Quand je dis que ça passe, ça passe, mais alors à une allure folle ! Au point de se demander où on trouvait le temps, avant, quand on travaillait.
A peine levé (bon, un peu tard, d'accord), la journée est terminée. Quelques courses, un rendez-vous chez le kiné, la visite d'une amie (Merci, Marie-Claire d'être passée, même rapidement : tu es si calme, ça me fait du bien), quelques coups de téléphone pour les vœux, le repas de ma mère, un détour chez Frédéric pour manger des cailles et une bonne galette maison à la frangipane (dont j'ai rapporté un morceau pour mon petit-déjeuner demain matin) et voilà.
Bon, après, il y a l'ordinateur, la lecture, le petit en-cas medianoche, la douceur des draps de coton, mais ça, c'est à moi tout seul, juste à moi, comme un point sur le i d'une journée bien agréable. C'est éprouvant, la vie de retraité ....
mardi 7 janvier 2014
lundi 6 janvier 2014
IRM
On vous fait remplir un questionnaire. Eh oui, en cas de problème, il faut bien que les médecins se couvrent. Puis on vous fait entrer dans un tout petit vestiaire où les revues pour patienter n'ont pas été actualisées depuis des mois. De toute façon, pas le temps de les lire : on vous fait déshabiller en vous expliquant ce qui va se passer. J'écoute d'une oreille distraite : je connais, j'y suis déjà passé.
La blouse bleu pâle, dans quel sens ? Ah oui, l'ouverture dans le dos. Puis, on vous fait grimper sur un escabeau et étendre sur un plateau coulissant qui bientôt pénétrera dans le tunnel. Surtout ne plus bouger. On me redemande si je suis claustrophobe. Non, je ne le suis pas, en tout cas pas ici. Plutôt curieux. Pas du processus, je connais, mais de la façon dont ça fonctionne. Parce qu'on ne voit rien bien sûr.
On vous met un casque sur les oreilles, pour atténuer le bruit que certains ne supportent pas. De la musique dans le casque, style supermarché. Il faudra que je leur donne quelques conseils. Surtout ne plus bouger. Et ça commence. On regarde le dôme de l'engin, à quelques centimètres des yeux. Moi, lorsque je suis allongé un moment, j'ai envie de dormir, pas de bouger. Le dôme est rayé, ici et là. Des patients irascibles ?
Et puis voilà que, alors qu'on est bien calme, il vous vient soudain une envie de tousser. Respire à fond, coco (par le thorax, surtout pas par le ventre), ça va passer. Ou bien un furieux besoin de vous gratter le nez qui vous démange. Alors, penser à autre chose, à la musique qu'on aurait aimé entendre. Mais le bruit la couvre, alors à quoi bon ?
Très vite, on ne sait plus depuis combien de temps on est là dedans. Il doit faire nuit dehors, et les embouteillages doivent commencer à se résorber. On sera vite rentrer chez soi. La manipulatrice est agréable et drôle. Comme d'habitude dans ces cas-là, je plaisante. C'est un bon public.
Voilà, c'est fini. Retour au vestiaire puis compte rendu du radiologue. Ils sont deux, l'un bavard et l'autre pas. Aujourd'hui, c'était le pas causant. Sympathique mais pas causant. Résultat satisfaisant. Rien n'a évolué dans le mauvais sens. En sortant, coup d’œil sur le bâtiment où Pierre est mort et où mon père est passé avant de mourir ailleurs. Pourtant, j'aime toujours cet endroit, au sommet de la ville. On dirait presque la campagne.
Effectivement, les embouteillages sont passés. Maison.
La blouse bleu pâle, dans quel sens ? Ah oui, l'ouverture dans le dos. Puis, on vous fait grimper sur un escabeau et étendre sur un plateau coulissant qui bientôt pénétrera dans le tunnel. Surtout ne plus bouger. On me redemande si je suis claustrophobe. Non, je ne le suis pas, en tout cas pas ici. Plutôt curieux. Pas du processus, je connais, mais de la façon dont ça fonctionne. Parce qu'on ne voit rien bien sûr.
On vous met un casque sur les oreilles, pour atténuer le bruit que certains ne supportent pas. De la musique dans le casque, style supermarché. Il faudra que je leur donne quelques conseils. Surtout ne plus bouger. Et ça commence. On regarde le dôme de l'engin, à quelques centimètres des yeux. Moi, lorsque je suis allongé un moment, j'ai envie de dormir, pas de bouger. Le dôme est rayé, ici et là. Des patients irascibles ?
Et puis voilà que, alors qu'on est bien calme, il vous vient soudain une envie de tousser. Respire à fond, coco (par le thorax, surtout pas par le ventre), ça va passer. Ou bien un furieux besoin de vous gratter le nez qui vous démange. Alors, penser à autre chose, à la musique qu'on aurait aimé entendre. Mais le bruit la couvre, alors à quoi bon ?
Très vite, on ne sait plus depuis combien de temps on est là dedans. Il doit faire nuit dehors, et les embouteillages doivent commencer à se résorber. On sera vite rentrer chez soi. La manipulatrice est agréable et drôle. Comme d'habitude dans ces cas-là, je plaisante. C'est un bon public.
Voilà, c'est fini. Retour au vestiaire puis compte rendu du radiologue. Ils sont deux, l'un bavard et l'autre pas. Aujourd'hui, c'était le pas causant. Sympathique mais pas causant. Résultat satisfaisant. Rien n'a évolué dans le mauvais sens. En sortant, coup d’œil sur le bâtiment où Pierre est mort et où mon père est passé avant de mourir ailleurs. Pourtant, j'aime toujours cet endroit, au sommet de la ville. On dirait presque la campagne.
Effectivement, les embouteillages sont passés. Maison.
dimanche 5 janvier 2014
Et un peu de musique, ça vous dirait ? (133)
Une rareté. En tout cas, moi je ne connais pas du tout. Mais je laisse la parole au(x) spécialiste(s) !
(France Gall lors de la Finale du concours de la chanson Allemande 1970.) A mon avis, elle a fait beaucoup mieux depuis...
(France Gall lors de la Finale du concours de la chanson Allemande 1970.) A mon avis, elle a fait beaucoup mieux depuis...
C'est reparti, comme en 14 !
Les fêtes passées, la vie reprend son petit train-train quotidien : coucher tard, lever tard, procrastination à outrance, lecture, télévision (où je suis exaspéré d'entendre parler sans cesse d'un homme qui, visiblement, s'y entend mieux à tenir un volant de bolide que des bâtons de skis), ordinateur...
Quelques vœux par téléphone, occasion de rependre contact ou vérification que les plus vieux sont toujours de ce monde. Pour ces derniers, la conversation tourne vite court car la plupart (la mère d'Yvon par exemple) a l'oreille de plus en plus dure d'année en année et j'aurai sans doute bientôt d'autres noms à biffer de mon carnet d'adresses. Ainsi va la vie... Mais c'est reparti...
Quelques vœux par téléphone, occasion de rependre contact ou vérification que les plus vieux sont toujours de ce monde. Pour ces derniers, la conversation tourne vite court car la plupart (la mère d'Yvon par exemple) a l'oreille de plus en plus dure d'année en année et j'aurai sans doute bientôt d'autres noms à biffer de mon carnet d'adresses. Ainsi va la vie... Mais c'est reparti...
samedi 4 janvier 2014
Et si on changeait, pour une fois !
Il y a des gens qui tiennent absolument à vous faire plaisir et vous offrent toujours quelque chose au nouvel an. Ainsi en est-il de l'ancienne infirmière de ma mère, par ailleurs amie de la famille. Chaque année, j'ai droit à mon petit paquet délicatement emballé dans du papier de circonstance où je fais semblant de découvrir, émerveillé, un livre. Or, surpris je ne le suis guère puisque, chaque année, c'est à peu près la même chose : manuel du parfait retraité, meilleures blagues du monde entier, un ramassis de petites histoires "drôles" auprès desquelles l'humour de papillotes a un parfum délicatement proustien.
L'autre jour pourtant, mon œil a brillé un instant. En me tendant le paquet, elle m'avoua avoir lu le livre avant de me l'offrir, de même que celui qu'elle avait offert à son frère : un roman de D'Ormesson.Tiens, si le frère a eu droit à un académicien, peut-être donc vais-je, moi, bénéficier enfin d'un roman. Même si elle ne connaît pas mes goûts littéraires, ce sera toujours mieux que ces conneries dont je me demande comment on peut les éditer, pensai-je in petto.
C'est donc un peu fébrile que je déchirai l'emballage pour découvrir devinez quoi ? Le Grand Livre des histoires drôles 2014. J'ai remercié, bien sûr, en voyant par avance l'emplacement que je réservais à l'ouvrage, toujours le même : la corbeille à revues au fond de mes toilettes, où je me dis qu'un jour de constipation, j'en feuilletterai quelques pages. Hélas, j'ai un transit tout ce qu'il y a de plus normal...
L'autre jour pourtant, mon œil a brillé un instant. En me tendant le paquet, elle m'avoua avoir lu le livre avant de me l'offrir, de même que celui qu'elle avait offert à son frère : un roman de D'Ormesson.Tiens, si le frère a eu droit à un académicien, peut-être donc vais-je, moi, bénéficier enfin d'un roman. Même si elle ne connaît pas mes goûts littéraires, ce sera toujours mieux que ces conneries dont je me demande comment on peut les éditer, pensai-je in petto.
C'est donc un peu fébrile que je déchirai l'emballage pour découvrir devinez quoi ? Le Grand Livre des histoires drôles 2014. J'ai remercié, bien sûr, en voyant par avance l'emplacement que je réservais à l'ouvrage, toujours le même : la corbeille à revues au fond de mes toilettes, où je me dis qu'un jour de constipation, j'en feuilletterai quelques pages. Hélas, j'ai un transit tout ce qu'il y a de plus normal...
vendredi 3 janvier 2014
Rien, comme disait l'autre avant de perdre la tête.
Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, moi ? Plus de collège, donc pas d'anecdote sur les élèves ; aucune perle relevée hier entre amis pendant que nous finissions les restes du réveillon ; lecture d'un gros pavé, ça avance, ça avance mais pas de compte rendu en vue ; aucune photo intéressante prise ces derniers temps, donc rien à montrer ; journée à glander, donc rien à glaner ; de la musique ? je ne peux tout de même pas vous en abreuver ; alors rien !
Ah ! si ! juste une chose : j'aime de plus en plus le point-virgule !
Ah ! si ! juste une chose : j'aime de plus en plus le point-virgule !
mercredi 1 janvier 2014
Un sourire malgré tout
Rien de bien marquant à raconter sur le Réveillon d'hier soir passé chez un ami (le "Marquis", un des deux spécialistes de la perle). Il a presque fallu attendre 2014 pour que Dupond, son acolyte (tiens, je vais les appeler comme ça maintenant, Dupont pour la noblesse, et Dupond pour le Tiers-Etat) nous en sorte une en voulant faire un compliment : "Dis donc, tu as astiqué ta ménagerie en argent ?!". Belle reprise de volée par la mère de Frédéric, particulièrement élégante pour la circonstance, qui, comme nous, n'en laisse pas passer une !
Aujourd'hui chez ma mère que j'ai vue, elle toujours morose maintenant, manifester un début d'intérêt devant le Concert du Nouvel An en direct de Vienne. Les valses, elle a toujours aimé ça et dansait divinement bien. Intérêt au point de demander que l'on augmente le son. Sa dernière valse, c'était au second mariage de mon frère, il y a une quinzaine d'années, où elle m'avait demandé de la faire tourner malgré un début de handicap.
Ce matin, ma sœur lui a pris les mains dans son fauteuil roulant et a esquissé avec elle un semblant de valse. Je suis parti dans la cuisine pour ne pas montrer mon émotion. Ma mère souriait.
Alors, je vous souhaite à tous de garder, pour 2014, ce sourire, malgré les chagrins, malgré la maladie, malgré les petits ennuis de la vie quotidienne. Un sourire venu du fond, qui touchera tous ceux qui vous entourent.
Bonne année et continuons à nous aimer.
Aujourd'hui chez ma mère que j'ai vue, elle toujours morose maintenant, manifester un début d'intérêt devant le Concert du Nouvel An en direct de Vienne. Les valses, elle a toujours aimé ça et dansait divinement bien. Intérêt au point de demander que l'on augmente le son. Sa dernière valse, c'était au second mariage de mon frère, il y a une quinzaine d'années, où elle m'avait demandé de la faire tourner malgré un début de handicap.
Ce matin, ma sœur lui a pris les mains dans son fauteuil roulant et a esquissé avec elle un semblant de valse. Je suis parti dans la cuisine pour ne pas montrer mon émotion. Ma mère souriait.
Alors, je vous souhaite à tous de garder, pour 2014, ce sourire, malgré les chagrins, malgré la maladie, malgré les petits ennuis de la vie quotidienne. Un sourire venu du fond, qui touchera tous ceux qui vous entourent.
Bonne année et continuons à nous aimer.
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