Querelle citait dans son blog, à la date du 19/11/07, un extrait de L'Enfant des Limbes, de Jean-Bertrand Pontalis, philosophe, psychanalyste et écrivain français né en 1924. Extrait concernant la mémoire. Cette citation m'a tellement plu que je me permets de la reproduire presque telle quelle ici:
"...ma mémoire n'est pas un dossier bien classé et (...) ses défaillances laissent le champ libre à une autre mémoire et celle-là opère des rapprochements inattendus. (...) des visages multiples se recomposent en un seul qui emprunte des traits à chacun d'eux; des histoires s'entremêlent, des émotions apparemment opposées- angoisse et jubilation- gagnent en s'unissant une particulière intensité (...). Une mémoire qui s'apparente à la fiction (...), qui est proche du rêve, une mémoire qui, ne fixant rien, aurait la mobilité des nuages et qui, ennemie du flou, aurait la précision d'une planche d'architecture. Une mémoire où se conjuguent le figuratif et l'abstrait."
L'Enfant des Limbes, de J-B. Pontalis, Gallimard 1998.
Je crois que cela traduit bien ce que j'ai plusieurs fois voulu dire en parlant d'impressionnisme dans mon fonctionnement d'affect. Le souvenir en tant qu'image est précis, figuratif, presque hyperréaliste, son espace et son temps sont totalement flous, voire inexacts.
J'ai parlé de mon premier souvenir avec Yvon: la mort d'un de nos voisins et la remarque d'Yvon à ce moment-là. J'ai situé ce souvenir vers nos 4 ou 5 ans. Aujourd'hui, après réflexion, je pense que nous devions plutôt avoir autour de 8 ou 9 ans. Mais je sais absolument l'endroit où nous nous trouvions, la pierre de seuil sur laquelle nous étions assis, le temps qu'il faisait.
Autre exemple. J'ai un jour évoqué devant Pierre une image qui revenait souvent dans mes pensées, et que je trouvais particulièrement belle et agréable: je voyais une longue route inondée de soleil, marquée de loin en loin par l'ombre rare d'un grand arbre desséché, un espace où des voitures étaient garées dans la poussière de la terre pulvérulente, une auberge dont l'immense salle à manger réconfortait par sa relative fraîcheur, et la surprise de découvrir, pendue à une poutre du plafond bas, une cage à oiseaux occupée par un magnifique perroquet. J'étais presque sûr d'avoir vécu ce souvenir, de ne pas l'avoir rêvé ou fabriqué de toutes pièces. Mais où et quand l'avais-je vécu? Pierre répondit immédiatement à ces deux questions (Sicile, au cours d'un de nos voyages des années 70 ou 80, à nouveau je ne me souviens plus) . Comme d'habitude, j'avais l'image, il avait les coordonnées.
Cette conception de Pontalis transposée de la mémoire à l'écriture (autobiographie ou carnet intime) ouvre des pistes intéressantes et relance le débat de la sincérité (cher Rousseau!), ou plutôt le déplace totalement puisque cette mémoire qui aurait "la mobilité des nuages" et " la précision d'une planche d'architecture" est bel et bien sincère.
Mais alors, me rétorquera-t-on, comment puis-je nous voir, Yvon et moi assis sur la pierre de ce seuil et présenter cette image comme un souvenir "réel" alors que je n'ai jamais pu "voir" cette scène, en étant moi-même un des protagonistes et mes yeux ne pouvant en percevoir qu'une partie, c'est-à-dire uniquement ce qui se trouvait devant eux? Il s'agit donc d'un souvenir à la fois réel et fabriqué, où se mêlent, s'interpénètrent réalité et fiction.
Je crois que c'est justement ce qui me plaît dans les blogs, le type de blogs en tous cas que je lis: la "confession" ( j'emprunte le mot à Rousseau, encore) est réalité (du moins on peut le supposer), l'auteur est pure fiction ( à une exception près), dans la mesure où je n'ai que très peu essayé et je n'ai que très peu envie ( Thom mis à part) jusqu'à aujourd'hui, d'en savoir plus sur eux. Ce no man's land me va bien, me satisfait, davantage même que la pure fiction (romans) en ce moment.
dimanche 25 novembre 2007
Autre soirée, autres moeurs
Très agréable soirée, cette fois-ci. La fille du copain de régiment (si,si!) de Pierre et son mari sont venus s'exposer aux dangers de mes expériences culinaires. Nouvel essai, nouvelle réussite, mais avec plus d'angoisse, cette fois-ci: je ne savais pas que la cuisson des champignons rendait autant d'eau.
D. et F. ont environ trente-cinq ans: elle est prof d'anglais à l'université, lui est dans la science (mais comme chaque fois, dans ce domaine, j'ai du mal à retenir en quoi consiste exactement le métier.). Ils sont charmants, au sens propre comme au figuré, sont visiblement très amoureux l'un de l'autre, mais n'oublient pour autant le reste de la terre qui les entoure.
Conversation débridée sur la littérature (française, anglaise, américaine du nord et du sud), sur le cinéma, la cuisine, l'installation de leur appartement (à cinq minutes à pied du mien) etc.
A un moment, ils me confient qu'il se sont rencontrés sur Internet: elle y était inscrite depuis trois semaines, lui un jour. Ils sont tombés amoureux en tapant sur le clavier. Ils se sont vus pour la première fois à Paris au bout d'une semaine, tremblant de ce qu'ils allaient découvrir. Banco: ils sont tombés amoureux une seconde fois, comme l'a dit D.
Et dire qu'il y en a pour ne pas croire au conte de fées!
Des projets avec eux, cinéma et sport en particulier. Nous verrons, mais je ne dis pas tout à fait non, ne serait-ce que pour voir d'un peu plus près à quoi ressemble D. en short de sport (mais pas touche, bien entendu!)
D. et F. ont environ trente-cinq ans: elle est prof d'anglais à l'université, lui est dans la science (mais comme chaque fois, dans ce domaine, j'ai du mal à retenir en quoi consiste exactement le métier.). Ils sont charmants, au sens propre comme au figuré, sont visiblement très amoureux l'un de l'autre, mais n'oublient pour autant le reste de la terre qui les entoure.
Conversation débridée sur la littérature (française, anglaise, américaine du nord et du sud), sur le cinéma, la cuisine, l'installation de leur appartement (à cinq minutes à pied du mien) etc.
A un moment, ils me confient qu'il se sont rencontrés sur Internet: elle y était inscrite depuis trois semaines, lui un jour. Ils sont tombés amoureux en tapant sur le clavier. Ils se sont vus pour la première fois à Paris au bout d'une semaine, tremblant de ce qu'ils allaient découvrir. Banco: ils sont tombés amoureux une seconde fois, comme l'a dit D.
Et dire qu'il y en a pour ne pas croire au conte de fées!
Des projets avec eux, cinéma et sport en particulier. Nous verrons, mais je ne dis pas tout à fait non, ne serait-ce que pour voir d'un peu plus près à quoi ressemble D. en short de sport (mais pas touche, bien entendu!)
Interdit de mourir
Entendu dans la journée à la radio (france-inter):
Le maire de Cugnaux (Haute-Garonne) a promulgué un édit interdisant de mourir sur sa commune sous peine de poursuites. En effet le cimetière de la localité est archi-plein et ne peut plus accueillir la soixantaine de personnes mourant annuellement sur place.
Un seul terrain communal pourrait convenir à l'installation d'un nouveau cimetière, mais le ministère des armées bloque: trop près d'un site militaire. Cette même armée avait pourtant permis il y a quelques années l'installation sur ce même site d'une décharge de pneumatiques, dont les habitants ont mis des mois à se débarrasser.
Bravo, Monsieur le Maire pour votre humour décallé. Serait-ce le retour de la Gauloise Touch?
Le maire de Cugnaux (Haute-Garonne) a promulgué un édit interdisant de mourir sur sa commune sous peine de poursuites. En effet le cimetière de la localité est archi-plein et ne peut plus accueillir la soixantaine de personnes mourant annuellement sur place.
Un seul terrain communal pourrait convenir à l'installation d'un nouveau cimetière, mais le ministère des armées bloque: trop près d'un site militaire. Cette même armée avait pourtant permis il y a quelques années l'installation sur ce même site d'une décharge de pneumatiques, dont les habitants ont mis des mois à se débarrasser.
Bravo, Monsieur le Maire pour votre humour décallé. Serait-ce le retour de la Gauloise Touch?
samedi 24 novembre 2007
Barbara
Je suis allé cet après-midi dans un tabac-presse acheter le Hors-Série du magazine Télérama consacré à Barbara à l'occasion du dixième anniversaire de sa mort. (Mon Dieu, que cette phrase est longue! J'espère au moins qu'elle est claire!).
Comme tous les commerces de mon quartier ferment le samedi après-midi, je suis descendu à pied jusqu'au carrefour Saxe-Gambetta, sûr d'y trouver ce que je voulais.
Effectivement, ils avaient le Hors-Série, mais c'était le dernier. Coup de chance pour moi.
Le commerce est tenu par deux jeunes hommes que je n'y avais jamais vus. Les nouveaux propriétaires? Tous deux fort juvéniles, pas plus de 25 ans, il me semble, et tous deux sans aucun doute homos.
Alors qu'il me rendait ma monnaie, celui qui m'avait servi me demanda avec un gentil sourire.
- Qu'est-ce que c'est , Barbara? C'est la marque?
J'avoue ne pas savoir de quelle marque il me parlait. Tout aussi gentiment et avec mon plus beau sourire, je lui répondis:
- Barbara, la chanteuse, morte il y a dix ans.
- C'est bien? Je ne la connais pas. Peut-être, en entendant une de ces chansons...
- C'est une des passions de ma vie, et je suis sûr qu'elle vous plairait aussi.
J'aurais pu lui proposer de venir en écouter quelques extraits à la maison, mais bon, il avait du travail, et moi, je reçois encore ce soir. Dommage.
La fin de la conversation fut rapide (il y avait beaucoup de monde derrière moi, à attendre), mais tout aussi charmante.
Je crois que je retournerai me servir dans ce commerce, ne serait-ce que parce qu'il est IMPOSSIBLE qu'un homo qui se respecte ne connaisse pas Barbara. Ma fibre éducative est toute prête à vibrer. Peut-être n'est-elle pas la seule chose à avoir tressailli devant ce beau commerçant...
Comme tous les commerces de mon quartier ferment le samedi après-midi, je suis descendu à pied jusqu'au carrefour Saxe-Gambetta, sûr d'y trouver ce que je voulais.
Effectivement, ils avaient le Hors-Série, mais c'était le dernier. Coup de chance pour moi.
Le commerce est tenu par deux jeunes hommes que je n'y avais jamais vus. Les nouveaux propriétaires? Tous deux fort juvéniles, pas plus de 25 ans, il me semble, et tous deux sans aucun doute homos.
Alors qu'il me rendait ma monnaie, celui qui m'avait servi me demanda avec un gentil sourire.
- Qu'est-ce que c'est , Barbara? C'est la marque?
J'avoue ne pas savoir de quelle marque il me parlait. Tout aussi gentiment et avec mon plus beau sourire, je lui répondis:
- Barbara, la chanteuse, morte il y a dix ans.
- C'est bien? Je ne la connais pas. Peut-être, en entendant une de ces chansons...
- C'est une des passions de ma vie, et je suis sûr qu'elle vous plairait aussi.
J'aurais pu lui proposer de venir en écouter quelques extraits à la maison, mais bon, il avait du travail, et moi, je reçois encore ce soir. Dommage.
La fin de la conversation fut rapide (il y avait beaucoup de monde derrière moi, à attendre), mais tout aussi charmante.
Je crois que je retournerai me servir dans ce commerce, ne serait-ce que parce qu'il est IMPOSSIBLE qu'un homo qui se respecte ne connaisse pas Barbara. Ma fibre éducative est toute prête à vibrer. Peut-être n'est-elle pas la seule chose à avoir tressailli devant ce beau commerçant...
Que sont mes amis devenus?
Ce soir, j'avais invité un très vieil ami de Pierre, qu'il avait connu à son travail, en 70 environ. Il est venu accompagné de son compagnon de longue date.
Je ne les avais pas vus depuis assez longtemps et devais les inviter depuis plus longtemps encore. Mais je ne pouvais m'y résoudre. Ils sont très gentils, certes, mais totalement transparents, prévisibles, formatés, conventionnels: rien ne dépasse, chaque mot est pesé ou presque.
Eh bien, voilà: ils sortent d'ici, et je n'ai pas changé d'avis. Nous avons échangé, mais des banalités, rien où l'on sente le frémissement d'une relation plus profonde. N. ne veut peiner personne, donc est pratiquement toujours du même avis que vous; Jo., lui, s'affirme davantage, mais tellement que le dialogue est pratiquement impossible.
Nous avons donc passé une soirée "délicieusement ennuyeuse" et totalement inutile, si ce n'est pour que cette relation ne tombe pas totalement dans le néant. Je pense qu'une périodicité de deux ans pour ces repas fera parfaitement l'affaire.
Un seul point vraiment positif: je progresse en cuisine. Sans me vanter, mon gratin de navets était très bon, et j'ai pour la deuxième fois bien réussi le filet-mignon de porc à la crème et curry.
Je ne les avais pas vus depuis assez longtemps et devais les inviter depuis plus longtemps encore. Mais je ne pouvais m'y résoudre. Ils sont très gentils, certes, mais totalement transparents, prévisibles, formatés, conventionnels: rien ne dépasse, chaque mot est pesé ou presque.
Eh bien, voilà: ils sortent d'ici, et je n'ai pas changé d'avis. Nous avons échangé, mais des banalités, rien où l'on sente le frémissement d'une relation plus profonde. N. ne veut peiner personne, donc est pratiquement toujours du même avis que vous; Jo., lui, s'affirme davantage, mais tellement que le dialogue est pratiquement impossible.
Nous avons donc passé une soirée "délicieusement ennuyeuse" et totalement inutile, si ce n'est pour que cette relation ne tombe pas totalement dans le néant. Je pense qu'une périodicité de deux ans pour ces repas fera parfaitement l'affaire.
Un seul point vraiment positif: je progresse en cuisine. Sans me vanter, mon gratin de navets était très bon, et j'ai pour la deuxième fois bien réussi le filet-mignon de porc à la crème et curry.
jeudi 22 novembre 2007
Dies merdae
(Journée de merde, en français dans le texte)
Il y a des jours comme çà où tout foire. Aujourd'hui a été assez exceptionnel dans cet ordre d'idées.
1°) Réveiller par une forte pluie au milieu de la nuit. Ensuite somnolence. Pas de quoi se reposer.
2°) Élèves amorphes, n'ayant pas fait leur travail (et, pour certains,ne le disant pas, ce que je ne supporte pas), répondant n'importe quoi à mes questions. Résultat: cinq punitions la première heure. J'ai sûrement battu mon record personnel.
3°) Impossible de se garer à midi dans mon quartier ( pluie+ grève). J. non plus ne trouvait pas de place. Tout ce temps perdu à s'énerver.
4°) Ma voiture. Depuis quelques temps, des voyants rouges s'allumaient régulièrement un peu partout sur le tableau de bord. Vu l'âge de mon véhicule, je pensais à des faux contacts. Après vérification, je n'avais plus une goutte d'huile. Il a fallu trouver où en acheter dans le quartier, et en remettre dans le moteur. Vérification, achat et remplissage: 1 heure environ, tout çà sous une pluie battante. On aurait dit que j'avais pris une douche tout habillé.
5°) Comme je reçois des amis demain soir, j'ai voulu commencer à faire cuire les légumes. Plus de gaz: bouteille vide. Je cours à la station essence toute proche (sous la pluie) où je m'approvisionne d'habitude: plus de recharge jusqu'à demain matin.
6°) 1/2 heure pour me rendre chez ma mère (sous la pluie et dans les bouchons) au lieu de cinq minutes ordinairement. Une nouvelle à l'accueil de la clinique: même pas bonjour.
7°) Retour chez moi vers 20h. Toujours pas plus de place pour se garer.
Ça fait beaucoup, non!
Mais j'ai dit hier que j'étais zen. Alors essayons de positiver. Ne pas se coucher sur cette impression de merde.
1°) Il y avait longtemps que je voulais sévir dans le groupe des punis de ce matin. Voilà une bonne chose de faite. En général, avec les élèves, une fois les pendules remises à l'heure fermement, tout va beaucoup mieux.
2°) Le temps passé avec J. a été singulièrement raccourci, et nous étions tous deux un peu tendus. Mais il a transféré de ses photos sur mon PC et surtout a commencé à me dire son histoire. Au fait, J.: tu as toi aussi le droit de me dire "Tais-toi." si je t'interromps, surtout si pour me faire taire, tu colles ta bouche à la mienne.
3°) Ma voiture a encore une fois résisté à tous les mauvais traitements que je lui inflige.
4°) Pendant la réparation, le brocanteur d'en face est venu me donner conseils et soutien (+ de l'eau et du savon à la fin pour me laver les mains.)
5°) Je préfère que ma bouteille de gaz m'ait lâché aujourd'hui que demain en plein soirée.
6°) Depuis très longtemps, je n'avais pas trouvé ma mère aussi sereine et équilibrée. Tout ce qu'elle disait avait un sens, elle faisait des projets et, à aucun moment, n'a fait preuve de méchanceté. C'est elle qui a fini par apaiser chez moi toute cette tension de la journée.
Encore deux précisions: il pleut toujours, sans discontinuer, et Maurice Béjar est mort aujourd'hui en Suisse
Il y a des jours comme çà où tout foire. Aujourd'hui a été assez exceptionnel dans cet ordre d'idées.
1°) Réveiller par une forte pluie au milieu de la nuit. Ensuite somnolence. Pas de quoi se reposer.
2°) Élèves amorphes, n'ayant pas fait leur travail (et, pour certains,ne le disant pas, ce que je ne supporte pas), répondant n'importe quoi à mes questions. Résultat: cinq punitions la première heure. J'ai sûrement battu mon record personnel.
3°) Impossible de se garer à midi dans mon quartier ( pluie+ grève). J. non plus ne trouvait pas de place. Tout ce temps perdu à s'énerver.
4°) Ma voiture. Depuis quelques temps, des voyants rouges s'allumaient régulièrement un peu partout sur le tableau de bord. Vu l'âge de mon véhicule, je pensais à des faux contacts. Après vérification, je n'avais plus une goutte d'huile. Il a fallu trouver où en acheter dans le quartier, et en remettre dans le moteur. Vérification, achat et remplissage: 1 heure environ, tout çà sous une pluie battante. On aurait dit que j'avais pris une douche tout habillé.
5°) Comme je reçois des amis demain soir, j'ai voulu commencer à faire cuire les légumes. Plus de gaz: bouteille vide. Je cours à la station essence toute proche (sous la pluie) où je m'approvisionne d'habitude: plus de recharge jusqu'à demain matin.
6°) 1/2 heure pour me rendre chez ma mère (sous la pluie et dans les bouchons) au lieu de cinq minutes ordinairement. Une nouvelle à l'accueil de la clinique: même pas bonjour.
7°) Retour chez moi vers 20h. Toujours pas plus de place pour se garer.
Ça fait beaucoup, non!
Mais j'ai dit hier que j'étais zen. Alors essayons de positiver. Ne pas se coucher sur cette impression de merde.
1°) Il y avait longtemps que je voulais sévir dans le groupe des punis de ce matin. Voilà une bonne chose de faite. En général, avec les élèves, une fois les pendules remises à l'heure fermement, tout va beaucoup mieux.
2°) Le temps passé avec J. a été singulièrement raccourci, et nous étions tous deux un peu tendus. Mais il a transféré de ses photos sur mon PC et surtout a commencé à me dire son histoire. Au fait, J.: tu as toi aussi le droit de me dire "Tais-toi." si je t'interromps, surtout si pour me faire taire, tu colles ta bouche à la mienne.
3°) Ma voiture a encore une fois résisté à tous les mauvais traitements que je lui inflige.
4°) Pendant la réparation, le brocanteur d'en face est venu me donner conseils et soutien (+ de l'eau et du savon à la fin pour me laver les mains.)
5°) Je préfère que ma bouteille de gaz m'ait lâché aujourd'hui que demain en plein soirée.
6°) Depuis très longtemps, je n'avais pas trouvé ma mère aussi sereine et équilibrée. Tout ce qu'elle disait avait un sens, elle faisait des projets et, à aucun moment, n'a fait preuve de méchanceté. C'est elle qui a fini par apaiser chez moi toute cette tension de la journée.
Encore deux précisions: il pleut toujours, sans discontinuer, et Maurice Béjar est mort aujourd'hui en Suisse
mercredi 21 novembre 2007
Passez-moi le sel!
K. n'en revenait pas hier soir: par hasard, elle a lu dans ma cuisine des petits bouts de papiers où j'avais inscrit des menus. Cette semaine, trois à midi, deux le soir! Il y a quelques mois, cela aurait relevé de la pure science-fiction. La simple idée de faire à manger pour plus d'une personne (moi-même, et encore) me fatiguait déjà.
Merci, J., de m'avoir fait retrouver le sel, pas seulement dans la cuisine .
Merci, J., de m'avoir fait retrouver le sel, pas seulement dans la cuisine .
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