samedi 29 mai 2021

Pause récréative

Où ai-je passé ma journée d'aujourd'hui ? A vous de deviner avec ces quelques indices :

- C'est au nord de Lyon.

-  A l'époque gallo-romaine, cette ville était un camp fortifié sur la via Agrippa reliant Lyon à Boulogne.

- Le nom que porte le saint vénéré dans son abbaye a un rapport avec le mari de Micheline Dax, l'humoriste Jacques Bodoin.

- Comme à Lyon, on y trouve un important Hôtel-Dieu.

- Un peintre français célèbre du XVIII° y est né.

Périgord 2021 (17)

Mercredi 12 mai (6) :

Pourquoi le village de Cadouin me plaît-il autant ? Probablement pour son abbaye et son cloître, pour sa célèbre relique qui attira tant de pèlerins et qui s'avéra être tout autre chose que ce que l'on croyait. Mais aussi parce que c'est la patrie de naissance de Louis Deluc, qui donna son nom à un prix décerné chaque année au meilleur film français. 

Las, le cloître (XV°-XVI°) était fermé pour travaux. Pas moyen non plus d'accéder à la salle capitulaire qui abrite aujourd'hui le musée du "Suaire". Nous restait l'abbatiale (construite en 1154), ce qui n'est déjà pas rien mais j'ai réussi l'exploit de faire des photos floues à l'intérieur!
















Si vous observez bien la quatrième photo, devant la fresque du chœur qui n'a rien de remarquable, pendent des chaînes. Elles supportaient un grand coffre (aujourd'hui au musée comme son contenu) qui abritait un drap de lin passant pour avoir enveloppé la tête du Christ et  avait été rapporté d'Antioche par un chanoine périgourdin après la première croisade. Le suaire attira vite à Cadouin nombre de pèlerins, dont des hommes célèbres comme Richard Cœur de Lion, Saint Louis et Charles V. Je crois même me souvenir que ce lieu de pèlerinage suscita des guérisons miraculeuses. Tout s'arrête en 1934 lorsque, grâce aux progrès de la science, on découvre qu'il s'agit d'un tissu égyptien du XI° dont les bandes brodées portent des caractères coufiques mentionnant un émir et un calife. L'évêque de Périgueux supprime alors le pèlerinage, malgré les miracles .... "miraculeux" !

vendredi 28 mai 2021

Et pourquoi pas la peinture ? (147)

Qui dit four banal dit pain.
Dirck Bouts, La rencontre d'Abraham et Melchisedek
  La rencontre d'Abraham et Melchisedek (XV°), Dirck Bouts (église Saint-Pierre, Louvain)

La multiplication des pains © Studio Basset
La Multiplication des pains ( XVII°), Ecole italienne (Musée Art et Archéologie, Valence)
Le pain (1908), Giovanni Giacometti (Kunstmuseum, Bâle)

File:Joos van Cleve - Altarpiece of the Lamentation (detail) - WGA5043.jpg
Retable de la Déploration du Christ (détail) (1° moitié XVI°), Joos van Cleve (Louvre, Paris)

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Pain anthropomorphe 1 (1932), Salvador Dali (Salvador Dali Museum, St-Petersurg, Floride)
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Le pain et les œufs (1865), Paul Cézanne (Musée d'art, Cincinnati)

La Boulangerie (entre 1666 et 1675 ), Job Berckheyde (?)
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Nature morte (entre 1600 et 1650), Lubin Baugin (Musée du Louvre, Paris)
Nature morte avec du pain, du vin et des noix (XIX°), Albert Samuel Anker (Collection privée)
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La Laitière (vers1658), Johannes Vermeer (Rijksmuseum, Amsterdam)

Périgord 2021 (16)

Mercredi 12 mai (5) :

Urval non plus n'était pas au programme, mais puisque nous sommes tout près ! L'église forte, assez austère, (XI°-XII°) abritait, en cas d'attaque, les habitants du village dans deux pièces au-dessus de la nef et du chœur





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Urval possède également un four banal du XV°, possession du seigneur qui servait à la cuison du pain des villageois moyennant redevance. 



Et, à la sortie du village, un joli moulin et sa retenue d'eau. Celle du ciel, elle, ne se retenait pas !

Périgord 2021 (15)

Mercredi 12 mai (4) :

Et nous arrivons à l'arnaque du séjour : le château de Beynac-et-Cazenac. Le site vu du bas (ou de loin : cf.article précédent) est assez fantastique. Une route contournant la colline mène jusqu'aux murailles ou plutôt jusqu'aux parkings du château, parkings payants. Mise minimale : 4 euros. Les panneaux touristiques nous vantent le château, la chapelle et les rues moyenâgeuses. Or le château est fermé, la chapelle également.Quant aux rues moyenâgeuses, une seule est accessible et n'a rien d'époustouflant ! Nous ne nous attarderons guère ! 














Sur la route du retour, deuxième découverte due au hasard : Saint-Cyprien, dominé par la silhouette massive de son église abbatiale (XII°, remaniée à l'époque gothique) qui a conservé son clocher-donjon roman.