Le Mur invisible, par Sarah Jérôme.
(Le titre est emprunté au roman de Marlen Haushofer, un de mes livres préférés).
Et celle Guénaëlle de Carbonnières, Dans le creux des images:i
Le nom de la commune ne doit rien au monarque biblique, et encore moins au viaduc qui enjambe la vallée et qui date de la fin du XXe siècle. Louis Mandrin aurait utilisé les lieux dans le cadre de la contrebande de sel[17]. Le commerce de sel est en tout cas lié à une des origines étymologiques du lieu : Pont-Salomon signifierait le pont (lieu de rencontre, de contact, d'échange...) des sauniers.
Le village de Pont-Salomon est mentionné pour la première fois au milieu du XVIe siècle. À cette date, plusieurs moulins existent déjà dans ce lieu, certains d'entre eux étant probablement des « moulins à soie » liés à l'importante activité de tissage de la soie. La genèse de Pont-Salomon est aussi intimement liée à la fabrication des lames de faux (Musée implanté dans une ancienne usine).
L'utilisation des ressources hydrauliques locales ne cesse de se développer par la suite, s'adaptant aux développements industriels successifs. Au XIXe siècle, Pont-Salomon devient un village-usine. Il est conçu selon les principes du fouriérisme par Pierre-Frédéric Dorian et ses successeurs .
Jules Massenet (1842-1912) : compositeur français, a passé une partie de son enfance à Pont Salomon.
L'église néo-romane Notre-Dame (fermée) a été érigée entre 1867 et 1870.
Je l'appréciais moyennement : pour moi, sa façon d'être montrait une foi un peu trop traditionnelle et étriquée. Mais elle était très active au collège et organisait souvent des concerts, donnés sait par des musiciens extérieurs soit par les élèves eux-mêmes en fin d'année.
Elle s'était plainte un jour que ses élèves étaient un peu trop bougeants dans ses cours. "Pourtant, avait-elle ajouté, je leur apprends une très belle chanson : Colchiques dans les prés !". Nous avions essayé de lui expliquer que, peut-être, elle pourrait trouver une chanson plus "récente", rien n'y fit : elle tenait à ses colchiques.
Mais le souvenir le plus drôle que je garde d'elle, c'est lors d'un concert de fin d'année donné par les élèves : elle fit d'abord chanté les filles. Puis vint le tour des garçons, quelle annonça ainsi : "Et maintenant, les petits garçons vont vous dévoiler leur bel organe !". Ce jour-là, j'ai cru m'étouffer de rire difficilement contenu au fond de la salle.
Reposez en paix, Brigitte !
La légende dit qu’un petit berger sculpta une statue de la Vierge et qu’un jour on le retrouva mort auprès de sa Notre-Dame. Elle dit aussi qu’un enfant mort-né retrouva la vie devant cette statue. Elle dit enfin que les habitants d’Aurec bâtirent la chapelle après une épidémie de peste arrêtée par la Vierge. La légende dit enfin que lorsque l’on vint, de nuit pour emporter la statue, les bœufs qui tiraient la charrette où l’on avait mis l’image sculptée par le petit berger, refusèrent de bouger. Même poussée par plusieurs hommes, la charrette ne put être remuée. La Vierge ne voulait pas quitter sa clairière.
L’histoire prend le relais pour nous dire qu’en 1870 les femmes du village d’Ouillas, tout proche, vinrent prier ici pour leurs époux ou leurs frères partis à la guerre. La Vierge de la Faye devint la protectrice des soldats, des prisonniers. En 1914, 3000 pèlerins firent le vœux de revenir chaque année après le rétablissement de la paix. Chaque année, le dernier dimanche d’août ce vœu est respecté.
Et quelques autres vus du bourg :
Dans la boutique de la dernière photo, nous avons bu un coup. C'est un café-librairie de livres d'occasion, tenue ce jour-là par deux vielles dames charmantes avec qui nous avons taillé une bonne bavette.