasiment vide. Ce soir, Mary Poppins ou Les Délices de Tokyo ?

Nid de vipères

J'en suis revenu à mes vieilles amours en achetant un nouveau polar de Camilleri : Nid de vipères. Bien sûr, on y retrouve les traditionnels protagonistes du commissariat de Vigata, cette fois-ci aux prises avec les membres d'une famille pas piquée des vers. On y retrouve les bonnes bouffes de Montalbano, la jalousie maladive de sa compagne, l'humour de Camilleri. Bref, on est comme chez soi, et c'est bon. Mais cette fois-ci, l'auteur pousse un peu plus loin dans le noir, en abordant un sujet plus sensible : l'inceste.
(Andrea Camilleri, Nid de vipères. Ed. Pocket Fleuve noir. Trad. de Serge Quadruppani.)

samedi 29 juin 2019

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

Le Secret du Dr Bougrat

Sous-titre : Marseille-Cayenne-Caracas, l'aventure d'un proscrit.

Chez Phébus libretto, il y a un certain nombre de titres que je ne rate pas si je tombe dessus : ce sont les récits de voyages ou ceux relatant des histoires vraies. C'est le cas de celui-ci : Christian Dedet, à partir d'archives et de documents divers, retrace la vie de Pierre Bougrat, médecin né à Annecy et exerçant à Marseille qui, en 1927, fut condamné à tort au bagne à perpétuité pour le meurtre de l'un de ses patients et ami (l'homme avait en fait succombé à une intolérance médicamenteuse, à un choc anaphylactique). S'étant enfui de Cayenne, à l'issue d'une cavale épique il s'installa au Venezuela  où il devint, en quelque sorte, le médecin des pauvres et où il mourut en 1962 sans avoir réussi à se faire réhabiliter.

Un livre parfois assez mal écrit, à mon goût, mais passionnant d'un bout à l'autre.
(Christian Dedet, Le Secret du Dr Bougrat, Ed. Phébus.)

Et pourquoi pas la peinture ? (59)

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Pas vraiment une peinture mais de la mosaïque : l'une de celles de la Villa romaine de Casale, près de de Piazza Armerina, en Sicile (Province d'Enna). Une villa dont la construction commença au III° ap. J-C.et qui fut occupée jusqu'en 1160 avant d'être la proie des flammes et de disparaître dans un glissement de terrain. Redécouverte en 1812 et fouillée à partir de 1929, elle possède 3500 m2 de mosaïques magnifiques.

J'ai eu la joie de la visiter avec Pierre, il y a très longtemps, mais je n'avais pas apprécié les toits plastifiés qui les protégeaient à l'époque. Je crois que, depuis, on a trouvé quelque chose de mieux. Cette mosaïque-ci me plaît particulièrement, car elle montre que le sport féminin ne date pas d'aujourd'hui et que, dans la vie, il n'y a pas que le foot !

vendredi 28 juin 2019

Saint Irénée

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Aujourd'hui, contrairement à mon habitude, je ne dirai pas "Bonne fête". La Saint Irénée est pour moi un jour particulier. Il y a 14 ans, ce jour-là, Pierre mourait, la veille de la saint Pierre. Quatorze ans, déjà. Je croyais alors ma vie "finie" et puis la vie a repris le dessus. Nous sommes tout de même de sacré bestiaux !
Et toujours cette phrase que je trouve essentielle : La Gloire de Dieu, c'est l'Homme vivant."

Mon village préféré

Des yeux (sans visage) qui se ferment

Suffit de tourner le dos deux minutes et Edith Scob n'est plus là ! Elle est morte avant-hier, à 81 ans. C'est Frédéric qui m'a fait connaître cette actrice à la carrière atypique, que ce soit au cinéma ou au théâtre, en me parlant du film de Georges Franju (1959), son succès le plus connu : Les Yeux sans visage. Elle joue aussi dans La Tête contre les murs, Thérèse Desqueyroux (tous deux du même réalisateur) mais aussi dans La Voie lactée, de Bunuel, L’Été meurtrier, de Jean Becker, ou Les Amants du Pont Neuf, de Leos Carax. Belle filmographie.

Les Yeux sans visage est un film d'horreur (moi, je dirais plutôt noir) où un chirurgien tente d'improbables expériences pour refaçonner le visage de sa fille après un accident de la route dont il est responsable. Aidé de son assistante, il n'hésite pas à enlever des jeunes filles ressemblant à sa fille pour les opérer et ensuite les faire disparaître. Lorsque sa fille découvrira la vérité, elle mettra fin à ces activités meurtrières.
Les comédiens autour d’Édith Scob (la fille) ? Pierre Brasseur (le chirurgien), la divine Alida Valli (l'assistante), Juliette Mayniel, Charles Blavette, Michel Etcheverry, Yvette Etiévant, Marcel Pérès, ..... S'il repasse un jour à la télé, n'hésitez pas !


Frais (enfin, presque) !

Non, Papy Calyste n'a pas séché dans la touffeur lyonnaise de son appartement. On m'avait prévenu (jusqu'à plus soif !) : il fallait boire de l'eau (ça, je n'ai jamais eu de problème, même si j'aime bien le reste) et me mettre au frais. Même la mairie de mon arrondissement m'avait proposé une salle climatisée. Mais, franchement, je me voyais mal jouer à la bataille à longueur de journée et me lamenter en cœur sur ce temps qu'on nous a quand même détraqué ....

Alors j'ai pris ma voiture mardi soir (elle annonçait 36° à l'extérieur), mis la clim. et filer vers les montagnes. Enfin, les collines. Enfin, les abords du lac du Bourget. C'est bien d'avoir des amis accueillants dans ce genre d'endroit. Mais le lac, je ne l'ai même pas vu : il faisait un peu moins chaud qu'à Lyon, mais pas question de longues balades ! Et pas question non plus de baignades : rien que le mot me donne des allergies et puis, il suffisait de cligner des yeux pour être en nage !

Mais je savais que, tout en bas de la maison, coincée entre les caves, m'attendait une chambre aux volets toujours fermés, qui ne sert pratiquement que lorsque je viens, et d'une fraîcheur ! Je ne vous dis que ça ! Nuits magiques, donc, comme dirait Catherine Lara ! La première, j'ai même dû me couvrir vers les trois/quatre heures ...

Les journées ? Je ne peux pas voir un jardin sans aller gratouiller un peu la terre. Le copain fait plein de choses de lui-même mais en ce moment, il a quelques problèmes de genoux (oui, lui aussi). Alors, comme d'habitude, j'ai endossé mon habit d'Attila, celui que je préfère, et, principalement le matin ou en fin d'après-midi, j'ai mené la vie dure aux mauvaises herbes, fleuries ou pas. En voilà qui ne doivent pas trop apprécier de me voir arriver ! Attila était franchement en sueur mais je les ai eues !

Pour varier les plaisirs, après le repas de midi, bonnes siestes au rez-de-chaussée, entre littérature et ronflements et re-littérature et re-ronflements. J'avais prévu : jamais de valise sans au moins deux bouquins. Eux aussi, j'en suis venu à bout.

Mais ce n'est pas tout. En fin de journée, cueillette des griottes et des groseilles que le copain transforma illico en confitures et gelées (les framboises, on les a mangées directement sur pieds). Pour l'occasion, j'ai découvert le dénoyauteur de griottes et l'extracteur de jus de groseilles. ON gagne un temps fou. Quand je pense à ma mère, avec son torchon à presser les fruits, torchon qu'on ne pouvait jamais "ravoir" à la lessive.... Pour finir, on a tendu du grillage pour que la glycine traverse la cour, ce qu'elle fait toute seule, mais de manière un peu anarchique. Bientôt une tonnelle où prendre le frais !

Et puis, comme certain(e)s me font chaque fois baver devant les photos de leurs productions, eh bien, moi aussi j'ai pris des photos de mon (?) jardin savoyard; Voilà, na ! (Et j'ai oublié les oliviers)

Côté potager :

Artichauts savoyards

La serre aux tomates

Les cardons
Asperges
Griottes rescapées
Côté fleurs :
Pas terribles, cette année !


Pieds d'alouette ?





Rentré ce matin. Il fait encore bon, à Lyon ....

mardi 25 juin 2019

Canicule ?

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Les Bretons comprendront !

Et un peu de musique, ça vous dirait ? (250)

(Journée mondiale du vitiligo.)



Allez, un peu de courage ! Il fait trop chaud, oui ! Alors, faites comme Nina : chaque jour, dites "I'm feeling good !". La méthode Coué ? Ben, si ça marche !Et faites attention à votre épiderme !

lundi 24 juin 2019

Des couacs à Orange.

Mercredi dernier, la télévision retransmettait en direct les Musiques en fête depuis le théâtre antique d'Orange, un concert célébrant les 150 ans des Chorégies. Je m'apprêtais à passer une excellente soirée sur mon canapé. Ce ne fut pas toujours le cas !

Si la présentatrice venant de France Musique me sembla tout à fait convenable et bien dans son rôle, en revanche celui de France 3, Cyril Féraud, m'a exaspéré : très à la mode sur les écrans français en ce moment (il présente de nombreuses émissions de jeux), il n'est pourtant pas à sa place dans ce genre de soirées. Ce que je lui reproche ? De parler beaucoup trop fort (il ne doit pas savoir qu'un théâtre antique était conçu pour fournir une très bonne acoustique) et, plus encore, de remercier les ténors et autres divas en les appelant par leur prénom ! J'imagine Callas réagir face à ce freluquet mal élevé !

Ensuite, dans le titre de l'événement, il y a Musiques avec un S. Pas forcément musique classique donc, et pourquoi pas. Mais si la plupart des chanteurs sont bons dans le répertoire lyrique qu'ils connaissent et pratiquent, il n'en va pas toujours de même lorsqu'ils se mettent à la variété (mode lancée entre autres par Nathalie Dessay et Roberto Alagna, ce dernier présent ce soir-là, à mon grand dam !). Nous avons eu droit également à une chorale d'enfants : voix discordantes et théâtralité ridicule. Quant je pense à ce que, au contraire, pouvaient sortir les enfants de notre chorale scolaire !

Heureusement, à côté de ça, il y a eu de très bons moments qui m'ont permis de réentendre quelques tubes du répertoire lyrique : Bizet, Verdi, Bellini, Puccini, Massenet, Donizetti, ....

Une mention spéciale pour la jeune soprano Fabienne Conrad (que je ne connaissais pas) et pour son interprétation  de Casta Diva (Bellini, Norma). Passer après Callas (dont j'ai toujours l'interprétation dans l'oreille) et s'en sortir admirablement bien (en faisant totalement oublier la comparaison), ce n'est pas donné à tout le monde ! De l'émotion à venir, si les petits cochons ne la mangent pas !


Mon côté (bien caché) amateur de sciences

( Journée mondiale des amoureux de l'Alsace. Non, non, ce n'est pas une blague !)

Oui, j'aime beaucoup les ruines romaines ou grecques. Oui, j'aime passionnément les églises gothiques, baroques mais plutôt romanes. Oui, je suis un passionné de littérature, de musique, de peinture, de cinéma. Mais la science (les sciences) ne m'a jamais rebuté pour autant.

Ainsi n'ai-je pas seulement emmené mes élèves sur les gradins du Colisée ou à l'ascension de l'Acropole. En écoutant  tout à l'heure, La Tête au carré, émission scientifique de France Inter en début d'après-midi (qui s'arrête définitivement en fin de semaine, après 13 ans d'antenne, pour laisser la place, à la rentrée à La terre au carré), je me suis souvenu avoir fait connaître aux cinquièmes le CERN (Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire), également appelé Laboratoire européen pour la physique des particules et situé à cheval sur la France et la Suisse (commune de Meyrin pour la Suisse, de Saint-Genis-Pouilly et Ferney-Voltaire pour la France).

Il me semble me souvenir que, vue la jeunesse de mes élèves, nous n'avions pas eu le droit d'entrer sur le site, mais qu'un scientifique était venu nous expliquer la chose sur notre lieu d'hébergement, à Geix. Un monsieur très pro et très pédago car, à l'époque (années 80 ou plutôt 90), j'avais tout compris de ce grand cercle souterrain de 27 kms de circonférence où les particules accélérées entrent en collision. Aujourd'hui, j'avoue que mes connaissances sont devenues un peu plus brumeuses. Et puis la science a connu de telles avancées, particulièrement au cours de cette dernière décennie !

Et lorsque Cornus m'a parlé de ses voyages souterrains à Paris, je l'ai imaginé évoluant dans ce tunnel "surpeuplé" où, heureusement, il a échappé à toutes les collisions ! Sinon, que serait-il devenu ? Un électron, un muon, un tauon, un neutrino, bref un lepton ? (Ne vous extasiez pas sur la dernière phrase : Wiki est très bien documenté !)

dimanche 23 juin 2019

Journées internationales

Internationales ou mondiales, il en existe 509 recensées à ce jour, de la plus sérieuse à la plus frivole voire ridicule. Alors, surtout, ne vous inquiétez pas : je vous tiendrai chaque jour au courant de ce qu'il faut célébrer !

Ainsi, aujourd'hui 23 juin, nous sommes gâtés, avec trois intitulés :
- journée mondiale de veuves
- journée mondiale olympique
- journée mondiale pour la fonction publique

Imaginez un peu la fonctionnaire veuve d'un champion olympique ! Trois cadeaux ! Ça finit par revenir cher !

Humour gaulois ?



Et, pour une (rare) fois, les femmes ne sont pas de la fête....

samedi 22 juin 2019

Un soir d'été

Bon, bien sûr, hier : l'été, la fête de la musique. Mais aussi, à ne pas oublier, le 2236° anniversaire de la bataille du lac Trasimène. Ça ne vous dit rien ? Et si j'ajoute Hannibal, les éléphants, les Alpes, ça revient ?

Le carthaginois surprit les romains en empruntant cet itinéraire pour le moins inattendu pour prendre à revers ses ennemis qui le guettaient plutôt sur les routes du sud. Résultat : une raclée mémorable pour les légions du consul Flaminius. Pour Hannibal, Rome était à portée de main mais, n'ayant pas d'appareil de siège, il préféra attendre et perdit finalement la deuxième guerre punique en Tunisie actuelle, à Zama. Mais ce jour-là, il avait tout de même fait 10 000 prisonniers romains et sur 40 000 hommes, seuls 6000 échappèrent au massacre.

Célébrer un massacre, quel qu'il soit,  n'est pas trop dans mes habitudes. Mais je dois avouer que j'ai toujours penché pour les carthaginois qui avaient le malheur d'être la deuxième puissance du monde méditerranéen à l'époque.

Et puis je me souviens : Pérouse, 1981, la rencontre d'un bel italien, ancien mannequin puis professeur de lettres classiques, comme moi. Nos rendez-vous devant l'église San Angelo (V°-VI°) sur les hauteurs de la ville, les nuits d'été, plus fraîches que les journées de l'Ombrie, la tendresse de l'air et les cyprès, au loin les lumières d'Assise. Le bonheur à l'état pur. J'étais jeune, il était jeune, nous nous convenions à merveille.

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 Un soir, il se fit mystérieux :
- Monte dans ma voiture, je t'emmène.
- Mais où allons-nous ?
- C'est une surprise.

Nous descendons de la vieille ville haute. En bas, les zones industrielles, aussi laides de nuit que de jour, plus inquiétantes encore peut-être. Le voyage se poursuit. Une appréhension m'envahit : je le connais peu finalement. Puis-je avoir confiance en lui ? Il ne dit toujours rien mais pose la main sur mon genou et m'embrasse parfois dans le cou. Comment résister ?

La réponse à mes questions, je l'ai en descendant de voiture : devant moi, Castiglione del lago et le lac Trasimène ! Quoi d'étonnant pour deux professeurs de latin ? Une terrasse au bord de l'eau, une birra alla spina. Nous nous tenons tranquilles (nous nous rattraperons sur la route du retour). Alors, maintenant, lorsque j'entends Trasimène, ce n'est pas le fracas des armes que j'ai dans l'oreille mais le clapotis des eaux contre le bord et l'éblouissement des mots tendres prononcés en italien.

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Lorsque j'ai dû rentré en France, la dernière fois que je l'ai vu, il m'a offert un disque : Malinconia. Ce que j'écris aujourd'hui prouve qu'il avait choisi le bon titre....

Réponses musicales

- Pourquoi les autrichiens n'aiment-ils pas Liszt ?
Parce qu'ils le trouvent trop austère, Liszt !

- Pourquoi Gounod et Verdi ne s'entendaient-ils pas ?
Parce que, pendant que l'un lavait Maria, l'autre ôtait l'eau !

- Qu'était un quatuor en URSS ?
Un orchestre symphonique au retour d'une tournée à l'ouest !

Et vous avez échappé à : Qu'est-ce qu'une covitch ? (Une chaussure, parce qu'on dit : chausse ta covitch !)

vendredi 21 juin 2019

Questions musique

Aujourd'hui, c'est à la fois l'arrivée de l'été et la fête de la musique. Alors, voici deux ou trois questions destinées à mes amis mélomanes :

- Pourquoi les autrichiens n'aiment-ils pas Liszt ?

- Pourquoi Gounod et Verdi ne s'entendaient-ils pas ?

- Qu'était un quatuor en URSS ?

Et pourquoi pas la peinture ? (58)

Un chiffre avec les cheveux rouges, crocs, et un frow terré commande les quatre animaux conduisant le quadrige
Sarteano (Toscane), Nécropole delle Pianacce. Tombe dite du quadrige infernal. (VI° av. J-C.)
Les Étrusques auraient-ils inventé la bande dessinée et son trait stylisé ?

jeudi 20 juin 2019

Biffures

Comme un dinosaure que je suis, je me sers encore d'un carnet d'adresses (et numéros de téléphone) papier. Je l'ai ouvert l'autre jour. Beaucoup de noms étaient déjà rayés : ceux de mes amis morts, ceux des membres de ma famille enterrés, ceux qui avaient déménagé ou changé de téléphone.

J'ai voulu continuer le tri. J'ai rayé 56 noms, des morts récents mais surtout des gens que je ne vois plus ou qui ne donnent jamais de nouvelles malgré des efforts réitérés de ma part. Je crois bien que, maintenant, le carnet comporte plus de biffures que d'individus sauvés du naufrage. Ainsi va la vie, même avec des gens auxquels on tenait beaucoup.

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

mercredi 19 juin 2019

Vous désirez, monsieur ?

Il travaille dans un bar-restauration à 100 mètres de mon dentiste. Plusieurs fois, je suis passé le voir : jamais là. Nous n'avons pas les mêmes horaires. Aujourd'hui, je suis arrivé très en avance et j'ai cru l'apercevoir derrière le zinc mais il faisait un peu sombre à l'intérieur.

J'ai laissé passer deux clients devant moi, histoire d'avoir le temps pour l'observer, et je suis entré. C'était bien lui, pas vu depuis des années et forcément un peu changé : un peu plus blond-roux que dans mon souvenir, plus mûr physiquement aussi, et surtout une belle barbe que, forcément, il n'avait pas avant, mon ancien élève, fils de l'un de mes collègues et ami. Tout en prenant la commande des deux clients, il me dit bonjour , comme à tous ceux qui entrent. Mon tour venu, il me demande ce que je désire avant de se jeter dan mes bras : il ne m'avait pas reconnu ! J'ai donc tellement vieilli ? Non, il ne m'avait jamais vu avec la moustache, ce qui date d'au moins dix ans notre dernière rencontre.

Un peu déçu, papy, mais la déception ne dure pas. Toujours aussi amical, toujours tant de tendresse retenue tant bien que mal. Il écrit maintenant, des polars "déjantés"(c'est son mot) et habite à à peine dix minutes de chez moi. On tâchera de ne pas attendre aussi longtemps pour se revoir.

En partant, je le revoyais à neuf-dix ans à la campagne, tout fier de nous montrer son zizi en début de croissance. Mais ça, je ne le lui ai pas rappelé.

Bonne fête

 Bouquet de pivoines

Le 19 juin, c'est la saint Romuald, tout le monde le sait. Mais quelle honte d'oublier tous les autres, qui n'apparaissent plus sur les calendriers.

Pour réparer cette injustice, pensons tous à souhaiter une bonne fête aux Thaddée, Barlaam, Déodat, Gaudence, Hildegrin, Odon, Paissios, Ursicin, Zocime, Je compte sur vous ! Enfin, si vous en connaissez !