lundi 25 mai 2009

Addendum

Mon billet d'hier (Quatre jours en mai)n'était pas complet. Pour bien le comprendre, il faudrait rajouter ceci, que j'avais l'intention d'écrire, et puis mes idées sont parties sur un autre chemin: lorsque je rentrais de mes escapades érotiques, je retrouvais Pierre, toujours tendre, toujours aimant et nous continuions notre vie, comme chaque couple avec des hauts et des bas mais surtout un besoin commun d'être ensemble. J'avais tout: l'excitation de l'interdit et du nouveau et le confort du solide et de la tendresse. Je ne percevais pas alors à quel point cela pouvait être exceptionnel. J'étais gâté et ne m'en rendais pas compte. Aujourd'hui, bien sûr, je rentre dans une maison vide et je suis un peu comme un enfant chéri à qui l'on a ôté ses jouets.

1 commentaire:

Lancelot a dit…

"Un enfant chéri à qui l'on a ôté ses jouets" : l'image est dure. Trop.

Tu es un Homme comme les autres, qui aime aimer et être aimé. Etre amateur de sexe et de chasse, avec tout ce que cela implique d'exaltation et d'excitation, c'est humain. Aimer la douceur, jour après jour, d'une épaule, d'un foyer, de bras aimants, c'est humain aussi.

J'aime ta lucidité, mais pas ta dureté. Ne sois pas trop dur vis à vis de toi-même.