lundi 24 juin 2019

Des couacs à Orange.

Mercredi dernier, la télévision retransmettait en direct les Musiques en fête depuis le théâtre antique d'Orange, un concert célébrant les 150 ans des Chorégies. Je m'apprêtais à passer une excellente soirée sur mon canapé. Ce ne fut pas toujours le cas !

Si la présentatrice venant de France Musique me sembla tout à fait convenable et bien dans son rôle, en revanche celui de France 3, Cyril Féraud, m'a exaspéré : très à la mode sur les écrans français en ce moment (il présente de nombreuses émissions de jeux), il n'est pourtant pas à sa place dans ce genre de soirées. Ce que je lui reproche ? De parler beaucoup trop fort (il ne doit pas savoir qu'un théâtre antique était conçu pour fournir une très bonne acoustique) et, plus encore, de remercier les ténors et autres divas en les appelant par leur prénom ! J'imagine Callas réagir face à ce freluquet mal élevé !

Ensuite, dans le titre de l'événement, il y a Musiques avec un S. Pas forcément musique classique donc, et pourquoi pas. Mais si la plupart des chanteurs sont bons dans le répertoire lyrique qu'ils connaissent et pratiquent, il n'en va pas toujours de même lorsqu'ils se mettent à la variété (mode lancée entre autres par Nathalie Dessay et Roberto Alagna, ce dernier présent ce soir-là, à mon grand dam !). Nous avons eu droit également à une chorale d'enfants : voix discordantes et théâtralité ridicule. Quant je pense à ce que, au contraire, pouvaient sortir les enfants de notre chorale scolaire !

Heureusement, à côté de ça, il y a eu de très bons moments qui m'ont permis de réentendre quelques tubes du répertoire lyrique : Bizet, Verdi, Bellini, Puccini, Massenet, Donizetti, ....

Une mention spéciale pour la jeune soprano Fabienne Conrad (que je ne connaissais pas) et pour son interprétation  de Casta Diva (Bellini, Norma). Passer après Callas (dont j'ai toujours l'interprétation dans l'oreille) et s'en sortir admirablement bien (en faisant totalement oublier la comparaison), ce n'est pas donné à tout le monde ! De l'émotion à venir, si les petits cochons ne la mangent pas !


Mon côté (bien caché) amateur de sciences

( Journée mondiale des amoureux de l'Alsace. Non, non, ce n'est pas une blague !)

Oui, j'aime beaucoup les ruines romaines ou grecques. Oui, j'aime passionnément les églises gothiques, baroques mais plutôt romanes. Oui, je suis un passionné de littérature, de musique, de peinture, de cinéma. Mais la science (les sciences) ne m'a jamais rebuté pour autant.

Ainsi n'ai-je pas seulement emmené mes élèves sur les gradins du Colisée ou à l'ascension de l'Acropole. En écoutant  tout à l'heure, La Tête au carré, émission scientifique de France Inter en début d'après-midi (qui s'arrête définitivement en fin de semaine, après 13 ans d'antenne, pour laisser la place, à la rentrée à La terre au carré), je me suis souvenu avoir fait connaître aux cinquièmes le CERN (Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire), également appelé Laboratoire européen pour la physique des particules et situé à cheval sur la France et la Suisse (commune de Meyrin pour la Suisse, de Saint-Genis-Pouilly et Ferney-Voltaire pour la France).

Il me semble me souvenir que, vue la jeunesse de mes élèves, nous n'avions pas eu le droit d'entrer sur le site, mais qu'un scientifique était venu nous expliquer la chose sur notre lieu d'hébergement, à Geix. Un monsieur très pro et très pédago car, à l'époque (années 80 ou plutôt 90), j'avais tout compris de ce grand cercle souterrain de 27 kms de circonférence où les particules accélérées entrent en collision. Aujourd'hui, j'avoue que mes connaissances sont devenues un peu plus brumeuses. Et puis la science a connu de telles avancées, particulièrement au cours de cette dernière décennie !

Et lorsque Cornus m'a parlé de ses voyages souterrains à Paris, je l'ai imaginé évoluant dans ce tunnel "surpeuplé" où, heureusement, il a échappé à toutes les collisions ! Sinon, que serait-il devenu ? Un électron, un muon, un tauon, un neutrino, bref un lepton ? (Ne vous extasiez pas sur la dernière phrase : Wiki est très bien documenté !)

dimanche 23 juin 2019

Journées internationales

Internationales ou mondiales, il en existe 509 recensées à ce jour, de la plus sérieuse à la plus frivole voire ridicule. Alors, surtout, ne vous inquiétez pas : je vous tiendrai chaque jour au courant de ce qu'il faut célébrer !

Ainsi, aujourd'hui 23 juin, nous sommes gâtés, avec trois intitulés :
- journée mondiale de veuves
- journée mondiale olympique
- journée mondiale pour la fonction publique

Imaginez un peu la fonctionnaire veuve d'un champion olympique ! Trois cadeaux ! Ça finit par revenir cher !

Humour gaulois ?



Et, pour une (rare) fois, les femmes ne sont pas de la fête....

samedi 22 juin 2019

Un soir d'été

Bon, bien sûr, hier : l'été, la fête de la musique. Mais aussi, à ne pas oublier, le 2236° anniversaire de la bataille du lac Trasimène. Ça ne vous dit rien ? Et si j'ajoute Hannibal, les éléphants, les Alpes, ça revient ?

Le carthaginois surprit les romains en empruntant cet itinéraire pour le moins inattendu pour prendre à revers ses ennemis qui le guettaient plutôt sur les routes du sud. Résultat : une raclée mémorable pour les légions du consul Flaminius. Pour Hannibal, Rome était à portée de main mais, n'ayant pas d'appareil de siège, il préféra attendre et perdit finalement la deuxième guerre punique en Tunisie actuelle, à Zama. Mais ce jour-là, il avait tout de même fait 10 000 prisonniers romains et sur 40 000 hommes, seuls 6000 échappèrent au massacre.

Célébrer un massacre, quel qu'il soit,  n'est pas trop dans mes habitudes. Mais je dois avouer que j'ai toujours penché pour les carthaginois qui avaient le malheur d'être la deuxième puissance du monde méditerranéen à l'époque.

Et puis je me souviens : Pérouse, 1981, la rencontre d'un bel italien, ancien mannequin puis professeur de lettres classiques, comme moi. Nos rendez-vous devant l'église San Angelo (V°-VI°) sur les hauteurs de la ville, les nuits d'été, plus fraîches que les journées de l'Ombrie, la tendresse de l'air et les cyprès, au loin les lumières d'Assise. Le bonheur à l'état pur. J'étais jeune, il était jeune, nous nous convenions à merveille.

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 Un soir, il se fit mystérieux :
- Monte dans ma voiture, je t'emmène.
- Mais où allons-nous ?
- C'est une surprise.

Nous descendons de la vieille ville haute. En bas, les zones industrielles, aussi laides de nuit que de jour, plus inquiétantes encore peut-être. Le voyage se poursuit. Une appréhension m'envahit : je le connais peu finalement. Puis-je avoir confiance en lui ? Il ne dit toujours rien mais pose la main sur mon genou et m'embrasse parfois dans le cou. Comment résister ?

La réponse à mes questions, je l'ai en descendant de voiture : devant moi, Castiglione del lago et le lac Trasimène ! Quoi d'étonnant pour deux professeurs de latin ? Une terrasse au bord de l'eau, une birra alla spina. Nous nous tenons tranquilles (nous nous rattraperons sur la route du retour). Alors, maintenant, lorsque j'entends Trasimène, ce n'est pas le fracas des armes que j'ai dans l'oreille mais le clapotis des eaux contre le bord et l'éblouissement des mots tendres prononcés en italien.

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Lorsque j'ai dû rentré en France, la dernière fois que je l'ai vu, il m'a offert un disque : Malinconia. Ce que j'écris aujourd'hui prouve qu'il avait choisi le bon titre....

Réponses musicales

- Pourquoi les autrichiens n'aiment-ils pas Liszt ?
Parce qu'ils le trouvent trop austère, Liszt !

- Pourquoi Gounod et Verdi ne s'entendaient-ils pas ?
Parce que, pendant que l'un lavait Maria, l'autre ôtait l'eau !

- Qu'était un quatuor en URSS ?
Un orchestre symphonique au retour d'une tournée à l'ouest !

Et vous avez échappé à : Qu'est-ce qu'une covitch ? (Une chaussure, parce qu'on dit : chausse ta covitch !)

vendredi 21 juin 2019

Questions musique

Aujourd'hui, c'est à la fois l'arrivée de l'été et la fête de la musique. Alors, voici deux ou trois questions destinées à mes amis mélomanes :

- Pourquoi les autrichiens n'aiment-ils pas Liszt ?

- Pourquoi Gounod et Verdi ne s'entendaient-ils pas ?

- Qu'était un quatuor en URSS ?