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vendredi 16 janvier 2026

Une perte énorme

Ce matin, à mon premier réveil, vers 7h, j'étais heureux et je rigolais. De quoi ? D'une blague avec jeu de mots que je venais d'inventer dans mon rêve. Déjà, je me voyais la taper ici sur mon clavier. Ca allait bien vous faire rire, vous aussi, lectorat adoré (!), et je voyais la liste des commentaires, tous élogieux, s'allonger, s'allonger au-dessus de ma narration. Heureux quoi, le Calyste qui aime bien qu'on l'aime. 

Tellement heureux qu'il se pelotonne fissa sous la couverture, dans les draps tièdes et qu'il se rendort. Deux heures plus tard, il se lève, fait chauffer le café, boit son jus d'orange et, d'un coup, se rappelle de sa blague nocturne. Ou plutôt, il se souvient avoir rêvé une blague hilarante qui allait avoir un succès fou. Mais qu'est-ce que c'était ? Le café est froid qu'il  ne l'a pas retrouvée. Et elle n'est pas réapparue dans la journée. 

Quelle perte pour l'humanité .......

samedi 27 mai 2023

Rêves

Poser sa tête sur un oreiller

Et sur cet oreiller dormir

Et dormant rêver

A des choses curieuses ou d'avenir,

Rêvant croire à ce qu'on rêve
Et rêvant garder la notion
De la vie qui passe sans trêve
Du soir à l'aube sans rémission.

Ceci est presque normal,
Ceci est presque délicieux
Mais je plains ceux
Qui dorment vite et mal,

Et, mal éveillés, rêvent en marchant.

Ainsi j'ai marché autrefois,
J'ai marché, agi en rêvant,
Prenant les rues pour les allées d'un bois.

Une place pour les rêves
Mais les rêves à leur place.

Robert Desnos

Y a qu'à demander à la nuit !

Cette nuit, sur le matin, j'ai rêvé à Joëlle, une ancienne collègue toujours en service, et amie. Je ne sais plus du tout de quoi il s'agissait. Je me souviens seulement de son visage souriant et de sa tignasse frisée et dorée. 

Et, quelques heures plus tard, elle m'appelle. Joie de réentendre sa voix qui me prouve qu'elle est toujours aussi dynamique Après bien des souvenirs évoqués et diverses nouvelles, nous décidons d'aller déjeuner prochainement dans le quartier (elle ne travaille pas très loin de chez moi). 

Le hasard des rêves !

samedi 4 février 2023

Momentini

- Nouveaux voisins (avec bébé) au sixième. Déjà rencontré Madame et Madame-mère de Madame. Toutes deux agréables et souriantes. Et, ce qui ne gâtent rien, originaires du Jura ! 

- Rêves, rêves, rêves. Tous effacés au réveil. Mais impression d'agréable ou d'insolite.

- Révision et contrôle technique de ma voiture. Plus changement des quatre pneus, des plaquettes et des disques de freins, des essuie-glaces. Plus quelques autres broutilles. Je vous laisse deviner le montant de la (très) douloureuse ! 

- Ménage en profondeur aujourd'hui. Je ne pouvais vraiment plus procrastiner. Sauf pour la salle de bains (demain si pas balade). 

- Sans doute restant de mon métier mais je suis effaré par le nombre de fautes d'orthographe dans les bandeaux d'annonces à la télé ! On dirait que tout le monde s'en fout.

jeudi 28 juillet 2022

Momentini

- Cette nuit fut fraîche. Quel bonheur de se réveiller au beau milieu et de remonter le drap en se disant : comme je suis bien !

- Des rêves bondissant, se bousculant les uns les autres, même pendant la sieste. Mais d'où sortent-ils, de plus en plus nombreux en vieillissant, et où vont-ils le matin au réveil, apeurés par le lumière, ne laissant qu'un léger "parfum" vite évaporé ?

- Mes plantes ont souffert ces derniers temps, sauf le laurier rose, qui faisait la gueule depuis plusieurs années. Mais pas une seule fleur de pervenche ! 

- Pas de balades dans Lyon en ce moment, pas de photos. pas envie. Je préfère, le matin, partir dans la "campagne" et lire.

jeudi 12 mai 2022

Momentini

- A la télé, l'autre soir, Douleur et gloire (2019), film de Pedro Almodovar, avec, entre autres, Antonio Banderas et Pénélope Cruz. Pas un des films de ce réalisateur qui ne me touche profondément. C'était encore le cas ici. 

- Je reviens à l'instant de l'AG de ma copropriété. Aucun emmerdeur présent ! Quel plaisir. La remise au propre de la montée a été voté. Elle le mérite !

- En rentrant de l'AG, quelques gouttes de pluie. J'avais mon coupe-vent dans le sac à dos. Pas mis : trop heureux de me mouiller (un peu !).

- Ai, en rêve, passé une partie de la nuit à appuyer sur des champignons géants, façon buzzers. Mais aucun  souvenir d'un lapin blanc qui regard sa montre !

samedi 18 décembre 2021

Partir

Aujourd’hui, le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle, comme disait l'autre. Mon livre est presque terminé. J'ai gardé quelques pages pour ce soir. Profitons-en pour vérifier le dernier relevé de banque. Et, ce faisant, qu'entends-je à la radio ?  Villa Médicis ! Même en n'écoutant que d'une oreille, je ne peux pas le rater ! 

Alors, adieu les comptes : j'o, à regarder Rome en bas et ses nuées d’étourneaux dans le ciel, la sage Place du Peuple et le mont Janicule, à sentir l'effluve de la barbe à papa qu'un vendeur ambulant tend à un gamin, à écouter l'air populaire que joue un artiste des rues, à entendre la joie de la langue italienne. 

Là- bas, le Palatin digère ses touristes, le Tibre attend la nuit pour s’orner de lumières et d’ombres mystérieuses, Saint-Pierre va fermer et mouettes et goélands envahir le Trastevere. Et les pins parasols se tairont du stridulement des cigales. 

Arrivederci, Roma ! 

vendredi 26 novembre 2021

Momentini

- Le matin au réveil, j'apprécie la luminosité par mes volets simplement accrochés. S'il fait clair, je me lève aussitôt. Ces temps-ci, je replonge sous les couvertures.

- Qu'il est bon de s'endormir sur un livre,  en confondant la réalité, la fiction écrite et la fiction/réalité rêvée !

- J'aime l'approche de Noël uniquement parce que c'est la saison du panettone. J'en ai trouvé un excellent près de chez moi.

jeudi 28 octobre 2021

Momentini

- Retrouvé quelques coings. Donc demain, rebelote. La première pâte prend son temps pour se solidifier ...

- Rêvé de lieux symétriques qui se mettent à bouger et à me déstabiliser. Voilà tout ce dont je me souviens.

- Regardé à la télé les deux premiers épisodes de la série Germinal, d'après Zola. Ne peux pas dire si elle est totalement fidèle au roman, tant il y a longtemps que je l'ai lu. Mais beaucoup plus prenante que le film de Berri où la présence de Depardieu, Renaud et Miou-Miou empêche toute empathie. Mon père, ancien mineur, avait été très en colère en le voyant. 

- Cette année, un vrai automne, comme je les aime.

lundi 19 juillet 2021

Le bonheur de la sieste

On est dans le roman. La digestion se fait. Le rêve aussi. Un rêve mêlé de rumeurs extérieures, réelles celles-ci, qui finiront par vous réveiller. Non, pas encore. Prolongeons un peu le bien-être, le corps assoupi , le livre calé sur le ventre, qui ne pèse rien. On devine le soleil derrière les paupières closes, la coupe à fruits doit maintenant envoyer ses miroitements au plafond. 

Quelle heure peut-il être ? Ai-je dormi longtemps ? Les yeux s'ouvrent sur une pensée qui passait par là. On soulève le livre, on replace le marque-page, jusqu'à ce soir. Et l'on va, encore un peu dans le rêve, boire sensuellement un verre d'eau fraîche. Le réel s'installe, il est temps de sortir !

dimanche 18 juillet 2021

Les mots des rêves

Cette nuit, j'ai rêvé : on me parlait en italien et je répondais en italien. Ou plutôt je répétais les mots que ceux, inconnus, que j'avais en face de moi,  me disaient. Ils avaient un drôle d'accent rocailleux, un peu comme les vieux à Rome, mais en plus guttural, et cet accent, j'essayais de l'imiter sans y parvenir tout à fait. 

Les mots qu'ils prononçaient, je ne les connaissais pas, ils ne me rappelaient rien. Je me contentais de les répéter, comme on apprend les tables de multiplication. Ils ne formaient pas des phrases, rien d'intelligible, rien que des mots successifs comme un dictionnaire parlé. Mais je m'appliquais, comme un enfant sage, désireux de bien faire. 

Et, quand je me suis réveillé, j'ai regretté ces maîtres que je n'avais que mal aperçus, comme s'il suffisait que je voie leurs lèvres remuer.

mardi 13 avril 2021

Et si ...

Ce soir, je vais à l'opéra ! Nous nous sommes donnés rendez-vous avec des amis dans l'atrium avant d'assister à la représentation de Un Ballo in maschera (Un Bal masqué), de  Verdi ! A l'entracte, qui est assez long, nous irons manger un kebab dans la rue voisine. Et, en fin de soirée, ce sera terrasse avec bière bien fraîche. Peut-être aurons-nous la chance, comme il y a quelques années, de tomber sur la soprano et une partie de la distribution qui nous signeront nos programmes. Ensuite, je rentrerai à pied, en suivant les quais rive gauche du Rhône où les terrasses des péniches-bars seront bondées ...

Quoi, qu'est-ce que c'est ? Je m'étais endormi ? Ce n'était donc qu'un rêve ? A part le masque !

dimanche 19 avril 2020

Momentini

- Hier, chaleur orageuse lors de ma promenade. Je suis rentré plus vite que prévu, la chemise trempée de sueur. Aujourd'hui un temps à faire se pendre un canal. J'ai bien fait de sortir hier.

- Sur France-Inter, en ce moment, une émission sur Aznavour, que j'écoute d'une oreille. J'ai toujours aimé ce chanteur, ses textes surtout. Il aurait simplement dû s'arrêter un peu plus tôt.

- Personne aux fenêtres aujourd'hui, ni dans la cour. Aucun bruit, si ce n'est celui des pneus de quelques voitures sur la route mouillée.

- Hier, un long coup de fil d'une amie de Dijon, qui m'a bien fait plaisir. Échange sur nos lectures. Il semble que nous ayons les mêmes goûts, mais, ça, je m'en doutais déjà.

- Des rêves bizarres parfois la nuit. Dernièrement, j'ai rêvé que ma mère me donnait le sein, un sein tout fripé que je refusais. Lorsque j'étais enfant, ma mère, suite à la mort de mon père, n'avait pas un  bon lait. Soixante ans plus tard, ça ressort ? D'autres rêves beaucoup plus agréables (et plus nombreux), dont je ne me souviens plus au réveil mais je sais qu'ils furent bons parce que je me sens bien, vraiment bien.

- Je devais me faire couper les cheveux juste avant de partir à Megève. J'ai repoussé par peur d'un froid trop vif. Juste après, le confinement ! Vous connaissez le tableau La Méduse, de Caravage ? C'est à peu près ce à quoi je ressemble aujourd'hui, en plus clair !

- Plongé dans un Mankell en ce moment (Les Morts de la Saint-Jean). Plus je connais cet auteur, plus je perçois la part d'autobiographie dans son personnage de Wallander.

- Hier, trouvé à Saint-Louis, La Pensée du jour, de Pierre Desproges. Je crois savoir où il va être rangé, près du siège et de la balayette ...

dimanche 26 janvier 2020

Du bruit mais pas de fureur

Un rêve, cette nuit, comme je n'en avais jamais fait jusque-là. Plein de gens, de rires, de bruits, de couleurs. Un vrai charivari de carnaval ! J'étais dans une immense salle, un hangar plutôt, occupé par des centaines de tables dressées où étaient assis des milliers d'hommes et femmes festoyant. Venue de très loin, je vis s'approcher de moi Roselyne, une ancienne collègue, qui m'attrapa par le cou et me fit le plus tendre des bisous sur la tempe avant de repartir sans un mot. Je me souviens qu'elle sentait bon.
Réveil. Pose pipi.
A peine rendormi, le même type de rêve m'assaille. Cette fois, c'est plutôt ambiance foire, fête foraine. Toujours la foule et le bruit, les rires surtout. Deux de mes anciens collègues de gymnastique passent régulièrement devant moi à vélo et me lance une phrase que je ne comprends jamais. Ils rient eux aussi et ne se lassent pas de passer et de repasser. Et moi, je ne comprends pas, je leur souris. Je suis bien.

Je me suis réveillé en pleine forme et tout guilleret.

jeudi 19 décembre 2019

Sur les pas du Cantor de Leipzig

Je savoure un peu chaque soir l'Oratorio de Noël sur Arte. Je ne peux m'empêcher, en l'écoutant,  de penser à Pierre dont un des rêves inaccomplis était de suivre les pas de Bach en Allemagne : Leipzig avant tout, et Weimar, et Köthen, et Mühlhausen, et Arnstadt. J'imagine la joie qu'il aurait ressenti à faire ce pèlerinage et je n'aurais pas été en reste.

D'ailleurs je me suis juré de le faire un jour. Je serai seul mais j'ai deux oreilles : une pour chacun. Il faudrait que je me dépêche avant qu'elles ne deviennent toutes deux récalcitrantes.

jeudi 25 juillet 2019

Non, impossible

Plusieurs fois, ces derniers matins, je me suis réveillé tôt et ma première pensée était : "Tiens, Pierre doit être déjà debout.". Mais très vite, je me disais : non, impossible. Et je me rendormais sereinement. Bizarrement, l'absurdité de ma pensée ne me troublait pas, au contraire. J'étais bien, tout était en ordre (par rapport à l'absurdité d'un rêve précédent ?).

Autrefois, j'aurais été profondément troublé, mal à l'aise, presque apeuré par cette présence de l'au-delà. Je me souviens des premiers rêves où Pierre apparaissait, des mois après sa mort, ou plutôt où Pierre était présent, présence, sans que je le voie. Maintenant, cette semaine, il n'est plus présent, c'est son idée qui me vient et qui, elle, n'a pas, n'a plus, la force de la présence ressentie. Je ne sais s'il faut que je m'en réjouisse ou m'en afflige.

samedi 2 février 2019

Douces nuits

J'ai le bonheur, en général, de m'endormir très facilement. A peine le livre posé, la couverture remontée et l'oreiller bien façonné, plus de Calyste. Il faut même que je programme le réveil au milieu de la nuit pour me relever et suivre le conseil de mon urologue. Sans lui (le réveil, pas l'urologue), c'est sept-huit heures sans interruption.

Mon grand plaisir, c'est de trouver la position idéale juste avant de sombrer : bien couvert, sur le côté (droit ou gauche indifféremment), en chien de fusil et les mains sous l'oreiller. Quand c'est fait, je peux sombrer.

Au retour des toilettes, dans la nuit, un autre plaisir est de retrouver sous les draps la chaleur qui n'a pas disparu. C'est un peu comme si je ne dormais pas seul, avec les inconvénients d'un compagnon de lit en moins ! Et là, j'ai juste le temps de me dire : je suis bien, et je replonge.

J'ai aussi l'impression que je rêve de plus en plus en vieillissant. C'est rassurant. Pendant des mois après la mort de Pierre, mes nuits étaient vides, comme une autre mort pour moi. Maintenant, mes nuits sont pleines de personnages, de conversations, de paysage, de couleurs peut-être. Mais, juste après le réveil, il n'en reste rien. Seulement l'impression de bien-être, car j'ai aussi l'autre bonheur de faire rarement des cauchemars. Il ne me reste plus qu'à apprendre à me souvenir.

samedi 12 janvier 2019

Momentini

- La crèche est rangée, le sapin enveloppé, les vœux envoyés, les agapes terminées. Tutto bene.

- Les jours rallongent. Oh! je sais bien : de quelques minutes seulement. C'est encore imperceptible, et pourtant j'ai l'impression de le voir, je le sens. Psychologiquement, ça joue. Tiens, il est plus de cinq heures et il ne fait pas encore noir.

- Une nuit remplie de rêves. En me réveillant, je me suis dit : "Ils devaient être heureux, je me sens bien". Un lambeau m'en est revenu alors que j'enfilais ma robe de chambre, disparu dès la lampe de la cuisine éclairée. Tant pis.

- J'avais réussi à ranger tous les livres qui encombraient ma commode, piles mêlant tous auteurs, tous genres, les gros dessous, les moins épais au-dessus. A peine un mois de répit et l'envahissement reprend.... La faute à qui ? 

jeudi 1 novembre 2018

Momentini

- Finalement déçu par Frankenstein Junior, au point de somnoler parfois. J'avais beaucoup ri en 74. J'ai parfois souri cette fois-ci. Le film a vieilli ? Non,c'est moi....

- Il y a trois ans, nous avons prolongé pour 15 ans la concession de la tombe de mon arrière grand-père, par respect pour mon père qui la fleurissait toujours. Sans doute l'avait-il beaucoup aimé.  En allant y déposer le chrysanthème, nous tombons sur un panneau demandant aux "propriétaires" de s'adresser à la mairie. Sitôt lu, sitôt fait. "Ce doit être le fait d'un plaisantin qui a changé l'emplacement du panneau !', nous dit l'aimable employée de mairie. "Piqueté comme il l'était, le plaisantin devait avoir un sacré outil !" répliquè-je illico. "Alors, c'est une erreur". Gentille, l'employée, mais pas un mot d'excuse ! Je vieillis, je vous dis !

- Ma sœur m'a raconté un de ses derniers rêves. Elle était en compagnie de Marine Le P. qui pleurait dans ses bras, parce qu'elle avait appris que son père n'était pas son père. Inutile de dire que, pour elle (ma sœur), c'était un terrible cauchemar ! 

- Les blogs se raréfient, il me semble. Certains ont disparu en annonçant leur fin, d'autres n'ont même pas eu cette délicatesse. En plus de la raréfaction, il y a la période terrible des vacances où même les plus fidèles se mettent à l'étiage. On se sent seul, parfois !

samedi 3 mars 2018

De la craie

Drôle de rêve, cette nuit. J'étais, avec Frédéric, à proximité de la ferme où j'ai passé une partie de mon enfance, à la hauteur de la maison des voisins, à deux ou trois cents mètres de là. En passant devant chez eux, j'ai vu qu'il y avait fête à l'intérieur : pas de bruit mais tous avaient la tête ceinte d'une couronne de fleurs.

En avançant un peu, nous nous heurtons à des centaines de gens, tous avec la même couronne de fleurs. Je voulais passer mais pas moyen d'écarter cette foule. Et puis, d'un coup, les gens s'écartent, sans raison apparente. Mais il n'y a plus de maison : à la place, un terrifiant chantier avec camions et engins aux mâchoires énormes qui poussent devant eux des montagnes d'une matière blanche et poudreuse semblable à de la craie.

Au fur et à mesure que les engins progressent, la craie se mélange à de l'eau, beaucoup d'eau qui semble surgir du sol. Les fêtards ont tous disparus. Il nous faut fuir si nous ne voulons pas être ensevelis sous les dunes de craie ou  noyés dans cette eau qui arrive déjà à nos pieds.

Et je me suis réveillé, même pas angoissé, plutôt intrigué.