Mercredi 19 juillet : Abbaye de Jumièges
Nous pensions Jumièges plus près de Rouen. Qu'importe : partis pour partis, nous y sommes allés en logeant la Seine. Nous sommes arrivés en toute fin d'après-midi, heureux d'avoir quitté le bruit de la ville et de retrouver là la même sérénité du soir tombant qu'à San Galgano en Toscane, moment qui reste toujours cher à mon cœur.
On dit souvent que c'est une des plus belle ruines de France, et je ne suis pas loin de le penser, d'autant que nous l'avons visitée quasi déserte. Elle fut d'ailleurs très prisée par de nombreux artistes romantiques du XIX° siècle (Victor Hugo, entre autres, qui disait d'elle qu'elle était encore plus belle que Tournus).
Fondée en 654, elle fut incendiée et pillée par les Vikings en 841. Avant la fin du X°, la vie monastique reprend, de façon assez timide. L'abbé Robert de Jumièges fait reconstruire le monastère, consacrée solennellement en 1067 en présence de Guillaume le Conquérant. Quelque temps après l'intégration de la Normandie au domaine royal, le chœur roman de la grande église abbatiale est reconstruit en style gothique (1267-1278).
En 1431, l'abbé de Jumièges Nicolas Le Roux participa au procès de Jeanne d'Arc et, bien que réticent, dut se plier à la volonté de condamnation du pouvoir anglais et des docteurs de Paris (alors occupé par les Anglais). Vers la fin de la guerre de Cent Ans, Charles VII, lors de la reconquête de la Normandie, y prend ses quartiers d'hiver et sa maîtresse Agnès Sorel vient l'y rejoindre alors qu'elle est enceinte de huit mois.
Pendant les guerres de Religion, l'abbaye est à nouveau mise à sac (1562). Le nouveau logis abbatial est terminé en 1671, puis le grand dortoir en 1732 mais l'abbaye est bien loin de son ancienne splendeur et les vocations bien rares. En 1789, les moines ne sont plus que 18 et doivent se disperser fin 1790. L'abbaye est vendue et son premier acquéreur entreprend la démolition du cloître du XVI° et du dortoir du XVIII°. Le suivant fait exploser le chœur. L'ensemble du site servira de carrière de pierres jusqu'en 1824. Elle redevient propriété de l’État en 1947 puis du département de Seine Maritime en 2007.
On peut aujourd'hui visiter l'ensemble des ruines, en particulier l'Abbatiale Notre-Dame, l'église Saint-Pierre et la salle capitulaire.
mercredi 2 août 2017
mardi 1 août 2017
Le circuit des quatre fromages (14)
Mercredi 19 juillet : Rouen (3)
Abbatiale Saint-Ouen :
Avant de visiter Saint-Ouen, nous passons devant le Gros Horloge, une arche Renaissance surmontée d'une horloge astronomique du XIV°, un des monuments emblématiques de Rouen, et longeons le palais de justice, construit de 1499 à 1507 pour abriter le Parloir aux Bourgeois et l'ancien Échiquier de Normandie. Il devint Parlement de Normandie sous François Ier en 1515 avant d'abriter le palais de justice à partir de la Révolution. Ravagé lors des bombardements de 1944, il est partiellement reconstruit.
L'Abbaye Saint-Ouen, monastère bénédictin, fut initialement fondée en 553 sous le vocable de Saint-Pierre. La première église était une basilique mérovingienne et prit le nom de Saint-Ouen à l'époque carolingienne. Cette première abbaye fut ravagée par les Vikings en 841. Elle est restaurée au X°, reconstruite en style roman à partir de 1062, incendiée en 1136 puis en 1248. Les travaux de l'abbatiale gotique actuelle commencent en 1318 mais sont ralentis par la guerre de Cent Ans. La nef ne fut terminée qu'en 1537 et la façade occidentale achevée au XIX° seulement. Le logis abbatial est démoli en 1816. L'église, après avoir abrité une fabrique sous la révolution, sert aujourd'hui de lieu d'expositions et de concerts.
Abbatiale Saint-Ouen :
Avant de visiter Saint-Ouen, nous passons devant le Gros Horloge, une arche Renaissance surmontée d'une horloge astronomique du XIV°, un des monuments emblématiques de Rouen, et longeons le palais de justice, construit de 1499 à 1507 pour abriter le Parloir aux Bourgeois et l'ancien Échiquier de Normandie. Il devint Parlement de Normandie sous François Ier en 1515 avant d'abriter le palais de justice à partir de la Révolution. Ravagé lors des bombardements de 1944, il est partiellement reconstruit.
L'Abbaye Saint-Ouen, monastère bénédictin, fut initialement fondée en 553 sous le vocable de Saint-Pierre. La première église était une basilique mérovingienne et prit le nom de Saint-Ouen à l'époque carolingienne. Cette première abbaye fut ravagée par les Vikings en 841. Elle est restaurée au X°, reconstruite en style roman à partir de 1062, incendiée en 1136 puis en 1248. Les travaux de l'abbatiale gotique actuelle commencent en 1318 mais sont ralentis par la guerre de Cent Ans. La nef ne fut terminée qu'en 1537 et la façade occidentale achevée au XIX° seulement. Le logis abbatial est démoli en 1816. L'église, après avoir abrité une fabrique sous la révolution, sert aujourd'hui de lieu d'expositions et de concerts.
Le circuit des quatre fromages (13)
Mercredi 19 juillet : Rouen (2)
Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption :
Puis long périple dan la Cathédrale, Primatiale comme Saint-Jean à Lyon. Elle fut le plus haut bâtiment du monde (151 mètres) après la construction (1876) d'une flèche en fonte remplaçant celle de bois couverte de plomb détruite par un incendie. Elle fut détrônée en 1880 par la Cathédrale de Cologne (157 m.). Elle reste la plus haute de France et également la plus large par sa façade occidentale (61,60 m.). Le peintre Claude Monet en a fait une trentaine de tableaux mondialement connus.
Début de la construction : 1030 pour le roman, 1145 pour le gothique.Elle sera également partiellement reconstruite et restaurée de 1944 à 1956. Dans le déambulatoire ont été installées des statues originales provenant de la façade. On y voit aussi des tombeaux à gisants, dont celui de Richard Cœur de Lion qui contenait son cœur (le reliquaire de plomb est conservé au Trésor de la cathédrale).
Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption :
Puis long périple dan la Cathédrale, Primatiale comme Saint-Jean à Lyon. Elle fut le plus haut bâtiment du monde (151 mètres) après la construction (1876) d'une flèche en fonte remplaçant celle de bois couverte de plomb détruite par un incendie. Elle fut détrônée en 1880 par la Cathédrale de Cologne (157 m.). Elle reste la plus haute de France et également la plus large par sa façade occidentale (61,60 m.). Le peintre Claude Monet en a fait une trentaine de tableaux mondialement connus.
Début de la construction : 1030 pour le roman, 1145 pour le gothique.Elle sera également partiellement reconstruite et restaurée de 1944 à 1956. Dans le déambulatoire ont été installées des statues originales provenant de la façade. On y voit aussi des tombeaux à gisants, dont celui de Richard Cœur de Lion qui contenait son cœur (le reliquaire de plomb est conservé au Trésor de la cathédrale).
Le circuit des quatre fromages (12)
Mercredi 19 juillet (1) : Rouen
- Église Saint-Maclou :
J'ai dit que, globalement, j'avais été déçu par la capitale de la Normandie. Certes, la ville est belle mais que de travaux, en particulier sur les quais de la Seine ! En plus, les panneaux indicateurs brillent assez par leur absence ! Et puis que de touristes dans les rues ce jour-là ! Et quelle chaleur ! Bref, tout cela m'a un peu gâché la visite.
Dès que nous parvenons à nous garer, finalement en un point stratégique pour nos visites, nous entrons dans l'église Saint-Maclou. De style gothique flamboyant, elle fut construite entre 1437 et 1517. La façade ouest abrite trois portails dont deux ornés de portes en bois sculptées à la Renaissance.
Petit tour à pied pour admirer les traditionnelles maisons normandes.
- Église Saint-Maclou :
J'ai dit que, globalement, j'avais été déçu par la capitale de la Normandie. Certes, la ville est belle mais que de travaux, en particulier sur les quais de la Seine ! En plus, les panneaux indicateurs brillent assez par leur absence ! Et puis que de touristes dans les rues ce jour-là ! Et quelle chaleur ! Bref, tout cela m'a un peu gâché la visite.
Dès que nous parvenons à nous garer, finalement en un point stratégique pour nos visites, nous entrons dans l'église Saint-Maclou. De style gothique flamboyant, elle fut construite entre 1437 et 1517. La façade ouest abrite trois portails dont deux ornés de portes en bois sculptées à la Renaissance.
Petit tour à pied pour admirer les traditionnelles maisons normandes.
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