| Saint Pothin et sainte Blandine |
| Eglise sainte Blandine (Lyon, 2°) |
| Eglise Saint Pothin (Lyon 6°) |
| Crypte du caveau de St Pothin (ancien hôpital de l'Antiquaille, Lyon 5°) |
J'étais toujours passé au pied du village dans la vallée. Cette fois, par curiosité, nous sommes grimpés jusqu'au centre-bourg. Le bourg fortifié de Chamelet est ancien et était, au XIIe siècle, le siège d'une châtellenie qui fut cédée aux sires de Beaujeu par les comtes de Forez. Lors du procès-verbal établi en 1560 à l'occasion de la prise de possession du Beaujolais par le duc de Bourbon-Montpensier, il est mentionné que le château était déjà ruiné à cette époque.
Chamelet voit chaque année les festivités des conscrits. Il s'agit d'une fête célébrant les classes. l'année de naissance d'une personne détermine sa classe, cette personne sera conscrit tous les 10 ans. À Chamelet, la fête débute par un défilé costumé à thème un vendredi soir. Ce défilé a pour but le « vin d'honneur », un apéritif public. Le lendemain, la fête continue, démarrant par une messe le samedi matin, suivie de la vague. Après toute une journée d'apéritif, un repas dansant est organisé. Dans la nuit de samedi à dimanche, les conscrits profitent d'un bal. À minuit précisément, le village se réunit pour voir exploser les pétards géants que les conscrits ont confectionnés. Après cette nuit blanche, les conscrits serviront une traditionnelle soupe à l'oignon aux villageois restés debout toute la nuit.
Le château de Chamelet est une ancienne forteresse, du XIIIe siècle, Tout comme Oingt ou Ternand, Chamelet se résumait au Moyen Âge à un château-fort, protégeant les habitations qui avaient trouvé refuge derrière ses remparts. Ses vestiges sont situés sur un promontoire, au plus haut du village, à l'extrémité de l'éperon dominant la vallée de l'Azergues, non loin de l'église.
L'église était, bien sûr, fermée ! A l'origine, chapelle du château, l'église a subi, avec le temps de nombreuses transformations. Les parties les plus anciennes qui subsistent actuellement remontent au XVe siècle. Je viens de découvrir sur internet qu'il faut demander la clé au voisin mais, par cette chaleur (cinq degrés de plus qu'en haut, dans la campagne), il n'y avait pas grand monde dans les rues !
| Plaque de cheminée ? |
Vernay, la plus petite commune du Rhône, dérive du gaulois verna, « aulne » (lui-même formé sur une racine préceltique vara, « eau »), suivi du suffixe collectif -etum ou -etam,: lieu occupé par -. Il désigne un bois de vernes, d'aulnes, une aulnaie. Aucune trace d'occupation n'est attestée pendant la période romaine, tant au niveau archéologique que bibliographique. La ville aurait été le siège du diocèse de Vernay au Ve siècle.
L'église romane fut construite par les moines de Cluny et agrandie en 1852. Elle vient d'être bellement restaurée.
Cette belle petite église romane du XIème siècle m'a beaucoup plu par sa simplicité. Elle est construite en pierres du Haut-Beaujolais. Sa curiosité : l'ancienne girouette, un coq en bois est visible au Musée Marius Audin de Beaujeu. L'unique messe de l'année, célébrée le 15 août, fête Notre-Dame de Vernay.
| Carrière |
| Imitation marbre |
La commune tire son nom de Val de Soanan (Valsoanan puis Valsonne). Des vestiges sur lesquels on s’interroge encore, comme le dolmen de Suchel, font supposer une occupation très ancienne du site.
Valsonne fut, au Moyen-Age, tantôt dominée par les seigneurs de Beaujeu, par les Comtes du Forez ou l’archevêque de Lyon. D’une manière progressive, au XIIe et XIIIe siècles, l’archevêque de Lyon eut une influence prépondérante. Aux XIVe et XVe siècles, le village connut les violences des mercenaires, des brigands et des bandes de routiers qui pillèrent la région de Savigny à Anse.
Jusqu’à l’époque contemporaine, Valsonne était spécialisée pour la réalisation de tissus brochés et façonnés, en liaison directe avec la soierie lyonnaise. Cette économie a évolué vers la sous-traitance de savoir-faire pour l’impression textile.