lundi 23 février 2026

Ca, c'est le Pon Pon !

Ne soyez pas inquiets pout mon orthographe ! C'est simplement que ce matin au réveil ma première pensée fut : tu en as oublié un ! Un chien, bien sûr.

Celui est arrivé tout seul à la ferme, un beau jour et ne semblait pas vraiment décidé à la quitter. Nous avons bien sûr cherché à savoir à qui il appartenait. Recherches infructueuses ! D'où venait-il ? Cela resta toujours un mystère. Il était brun clair, élégant et surtout adorable. Quand nous comprîmes que son installation chez nous était définitive, il nous fallut bien lui trouver un nom. On en essaya plusieurs, fréquents pour les chiens. Aucune réaction de sa part, jusqu'au jour où ....

Un soir, ma mère était devant la télé quand la chaîne diffusa une émission sur le président Pompidou. Ma mère s'écria : "Tiens, c'est Pon 'Pon. Le chien, qui était couché à ses pieds, se leva d'un bond, émit un doux aboiement et calla sa tête ses ses genoux. Voilà, elle avait trouvé : c'était Pon Pon ! Ce nom lui resta et semblait bien lui convenir.

Quelques temps plus tard, mes parents trouvèrent un emploi dans une épicerie dans une petite ville aux abord de Saint-Etienne. Le logement y était minuscule et il durent laisser une bonne partie de leurs meubles. Afin de sécuriser les lieux, ils laissèrent le chien dans un petit local dans le jardin. Mon père, à la fin de sa tournée, lui apportait chaque sa pitance puis repartait avec son Tub Citroën. 

Un matin, alors qu'il s'apprêtait à remplir les rayons du véhicule pour entamer sa nouvelle tournée, il vit sortir de sous les roues un chien tout joyeux : c'était Pon Pon qui, tout seul (à l'odeur ?) avait trouvé le chemin du nouveau logement. De ce jour-là, il dormit dans l'épicerie pour avertir en cas de vol des commandes qui le livreur laissait sur le trottoir. Ces vols étaient assez fréquents à l'époque. Mais, dès son boulot achevé, le chien, qui avait la liberté bien encrée dans ses gènes, partait en vadrouille jusqu'au soir. 

A la sortie de la petite ville, déjà dans la campagne, il y avait un restaurant réputé dont les tenanciers s'approvisionnaient souvent à l'épicerie de mes parents. Ces derniers y allèrent plusieurs fois manger et furent toujours satisfaits de l'accueil et de la nourriture. Un jour, le chien ne revint pas. Parallèlement, suite à des plaintes et à une enquête de police, tout le monde, sidéré, apprit que les restaurateurs étaient en fait des voleurs qui pillaient consciencieusement tous les magasins d'alimentation des environs. Nous ne sûmes jamais si Pon Pon avait décidé de reprendre sa vie d'errance ou si ces voleurs l'avaient éliminé car trop gênant pour eux ...

dimanche 22 février 2026

Des vies de chiens

Le premier chien que j'ai connu dans ma vie, ce fut Astor, le chien de mon père que, lui, je n'ai pas connu. Il était encore dans la ferme de ma grand-mère. Il n'était plus tout jeune et je ne me souviens pas d'avoir jamais joué avec lui, mais j'aimais son nom et penser que mon père l'avais caressé.

Quand mes parents reprirent la ferme, nous eûmes un chien dont j'ai oublié le nom, puis la Muguette, le vrai chien de mon enfance. Bien, elle ne dormait pas dans la maison, mais dans une niche à l'extérieur. Elle était douce et se laissait faire tout ce que nous voulions. Mon frère, par exemple, s'amusait à la piéger sous une cloche grillagée dont, autrement nous nous servions pour isoler une poule qui venait d'avoir des poussins. Il faisait la même chose avec une fille un peu simplette de la voisine. A chaque fois, elle se laissait toujours prendre.

Puis vint Mickey qui suivit mes parents dans leurs nombreuses pérégrinations liées à leur travail : aux magasins d'abord dans la Loire puis à Lyon. Totalement noir, il ressemblait à une sorte de saucisse, ce qui fit répondre par mon père à une cliente qui lui demandait de quelle race il s'agissait : "un basset sénégalais. Vous ne connaissez pas ?". (Tous les chiens que nous avons eus étaient des bâtards, évidemment). 

Pendant ce temps, Pierre et moi, nous avions trouvé Ciccio sur le bord d'une autoroute italienne, un croisé de doberman et de beauceron. Lorsque nous partions en vacances, nous le confiions souvent à mes parents. Les deux chiens s'entendaient très bien, bien que de taille et de vitalité différente. Mickey mourut, très âgé. Ciccio aussi. Depuis sa mort, je n'ai jamais repris de chien (par fidélité ?). Parfois me manque une présence canine ....

samedi 21 février 2026

Voyages avec Lakdar


Je pense que tout le monde a compris mon amour des livres et de la littérature. Pourtant ce n'est pas un livre de littérature qui, tout au long de ma vie, m'a fait le plus rêvé. Bien sûr, certains romans lus il y a longtemps restent gravé dans mon esprit, avec des souffles de plaisir et de nostalgie. Pourtant, c'est autre chose qui m'a fait le plus rêvé. 

Quand je suis entré en sixième, il a fallu acquérir un certain nombre de livres. Heureusement, par le biais de je ne sais plus quelle association, nous pouvions les acquérir d'occasion. A la fin de l'année, nous les rapportions pour obtenir ceux de l'année suivante. Sauf un car il était censé nous servir tout au long de nos études : l'Atlas. Il avait fallu l'acheter neuf. Je peux certifier aujourd'hui que je ne m'en suis jamais servi en classe, ni au collège, ni au lycée. 

C'est ce livre qui m'a le plus fait rêvé. Mon premier bonheur fut de voir la carte de France, que je dessinais encore et encore, tant j'aimais sa silhouette. Je regardais aussi les autres pays du monde mais c'était moins leur forme qui m'emballait que les noms des villes et des régions que je découvrais. D'ailleurs, mon blog a pour titre Potomac suite à la lecture des romans de James Fénimore Cooper et à cet atlas.

Et puis j'avais un copain, Lakdar qui habitait le village et venait souvent me rendre visite dans le pré du haut de ma grand-mère où je gardais chèvres et moutons. Pour les chèvres, il fallait être vigilants : dès que nous tournions la tête, elles disparaissaient pour aller voir ailleurs si l'herbe était plus verte. Mais les moutons étaient plus dociles et moins rusés. Alors, j'apportais avec moi mon atlas et nous étions deux à rêver ! Je me souviens particulièrement d'une idée folle (après celle de vouloir transformer plus tard, quand nous serions grands, la ferme de mes parents en orphelinat) : celle de partir à vélos tous les deux et de voyager en Italie (déjà l'Italie !), en en faisant le tour. Avec l'atlas, nous avions programmé notre itinéraire : Florence, Rome, Naples, etc. 

Inutile de dire que ce projet ne s'est jamais réalisé, en tout cas avec Lakdar et à vélo. Dans notre enthousiasme enfantin, nous avions juste gommé le passage des Alpes .... Je me demande parfois, s'il est encore en vie, s'il a encore en tête ce rêve. Pour ma part, je l'ai en quelque sorte réalisé (en tain et en voiture). Et j'ai aussi beaucoup voyagé dans d'autres pays. Pourtant, encore aujourd'hui, il m'arrive de ressortir de la bibliothèque ce vieil atlas qui, bien sûr, n'est plus tout à fait exact, et de me remettre à rêver.

vendredi 20 février 2026

Promenade pieds mouillés.

Même s'il ne pleuvait pas vraiment, aujourd'hui, le sol du parc de Lacroix-Laval était littéralement gorgé, même le haut des prés en pente. Au milieu de l'un d'eux, nous avons trouvé le cadavre d'une taupe qui n'avait sans doute pas appris à nager. Aussi regagnons des coins plus sûrs et plus saces (c'est beaucoup dire !) : le jardin botanique et le château. Très peu de fleurs encore, bien sûr, mes dans les serres : quelques coucous (primevères officinales), deux ou trois violettes et un peu d'autres dont je ne connaissais pas les noms. Le seul à être déjà bien fleuri était un très beau magnolia, près du château. Le restaurant était pourtant bien fréquenté et ça sentait bon la bonne cuisine. Personne dans le jardin botanique, où j'aime toujours autant les nombreux espaliers qui en décorent les murs. 

A la boîte à livre, j'ai trouvé une œuvre de Marguerite Yourcenar que je ne connaissais pas : Feux, écrit en 1935, "une série de proses lyriques reliées entre elles par une certain notion de l'amour", (comme elle le dit elle-même dans sa préface). Un peu de soleil tout de même donc.















mercredi 18 février 2026

La Palestine pleure

 
Leîla Shahid (1949 - 18 février 2026)

Ca m'agace !

 - Au restaurant : "Bonne continuation".

- Au supermarché : " Je peux passer devant vous, je n'ai que ça ?"

- N'importe où : "Y a pas de souci."

- Chez un commerçant : "Et avec ça ? Ca sera tout ?"

(à suivre ...)

mardi 17 février 2026

Il a servi l'Humanité

 
Jesse Jackson (1941-17 février 2026)