A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une
phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez
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vendredi 9 novembre 2018
En lisant Tourgueniev
Sans exagération, je crois pouvoir dire que c'est un des plus beaux romans que j'aie lus depuis longtemps. Trevor aurait pu reprendre le titre de Maupassant : Une Vie. L'histoire d'une femme de milieu modeste et campagnard qui épouse un commerçant aisé (et ses deux sœurs revêches par la même occasion), qui aurait pu tout avoir pour être heureuse et ne le sera jamais. Difficile d'en dire davantage sans gâcher le plaisir du futur lecteur éventuel.
Tout est dit simplement, pas de pathos, pas de lamentations, juste la vie qui passe et ne se dirige pas du bon côté. Une histoire simple et bouleversante. Quant à Tourgueniev....
(William Trevor, En lisant Tourgueniev. Ed. Phébus libretto. Trad. de Cyril Veken.)
Tout est dit simplement, pas de pathos, pas de lamentations, juste la vie qui passe et ne se dirige pas du bon côté. Une histoire simple et bouleversante. Quant à Tourgueniev....
(William Trevor, En lisant Tourgueniev. Ed. Phébus libretto. Trad. de Cyril Veken.)
jeudi 8 novembre 2018
Momentini
- Les travaux ont recommencé chez ma sœur. Heureusement, les grands pans de vieux crépis sont partis comme de rien. Ça progresse bien. Mes courbatures aussi...
- Je n'ai jamais laissé mes plantes aussi longtemps dehors, sur le balcon. Mais les nuits commencent à être fraîches. Allez, encore une semaine. Les vieux chrysanthèmes de l'an dernier, récupérés avant l'hiver, sont en train de fleurir.
- Mon problème de dégâts des eaux n'est toujours pas réglé, depuis juin. Le plombier est venu et a bien constaté que la voisine de l'immeuble d'à côté est bien fautive. Il n'a jamais envoyé son constat à l'assurance qui me dit maintenant que le processus suivi n'était pas le bon. C'est pourtant eux qui me l'ont indiqué ! Une véritable usine à gaz. Mais je suis tenace !
- Je ne renouvellerai pas l'expérience de lire deux livres à la fois. Stevenson est un peu en rade en ce moment, puisque je n'ai plus le temps de faire de sieste.
- Je n'ai jamais laissé mes plantes aussi longtemps dehors, sur le balcon. Mais les nuits commencent à être fraîches. Allez, encore une semaine. Les vieux chrysanthèmes de l'an dernier, récupérés avant l'hiver, sont en train de fleurir.
- Mon problème de dégâts des eaux n'est toujours pas réglé, depuis juin. Le plombier est venu et a bien constaté que la voisine de l'immeuble d'à côté est bien fautive. Il n'a jamais envoyé son constat à l'assurance qui me dit maintenant que le processus suivi n'était pas le bon. C'est pourtant eux qui me l'ont indiqué ! Une véritable usine à gaz. Mais je suis tenace !
- Je ne renouvellerai pas l'expérience de lire deux livres à la fois. Stevenson est un peu en rade en ce moment, puisque je n'ai plus le temps de faire de sieste.
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mercredi 7 novembre 2018
Musique et cinéma
J'avais oublié toutes ces musiques (Bach, Mozart, Prokofiev, messe congolaise, spirituals...) qui viennent et disparaissent dans le film de Pier Paolo Pasolini, L’évangile selon saint Matthieu (1964), et dont la première sélection avait été opérée par Elsa Morante.
Mais je n'ai jamais oublié tous les visages, d'une beauté profondément humaine et émouvante des personnages, tous acteurs non professionnels. Ni le visage extraordinaire de Enrique Irazoqui, le Christ. Comme j'aimerais revoir ce film.
mardi 6 novembre 2018
Ce n'est pas pour les enfants.
Hier soir, j'ai vu pour la première fois le film La Chambre des officiers, de François Dupeyron (2001) relatant le long calvaire d'un jeune soldat défiguré lors de la guerre de 14-18, un de ceux que l'on a appelés les gueules cassées. Film magnifique, très émouvant et finalement optimiste même si certaines scènes ultimes sont épouvantables.
Imaginons qu'un soldat, gueule cassée, de cette guerre ait eu vingt ans en 1918, ce qui ne devait pas être rare. Il était donc né en 1898 et avait seulement 54 ans à ma naissance. Rajoutons dix ans pour me laisser le temps d'appréhender vraiment le monde qui m'entourait. La gueule cassée avait alors 64 ans. Or je n'ai aucun souvenir d'en avoir vu un seul. Étaient-ils tous morts prématurément ? Prenait-on grand soin de les cacher, surtout aux yeux des enfants ? Je penche plutôt pour la seconde hypothèse : alors qu'elle battait son plein quand j'étais enfant, je n'ai jamais entendu parler de la guerre d'Algérie. Le vert paradis de l'enfance était-il donc à ce point protégé ?
Imaginons qu'un soldat, gueule cassée, de cette guerre ait eu vingt ans en 1918, ce qui ne devait pas être rare. Il était donc né en 1898 et avait seulement 54 ans à ma naissance. Rajoutons dix ans pour me laisser le temps d'appréhender vraiment le monde qui m'entourait. La gueule cassée avait alors 64 ans. Or je n'ai aucun souvenir d'en avoir vu un seul. Étaient-ils tous morts prématurément ? Prenait-on grand soin de les cacher, surtout aux yeux des enfants ? Je penche plutôt pour la seconde hypothèse : alors qu'elle battait son plein quand j'étais enfant, je n'ai jamais entendu parler de la guerre d'Algérie. Le vert paradis de l'enfance était-il donc à ce point protégé ?
Préhistoire ?
Une petite merveille découverte par hasard. Merci, Juliette. Écoutez bien les paroles....
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