mercredi 18 mars 2026

Mes chers voisins (2)

 Passons maintenant à ma voisine du dessous, la vieille dame souriante et discrète (même si un peu bavarde, surtout au téléphone). Bizarrement, ce lundi après-midi, elle a été prise d'une sorte de crise d'hystérie, la première que je vois chez elle. Tout ça parce que l'interphone  ne fonctionnait plus ! 

Voilà  bien une chose dont je me fous complétement. Depuis des années, le mien sonne mais je ne peux entendre la personne que m'appelle. Et c'est pour moi un avantage considérable ! Lorsque quelqu'un va passer me voir, il me prévient au téléphone avant. Sinon, je ne réponds jamais. Adieu les fâcheux et les quémandeurs ! 

Mais, ce jour-là, après vérification, plus rien ne fonctionnait. La brave dame, qui n'est pas propriétaire, me demande d'appeler la régie pour leur signaler la panne. On me répond que le nécessaire sera fait une fois un électricien contacté. Bien. Je rappelle ma voisine pour la mettre au courant. "Mais vous leur avez bien dit que c'était une urgence ! Si je tombe malade cette nuit !" (Elle est solide comme un roc ! ). Elle me demande le numéro de la régie pour téléphoner elle-même, et me rappelle après. Elle est tombée sur une personne très malpolie selon elle et qui n'en avait rien à faire. Je rappelle donc et tombe sur la même personne, la même que la première fois qui, à moi, répond très poliment. Bizarre, tout de même. Le nécessaire a été fait : un électricien va passer en fin d'après-midi ou le lendemain. Je rappelle la voisine et la rassure (à moitié ...)

L'électricien arrive assez vite. C'est le même ,que la fois précédente, lorsque la minuterie du hall était bloquée. Je le reconnais. "Eh oui, c'est moi, l'africain !" (Il est noir comme le charbon.) Je tente l'humour : "Ca ne se voit pas du tout !" J'attends sa réaction : peut-être suis-je allé trop loin ? Mais il ,éclate de rire, comme l'avait fait un employé de la cantine scolaire lorsque, voyant ses cheveux de plus en plus gris, je lui avait fait remarquer qu'il blanchissait (mes collègues en avaient été estomaqués !)

La panne est vide réparée, pas assez vite cependant pour éviter que n'arrive le grincheux du troisième qui, bien sûr, grincha : il ne sait faire que ça !

mardi 17 mars 2026

Mes chers voisins (1)

Dans mon immeuble, où je vis depuis trente cinq ans, les étages supérieurs ne cessent de changer de locataires des jeunes en général, mais, plus bas, c'est bien plus stable. Au rez-de-chaussée, un couple de locataires, assez insupportable, toujours grincheux et qui pensent que tout est est dû, dans jamais, eux, faire le moindre effort pour la "communauté". Je n'ai pratiquement aucun contact avec eux, sauf quand je les croise dans l'allée et que, en tant que membre du conseil syndical, ils viennent geindre ou grogner dans mes basques. Pour moi, leur accorder quelques lignes ici est déjà un bel effort de ma part.

Les trois premiers étages sont occupés par des vieux : une dame (plus de 80 ans) au premier, arrivée ici avant moi, adorable et très discrète, quoique très bavarde quand elle s'y met. Votre serviteur au deuxième (bavard aussi parfois) et au troisième, un autre octogénaire, ancien huissier dont l'apparition dans votre champ de vision, a un effet glaçant. Il est seul depuis environ un an, ayant placé sa femme dont l'esprit commençait à divaguer, dans une maison de retraite. 

C'est de lui que je vais d'abord parler. Il y a une dizaine de jours, alors que,  en début d'après-midi,  le lisais sur mon canapé (ou alors je somnolais déjà), la sonnette d'alarme de l'ascenseur retentit. Je n'ei fait pas cas, certains visiteurs se trompant parfois de bouton. Mais cela se reproduit et se reproduit encore. En sortant sur mon palier, je vois de l'ascenseur est bloqué entre le deuxième et le troisième. Visiblement, quelqu'un était bloqué à l'intérieur. C'était mon vieux voisin du dessus. Je lui demande si il a eu au bout du fil la société chargée de débloquer la machine. "Oui, la in le peuvent pas venir avant dix minutes" C'est une société sérieuse qui faut bien son boulot. Je lui dit donc de patienter, lui assurant que je reste près de lui, sur mon palier. "Non, il faut appeler les pompiers ! Et vite !" Je lui assure que les pompiers ne se déplacent pour ce motif s'il y a pas danger. Ca lui est confirmé par sa nièce qui vient d'arriver et qui est justement mariée avec un pompier volontaire.   Mai lui n'a de cesse de presser le bouton d'alarme, ce qui a bien vite le don de me taper sur les nerfs. 

Finalement, le "libérateur" arrive. Jusque là, je n'avais eu à faire qu'à des personnes charmantes. Celui-ci est un vrai con, et c'est peu dire. Ses premiers mots sont : "Putain de bordel de merde. J'en ai marre de ces vieux ascenseurs !" Là, la moutarde me monte au nez, ce qui n'est pas fréquent, et j'explose : "Si vous en avez marre, changez de métier. Allez vendre des livre, par exemple, et restez poli !"Ce qui a l'avantage de lui clouer le bec mais pas de le remettre dans une humeur plus "civile". Il monte jusqu'au dernier étage où se trouve la porte des greniers et l'accès à la machinerie. 

Je le vois redescendre furibard : la clé, dans un boitier, a disparu ! Je lui dis que, s'il m'en avait donné le temps au lieu de se montrer si malpoli, je lui aurais dit que j'avais cette clé. Je monte avec lui au septième et lui ouvre. Il accède à la machinerie et débloque la machinerie. L'incarcéré peut être délivré mais l'ascenseur est toujours en panne. "Je reviendai tout à l'heure. Peut-être ....". Va te faire foutre ! 

Finalement, la société enverra un autre employé quelques instants plus tard. Quant au vieux "débloqué", j'attends encore son  mot de remerciement ...



lundi 16 mars 2026

Mars

Mars est le dieu de la guerre. Probablement entre le soleil et la pluie, la douceur et le froid, l'ennui rt l'espérance, les premiers bourgeons et le gel floricide. . 

Mars

Il tombe encore des grêlons,

Mais on sait bien que c'est pour rire.

Quand les nuages se déchirent,

Le ciel écume de rayons.


Le vent caresse les bourgeons

Si longuement qu'il les fait luire.

Il tombe encore des grêlons,

Mais on sait bien que c'est pour rire.


Les fauvettes et les pinsons

Ont tant de choses à se dire

Que dans les jardins en délire

On oublie les premiers bourdons.

Il tombe encore des grêlons …


Maurice Carême

samedi 14 mars 2026

Où me mènent mes pas; (3 et fin)

Toujours à proximité de Bellecour, l'église Saint-François-de-Salle, ou église des Savoyards 


L’église actuelle est construite à partir de 1803 rue Saint-Joseph (aujourd'hui rue Auguste-Comte). Elle est placée sous le patronage de saint François de Sales mort en 1622 à proximité .

Avant 1803, une église Sainte-Madeleine, plus petite, occupait le même emplacement : elle faisait le lien entre la Maison des Recluses (au nord de l’église actuelle) et le Couvent des filles pénitentes (au sud). Pendant la Révolution française, ces deux bâtiments (et peut-être l'église elle-même), devinrent une prison, connue sous le nom de prison des Recluses.

L'orgue actuel, construit en 1880 par Cavaillé-Coll, est le deuxième que connait l'église Saint-François-de-Sales. Le premier orgue fût construit en 1835 par le facteur alsacien Callinet, en tribune, au fond de l’église (au dessus de l'entrée principale). L'organiste titulaire était alors François-Charles Widor (le père de Charles-Marie). Fait exceptionnel pour un orgue de cette époque, il n'a jamais été modifié depuis sa construction (si ce n'est la pose d'une soufflerie électrique, en 1901)



Tout près : 



vendredi 13 mars 2026

Où me mènent mes pas. (2)

Arrêt à Bellecour à la galerie Bullukian pour deux expos. 

Le Mur invisible, par Sarah Jérôme. 

(Le titre est emprunté au roman de  Marlen Haushofer, un de mes livres préférés).











Et celle Guénaëlle de Carbonnières, Dans le creux des images:i







jeudi 12 mars 2026

Où me mènent mes pas.

En descendant à Bellecour :

De quoi perdre le nord



Le quartier d'Ainay :


L'insolant !





Là, j'ai enseigné il y a très longtemps ...



mercredi 11 mars 2026

Un peu plus loin (6 et fin)

Dernière étape de notre périple : Pont-Salomon (43). Je n'avais jamais traversé ce village, prenant pour voyager le viaduc qui le domine. 

Le nom de la commune ne doit rien au monarque biblique, et encore moins au viaduc qui enjambe la vallée et qui date de la fin du XXe siècle. Louis Mandrin aurait utilisé les lieux dans le cadre de la contrebande de sel[17]. Le commerce de sel est en tout cas lié à une des origines étymologiques du lieu : Pont-Salomon signifierait le pont (lieu de rencontre, de contact, d'échange...) des sauniers.

Le village de Pont-Salomon est mentionné pour la première fois au milieu du XVIe siècle. À cette date, plusieurs moulins existent déjà dans ce lieu, certains d'entre eux étant probablement des « moulins à soie » liés à l'importante activité de tissage de la soie. La genèse de Pont-Salomon est aussi intimement liée à la fabrication des lames de faux (Musée implanté dans une ancienne usine).

L'utilisation des ressources hydrauliques locales ne cesse de se développer par la suite, s'adaptant aux développements industriels successifs. Au XIXe siècle, Pont-Salomon devient un village-usine. Il est conçu selon les principes du fouriérisme par Pierre-Frédéric Dorian et ses successeurs . 

Jules Massenet (1842-1912) : compositeur français, a passé une partie de son enfance à Pont Salomon.




L'église néo-romane Notre-Dame (fermée) a été érigée entre 1867 et 1870.