lundi 2 novembre 2026

Changeons de dizaine : mes sixties (3)

Je me souviens (2)

Je me souviens de mon village :

- Je me souviens des prés, tous en forte pente où nous faisions de la luge en hiver, où nous installions une couverture pour regarder les coureurs passer en été, où nous ratissions les foins avant de les engranger à dos d'homme. Dans le pré du haut, nous passions des heures avec mon copain Lakdar, à étudier mon atlas pour choisir l'itinéraire de notre futur tour à vélo en Italie (déjà !). Nous n'avions pas intégré que les Alpes nous en séparaient. Nous voulions aussi transformer la ferme en orphelinat ...

- Je me souviens des bois, dont celui de châtaigniers, en face de la ferme, où nous allions faire provision de châtaignes que ma mère entaillait avant de les faire cuire sur la plaque bouillante du fourneau à charbon. Celui aussi du "barrage" où nos pintades, que nous avions oublié de rentrer, s'était réfugiées, la nuit tombée, sur un tronc d'arbre mort au sol. Nous avions mis longtemps avant de les retrouver.

- Je me souviens du terril, dont la pente était moins abrupte de notre côté et que nous escaladions par jeu et sans que les parents le sachent. Un jour, un avion est passé au-dessus de nos têtes. Mon frère avait baissé la tête. Mon père était venu nous chercher en haut : une voisine l'avait prévenu que nous y étions, ce qui nous avait valu une bonne reprise en main. 

- Je me souviens de la terreur que j'éprouvais en ramassant des mûres lorsqu'un bruit sortait des broussailles. Mes si je  n'en voyais pas la cause, j'imaginais tout de suite que c'était une vipère (il y en avait beaucoup dans le coin, attaquées parfois par nos pintades. Je n'ai jamais aimé les reptiles, quels qu'ils soient. Un jour d'été, nous en avions trouvé une dans le couloir de la ferme.

6 je me souviens du chemin de l'école qui me paraissait bien long (je l'ai refait il y a peu : comme il me paraît court aujourd'hui !). Je marchait juste au bord du trottoir en comptant mes pas. Ca m'occupait l'esprit. Il fallait aussi m'arrêter chaque fois chez ma tante pour l'embrasser (et profiter de ses bugnes quand c'était l'époque. Dans le village, il y avait quatre cafés et trois épiceries. Il n'y a plus rien aujourd'hui alors que la population a considérablement augmenté. 

- Je me souviens de la place Marquise où s'arrêtait le car. Pourquoi Marquise ? Et du "château" où nous jouions avec Yvon sous le ,regard vigilant de nos grands- mères qui, à la fraîche, descendaient chacune leur chaise pour papoter. L'endroit aujourd'hui, n'a presque pas changé. Seuls deux jardins ont vous pousser des maisons. Celle de la famille d'Yvon est en ruines. Et tous les noms me sont inconnus. Au bout d'un petit chemin qui longeait les jardins, la cabane en bois où une institutrice m'a appris à lire. Elle avait ses chouchous, dont je faisait partie malgré ma propension à rêver.

Le crassier aujourd'hui

Le Puits du Fay, à l'époque


dimanche 1 novembre 2026

Changeons de dizaine : mes sixties (2)

Je me souviens (1)

Je me souviens de l'Italie :

- Je me souviens de ma joie, la première fois, comme si, enfin, je rentrais chez moi.

- Je me souviens d'un voyage à Cuneo pour retrouver un garçon rencontré à Paris. Il s'appelait Silvio et sa grande amie Ida. J'y étais allé en train.

- Je me souviens des ruines romaines (Sicile ?) à moitié submergées par la mer.

- Je me souviens de la solfatare et des Champs Phlégréens où j'avais campé en écoutant, la nuit, les bulles de lave toutes proches.

- Je me souviens de Voltera et de ses falaises.

- Je me souviens de Perugia où j'avais des nuits plus belles encore que mes jours.

- Je me souviens de la Sardaigne et de la rudesse de ses sites.

- Je me souviens de Syracuse, de l'"oreille de Denys" et des temples au soleil.

Et j'aime me souvenir, si longtemps après ...

samedi 31 octobre 2026

Allez, c'est ma tournée !

Hier, comme chaque années en cette période, nous sommes allés, ma sœur et moi, fleurir les tombes familiales. Nous y allons toujours un peu avant le jour de la Toussaint pour éviter la foule. Partis de Lyon sous la brume, nous avons peu à peu retrouvé le soleil dans la vallée du Gier. Personne de connu au cimetière, et pas même un brin d'accent stéphanois, que j'aime toujours réentendre en VO. Les chrysanthèmes n'étaient pas nombreux non plus. Trop tôt ? Nous sommes revenus par une autre route, en passant par notre village d'autrefois, maintenant difficilement reconnaissable tant de villas ont remplacé les prés de mon enfance.

Encore de la brume sur le Pilat

L'ancienne tombe des curés

Un cimetière tout en pente

Le tombeau du Baron de Rochetaillée

Le village : autrefois, il n'y avait que quelques maisons autour de l'église

La croix autrefois à la croisée des chemins (aujourd'hui routes où les villas s'alignent

Changeons de dizaine : mes seventies (1)

vendredi 30 octobre 2026

Question

Je vous pose une question, une vraie. Après avoir écouté les chansons des sixties, souhaiteriez-vous que je me lance dans les seventies ? Je pense qu'il doit y avoir largement de quoi faire, mais je ne veux pas lasser. Alors, répondez franchement !