Ça y est. C'est fait. Premier contact avec la classe dont je suis le professeur principal. Rien que de très normal, banal: distribution des livres et des circulaires, vérification des options, du régime de demi-pension, lecture du règlement intérieur, explication de l'emploi du temps.... Quelques bavardages de fifilles, mais plutôt de la gentillesse et de la politesse.
Moins habituel: je ne me sentais que peu concerné par ce qui se passait. J'avais beau penser: "C'est sans doute ma dernière rentrée", je m'en fichais un peu. Impression de dédoublement, parfois. Il y avait le monsieur à l'air sévère qui officiait et, bien caché dans ses pensées, celui qui l'observait en train d’œuvrer et se disait qu'il ne bâclait pas son travail pour autant. Celui qui commençait déjà à mettre le cadre en place et celui qui était ailleurs, en train d'attendre la lumière propice à de belles photos. Celui qui remarquait les différences et celui qui englobait tous ces enfants dans un sentiment commun pour tous que je suis bien obligé de nommer tendresse. Celui qui rectifiait les erreurs et celui qui se disait que, quoi qu'il en soit, l'année allait se passer.
Mais rassurez-vous: eux, ils n'ont rien remarqué.
mardi 4 septembre 2012
lundi 3 septembre 2012
Des fleurs (2): la reine-marguerite
C'est sans doute la fleur que j'ai le plus vue dans le jardin de ma mère. Elle en plantait chaque année, un carré entier qui ressemblait bientôt à une forêt vierge. Nous en faisions des bouquets pour la salle à manger où nous ne mettions que rarement les pieds ou pour la cuisine, la véritable salle à vivre.
Alors que je n'ai jamais apprécié les marguerites blanches, je les aimais, elles, pour leur variété de couleurs, leur abondance et leur facilité à se laisser arranger dans un vase. Jean-Claude, parti en Espagne, m'a donné son bouquet. Il est sur la table de ma cuisine, c'est lui que j'ai photographié ce soir. Je les aime toujours.
Alors que je n'ai jamais apprécié les marguerites blanches, je les aimais, elles, pour leur variété de couleurs, leur abondance et leur facilité à se laisser arranger dans un vase. Jean-Claude, parti en Espagne, m'a donné son bouquet. Il est sur la table de ma cuisine, c'est lui que j'ai photographié ce soir. Je les aime toujours.
dimanche 2 septembre 2012
Et un peu de musique, ça vous dirait? (116)
Lilidrop. T'oublier.Pour faire plaisir. A qui? Il le sait.
Tout est prêt!
La trousse a été remplie: les stylos (le rouge, celui qui sert le plus, le bleu, le vert), le crayon à papier, la gomme, le taille-crayon... Le cartable est prêt avec quelques feuilles blanches, une nouvelle programmation et les notes prises en clôture d'année dernière, les photocopies à faire sont rangées dans la pochette ad hoc. Avec le paquet de cigarettes et l'appareil photos, je devrais pouvoir affronter sereinement la journée de demain. Il n'y a plus que la tête à remettre en place....
samedi 1 septembre 2012
Des fleurs (1): la rose
Elles ne peuvent être que plurielles, odorantes et fragiles, rose pâle, celles qui, sous la tonnelle du jardin de mon enfance, parsemaient leurs pétales sur la page du livre entrouvert. Combien d'étés passés ainsi à humer leur parfum en compagnie de D'Artagnan, Rubempré ou Bob Morane...
Le parfum de ma jeunesse rêveuse en attente.
Le parfum de ma jeunesse rêveuse en attente.
L'Homme des vallées perdues (Shane)
Le Wyoming, des fermiers, des cow-boys, une petite ville qui ne demande qu'à grandir, un inconnu solitaire, sorte de double fascinant de l'ange de "Théorème", et les yeux d'un enfant pour regarder tout ça et tenter de comprendre ce qui divise tant les grands. Un texte magnifique de tendresse et d'humanité, comme je les aime.
(Jack Schaefer, L'Homme des vallées perdues. Phébus Libretto. Trad de Éric Chédaille.)
(Jack Schaefer, L'Homme des vallées perdues. Phébus Libretto. Trad de Éric Chédaille.)
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