lundi 21 janvier 2019

Au long du fleuve

Pont de la Guillotière

Pierre Rabbi inspiration

Bas-port

Pont Wilson

Escalier bleu

Bas-port
Grand Temple

Pont Lafayette

Pont Lafayette

Pont Lafayette
Le Rhône en hiver
On fume le samedi soir

Panne de batterie

Alors que, samedi soir, j'arrive tout près de l'opéra, mon portable sonne. C'est M. qui me dit que, malade, elle ne viendra pas. D'ailleurs, il fait très froid et j'ai moi-même du mal à me réchauffer malgré mes trois-quarts d'heure de marche. Pendant que je parle avec M., une femme s'arrête non loin de moi.

D'abord, je ne fais pas attention mais, comme elle me regarde plusieurs fois, je commence à me poser des questions. Elle n'a pas du tout l'air d'une prostituée (ou alors le genre bourgeoise qui arrondit ses fins de mois). D'ailleurs, il n'y en a plus guère dans le quartier maintenant. Une ancienne mère d'élève alors ? Mais, tout en terminant la conversation, j'ai beau me creuser la tête, ce visage ne me dit rien du tout.

Elle a une bonne cinquantaine, blonde, mince, habillée élégamment et chaudement. Lorsque je raccroche, elle se rapproche encore et m'adresse la parole. Avec une extrême politesse, elle me raconte que, à cause des manifestations de gilets jaunes, il n'y a pas de métros, qu'elle doit rentrer chez elle, qu'elle est déjà très en retard, que son mari va s'inquiéter et que son portable est en panne de batterie. Aurais-je la gentillesse de lui permettre d'appeler sur le mien son époux pour le rassurer ?
J'ai l'extrême politesse : ce n'est pas le genre à partir en courant en embarquant mon téléphone.

Le mari répond, il viendra la chercher en voiture. Alors qu'elle me remercie encore,  je lui demande d'où lui vient le léger accent que j'ai perçu dans sa façon de s'exprimer. Elle est allemande. S'ensuit une conversation sur mes déboires dans l'apprentissage de cette langue et la difficulté de trouver sur Lyon un endroit sérieux et pas hors de prix pour y prendre des cours. De son côté, elle voudrait apprendre l'italien. Son mari et elle sont danseurs de tango argentin et, dans leurs nombreux voyages, ils ont souvent l'occasion de rencontrer des gens de la botte, ce qui lui a donné envie de les comprendre plus facilement. En guise de boutade, je lui dis que nous étions faits pour nous rencontrer : je pourrais lui donner des cours d'italien et elle des cours d'allemand !

Mais ma plaisanterie a l'air de la chiffonner un peu. Y verrait-elle une invite à demi-mots, ce qui n'est pas, bien entendu ? Peu après, en me renouvelant ses remerciements, elle reprend son chemin vers le lieu de rendez-vous avec son époux et moi le mien vers l'opéra, avec, aux lèvres, un léger sourire pour avoir gêner une femme avec une proposition qui n'en était pas une. J'aime ces rencontres de hasard.

dimanche 20 janvier 2019

De la Maison des morts

Hier soir, c'était opéra, avec une œuvre de Leos Janacek, De la Maison des morts, son dixième et dernier opéra puisque composé entre 1927 et 1928 (créé en 1930)  et que le compositeur est mort en 1928. L'histoire (si l'on peut parler d'histoire) est inspirée du livre de Dostoïevski, Souvenirs de la maison des morts. On peut essayer de la résumer ainsi : un  noble russe, condamné politique, se retrouve pour quelques mois au bagne, en Sibérie. Il découvre cet univers carcéral, fait à la fois de violence, de folie, d'injustice mais aussi d'histoires personnelles, de querelles, de spectacles et d'entraide (Goryantchikov, le noble, apprend à lire à un jeune détenu qu'il prend sous son aile avant d'être libéré).

Chantées en tchèque, les paroles étaient sous-titrées (heureusement !) mais être obligé de lire empêchait souvent de voir tout ce qui passait en arrière-plan sur scène. Car c'est bien la mise en scène qui a le plus attiré mon attention hier soir. A part son nom, je ne connaissais rien de Janacek, en particulier pas sa musique.et, franchement, je ne suis pas fan, en tout cas pas au point d'en entendre pendant 1h40. Les chanteurs étaient parfaits, mais ça ne fait pas tout.

La consolation fut d'aller, après, manger un bon kébab dans une officine proche de la place des Terreaux.

Pour vous donner une petite idée de la musique, en voici un extrait tiré du spectacle de 2017 à l'péra Bastille


Réponse à "Un autre petit problème de logique ?"

Pour cette histoire d'interrupteurs, vous n'avez pas montré vos lumières ! Voici donc la solution :

On allume l'interrupteur 1 et on le laisse allumé au moins cinq minutes. On ne touche pas l'interrupteur 2. Et enfin on allume l'interrupteur 3 et on le laisse allumé.
On va voir tout de suite dans la pièce où il y a les trois ampoules.
L'ampoule qui est éteinte et chaude correspond à l'interrupteur numéro 1. L'ampoule qui est éteinte et froide correspond à l'interrupteur numéro 2. L'ampoule allumée correspond à l'interrupteur numéro 3.

Et voilà ! 

samedi 19 janvier 2019

Flambant neuf

Depuis quelque temps, j'étais agacé par une expression que les journalistes semblent beaucoup apprécié en ce moment : flambant neuf. Aucun problème avec un  nom masculin : un véhicule flambant neuf, bien sûr. Mais je tiquais chaque fois en entendant, par exemple, une voiture flambant neuve. Je trouvais ça moche, voire incorrect.

Je viens de vérifier : les deux sont acceptés, une voiture flambant neuf comme une voiture flambant neuve. "Flambant" est évidemment considéré comme un adverbe ici, alors que l'adjectif "neuf" peut s'accorder avec le nom.

Mais, j'en suis sûr, cela ne changera rien à mes agacements. Têtu, je continuerai à dire : une voiture flambant neuf.

Agenda

Pour la première fois depuis des années, j'ai acheté un agenda. J'ai été très surpris de constater que les plus petits coûtaient beaucoup plus cher que les plus grands. Le côté pratique (pouvoir le glisser dans sa poche ou dans son sac) se paie aussi ! Alors, puisqu'il est destiné à rester sur mon bureau, j'en ai pris un grand, Un Oxford, rouge pour que je n'ai pas à le chercher dans mes encombrements. Cela me changera du tout petit que j'utilisais depuis des années et que m'envoyait une association humanitaire mais pas cette année, malgré mon obole habituelle : la faute à Jupiter ?).

Mais pourquoi un agenda à la retraite ? Parce que je reviens sans doute à mon vrai tempérament qui est d'oublier très vite, même ce qui est important, sans doute parce que je ne le trouve pas essentiel. Et les petits papier pense-bête, ça s'accumule ... Quand je pense qu'autrefois, je disais que je serais vieux quand j'aurais un pyjama, une montre et un agenda. Ah oui, j'oubliais aussi le caddie ! Pas de doute : j'ai vieilli ! 

vendredi 18 janvier 2019

Jan Palach


Cinquante ans, déjà !