Dès que j'arrivais, elle sortait du placard de la cuisine une boîte en fer où elle conservait des biscuits et elle m'en offrait. Des petits beurres, il me semble. J'aimais ce moment car je savais que j'allais me régaler (il m'en fallait peu à l'époque). Et particulièrement quand les biscuits étaient un peux anciens. La boîte en fer ne devait pas être totalement hermétique car une légère humidité s'y infiltrait, rendant les biscuits normalement craquants un peu mous.
Aujourd'hui, quand j'ai chez moi des spéculoos (la plupart du temps, d'ailleurs), je fais exprès de mal fermer le paquet et, le lendemain, les deux premiers se sont ramollis. En le les mettant en bouche, chaque fois, je revois la rue en pente, les quelques escaliers pour atteindre le palier, la cuisine, le placard et la tante Marie quand elle en sortait la boîte en fer et les biscuits. Ma madeleine à moi ....
4 commentaires:
Jusqu’où le plaisir peut aller se nicher … 😉
Des petits beurres ou des spéculos un peu mous se rapprochent un peu de la texture / consistance de la madeleine : tout s'explique ! Mais pour moi, le préfère de très loin quand le tout reste croustillant (mais pas la madeleine ! 😁).
Les plaisirs évidents et traditionnels ne sont pas forcément les plus grands !
Je suis un peu tordu sans doute.
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