vendredi 18 avril 2008

Perugia, encore.

Il me passe en tête en ce moment un autre souvenir de Perugia. Peut-être l'ai-je déjà évoqué dans l'Abécédaire ou les Riens.

Celui d'une nuit où la fraîcheur réparait la fatigue accumulée sous la chaleur excessive du jour, où, en rentrant chez les Luciani, je longeais un vestige de l'ancien mur étrusque. A un endroit précis, que je pourrais lui aussi décrire encore aujourd'hui avec grande précision, la fraîcheur relative de la nuit se mêla au bruit léger d'une source où trempait de la menthe sauvage dont le parfum poivré fit pour ainsi dire naître un aria de violoncelle semblant émaner de la vieille muraille. Je me suis arrêté, pétrifié, transpercé plutôt par un bonheur ineffable et total: tous mes sens, ouïe, odorat, vue, toucher, étaient comblés.

Je n'ai jamais depuis éprouvé une semblable plénitude.

Séjour.

(Billet écrit hier)
Ce séjour en Savoie aura été bien particulier. Je l'abrège un peu, je pars demain matin, au lieu de déjeuner ici, comme prévu. Ainsi je pourrai voir J. à midi. J'ai envie.

J'écris en ce moment, comme les deux précédents billets, sur du papier brouillon, Emile m'ayant refusé l'accès à son ordinateur. Pourquoi? Aucune idée: je n'ai pas compris ses explications. En tout cas, cela ne tient pas à des "dégâts" que j'aurais provoqués lors d'une précédente utilisation. Je crois qu'en fait, il ne sait pas vraiment s'en servir, à part une ou deux fonctions, toujours les mêmes. Cela relève encore pour lui de la magie. Ainsi a-t-il été tout surpris lorsque je lui ai appris que l'on pouvait, de chez quelqu'un d'autre, consulter ses propres mails.

Rassuré sur le fait que je n'avais pas provoqué de catastrophe dans ses fichiers, je n'ai pas insisté, tant il semblait bloqué sur ses positions. J'ai simplement profité de son absence ce matin pour taper le premier billet. Les autres attendront mon retour à Lyon. Impression mitigée, en faisant cela, comme un gosse se cachant dans les toilettes pour fumer sa première cigarette. J'ai pourtant dépassé l'âge, et l'envie (de la cigarette).

Mardi, à peine arrivé, j'ai vu débarquer Hubert. J'avais prévenu Emile de ne pas l'informer de ma visite, lui expliquant que je tenais à J., que j'avais depuis quelques mois découvert ce que pouvait être la fidélité, que cet état me comblait. Ce n'est pas de ma part un choix délibéré, une contrainte que je m'impose: simplement, je n'ai pas envie d'autre chose que ce que J. m'apporte. L'arrivée d'Hubert m'a donc mis dans l'embarras, car, à chacun de mes séjours ici, nous nous sommes adonnés à la frénésie des sens, pour le plus grand plaisir de chacun des deux. Il s'attendait à ce que, cette fois encore, il en soit ainsi. J'ai mis en avant mon mal de dos (réel) pour m'abstenir. Bien que ne me sentant pas très solide dans ma résolution, j'ai tenu bon. Et la joie que j'en retire est infiniment plus profonde que celle d'une jouissance suivie comme son ombre par le regret et la tristesse.

Hier, nous sommes allés aux champignons dans les bois environnants. Je les ai laissé partir tous les deux, Emile et Hubert, s'enfoncer dans les sous-bois. J'aurais, en les suivant, eu encore plus de mal à résister au désir charnel si la tentation se manifestait à l'extérieur, dans le cadre de la nature. Je n'ai pas trouvé un seul champignon. J'ai fait des photos, j'ai humé, j'ai touché, j'ai vu. Je ne regrette rien. Pas une seconde je ne me dis: voilà une occasion sottement gâchée de "s'en payer une tranche". Au risque de paraître un peu "réac.", je dirais même que mon estime de moi s'en trouve accrue en ce moment. Plus de victoire trop facilement remportée, plus de reddition trop rapidement accordée. Je sais maintenant ce qui me construit et ce qui me détruit.

Hormis cette promenade dans les bois, j'aurais regardé la campagne à travers la vitre. Pas de jardinage, à cause du dos, pas de course à pied, pour la même raison, pas de sexe non plus. Juste un grand bien être de sentir peu à peu les noeuds se desserrer, les nerfs, les muscles se relâcher, le sommeil se faire sa place la nuit mais le jour aussi, avec le livre sur les genoux, dans le grand fauteuil d'Emile, pendant qu'il travaille à son bureau, tout près de moi.

Je n'ai pu m'empêcher d'acheter encore des livres, à la grande surface la plus roche que je sais, pour une fois, bien approvisionnée: un ouvrage de Boris Cyrulnik sur la résilience (tiens, tiens?) et le dernier essai de Marie de Hennezel, La Chaleur du coeur empêche nos corps de rouiller..

Je rentrerai demain en paix, avec moi, avec aussi, je l'espère, mon corps, avec Emile, qui a le droit de vieillir, en paix et heureux de déjeuner encore une fois avec J.

Les merles seuls vont me manquer, et leur façon quasi provocante de s'inviter à picorer la terre qu'Emile vient fraîchement de retourner, et de marcher autour de nous comme ces petits jouets dont on a trop remonté le mécanisme. Je n'ai pas encore fini de les observer.

Avant de dormir.

En terminant la lecture mardi du Dormeur éveillé de Jean-Bertrand Pontalis, j'avais curieusement dans la tête un souvenir assez lointain, de 1981 exactement.

Je passais cette année-là l'été à Perugia, en Ombrie, inscrit, après avoir suivi des cours du soir d'italien à la Dante Alighieri à Lyon, à l'Université pour Etrangers de cette ville étudiante. Je crois qu'il s'agit, pour moi, à ce jour, de la période la plus heureuse de ma vie: j'étais en Italie, dans ma région préférée (davantage que la Toscane parce qu'à la beauté moins directement accessible), je perfectionnais ma langue et mon accent, je suivais des cours de grammaire mais aussi d'histoire de l'art et de la littérature, et je découvrais tous ces joyaux éparpillés par les dieux dans ce microcosme béni, joyaux que sont Assise, Gubbio, Todi ou Orvieto.
Je logeais un peu à l'écart du centre ville, chez des particuliers, les Luciani, polis et ouverts mais tenant visiblement à garder leurs distances avec leurs locataires, ce qui m'agréait également. C'est chez eux que j'appris la naissance de mon neveu, le 12 Août.

Le soir, après l'inévitable passeggiata sur le Corso Vanucci, où je retrouvais tantôt des amis de l'université (en particulier Dubravka, une croate avec qui j'avais noué une relation à la fois intellectuelle et tendre, tendre, pas sexuelle), tantôt un des deux amants, merveilleux, que j'eus à cette époque, je regagnais à pied la chambre que je partageais d'abord avec un allemand, chaleureux mais lourd, puis, après son départ, dont je profitais seul.

Un soir, avant de me coucher, je me mis un instant à la fenêtre, sans doute pour profiter encore un peu de la douceur de la nuit. Dans un immeuble en face, malgré l'heure avancée, peut-être deux ou trois heures du matin, une lumière brillait encore, dans une cuisine en contrebas de ma fenêtre. D'abord, cette preuve de présence humaine encore éveillée m'agaça: elle venait perturber mon sentiment d'être seul à jouir de la nuit, cette impression que j'avais alors d'être tellement supérieur aux autres, à tous ceux qui, bêtement, dormaient.

Puis j'ai vu arriver un homme, d'une cinquantaine d'années, qui s'installa à la table de la cuisine et y déplia un journal qu'il se mit à feuilleter. Cette scène intime me toucha profondément, tellement que je pourrais la décrire ce soir dans les moindres détails. Ainsi donc, cet homme aussi veillait, comme moi, et je vis en lui, tout de suite, un frère, un inconnu de la même famille que moi, de cette famille d'êtres qui, alors que l'activité humaine faiblit puis cesse pour la nuit, se ménagent un temps, un espace, un univers à eux, rien qu'à eux, pour prendre connaissance des dernières nouvelles, ou pour profiter de quelque brise rafraîchissante, ou pour se re-cueillir après l'éparpillement de la journée.

Dès lors, ce frère, je me mis à l'observer insatiablement. Il ne fit que lire son journal, sans jamais lever la tête, sans jamais se retourner, se lever pour changer le disque ou prendre à boire au réfrigérateur. Il n'y avait que lui, dans ce décor de cuisine que, sans doute, il avait oublié, quitté, en lisant son journal. Pourtant aujourd'hui, en me remémorant cette soirée, je perçois une autre vérité, qui me concerne aussi. Cet homme, cet égoïste se livrant comme moi, autre égoïste, à son plaisir solitaire, oublieux du monde qui l'entourait et en premier lieu de sa famille, de sa femme sans doute endormie, de la dernière fille encore à la maison le temps de finir ses études, cet homme qui veillait était, comme moi, un vigile, dont la mission était inscrite, de tous temps, sans doute dans ses gènes, en tout cas, dans sa prime éducation.

S'il ne dormait pas, c'était pour parfaire le jour: per-ficio, en latin, signifie faire de bout en bout, achever. Et cet achèvement, pour le vigile, doit être parfait. Sous son aspect solitaire et serein, cet homme avait sans doute, à son insu, tout le poids du monde sur les épaules, tout le poids de son monde, Atlas familier dont les filles auraient quitté le jardin avant d'avoir cueilli les pommes d'or. Et c'est à lui que revenait le devoir de remettre de l'ordre, de se battre contre le chaos, d'approcher la beauté, de tenter, vainement, d'en conserver l'éclat.

D'où peut-être ce refus du comportement le plus répandu qui consiste à se coucher quand on est fatigué, à éteindre tout de suite sans lire, à plonger dans le sommeil sans questions ni arrière-pensées, à accepter de mourir pour quelques heures avant de reprendre le fardeau là même où on l'a déposé la veille. Le vigile ne peut se comporter ainsi. S'il essaie, s'il se couche, bien décidé à dormir, il se relèvera quelques instants plus tard pour noter une idée qu'il a eue, de peur de la voir disparue le lendemain, pour sortir les oranges du réfrigérateur afin que leur jus ne soit pas trop froid le matin suivant (ou bien l'inverse si l'être aimé le préfère ainsi). Rien n'est jamais fini pour lui, rien n'est jamais parfait.

Pourtant, de l'extérieur, on ne voit qu'un être tranquillement assis devant une table de cuisine, tournant sans les froisser les pages de son journal, uniquement intéressé, semble-t-il, par les résultats sportifs ou les derniers commentaires politiques. Peut-être, après tout, peut-être le vigile est-il un être par essence apaisé, même s'il ne le sait pas lui-même.
Peut-être a-t-il été choisi pour cela.

jeudi 17 avril 2008

L'autoroute

Mardi, sur l'autoroute de Savoie, tout heureux de quitter la ville, de me sentir vraiment en vacances et non pas de vaquer dans ma tête de bords ténébreux à d'autres surexposés d'un enthousiasme excessif.

J'ai voulu, cette fois, analyser avec plus de précision ce que je ressentais dans ma voiture, dont c'était la première longue sortie. Et j'ai découvert que cela se passait toujours de la même façon.

D'abord le stress: je déteste partir,même si j'aime être parti. J'avais préparé ma valise la veille, tout fut donc vite réglé. Il n'empêche que, comme d'habitude, les premiers kilomètres furent ceux du stress: n'avais-je rien oublié? Saurai-je bien tenir cette nouvelle voiture? Arriverai-je suffisamment tôt pour profiter de la lumière un peu dans le jardin? Cet état dure en général la traversée de la plaine de l'est. Je vois défiler la banlieue laide, couverte d'immeubles-barres et de zones commerciales immondes, surchargées de panneaux publicitaires; puis, une fois dépassé Satolas, l'étendue plane des champs de colza à la nuance acide. Peu à peu cependant, je prenais conscience que j'étais réellement parti, que j'avais quitté Lyon et mon appartement, que j'étais ailleurs, même si cet ailleurs n'allait pas durer plus de deux ou trois jours.

Peu à peu aussi, la plaine se vallonne, se fend de creux et de collines boisées, le paysage se masque et se dévoile tour à tour. Et tout à coup, face à moi, les falaises de Saint Laurent du Pont: c'est là que j'entre vraiment dans l'ailleurs. Le stress a disparu. L'essentiel n'est plus derrière mais devant. Cela se produisait de la même façon chaque fois que je partais à Bons en Chablais avec Pierre. D'abord la plaine de l'Ain, où je me surprenais à être crispé sur le volant ou la pédale d'accélérateur: toujours le même désir d'aller au-delà tout en ne lâchant pas l'en-deçà. Puis le Cerdon et le plateau au-dessus de Bellegarde et de la Valserine. Et enfin, la première vision des grandes Alpes avec, parfois, le bonheur de découvrir le Mont Blanc.

Alors, mon corps n'était plus tendu. Il savait ce qui l'attendait: toucher la terre, la prendre dans ses mains, la malaxer, la laisser glisser entre ses doigts, la sentir, avoir envie de la goûter. Caresser cette terre, l'herbe, les fleurs. Ou plutôt non: c'étaient l'herbe, les fleurs, la terre qui me caressaient. Je quittais l'univers urbain où les caresses, souvent stéréotypées, n'apportaient qu'une jouissance éphémère et rapide, pour accéder à autre chose: à une caresse infinie, chaude et gratuite. A une caresse où le toucher s'allie à l'odorat, à la vue pour une jouissance complète: celle d'avoir, avec certitude, rejoint la douceur de l'enfance rêvée.

C'est encore cela que je ressentis mardi.

mardi 15 avril 2008

Humilités.

La vie, un matin de vacances, en sortant de chez le kiné.

















Et le gagnant est...

Emission spéciale sur les élections italiennes ce matin à France-Inter.

Entendu à la fin d'une conversation, alors que le journaliste en était aux remerciements, une députée des Pouilles, nouvellement élue à droite, ajouter que son parti allait organiser une grande manifestation pour obtenir la libération des otages aux mains des FARC, et particulièrement celle d'Ingrid.... Bergman.

Ça promet du spectacle, du vrai, comme au temps de la 5. Merci, monsieur Rossellini. Oh pardon! Signore Berlusconi!
On parie qu'il arrivera même à provoquer une éruption du Stromboli?

lundi 14 avril 2008

Miroir, gentil miroir.


Je n'ai jamais aimé regarder les miroirs. Je n'ai jamais aimé "me" regarder dans les miroirs.

Pendant ma première enfance, celle que ma grand-mère maternelle prit en charge, contempler son image réfléchie, même par les vitrines des magasins, relevait presque du tabou: un bon chrétien (c'est moi qui traduis) ne devait pas attacher d'importance à ce qu'il présentait à l'extérieur. Ses seules obligations étaient d'être propre et le moins hâlé possible. J'ai encore en mémoire les moments passés à me faire étriller la peau avec une pierre ponce pour faire disparaître la moindre trace laissée par le soleil.

Si l'ancêtre me surprenait malgré tout en flagrant délit d'auto-contemplation, elle insinuait vite qu'un jour, à la place de mon image, c'est Satan qui apparaîtrait. De quoi vous éloigner à tout jamais de cet objet diabolique que, pourtant, je voyais les femmes sortir de leur sac à main pour atténuer la brillance de leur nez avec un peu de poudre de riz.

Pour éviter cette apparition démoniaque, et parce que ma nature est sans doute profondément provocatrice, je pris alors l'habitude de grimacer en passant devant mon reflet. Ainsi, je cumulais deux avantages: celui, pensais-je, d'éloigner le Malin, et celui d'être parmi les rares à lui faire des grimaces, si par hasard il s'était déjà emparé de mon image. Il ne pouvait en effet me le reprocher puisque je n'étais pas averti de la métamorphose.

Cette habitude est restée, transposée dans un autre domaine: mes parents ont, dans leurs albums, une collection impressionnante de photos de moi (et aussi de ma soeur qui, visiblement, a adopté l'attitude) en train de tirer la langue, jouer les débiles, montrer un nez écrasé, un dos cassé de nain monstrueux, des oreilles étirées et des yeux révulsés.

Mais cette éducation puritaine a laissé des traces. A cet âge-là, je croyais terriblement au diable, et je me mis à ne plus pouvoir fréquenter les miroirs. Encore aujourd'hui, je demande à changer de place à table ou dans un bar si j'aperçois mon reflet sur l'un quelconque des murs de la salle. Si le changement n'est pas possible, je mange tête baissée, en limitant au minimum la durée du supplice. Évidemment, je ne révèle rien de mes véritables raisons à la personne qui m'accompagne. Je passerais sans doute pour plus atteint que je ne le suis.

Pourquoi cette réticence? Je ne sais pas. La cause n'est sans doute pas unique. A ces terreurs enfantines se sont rajoutées celles de l'adolescence, où je n'acceptais pas mon physique, puis les réticences de l'âge adulte à se reconnaître dans cet autre que l'on ne veut pas soi. De même que l'on ne reconnaît pas sa voix enregistrée, de même je ne me reconnaissais pas dans le portrait qui m'était présenté. Non que ce portrait soit abominable, je ne suis pas laid et l'on me prête parfois du charme, mais il ne correspondait pas à ce que moi, je voyais en dedans.

Je ne parle pas, bien sûr, de la "beauté intérieure", lot de consolation que l'on accorde généreusement aux moches. Je viens de le dire: sans être un Apollon sur lequel les foules se retournent (heureusement!), je ne suis pas laid et j'ai, comme disait Barbara "séduit bien des hommes, à peine vus déjà disparus" (quelques femmes aussi).

Je crois simplement que l'éducation reçue de l'oubli de soi a très bien fonctionné, que je n'ai pu m'aimer qu'à l'intérieur, sans surtout le montrer à qui que ce soit, et que d'avoir oublié de me regarder parfois m'a fait oublier l'enveloppe réelle au profit d'une autre, abstraite.

Tellement abstraite que j'ai longtemps refusé de porter des shorts ou des maillots de bains, de montrer mes jambes. Si je me dévêtais, c'était totalement, car alors entraient en jeu d'autres arguments, d'autres séductions, d'autres enjeux. Totalement nu, je ne me suis jamais senti démuni. Mais le short, jamais!

Le sport a changé tout cela. Est-ce la transformation du corps, découvrir des muscles là où l'on n'en avait jamais vu, ou les effets bénéfiques de l'activité physique sur le psychisme? Aujourd'hui, je n'ai plus ce genre de fausses pudeurs indicatrices d'un orgueil démesuré. Je peux me regarder dans le miroir de la salle de bains sans narcissisme mais sans honte. Et je crois bien que je me suis enfin rejoint.

Mais, à mon image, je préfère toujours celle du reflet des nuages, des merveilleux nuages, dans l'eau calme d'un étang ou la réfraction d'une façade dans celle de verre de l'immeuble d'à côté.