Mais ce soir, c'est le pompon. L'inconnu avait tapé: "italiennes nues", pensant sans doute se rincer l'œil, et a abouti à une des photos que j'avais prises à Eymoutiers en Haute-Vienne, au cours de l'été dernier, derrière la Cathédrale Saint-Étienne: une vieille maison en ruines ou presque dont les murs ne faisaient plus qu'apparaître une sorte de treillis de bois. Lubricité bien mal payée car nue, elle l'est certes, mais italienne, je ne crois pas!
samedi 9 avril 2011
Demandez, vous n'aurez pas!
Ce n'est pas la première fois que ça arrive. Sur mon "mouchard", je vois parfois passer des recherches de photos avec telle ou telle clé sur Google. Par curiosité, je vais quelquefois vérifier de laquelle de mes photos il s'agit. La plupart du temps, c'est assez farfelu. Je n'ai jamais compris comment, en tapant un mot, on pouvait se retrouver devant un cliché qui n'a absolument rien à voir! Celui qui a entrepris la recherche doit être ravi!
Mais ce soir, c'est le pompon. L'inconnu avait tapé: "italiennes nues", pensant sans doute se rincer l'œil, et a abouti à une des photos que j'avais prises à Eymoutiers en Haute-Vienne, au cours de l'été dernier, derrière la Cathédrale Saint-Étienne: une vieille maison en ruines ou presque dont les murs ne faisaient plus qu'apparaître une sorte de treillis de bois. Lubricité bien mal payée car nue, elle l'est certes, mais italienne, je ne crois pas!
Mais ce soir, c'est le pompon. L'inconnu avait tapé: "italiennes nues", pensant sans doute se rincer l'œil, et a abouti à une des photos que j'avais prises à Eymoutiers en Haute-Vienne, au cours de l'été dernier, derrière la Cathédrale Saint-Étienne: une vieille maison en ruines ou presque dont les murs ne faisaient plus qu'apparaître une sorte de treillis de bois. Lubricité bien mal payée car nue, elle l'est certes, mais italienne, je ne crois pas!
Oral
Un oral avec des cinquièmes, ça n'était pas gagné au départ. Surtout qu'il fallait qu'ils se mettent dans la peau d'un guide du Musée des Missions africaines et qu'ils présentent aux autres un objet précis dans une vitrine donnée: soit bracelet de cheville, soit tambour anthropomorphe, soit plateau divinatoire, masque de mendiant ou de justice, porte de grenier sculptée, etc.
Certains n'ont pas fait grand chose, bien sûr. Mais d'autres avaient préparé leur intervention avec soin, allant même jusqu'à approfondir par des recherches personnelles les notes qu'ils avaient prises lors de la visite commune. Nous avons eu droit aux tics de langage habituels: les "heu" ponctuant les phrases, les "bin" les commençant, mais qui, même parmi les adultes, est capable de parler cinq minutes sans les employer?
Certains lisaient leur papier, d'autres au contraire s'en détachaient volontairement, au risque de se trouver courts à un moment ou à un autre. Quelques-uns, les plus timides, se lançaient dans l'expérience comme on se jette dans une piscine sans savoir nager et ce sont ceux-là qui m'ont le plus touché. J'imaginais l'effort consenti, la force de la violence qu'ils s'imposaient pendant leur présentation. Je la comprenais bien: je suis un ancien timide.
Bon binôme avec une jeune professeur d'histoire/géographie qui, bien que quasi débutante, a, elle aussi, parfaitement joué le jeu. Trois heures à voir défiler ces pré adolescents ne sachant bien souvent que faire de leur corps, bras trop longs, jambes en perpétuel mouvement, sueur dans le cou et sur le front, mains que l'on ne sait où positionner. C'en était presque drôle par moment.
Pour ma part, j'étais un peu réservé à priori sur le résultat de l'expérience. Mais il faut bien un jour ou l'autre leur apprendre à intervenir en public et j'avoue qu'ils s'en sont plutôt bien sortis dans l'ensemble. Un seule sur environ soixante-dix a récité des phrases visiblement copiées sur Internet et n'a pas pu répondre à mes questions perfides quand je lui ai demandé de m'expliquer avec des mots simples, des mots de son âge, ce qu'elle venait de dire.
Alors, pour moi, expérience réussie.
Certains n'ont pas fait grand chose, bien sûr. Mais d'autres avaient préparé leur intervention avec soin, allant même jusqu'à approfondir par des recherches personnelles les notes qu'ils avaient prises lors de la visite commune. Nous avons eu droit aux tics de langage habituels: les "heu" ponctuant les phrases, les "bin" les commençant, mais qui, même parmi les adultes, est capable de parler cinq minutes sans les employer?
Certains lisaient leur papier, d'autres au contraire s'en détachaient volontairement, au risque de se trouver courts à un moment ou à un autre. Quelques-uns, les plus timides, se lançaient dans l'expérience comme on se jette dans une piscine sans savoir nager et ce sont ceux-là qui m'ont le plus touché. J'imaginais l'effort consenti, la force de la violence qu'ils s'imposaient pendant leur présentation. Je la comprenais bien: je suis un ancien timide.
Bon binôme avec une jeune professeur d'histoire/géographie qui, bien que quasi débutante, a, elle aussi, parfaitement joué le jeu. Trois heures à voir défiler ces pré adolescents ne sachant bien souvent que faire de leur corps, bras trop longs, jambes en perpétuel mouvement, sueur dans le cou et sur le front, mains que l'on ne sait où positionner. C'en était presque drôle par moment.
Pour ma part, j'étais un peu réservé à priori sur le résultat de l'expérience. Mais il faut bien un jour ou l'autre leur apprendre à intervenir en public et j'avoue qu'ils s'en sont plutôt bien sortis dans l'ensemble. Un seule sur environ soixante-dix a récité des phrases visiblement copiées sur Internet et n'a pas pu répondre à mes questions perfides quand je lui ai demandé de m'expliquer avec des mots simples, des mots de son âge, ce qu'elle venait de dire.
Alors, pour moi, expérience réussie.
jeudi 7 avril 2011
Simple comme bonheur
Elle ne vivait plus que dans les livres. Elle ne les lisait pas, elle se plongeait dedans. Son travail, ses amis, elle les délaissait souvent, n'assurant que le strict nécessaire pour ne pas vivre tout à fait en ermite, pas encore. Même les repas, celui du soir surtout, étaient rapidement expédiés: une tranche de jambon et quelques légumes cuits à la vapeur mangés au coin de la table du salon en regardant les informations sur le monde qu'elles trouvaient trop déprimantes pour s'apitoyer.
Elle était devenue chasseur de coquilles. D'abord une ou deux, décelées au cours de ses lectures, à l'époque où l'intrigue l'intéressait encore. Mais en ces temps reculés, il existait de bons correcteurs sans doute car les fautes étaient rares. Elle ne les voyait peut-être pas toutes, emportée par son élan et ne lisant, à son habitude, que le début des mots pour avancer plus vite, ce qui lui avait valu de sérieux déboires avec les romans russes en particulier où il est si difficile de retenir les noms des personnages. Les frères Karamazov, par exemple, elle ne l'avait jamais terminé, perdu dans les patronymes, les surnoms et les diminutifs.
Maintenant, il était fréquent qu'elle en rencontre plusieurs dans le même ouvrage, sans compter les fautes d'orthographe qui l'exaspéraient bien davantage parce qu'elle n'avaient pas, elles, le mérite d'être drôles. Alors, petit à petit, elle s'était prise au jeu et n'avait de cesse de les traquer au fil des pages, en oubliant le reste, personnages, style, intrigues et atmosphère.
Chaque soir, elle s'enfermait dans son bureau et se mettait au travail, sérieusement, comme si le devenir du monde en dépendait. Il se passait parfois de longues heures sans qu'elle ne découvre une de ces pépites. Certains jours, elle perdait espoir et regagnait son lit bredouille. Elle avait cependant acquis un certain savoir-faire dans sa chasse aux mots déformés. Elle avait même repéré les éditions qui en contenaient le plus et n'achetait plus ses livres qu'en fonction de cela. Son budget s'en ressentait mais elle ne pouvait plus se passer de cette activité nocturne.
D'autres jours, c'était Byzance: plusieurs erreurs de suite, comme si le correcteur avait un instant relâché son attention. Elle les notait alors fébrilement sur un petit cahier bleu qu'elle réservait à cet usage, avec le titre de l'ouvrage et le numéro de la page. Elle avait, une seule fois, écrit à l'éditeur pour lui signaler aimablement la coquille mais n'avait jamais reçu de réponse. Sans doute s'en moquait-il, une fois le livre en magasin. Alors, elle avait cessé et n'avait fait de sa recherche qu'une occupation intime, à elle seule destinée, pour elle seule objet de joie et de contentement.
Un soir, elle avait beaucoup ri. Dans un commentaire sur un passage de Robinson Crusoé, elle avait lu que Vendredi était très reconnaissant à Robinson de l'avoir sauté. Le docte commentateur avait voulu écrire "sauvé", mais que c'était drôle ainsi! Ce qui l'avait fait rire, c'était d'évoquer la scène, l'homme civilisé et le sauvage en train de ferrailler sous les palmiers de l'île du Pacifique, dans la moiteur des tropiques. Une simple lettre transformée qui valait à elle seule tout un roman.
Souvent, les erreurs qu'elle rencontrait n'avait pas la qualité de celle-ci mais il aurait été difficile de la décourager. Elle épluchait même les revues et les magazines. Lorsque sa boîte à lettres débordait de publicités, elle ne les jetait jamais, comme ses voisins, dans la poubelle à prospectus. Elles finissaient sur son bureau, s'empilant dans l'attente d'être décortiquées et il était bien rare qu'elle n'en extraie pas une moisson de trouvailles.
Le bonheur est si simple, parfois.
(Texte inspiré par une page de La Marche de Mina, de Yoko Ogawa. Ed Babel)
Elle était devenue chasseur de coquilles. D'abord une ou deux, décelées au cours de ses lectures, à l'époque où l'intrigue l'intéressait encore. Mais en ces temps reculés, il existait de bons correcteurs sans doute car les fautes étaient rares. Elle ne les voyait peut-être pas toutes, emportée par son élan et ne lisant, à son habitude, que le début des mots pour avancer plus vite, ce qui lui avait valu de sérieux déboires avec les romans russes en particulier où il est si difficile de retenir les noms des personnages. Les frères Karamazov, par exemple, elle ne l'avait jamais terminé, perdu dans les patronymes, les surnoms et les diminutifs.
Maintenant, il était fréquent qu'elle en rencontre plusieurs dans le même ouvrage, sans compter les fautes d'orthographe qui l'exaspéraient bien davantage parce qu'elle n'avaient pas, elles, le mérite d'être drôles. Alors, petit à petit, elle s'était prise au jeu et n'avait de cesse de les traquer au fil des pages, en oubliant le reste, personnages, style, intrigues et atmosphère.
Chaque soir, elle s'enfermait dans son bureau et se mettait au travail, sérieusement, comme si le devenir du monde en dépendait. Il se passait parfois de longues heures sans qu'elle ne découvre une de ces pépites. Certains jours, elle perdait espoir et regagnait son lit bredouille. Elle avait cependant acquis un certain savoir-faire dans sa chasse aux mots déformés. Elle avait même repéré les éditions qui en contenaient le plus et n'achetait plus ses livres qu'en fonction de cela. Son budget s'en ressentait mais elle ne pouvait plus se passer de cette activité nocturne.
D'autres jours, c'était Byzance: plusieurs erreurs de suite, comme si le correcteur avait un instant relâché son attention. Elle les notait alors fébrilement sur un petit cahier bleu qu'elle réservait à cet usage, avec le titre de l'ouvrage et le numéro de la page. Elle avait, une seule fois, écrit à l'éditeur pour lui signaler aimablement la coquille mais n'avait jamais reçu de réponse. Sans doute s'en moquait-il, une fois le livre en magasin. Alors, elle avait cessé et n'avait fait de sa recherche qu'une occupation intime, à elle seule destinée, pour elle seule objet de joie et de contentement.
Un soir, elle avait beaucoup ri. Dans un commentaire sur un passage de Robinson Crusoé, elle avait lu que Vendredi était très reconnaissant à Robinson de l'avoir sauté. Le docte commentateur avait voulu écrire "sauvé", mais que c'était drôle ainsi! Ce qui l'avait fait rire, c'était d'évoquer la scène, l'homme civilisé et le sauvage en train de ferrailler sous les palmiers de l'île du Pacifique, dans la moiteur des tropiques. Une simple lettre transformée qui valait à elle seule tout un roman.
Souvent, les erreurs qu'elle rencontrait n'avait pas la qualité de celle-ci mais il aurait été difficile de la décourager. Elle épluchait même les revues et les magazines. Lorsque sa boîte à lettres débordait de publicités, elle ne les jetait jamais, comme ses voisins, dans la poubelle à prospectus. Elles finissaient sur son bureau, s'empilant dans l'attente d'être décortiquées et il était bien rare qu'elle n'en extraie pas une moisson de trouvailles.
Le bonheur est si simple, parfois.
(Texte inspiré par une page de La Marche de Mina, de Yoko Ogawa. Ed Babel)
mercredi 6 avril 2011
C'est à vous, Messieurs! (17): Claude Véga
Non, ce n'est pas un grand acteur, pas même un grand second rôle. A peine quelques titres de films à son actif, qui, pour la plupart, n'ont pas beaucoup laissé de traces (sauf, bien sûr, en 1969, le Domicile conjugal de Truffaut, réalisateur qui fut d'ailleurs son condisciple dans de courtes études commerciales).
Mais ce qu'il a pu me faire dans ses imitations lorsque j'étais enfant! Il a aujourd'hui 81 ans et, Monsieur de La Palisse en eût dit tout autant, est donc encore en vie, malgré ce que beaucoup croient.
Dans cette vidéo, Claude Véga parodie Denise Glaser interviewant Jacqueline Maillan.
Mais ce qu'il a pu me faire dans ses imitations lorsque j'étais enfant! Il a aujourd'hui 81 ans et, Monsieur de La Palisse en eût dit tout autant, est donc encore en vie, malgré ce que beaucoup croient.
Dans cette vidéo, Claude Véga parodie Denise Glaser interviewant Jacqueline Maillan.
Devant le parc
L'hiver, c'est déjà difficile: longer ce salon où elles sont toutes, les unes dormant, à moitié affaissées sur de vieux divans qui ont connu de meilleurs jours, les autres regardant le sol à la recherche de leurs rêves. Je les salue et passe vite, pour rejoindre ma mère ou l'enlever à leur compagnie morbide. J'entends dans mon dos leur réponse décalée, le temps de lever la tête pour celles qui sont encore un peu conscientes. Je les reconnais toutes à la voix, maintenant: Janine, la forte en gueule, qui peut être drôle lorsqu'elle ne va pas trop mal; Yvette, qui aimait les aider autrefois mais qui se laisse peu à peu envahir par la tristesse; Michelle, l'ancienne professeur d'allemand aux petits pas glissés dans ses bottines fourrées; Mercedes et son fort accent espagnol; Jacqueline, toujours prête à verser une larme et à geindre comme une enfant... Toutes, même celles qui ne répondent jamais.
Mais quand reviennent les beaux jours, c'est encore pire. Sorties du cocon de ce vieux salon, elles n'existent plus collectivement. Dehors, sous le préau à l'entrée du parc, elles sont seules, une par une, étrange galerie de fin de vie qui contredit les couleurs pastel des arbres mettant leurs feuilles. Certaines lisent, aussi pâles que les pages de leur roman. D'autres fument, le regard parfois perdu sur la cendre de leur cigarette qui se consume lentement jusqu'à tomber sur leur giron. Tout à l'heure, une plus jeune, du service voisin, montrait une belle robe d'enfant qu'elle avait faite ou achetée pour son mariage. Un instant m'est passée par l'esprit l'idée sinistre que ce mariage n'aurait jamais lieu et qu'elle resterait là à jamais, à contempler la jolie robe blanche.
Lorsque je ressors enfin de cette clinique, que je retrouve le bruit de la rue et les gens qui marchent sur les trottoirs, j'avale goulûment l'air qui m'entoure, comme si l'on venait de me libérer d'une prison où j'aurais trop longtemps séjourné. Et pourtant, tout en fuyant, j'envie parfois leur vie réglée, assistée, sans surprise, où ne serait besoin que de se laisser porter si la bête qui leur ronge le cerveau n'était pas là.
Mais quand reviennent les beaux jours, c'est encore pire. Sorties du cocon de ce vieux salon, elles n'existent plus collectivement. Dehors, sous le préau à l'entrée du parc, elles sont seules, une par une, étrange galerie de fin de vie qui contredit les couleurs pastel des arbres mettant leurs feuilles. Certaines lisent, aussi pâles que les pages de leur roman. D'autres fument, le regard parfois perdu sur la cendre de leur cigarette qui se consume lentement jusqu'à tomber sur leur giron. Tout à l'heure, une plus jeune, du service voisin, montrait une belle robe d'enfant qu'elle avait faite ou achetée pour son mariage. Un instant m'est passée par l'esprit l'idée sinistre que ce mariage n'aurait jamais lieu et qu'elle resterait là à jamais, à contempler la jolie robe blanche.
Lorsque je ressors enfin de cette clinique, que je retrouve le bruit de la rue et les gens qui marchent sur les trottoirs, j'avale goulûment l'air qui m'entoure, comme si l'on venait de me libérer d'une prison où j'aurais trop longtemps séjourné. Et pourtant, tout en fuyant, j'envie parfois leur vie réglée, assistée, sans surprise, où ne serait besoin que de se laisser porter si la bête qui leur ronge le cerveau n'était pas là.
mardi 5 avril 2011
Momentini
- Acheté le papier peint pour les halls et le couloir: jaune. Ça mettra un peu de lumière, surtout dans l'étroit (et haut) boyau qui relie les deux parties de l'appartement.
- La glycine que j'ai planté il y a trois ans sur mon balcon et qui, jusque là, était resté stérile, semble vouloir donner des fleurs cette année: cinq sont en gestation. Plus qu'à attendre un peu.
- Je ne supporte plus les réunions inutiles au travail. La dernière en date, la semaine dernière, je l'ai quittée avant la fin. Tout semblait y être déjà décidé. Alors à quoi bon perdre son temps? Et j'ai toujours beaucoup de mal à supporter une collègue qui emploie le "nous" alors que je ne suis pas d'accord avec elle. C'est après le lui avoir dit que j'ai quitté la salle. Il y a parfois chez les enseignants une dose de suffisance....
- Aperçu tout à l'heure, au beau soleil de fin d'après-midi, le parc de la clinique de ma mère. Ai pensé à mon père qui s'en occupait autrefois. Je me rends compte que je pense peu à lui. Voir ce parc vide m'a ému. Il me semblait plus fleuri à l'époque.
- La glycine que j'ai planté il y a trois ans sur mon balcon et qui, jusque là, était resté stérile, semble vouloir donner des fleurs cette année: cinq sont en gestation. Plus qu'à attendre un peu.
- Je ne supporte plus les réunions inutiles au travail. La dernière en date, la semaine dernière, je l'ai quittée avant la fin. Tout semblait y être déjà décidé. Alors à quoi bon perdre son temps? Et j'ai toujours beaucoup de mal à supporter une collègue qui emploie le "nous" alors que je ne suis pas d'accord avec elle. C'est après le lui avoir dit que j'ai quitté la salle. Il y a parfois chez les enseignants une dose de suffisance....
- Aperçu tout à l'heure, au beau soleil de fin d'après-midi, le parc de la clinique de ma mère. Ai pensé à mon père qui s'en occupait autrefois. Je me rends compte que je pense peu à lui. Voir ce parc vide m'a ému. Il me semblait plus fleuri à l'époque.
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