mardi 30 juin 2026

Maria Luisa Ceciarelli

Je l'ai appris hier : c'était le nom de naissance de l'actrice italienne Monica Vitti ! Un ami attentif et qui sait ma passion pour cette actrice m'avait prévenu de la diffusion sur Arte du film L'Eclisse (L'Eclipse) de Michelangelo Antonioni (1962)Je croyais avoir déjà vu ce film mais je confondais sans doute avec La Notte (La Nuit) du même réalisateur. L'Eclipse est un grand film sur le monde matérialiste contemporain (de l'époque).

La séquence finale contient des images qui ont été présentées auparavant dans le film : une infirmière avec un enfant,  un homme qui passe, des arbres qui bruissent dans le vent, de l'eau qui coule d'un tonneau, des gens qui attendent un bus, des arroseurs qui se déclenchent, une femme blonde qui passe, un morceau de bois qui flotte dans un tonneau d'eau et des gens qui rentrent chez eux après le travail. Le ciel s'assombrit et les lampadaires s'allument. Magnifique. 

Vitti est très belle dans ce film (comme toujours) et Delon jeune n'était pas laid non plus ...

Ensuite, j'ai regardé un documentaire sur l'actrice et appris de nombreuses choses sur sa vie que je connaissais que fort peu. Mais les autres films évoqués dans ce documentaire ne m'ont guère séduit. Pour moi, Minica Vitti sera toujours l'actrice des trois films Antonioni : L'Avventura, L'Eclisse et la Notte. 


(Mais je n'oublie pas non plus mes autres amours italiennes : Alida Valli, Silvana Mangano, Giulietta Masina, et, bien sûr la Magnani !)    


dimanche 28 juin 2026

Etymologie

Je viens de découvrir, grâce à mon amie de Creuse, un nouveau mot qui va agrémenter mon vocabulaire. Je suis sûr que je vais l'employer souvent. Essayez-le aussi, il peut vous rendre service. Ce mot, c'est "orchidoclaste". Vous paraitrez savants et ne risquerez pas de réaction violente. 

Mais qu'est-ce mot veut dire ? Pensez à son étymologie grecque, renseignez-vous avant de l'employer

 ....

samedi 27 juin 2026

La passoire

Etrange comme certains souvenirs 'effacent et d'autres restent. On pourrait penser que ce sont les plus marquants, les plus importants qui restent et que les autres peu à peu s'estompent. Mais non. Tout à coup, le détail insignifiant resurgit, sans rapport avec ce que l'on vit à ce moment-là. On se demande alors pourquoi, pourquoi celui-ci, qui méritait d'être oublié, pour quoi à ce moment-là. Freud aurait peut-être la réponse ...

Les souvenirs les plus importants, je m'en méfie un peu : on les a racontés à ses amis, quelquefois ou souvent. On les a sans s'en rendre compte revisités, "récrits", mis en scène en quelque sorte, sans pourtant vouloir mentir sur ce que l'on a réellement vécu. Et, peu à peu, il me semble, la version revisitée prend la place de la vérité historique. 

Pourquoi toutes ces considérations ? Je passais il y a quelques jours par le couloir de mon appartement, couloir qui relie la partie chambres à la partie cuisine et salon. J'y passe des dizaines de fois par jour, sans rien de particulier. Ce jour-là, j'ai pensé à Pierre. Rien d'original jusque-là. Mais je me suis alors rendu compte que je n'avais plus aucun souvenir de Pierre en mouvement, physiquement, dans cet appartement. Nous y avons pourtant vécu ensemble pendant 14 ans. Peut-être que le fait qu'il n'y a aucune photo, volontairement de ma part, sur les murs ou sur les meubles en est-il la cause. Mais j'en doute. Les photos ne font pas tout. La preuve : Je me souviens très bien du matin où je l'ai trouvé par terre, au coin du frigo. Il avait eu un malaise et, incapable de se relever, m'appelait depuis un bout de temps alors que je dormais à l'autre bout de l'appartement. Il n'y a pourtant aucune photo de ce moment-là ...

jeudi 25 juin 2026

On t'aura prévenue

Un petit polar, ou plutôt thriller, de l'américain James Patterson, léger en sac, léger à l'écriture, aux chapitres courts. Idéal pour lire en canicule ....

(James Patterson, On t'aura prévenue. Ed. L'Archipel. Trad. de Philippine Voltarino.)

mercredi 24 juin 2026

Sieste et bière fraîche (3 et fin)

Pour quitter le Pilat, nous avons pris le chemin des écoliers. Après être descendus par le barrage de La Valla jusqu'à la vallée du Gier, nous n'avons pas pris l'autoroute mais sommes rentrés par les Monts du Lyonnais : après La Talaudière, direction Fontanès. Et, quand je dis "chemin des écoliers, ce n'est pas tout à fait faux : quand j'étais enfant, j'accompagnais souvent mon père pour ses tournées sur les marchés de ce village et des environnants : Saint-Christo-en-Jarez et Grammond (42). 

J'ai eu beau regarder à droite à gauche tout au long de la route, je n'ai rien reconnu. Le Grand Quartier et le Valjoly (à Sorbier) sont maintenant remplis d'immeubles et des villas. Plus rien des paysages que j'apercevais depuis le tub Citroën de mon père. 

A Fontanès, nous sommes retournés au parc du château, déjà visité une fois précédente. Nous en avons fait un tour plus complet à l'ombre, entre autres; de tilleuls de plus de 150 ans. Le château, dans sa forme actuelle, date du XVIIIème siècle mais on pénètre dans le parc par un beau portail datant du XVIème siècle. Deux lions accroupis portent les armoiries des Laurencins, propriétaires de la seigneurie au XVIème siècle. Le château se compose d'un corps de bâtiment, flanqué de quatre tours carrées faisant saillie. Deux constructions en contre bas le relient à deux larges granges situées au nord et au sud.

En montant à Fontanès



Façade donnant sur la grande esplanade



Le pigeonnier

Le poulailler



Sur le versant opposé

A côté du portail, à l'extérieur du parc, cet ancien instrument d'un cloutier. 

Le portail aux lions

mardi 23 juin 2026

Sieste et bière fraîche (2)

Le dimanche, départ pour le Pilat. Nous croyions y trouver un peu de fraîcheur mais il n'en fut rien : la température frisait les 30 degrés. Du jamais vu pour moi dans ce refuge habituel de l'air frais. 


Le problème aussi , c'est que ces forêts sont très courues le dimanche. Nous eûmes droit, près de la chapelle sainte Marie-Madeleine(Pélussin) déjà visitée une fois,  à un petit  moment de calme (et de sieste) avant l'arrivée d'une famille venue pique-nique là. 






Passage sous l'antenne-relai. Nous  n'escaladons pas. A l'auberge de la Jasserie, les gens font la queue pour boire. Nous renonçons et montons à la Croix de Chaubouret ( de Chau Borée qui veut dire « cime dénudée où souffle le vent du nord) Ce jour-là, pas de vent du nord mais un bar où la terrasse (couverte d'une toile protégeant du soleil mais pas de la chaleur, au contraire) nous permet enfin de boire un panaché. 



Etienne, Etienne ....

Guesch Patti (1946 - 22 juin 2026)

J'ai mis quelque temps à bien comprendre les paroles ..

lundi 22 juin 2026

Une façon comme une autre de se protéger de la canicule ...


Sieste et bière fraîche



La sieste dans les bois au-dessus de Meaux-la-Montagne. Bien sûr, nous cherchions un peu plus de fraîcheur mais les insectes volante et vrombissants ont un peu gâché le plaisir : ce jour-là, on aurait dit que je les attirais. 

Ensuite, arrêt au village, dans un bar-restaurant place de l'église. La commune a été créée sous le règne de Louis Philippe le 19 juillet 1844 par détachement de Cublize, Saint-Bonnet-le-Troncy, Grandris et Saint-Vincent-de-Reins, les maisons construites entre 1820 et 1823 et l'église (fermée) en 1819. Le nom du village proviendrait de « Meldiqui » appellation d’une puissante confédération gauloise d’origine celte. En 1937, la commune est renommée Meaux la Montagne afin qu’il n’y ait plus de confusion avec la commune de Meaux (77). Le cabaretier, très accueillant,  nous servit une bonne bière très fraîche à l'ombre de magnifiques tilleuls.

vendredi 19 juin 2026

Les fantômes de l'hotel Jérôme

En principe, j'ai les romans de John Irving (sauf exception). J'aime son imagination, mais là, ça dépasse tout ! Même le poids du bouquin de plus de 1100 pages. Qu'en dire ? Je n'aurais peut-être pas persévéré si, il y a longtemps, je n'avais pas vu une interview de lui à la télé. . Il m'avait fasciné, particulièrement lorsqu'il parlait de son absence de père. Ici, cela tourne autour de ce même thème, avec celui de la lutte, bien sûr. 

Même si certains chapitres sont un peu indigestes à lire (ceux de scénarios imaginaires), je crois que ce roman me restera longtemps en mémoire. 

(John Irving, Les fantômes de l'hôtel Jérôme. Ed. du Seuil. Trad. de Elisabeth Peellaert.)

jeudi 18 juin 2026

L'art (10) ..... de l'avarice

Giuseppe Nogari

mercredi 17 juin 2026

L'art (9) ..... de la luxure

Jérôme Bosch 

mardi 16 juin 2026

L'art (8) .... de la paresse

 John William Godward

lundi 15 juin 2026

L'art (7) .... de la gourmandise

Charles Trentarossi

dimanche 14 juin 2026

L'art (6) ..... de l'envie

Jérémie Baldocchi
Quelqu'un peut-il m'expliquer ?

samedi 13 juin 2026

L'art (5) ..... du laid

Bartolomeo Passarotti

vendredi 12 juin 2026

Un peintre britannique que j'aimais

David Hockney (1937 - 11 juin 2026)

jeudi 11 juin 2026

L'art (4) .... de la jalousie

Edvard Munch

mercredi 10 juin 2026

Une chute !

Ca m'apprendra à jouer les sportifs ! Hier, destination Trévoux, pour parcourir quelques kilomètres à vélo. Le temps, brumeux et pas trop chaud, s'y prêtait. Depuis Trévoux, direction le sud, c'est à dire Lyon. Bien sûr, par jusqu'à la capitale des Gaules mais pus de vingt kilomètres tout de même ! Tout allait bien jusqu'à ce que je pesse sous un pont. Il faut savoir que je suis toujours fasciné par le dessous des ponts, le dessous de leur tablier, qu'il soit en béton, en bois ou en acier. Celui-ci était en béton. Sans m'arrêter, je lève et n'aperçois le sable qui bordait la piste cyclable, un sable assez épais. Et  boum : par terre !

Un jeune cycliste qui me suivait pour me demander si j'avais besoin d'aide. Je n'étais pas fier ! Et lui répond que tout va bien. Enfin, presque :ma pommette droite éraflée, Mais pas de quoi en faire tout un plat ! Une petite égratignure sur la jambe droite : même constat. En revanche, mon pouce droit a reçu, et se met à enfler très vite, de quoi gêner pour poursuivre la balade trop longtemps. 

Et il se trouve que la veille, sans m'en rendre compte, je m'étais sans m'en rendre compte, fichu un coup sur le pouce gauche, lui aussi enflé et d'un beau violet foncé ! Résultat, aujourd'hui, j'ai des mains dignes d'un travailleur manuel un peu maladroit. Allez, on en verra d'autre ! Je devrais peut-être me remettre à la course à pied ....

lundi 8 juin 2026

L'art (3) ..... de la folie

Van Gogh, Autoportrait oreille bandée

dimanche 7 juin 2026

Pleurer comme une fontaine

Areski Belkacem (1940 - 01 juin 2026)

C'est un ami qui m'a prévenu. Personne n'en a parlé ....

Areski et Brigitte Fontaine (1974)
 Vidéo avec Higelin : 

samedi 6 juin 2026

Voulez-vous danser, Grand-Père ?

Ma danse, c'est la valse (classique ou musette) ! Quand j'étais enfant, ma mère refusait de m'apprendre. Je savais qu'elle était une excellent valseuse, comme mon père géniteur. Alors, quand elle n'était pas là, je m'entrainait avec le balai ! Et ça a marché (peut-être plus les gènes que le balai ...). Plus tard, au mariage de mon frère, alors que je n'osais  pas l'inviter, c'est elle qui m'a réclamé ! 

Au temps du collège (en tant que prof), toutes mes collègues voulaient danser avec moi. C'est alors que j'ai compris pourquoi ma mère ne voulait pas : il n'y a rien de pire comme torture que de danser avec quelqu'un qui le fait mal. Heureusement, il y en avait une que dansait à merveille. Au premières notes, nous nous précipitions l'un vers l'autre avant d'être interceptés par d'autres. Nous tournions alors à toute allure, sans jamais avoir le vertige (il suffit pour ça de choisir un point fixe à regarder).

Je n'eus qu'une déconvenue dans ma "carrière" de danseur. C'était à St-Pétersbourg. A la fin du morceau, je faisais toujours attention, quand nous arrêtions, que ma cavalière garde son équilibre. Elle, alors que nous virevoltions très vite, m'a lâché alors que je ne m'y attendais pas. Je suis parti en vol plané et ai atterri sous la table des petits fours ... La honte ! 

jeudi 4 juin 2026

L'art (2) ... de la peur

Têtes coupées (Géricault, 1910)

mercredi 3 juin 2026

L'art (1) .... de la joie

La joie de vivre (Henri Matisse, 1905-1906)

(Bon, moi, je n'aurais pas forcément vu ça comme ça ....)

mardi 2 juin 2026

Deux martyrs lyonnais aujourd'hui

Saint Pothin et sainte Blandine

Eglise sainte Blandine (Lyon, 2°)

Eglise Saint Pothin (Lyon 6°)

Crypte du caveau de St Pothin (ancien hôpital de l'Antiquaille, Lyon 5°)

lundi 1 juin 2026

La canicule au frais ! (4 et fin)

Dernier arrêt avant de rentrer et de s'installer sur la terrasse pour l'apéro : le village de Chamelet. 

J'étais toujours passé au pied du village dans la vallée. Cette fois, par curiosité, nous sommes grimpés jusqu'au centre-bourg. Le bourg fortifié de Chamelet est ancien et était, au XIIe siècle, le siège d'une châtellenie qui fut cédée aux sires de Beaujeu par les comtes de Forez. Lors du procès-verbal établi en 1560 à l'occasion de la prise de possession du Beaujolais par le duc de Bourbon-Montpensier, il est mentionné que le château était déjà ruiné à cette époque.

Chamelet voit chaque année les festivités des conscrits. Il s'agit d'une fête célébrant les classes. l'année de naissance d'une personne détermine sa classe, cette personne sera conscrit tous les 10 ans. À Chamelet, la fête débute par un défilé costumé à thème un vendredi soir. Ce défilé a pour but le « vin d'honneur », un apéritif public. Le lendemain, la fête continue, démarrant par une messe le samedi matin, suivie de la vague. Après toute une journée d'apéritif, un repas dansant est organisé. Dans la nuit de samedi à dimanche, les conscrits profitent d'un bal. À minuit précisément, le village se réunit pour voir exploser les pétards géants que les conscrits ont confectionnés. Après cette nuit blanche, les conscrits serviront une traditionnelle soupe à l'oignon aux villageois restés debout toute la nuit.

Le château de Chamelet est une ancienne forteresse, du XIIIe siècle, Tout comme Oingt ou Ternand, Chamelet se résumait au Moyen Âge à un château-fort, protégeant les habitations qui avaient trouvé refuge derrière ses remparts. Ses vestiges sont situés sur un promontoire, au plus haut du village, à l'extrémité de l'éperon dominant la vallée de l'Azergues, non loin de l'église.

L'église était, bien sûr, fermée ! A l'origine, chapelle du château, l'église a subi, avec le temps de nombreuses transformations. Les parties les plus anciennes qui subsistent actuellement remontent au XVe siècle. Je viens de découvrir sur internet qu'il faut demander la clé au voisin mais, par cette chaleur (cinq degrés de plus qu'en haut, dans la campagne), il n'y avait pas grand monde dans les rues !















Plaque de cheminée ?