samedi 10 février 2018

Phrase creuse

Pas une émission radio ou télédiffusée, pas un débat entre experts où l'on n'entende au moins une fois, comme une parenthèse au milieu d'une phrase, l'expression très à la mode en ce moment : "J'ai envie de dire".

Eh bien, lapin, si tu as envie de le dire, dis-le. D'ailleurs, tu ne t'en prives pas puisque, invariablement, tu le dis. Alors pourquoi le détour par "j'ai envie de dire" ? Surtout que, en général, tu aurais pu nous éviter ton envie, tant est con ce que tu dis après. "J'ai envie de dire" : comme une excuse qui ne fait, sans que tu t'en rendes compte, que mettre en valeur le vide de ton discours.

Allez, c'était la rogne du jour....

vendredi 9 février 2018

C'est à vous

A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus.)

Tombe la neige

Que de commentaires et d'images sur ces pauvres parisiens bloqués par les neiges. Il faut dire qu'ils n'ont pas l'habitude ! Ça m'a rappelé un très bon souvenir datant probablement des années quatre-vingt.

A l'époque, j'allais souvent à Paris, pour le plaisir et pour la culture. J'étais logé chez un des deux amis que j'avais là-bas, soit sur l'île Saint-Louis, soit près de la porte d'Italie. Cette fois-là, j'étais allé un soir rue Saint-André des Arts, dans le Quartier Latin : on y projetait Arsenic et veilles dentelles (avec Cary Grant et Peter Lorre) dans un cinéma d'art et d'essai.

C'était en hiver. Il faisait froid mais le temps était beau. Mais lorsque je suis sorti du cinéma, assez tard, la neige s'était mise à tomber, une neige épaisse et abondante. C'était la première fois que j'en voyais dans la capitale. Mais la plus grande surprise se trouvait sur le parvis de Notre-Dame. J'ai eu la chance de le voir totalement blanc, sans une seule trace de pas, comme si la ville était déserte. Un moment, je me suis senti dans le roman de Victor Hugo, en plein Moyen-Age ! Magnifique ! Moment rare sans doute et éphémère.

Cette nuit-là, j'ai regretté de ne pas avoir mon appareil photos !

jeudi 8 février 2018

Le Chant du coyote

Je me demande parfois si je ne suis pas trop bon public, ou plutôt lecteur trop indulgent. A moins que j'ai du nez pour choisir mes romans, puisque je les choisis toujours au pif.

Voilà encore un roman qui m'a beaucoup plu. L'auteur, Colum McCann, est irlandais et, en général, la littérature irlandaise, j'aime. Mais il n'y a pas que ça. L'histoire de cet homme jeune de retour chez son vieux père qu'il aime et déteste à la fois, les réminiscences de leur vie, avec Mam, la mère, au Mexique, aux Etats-Unis et en Irlande, tout ça m'a beaucoup touché, d'autant que l'écriture de McCann est magnifique. Là, je conseille sans restriction.
(Colum McCann, Le Chant du coyote. Ed. Marval. Trad. de Renée Kérisit.)

Musique et cinéma

Il a fallu que je cherche pour retrouver le titre de ce film : Toi, c'est moi, film musical de 1936 (René Guissart). Je l'ai vu une seule fois, mais pas à sa sortie tout de même, et ne me souviens pas très bien de l'intrigue tirée de l'opérette éponyme.

Mais je pense qu'au moins les plus vieux reconnaitront la chanson, du Boby Lapointe avant l'heure. Et Pauline Carton : quel joli (!!!) brin de voix, comme on disait autrefois...


mercredi 7 février 2018

Trouvaille (africaine ?)

Pour une fois, ce ne sont pas les Dupond(t) qui en sont les auteurs mais une gestionnaire d'établissement  dans un de ses courriers. Frédéric, ayant reçu ce courrier, s'est empressé de m'en faire profiter.

 - Je vous en remercie par avance et vous prie de m'exciser pour ce décalage.
 (Comme dit l'autre, je l'avais au bout des lèvres !)

mardi 6 février 2018

Et un peu de musique, ça vous dirait (204)

Au hasard (presque), je choisis Arrau (pour Chopin, aussi, bien sûr).