lundi 11 juillet 2016

Etrange

J'ai hérité par une ancienne voisine  d'un carillon Westminster que j'aimais entendre tic-taquer à défaut de le laisser sonner : les voisins ne sont pas tous sensibles  à cette petite musique de nuit ! Or, depuis un an ou deux,  le mécanisme a décidé de s'arrêter systématiquement à 1h03. J'ai beau le remonter, le remettre en marche, le lendemain il a stoppé sa course à la même heure. 

Je possède aussi une montre suisse à laquelle je tiens beaucoup et que je passe au poignet beaucoup plus souvent que les autres. Eh bien, elle aussi, depuis deux ou trois mois, s'est mis en tête de faire des siennes. Elle s'arrête. J'ai d'abord cru à une pile déficiente. Vérification faite, il n'en est rien. Mais le plus étrange, c'est qu'elle aussi s'arrête à ...... 1h03.

J'ai beau ne pas trop croire aux signes du destin tels que celui-ci, c'est tout de même étrange !

samedi 9 juillet 2016

Travaux

Et voilà, mes balcons ont fait peau neuve. Les volets de bois n'avaient probablement pas été repeints depuis la construction  de l'immeuble, dans les années trente, et le sol en béton était vraiment très moche.

Jean-Claude y a passé la semaine, le matin en plein soleil et avec une chaleur impressionnante. J'avais préparé le terrain en ponçant le maximum de peinture écaillée, de poussière accumulée et de pollution grasse.

Aujourd'hui, sol gris soutenu et persiennes vert Forêt Noire. De quoi faire ressortir le rouge vif de mes nouveaux géraniums qui ont malheureusement souffert de leur semaine à l'ombre à l'intérieur.

Cette semaine nous a permis de nous retrouver comme au temps des travaux qu'il avait longtemps effectués chez moi il y a quelques années, à plaisanter, à travailler en silence et à déjeuner ensemble avec Frédéric qui nous a rejoints plusieurs fois.

Reste le parquet dont il faut rénover le vernis, mais ça, ça attendra l'automne puisque le produit nécessite 24 heures de séchage et que je n'ai pas le don de lévitation. Pendant ce temps, j'irai me réfugier chez Émile en Savoie. Et puis, maintenant, c'est la dernière ligne droite avant notre petite semaine de vacances !

jeudi 7 juillet 2016

Que deviennent-ils ?

Surprise et émotion ce matin en découvrant sur la quatrième de couverture de la revue d'une de mes caisses de retraite la photo d'un visage connu : celui de l'une de mes anciennes élèves. Pas de quoi être ému, me direz-vous, sauf que ce n'est pas n'importe quelle ancienne élève.

Il s'agit de celle qu'il y a quelques années, j'avais renversée en voiture en me rendant un matin au collège. Je crois que ça avait été la plus grande terreur de ma vie. Je me souviens encore de ce tas de vêtements inertes que j'avais découvert dans mon rétroviseur et des insultes d'une autre mère d'élève, prétextant que je l'avais fait exprès, et que les policiers avaient pris pour une folle et avaient dû rappeler à la décence. L'adolescente s'en était tirée avec une légère douleur au bras et sa propre mère m'avait alors beaucoup réconforté.

Le jeune fille a grandi, s'est lancée dans le chant lyrique et, après son bac, a entrepris des études supérieurs en direction de chœur. Elle est aujourd'hui chef de chœur et a décidé de consacrer son art à faire chanter des personnes âgées atteintes de trouble de la mémoire pour tester les bénéfices du chant sur la douleur et l'anxiété qui accompagnent la maladie.

J'aimerais pouvoir la rencontrer à nouveau un jour et lui dire combien je suis heureux de cet engagement et combien elle a su garder le même sourire tendre.

Le Livre des Baltimore

Le premier Joël Dicker que j'avais lu, La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, m'avait emballé, même si un peu long à mon goût. Celui-ci, Le Livre des Baltimore, beaucoup moins.

Bien sûr, on le lit sans déplaisir, mais sans grand plaisir non plus. Les deux familles Goldman, que ce soit celle de Montclair ou celle de Baltimore, dont il est question, ne sont guère parvenu à provoquer en moi le moindre enthousiasme. La raison en est probablement que, par suite de nombreux dialogues souvent assez plats, on a maintes fois l'impression de se trouver face à une série-télé américaine, ce qui n'est pas, à proprement parler, ma tasse de thé.
(Joël Dicker, Le Livre des Baltimore. Ed. de Fallois.)

mardi 5 juillet 2016

Ne nous fâchons pas !

Pas trop de billets ces derniers jours pour cause de voyage dans le Jura et de bouderie avec mon ordinateur. Il a tendance à m'énerver, le bougre, en ce moment.

D'abord, sans que je lui demande rien, et même après plusieurs refus de ma part, il a de lui-même changé mon Windows 8 en Windows 10. Résultat : exit mes vieilles icônes auxquelles j'étais habitué et qui me permettaient un accès direct là où je voulais aller.

Pas toutes, certes, et heureusement, mais par exemple, l'icône du son, que j'ai fini par retrouver, puis reperdre puis retrouver. Par exemple le cleaner que j'ai dû réinstaller (mais avec une belle frayeur après être tombé sur un site dangereux). Par exemple et surtout ce qui me permettait, par l'intermédiaire d'une carte USB, de transférer mes photos depuis mon appareil photos jusqu'à mon disque dur. Il ne reconnaît plus le périphérique, me suis-je dit illico. Mais le lendemain, suite à de savantes manœuvres dont je n'ai, hélas, pas retenu le détail, j'ai pu effectuer le transfert. Et hier, rebelote : impossible de trouver l'icône correspondant à la clé USB.

Je passe un temps certain dans ce nouveau labyrinthe et, lorsque j'en ressors bredouille, je n'ai plus envie d'écrire mais plutôt de passer le matériel par la fenêtre.

Voilà pourquoi vous n'avez pas eu droit au voyage dans le Jura, ni surtout au compte rendu de ma sortie de dimanche au Parc de la Tête d'Or où j'ai pu apprécier le Tartuffe de Molière (première version, celle en trois actes, qui avait été interdite par Louis XIV) joué gratuitement par une troupe formidable. Si je me calme, je dirai tout le bien que j'en ai pensé et ajouterai sans doute quelques photos, si Monseigneur Ordi. me le permet, naturellement !

vendredi 1 juillet 2016

Clichés

Quand on joue, comme moi, à des jeux en ligne, on s'expose à voir pas mal de pubs. Courtes certes mais soulantes. L'une d'entre elles revient sans cesse : une publicité pour des petits pots pour bébés d'une marque très connue et très ancienne.

Et là, on apprend que tous les bébés sont blonds, que le seul roux essaie méchamment d'attraper un poisson rouge dans son bocal, que les filles sont grincheuses alors que les garçons sont tout sourire, que les jeunes parents vont bien sûr vérifier où sont cultivées les carottes dont ils font ingérer la bouillie à leur progéniture, que pour cela ils chaussent tous des bottes (ben oui, c'est sale, un champ de carottes !) alors que l'agriculteur arbore une chemisette blanche à carreaux d'une propreté impeccable et que sa femme parle comme nos anciennes speakerines.

Étonnant, non ?

Vendredi, gâterie, Italie