lundi 2 février 2009

Matière grise.

On a parfois l'impression d'avoir mis un pied dans la science-fiction sans s'en être rendu compte, sans l'avoir voulu.

Ainsi, l'autre jour, j'ai expliqué le fait d'avoir rêvé à mon vieux professeur de lettres du lycée par une photo que j'avais vue, quelques jours plus tôt, sur le site de Copains d'avant. Hier, j'ai voulu retrouver mon maître, assis au milieu de plusieurs rangées d'enfants sagement disposés pour le cliché. J'ai eu beau cliquer sur chacun de ceux qui sont présentés, il n'y est pas, ni sa canne, ni ses mains de lutteur, ni sa jambe atrophiée! Pourtant je suis quasiment certain de l'avoir vu!

Alors? J'avais bu? Improbable! Ils ont supprimé la photo? Impossible: j'ai reçu la série par mail. Je ne vois qu'une seule explication qui tienne la route: j'ai rêvé à cette photographie de classe. Elle n'a peut-être jamais existé. C'est mon cerveau endormi qui l'a inventée et qui a trouvé ensuite l'explication de la deuxième partie du rêve, celle avec les femmes. Ça donne un peu le vertige, toutes ces ruses de la matière grise pour nous leurrer, nous qui ne savons en utiliser qu'une part bien ridicule.

5 commentaires:

JaHoVil a dit…

Un instant, j'ai cru que tu parlais de tes cheveux.
Bises, J.

Calyste a dit…

Il y a longtemps que je ne t'ai pas appelé Ducon? Rappelle-moi vite de combler cet oubli!
Bises, R.

Anonyme a dit…

Ah ah ah !
Non, sans rire... quelle inquiétante étrangeté...

Anonyme a dit…

@ JaHoVil : je ne savais pas qu'il fallait "cliquer" pour retrouver sa moumoute quand on la perd ! Là on est vraiment dans la science-fiction...
;-)

Calyste a dit…

J'en connais un qui va mal finir, Lolo!
Merci, Christophe. Toi, au moins, tu es une âme sensible!