vendredi 28 juillet 2017

Cathédralomaniaque ?

J'ai intitulé le compte rendu de ce voyage : Le circuit des quatre fromages. J'aurais aussi bien pu prendre pour titre : la manie des cathédrales ! Combien en avons-nous visité ? Beaucoup certes, et cela va continuer le mardi et le mercredi (de même que le dernier samedi). Mais je ne m'en suis pas rendu compte en établissant le programme de notre périple. Et d'ailleurs, je ne le regrette pas du tout, même si cela donne un côté un peu monotone à ces articles.

Pour ceux qui en ont assez, je précise que nous avons aussi vu et souvent apprécié les villes où elles se trouvent, que nous en avons fréquenté les bars pour nous désaltérer (même si, cette année, nous avons généralement évité les restaurants au profit de sandwiches moins onéreux). Nous avons aussi beaucoup apprécié la gentillesse et l'humour des normands : partout l'accueil fut sympathique, ce qui est suffisamment rare pour être précisé. 

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

Le circuit des quatre fromages (8)

Lundi 17 juillet (3) : Lisieux

Je n'avais pas, au départ, retenu cette étape pour notre voyage mais, sur l'insistance de l'un d'entre nous et l'occasion faisant le larron, nous voilà partis pour Lisieux.

- Basilique Sainte-Thérèse :

Nous voici dans un tout autre style architectural. Commencée en 1929, cette basilique est consacrée en 1954. Ses murs et ceux de la crypte sont couverts de mosaïques qui m'ont, par certains côtés, rappelé celles de Fourvière. Dans la Basilique se trouvent des reliques de Sainte Thérèse (1873-1897) alors que celles de ses parents, Louis et Zélie, sont dans la crypte. Thérèse Martin est aujourd'hui une des rares femmes docteurs de L’Église (sur 36, elles sont seulement 4) avec Thérèse d'Avila, Catherine de Sienne et Hildegarde de Bingen, inconnue de moi. 






 

- Carmel :

En ville, petit tour au Carmel où Thérèse entra en 1888 (de même que quatre de ses sœurs, c'est à dire la totalité des enfants vivants de la famille - quatre autres étant morts -, ce qui, à moi, me pose quelques questions).


- Cathédrale Saint-Pierre :

Puis à la Cathédrale Saint-Pierre, construite à la fin du XII° et remaniée du XIV° au XVI°. De style gothique, elle est l'un des rares monuments rescapés des bombardements de 1944. A noter, ce que nous ne savions pas au moment de la visite, que le fameux évêque Pierre Cauchon, du procès de Jeanne d'Arc, y fut enterré en 1442.













Au retour, nous passons sans nous y arrêter à Livarot, deuxième fromage de notre circuit.

Le circuit des quatre fromages (7)

Lundi 17 juillet : Caen (2)

- L'Abbaye-aux-Dames

Sur les 18 abbayes élevées sous le règne de Guillaume le Conquérant, seules les deux de Caen ont été fondées par le duc lui-même, les autres ayant été crées par des seigneurs locaux et reconnues ensuite par le duc.

L'Abbaye-aux-Dames, dédiée à la Trinité, est à l'origine un monastère de moniales bénédictines construit entre 1060 et 1080, remanié au XII° et restauré au XIX°. Aujourd'hui les bâtiments conventuels (reconstruits au XVIII°) sont occupés par le Conseil régional de Normandie. L'église abbatiale abrite depuis 1083 le tombeau de Mathilde de Flandre, épouse de Guillaume. (Ce tombeau étant, heureusement, protégé par une plaque de verre, il ne m'a pas été possible de le photographier correctement à cause des reflets). Trois de ces moniales bénédictines fonderont en 1648 l'abbaye Sainte-Trinité à Bayeux.

 










Face à l'abbaye, les ruines très romantiques de l'église Saint-Gilles détruite en 1944.



jeudi 27 juillet 2017

Le circuit des quatre fromages (6)

Lundi 17 juillet : Caen (1)

- L'Abbaye-aux-Hommes

La Normandie a cette particularité de présenter de belles lignes droites à trois voies et de très étroites routes de campagne en virages où il n'est pas rare de croiser des fous du volant ou de suivre patiemment d'énormes engins agricoles. Pour Caen, nous avons eu la chance de trouver une autoroute gratuite depuis  Falaise.

Je rêvais depuis longtemps de connaître l'Abbaye-aux-Hommes dont l'image me fascinait depuis que je l'avais découverte avec un des premiers timbres de ma collection. Je devais avoir une dizaine d'années. Aussi grande fut ma déception. D'abord nous allons prendre des billets pour la visite de l'abbatiale et des bâtiments adjacents. Or sachez-le : seule l'abbatiale présente un véritable intérêt et nous découvrons en nous y rendant que son entrée en est gratuite.

Le reste, les bâtiments monastiques autour d'un cloître de style toscan, détruits lors des guerres de religion (1562-1563), ont été reconstruits seulement au XVIII°. Deux logis seulement remontent au XIV° :le Palais ducal qui accueille maintenant l'Artothèque et la salle des Gardes où se tiennent les séances du conseil municipal. Nous ne les avons pas vus mais sommes entrés au Scriptorium où se tenait une exposition sur la guerre du Vietnam.

L'abbatiale Saint-Étienne, dont les travaux débutèrent en 1066, année même de la conquête de l'Angleterre, fut consacrée en 1077 et la majorité de ses éléments datent des XI° et XIII° siècles. Le chœur, remanié au XIII° dans le style gothique abrite, selon ses vœux, le tombeau de Guillaume le Conquérant qui avait fait ce cette ville l'une des cités les plus puissantes de son époque et mourut à Rouen le 9 septembre 1087. La sacristie abrite un des rares portraits du Conquérant : entrée interdite ais j'y ai mis un pied et pris une photo, hélas ratée par trop de précipitation.