mercredi 21 août 2013

Touraine, deuxième jour (dimanche)

 

Le deuxième jour, le dimanche 11 août donc, retour à l'office du tourisme pour acquérir les billets d'entrée puis petit tour dans Chinon où se tient une foire aux livres anciens très intéressante, avec de très vieux ouvrages dans un état impeccable. La visite de la citadelle est renvoyée à plus tard car les chaises d'une terrasse de bar à l'ombre nous tentent davantage


L'après-midi, départ pour le château qui inspira à Perrault son conte La Belle au bois dormant. Fort belle demeure effectivement, qui domine la vallée de l'Indre, accolée à une colline boisée qui en fait ressortir la blancheur du tuffeau. L'intérieur est intéressant à visiter, même si les reconstitutions de scènes du conte sont davantage destinées à des enfants en bas âge. Un bon point cependant pour la charpente et le grenier qu'elle recouvre, où s'amoncellent coffres, vêtements et tout un bric à brac bien digne d'un conte de fée. L'essentiel des bâtiments date du XV° et XVI° siècles et est longé par des terrasses à la "Française" (XVII°) dessinées par Le Nôtre, l'architecte des jardins de Versailles. Le château est propriété des descendants du Comte de Blacas qui en hérita en 1885 qui l'habitent toujours. Dans le parc, une chapelle datant de 1521 avec de superbes stalles de Jean Goujon près de laquelle se dresse la haute silhouette  de deux cèdres du Liban offerts en 1808 à la Duchesse de Duras par Chateaubriand.


Un point commun de tous les châteaux que nous avons visités : la présence agréable de splendides bouquets de fleurs naturelles, en particulier à Chenonceau.

(Pour un large supplément de photos,  il faudra attendre que je les poste sur mon site Flickr. Patience !)

mardi 20 août 2013

Ca chauffe (Touraine, premier jour)

Oui, comme une ancienne voiture au diesel, il faut le temps. En fait, je me sens saisi en ce moment d'une grande flemme devant la quantité de photos à gérer et à sélectionner.

Et puis, il y a encore des paperasses pour la retraite: quatre dossiers différents, ça ne se fait pas aussi vite que cela !

Deux mots seulement ce soir: nous sommes partis samedi matin (10 août). Route agréable. Les embouteillages étaient dans l'autre sens, en particulier dans la banlieue de Clermont-Ferrand. Arrivée en début d'après-midi au gîte que nous avions réservé à Chinon. Le frère de la propriétaire nous accueille, nous fait visiter les lieux (une cuisine avec coin salon au rez-de-chaussée, deux chambres à l'étage), et s'embarque dans une longue explication des partages de l'héritage parental entre les six membres de la fratrie. Lui a gardé des terrains viticoles qu'il a loués à un exploitant, moyennant un tiers de la production de vin, dont il nous offre une bouteille.

Ensuite, courses au supermarché du coin puis office du tourisme où nous prenons de la documentation pour établir notre programme. Il faut savoir qu'en achetant les billets des visites à l'office du tourisme, on bénéficie de réductions sur chaque site et d'un coupe-file pour la plupart. Notre choix se porte sur les châteaux d'Ussé, Azay-le-Rideau, Langeais, Cheverny, Chambord, Amboise, Chenonceau, Loche, Tours et Chinon , auxquels nous rajoutons les demeures de Rabelais (Seuilly), de Ronsard (La riche) et de Balzac (Saché) et l'abbaye de Fontevraud.

Mais ils sont fous, pensez-vous ? Jamais ils ne parviendront à tout voir ! Eh bien, nous l'avons fait ! La preuve bientôt en mots et en images.

lundi 19 août 2013

De bons Voisins

Babel s'est mis à publier des romans noirs. Alors, j'ai essayé  et je n'ai pas été déçu. De bons Voisins relate, à partir d'un fait-divers réel, l'agression nocturne d'une jeune femme dans la cour de son immeuble. Chaque chapitre est consacré à un de ses voisins qui, bien qu'ayant été alerté par ses cris, ne fera rien pour empêcher le meurtre. On découvre ainsi les dessous sordides d'une ville américaine la nuit et la possible veulerie des êtres qui nous entourent. A en avoir froid dans le dos !
(Ryan David Jahn, De bons Voisins. Ed. Actes sud. Trad. de Simon Baril.)

Le retour

Voilà, c'est fini. Huit jours en Touraine en compagnie d'Agnès, de Marie et de Diane , entre autres, c'est loin d'être déplaisant. Mais, comme chez karagar, il faudra attendre un peu pour le compte rendu, tri de photos et remplissage de frigo obligent. A bientôt.

vendredi 9 août 2013

La Peau froide

Encore un livre intéressant, bien que parfois mal ficelé: La Peau froide, de Albert Sanchez Pinol, écrivain catalan.

Pour fuir l'Europe où il a pris une part active dans la résistance des Irlandais contre l'envahisseur britannique, un homme accepte un poste de climatologue sur une petit île perdue de l'Atlantique sud. Il y trouve un autre homme, particulièrement rustre et primaire. Mais chaque nuit, des monstres, mi humains mi poissons, font le siège du phare où ils se sont réfugiés et obligent les deux hommes à coopérer.

Pour une fois, la quatrième de couverture n'est pas uniquement racoleuse  et met bien l'accent sur l'essentiel du roman. Je la cite : " C'est la peur de l'autre - plutôt que l'autre lui-même - qui constitue la plus dangereuse des menaces, le plus monstrueux des ennemis. " Je cite aussi la première phrase du roman: " Nous ne sommes jamais très loin de ceux que nous détestons. "
( Albert Sanchez Pinol, La Peau froide. Ed. Actes sud. Trad. de Marianne Millon.)

jeudi 8 août 2013

La France, ton orthographe fout le camp





A une pompe à essence, dans le Cantal.... Trois pour le prix d'une !

A travers les gouttes

Suis-je marqué au pipi de chat ? Deux jours de balade en dehors de Lyon, deux jours de pluie ou presque ! Seul avantage à ce mauvais temps : une température beaucoup plus clémente, voire fraîche parfois.

Petit séjour dans le Cantal, donc, à la limite de la Haute-Moire, avec Frédéric, sa mère, Jean-Claude et Pierre. Nous y retrouvons l'autre Pierre et David, venus eux aussi y séjourner quelques jours.


Sur le chemin, arrêt à Fix-Saint Geneys, près du Puy, pour y faire provision de fromage et de charcuterie. Rien que la devanture de ce magasin en bordure de route vous met l'eau à la bouche, et la mauvaise humeur d'une vieille dame aigrie qui ne supportait sans doute pas que je fume devant la porte n'y a rien changé.

A destination, le ciel se découvre pour l'après-midi. Ce sera donc belote sous le marronnier pendant que les autres font la sieste. J'ai encore des progrès à faire et m'emmêle parfois les pinceaux. Il faut dire que j'ai affaire à forte partie !  Visite rapide à Blesle, en Haute-Loire, que deux d'entre nous ne connaissent pas : c'est un charmant petit village aux rues moyenâgeuses qui a très bien été restauré ces dernières années.

Le soir, après un repas bien arrosé, ce sera Rummikub chiffres. Il pleut toute la nuit et la journée du lendemain. Apéritif encore, repas et jeux de cartes. Avec Frédéric, au moment d'une accalmie, nous allons au bord de la rivière voir si nous n'apercevons pas de truites : rien ! Les noisettes sont mûres pour certaines mais nous n'en cueillons pas cette année, du fait de la trop grande charge en eau des branches d'arbres.

Retour par Le Puy, avec vue imprenable sur la forteresse de Polignac, impressionnante sous la charge de nuages, et Saint-Étienne. Je dépose chacun chez soi. Fin de ces courtes vacances. J'aime aller là-bas, même pour n'y rien faire.