Affichage des articles dont le libellé est Antiquité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Antiquité. Afficher tous les articles

vendredi 10 octobre 2025

Gratuité du premier dimanche du mois

Pour ceux qui ne le savent pas, le Musée gallo-romain de Fourvière, que certains appellent Lugdunum,  est gratuit tous les premiers dimanches du mois. Je le connais par cœur, depuis le temps (il a cinquante ans), mais il y a toujours de nouvelles expos temporaires. Et aussi de nouveaux objets exposés. 

L'actuelle s'intitule L'Art chez les Romains. La relation des Romains avec l’art s’explique en partie par la dynamique d’expansion territoriale de Rome dès la fin du 3e siècle avant J.-C. et les interactions avec d’autres cultures. Des conquêtes qui s’établissent aussi sur le plan culturel avec la constitution au fil des années d’un art romain qui emprunte à d’autres cultures, en particulier grecque. 

L'escalier que j'aime toujours autant












Un sarcophage d'enfant en plomb

Four




Masque funéraire d'une enfant






Hercule

Vénus





dimanche 15 juin 2025

Retour dans le Forez (6) : Saint-Romain-le-Puy

La Plaine du Forez est, par définition, majoritairement plate. Le seul "relief" digne de ce nom est un cône basaltique de 80 m de hauteur qui domine le village de Saint-Romain-le-Puy, cône lui-même dominé par un prieuré. Je connais ce paysage depuis (presque) toujours et pourtant, c'est la première que je me rends sur ce site qui m'a toujours attiré. 


L'établissement du prieuré au sommet du pic n'y a pas supprimé tous les vestiges de présente antique. Il y a été trouvé un dépotoir daté de la fin de l'empire romain et trois sépultures de l'antiquité tardive, creusées dans le rocher et utilisant des tuiles à rebords. Les murs de l'église incluent de nombreux remplois : blocs à trous de louves, fragment d'autel funéraire, fûts de colonnes, blocs d'appareil réticulé, tuiles à rebords.

Le Prieuré (1) :

Les bénédictins s'installent à Saint-Romain-le-Puy probablement vers 550-600. Au Moyen Âge, le village est sur le pic de Saint-Romain, avec le prieuré et le château au sommet dans une première enceinte ; à mi pente, des habitations regroupées autour de l'église Saint-Pierre et entourées d'une seconde enceinte ; et un autre ensemble d'habitations en bas, clos d'une troisième enceinte. Une autre concentration d'habitats se trouvait autour de l'église Saint-Martin au pied du pic.

En 1167, Guy II de Forez, alors en conflit avec l'archevêque de Lyon, obtient de Louis VII les droits régaliens pour le château de Saint-Romain. En 1173, la permutation entre le comte de Forez et l'Église de Lyon indique que l'archevêque de Lyon cède ses droits sur le château de Saint-Romain-Le-Puy au comte.

En 1348, la peste Noire touche la ville dont il ne resta plus que 3 habitants.

En 1431, les troupes de Rodrigue de Villandrando sont utilisées pour réprimer une révolte populaire. Les rebelles se réfugient à Saint-Romain-le-Puy. La ville est mise à feu et à sang. Elle est réoccupée seulement en 1434.

En 1562, pendant les guerres de religion l'église perd les reliques de son saint patron. Elles ont probablement été détruites pas les troupes protestantes du baron des Adrets.

Le prieuré est vendu comme bien national à la Révolution. L'église a finalement été achetée par la famille Jullien de Pommerol qui la donne à la commune en 1885 sous réserve qu'elle en assure l'entretien. Les premiers travaux d'entretien sont alors entrepris par la commune. Les peintures murales sont dégagées en 1887.

L'église et le prieuré ont été construits sur un piton d'origine volcanique isolé qui domine la plaine du Forez. Cette situation particulière a attiré l'intérêt des hommes depuis l'Antiquité. Les fouilles archéologiques ainsi que des observations antérieures ont montré que des éléments d'architecture datant de l'Antiquité tardive sont encastrés dans les murs de l'édifice. Elles ont dû être récupérés d'un monument gallo-romain dont des vestiges ont pu être dégagés.

Le mur sud de la nef de l'église montre des portes dégagées en 1910 avec un emploi alterné de pierres et de briques qui est un système de construction utilisé au Haut Moyen Âge.

De l'analyse du monument on peut déduire cinq campagnes de construction. Des peintures murales ont été réalisées sur les murs du XIIe siècle au XVe siècle.

mercredi 11 juin 2025

Retour dans le Forez (3) : Moingt

L'avenir du théâtre antique de Moingt (Montbrison) : 

Retour dans le Forez (2) : Moingt

A travers la ville : 



L'enceinte médiévale :

Il en subsiste une tour et une porte dont les parties les plus anciennes sont du XIIIe siècle. Leur aspect actuel date de la fin du XIXe siècle




L'église Saint-Julien d'Antioche :

Elle est mentionnée en 1096 dans les chartes du Forez. C'est d'abord une église avec porche d'époque mérovingienne puis avec une abside semi-circulaire carolingienne. Au XIe siècle, on a une église romane avec un haut clocher barlong. La chambre des cloches date du XIIe siècle. Elle a subi des transformations importantes au XVIe siècle avec le remplacement des absidioles par une chapelle. Une nouvelle façade et une voûte en plein-cintre sont réalisés au XIXe siècle.











Le Théâtre gallo-romain :

Le théâtre est construit au cours de la seconde moitié du Ier siècle et remanié à la fin du IIe siècle. Ce théâtre mixte servant aux représentations scéniques et aux jeux d´arènes est en arc de cercle de 42 m de rayon, la scène étant au nord-est. C'est essentiellement la partie nord-ouest qui est conservée avec un mur atteignant 10 m de haut. Il mesure de 1,50 m à 2 m d'épaisseur et est construit en petits moellons de granit.



lundi 26 mai 2025

Anse (1)

Située aux portes du Beaujolais, à 27 km au nord de Lyon et 6 km au sud de Villefranche-sur-Saône, la commune d'Anse s'étend près du confluent entre l'Azergues et la Saône. Il y a des années, j'y avais excellement déjeuné dans un petit restaurant près du pont sur l'Azergues. J'avais aussi vaguement le souvenir d'une œuvre d'art (trois pyramides métalliques) mais n'étais pas très sûr qu'elle ne soit pas plutôt  à Villefranche-sur-Saône. 

Anse gallo-romaine :

Mais Anse est avant tout une ville gallo-romaine, et je n'imaginais pas à quel point avant d'en découvrir quelques vestiges, comme ceux du rempart du castellum. Un habitat gallo-romain a été découvert à  la Grange du Bief. La mairie possède un sol gallo-romain découvert en 1864. Deux passages, à l'opposé l'un de l'autre ont été percés dans ce rempart : le Trou du Chat et le Trou du Chien.