jeudi 30 août 2018

Bourgogne 2018 (6)

Lundi 20 août (1)

Ce matin-là, visite du site qui m'a le plus intéressé du voyage : Bazoches (Nièvre).

Le château médiéval de Bazoches (XII°) fut la demeure du maréchal de Vauban, Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707), qui la transforma en "bureau d'études" d'où, pour le roi Louis XIV, il conçut ses fameuses places fortes. Il l'acquit grâce à une rétribution pour la prise de Maastrich en moins de 15 jours.

Il se trouve que l'an dernier, je crois, j'ai lu un roman de Albert Sanchez Pinol, Victus (Actes Sud) qui raconte, dans ses premiers chapitres,  la formation d'un pauvre gamin catalan dans l'art de l'ingénierie militaire justement au château de Bazoches, et ce roman m'avait emballé. Je me retrouvais donc en terrain pas tout à fait inconnu.









Le château est encore habité aujourd'hui par les descendants (de Sigalas) de la fille aînée de Vauban. Une grande partie cependant se visite, dont la galerie que fit construire l'architecte pour travailler avec ses ingénieurs, sa chambre, son bureau, les bibliothèques et salons de lecture ainsi que la minuscule chapelle.

Armure de Vauban, portant des traces de coups
Maquette de Neuf-Brisach
Un des arbres généalogiques de la galerie
Rajouté à la main sur un des arbres généalogiques. Pourquoi ?
Neuf-Brisah de plus près
La chambre
Le bureau

Les bibliothèques


Plan de Paris, dit "de Turgot"


La chapelle


 
Buste de Vauban par Coysevox (auteur d'une magnifique Vierge à l'enfant dans l'église Saint-Nizier à Lyon




La Dîme royale, ouvrage de Vauban (pour les détails, très intéressants, voir sur WKPD)

mercredi 29 août 2018

Bourgogne 2018 (5)

Dimanche 19 août (3)

Pour finir la journée, détour par la la butte de Thil où je comptais voir le château et la collégiale et où je ne connus que déception et grosse colère.

Après quelques kilomètres sur une petite route en lacets, nous y voici.

Fortement restauré au XX°, le château (attesté dès 1016) s'aperçoit depuis le parking mais personne à l'accueil : les tickets se prennent en cours de visite, visite que nous ne ferons pas en découvrant qu'elle est principalement axée sur des animations destinées aux enfants, ce qui semble être la grande mode actuellement dans les châteaux et qui, moi, m'horripile, tant elles sont laides et mièvres.


Quant à la collégiale (Sainte-Trinité de Thil, édifice gothique du XIV°), la grille au bas du parc est fermée et l'on n'aperçoit rien du bâtiment. A ce moment-là, une autre trinité s'avance, trois jeunes femmes en robes de soirée qui ouvrent cette grille. A ma demande de pouvoir remonter l'allée (j'étais seul) pour en photographier au moins la façade, elles me répondent sur un ton assez condescendant que ce ne sera pas possible, sauf si j'achète immédiatement des billets pour le concert classique du soir  qu'elles viennent répéter. J'ai beau user de tout mon charme et de toute ma politesse (malgré une forte envie de leur taper dessus), rien n'y fait et elles me tournent dédaigneusement le dos.

Mais le vieux est têtu et aperçoit, tout au fond du parking, une légère éclaircie dans les broussailles et les arbustes enchevêtrés. Je prendrai tout de même une photo. Pas inoubliable, mais ça défoule ! Une seule pourtant car le site se défend et je me griffe méchamment le coude sur un vieux fil de fer barbelé rouillé. Où en sont mes vaccinations contre le tétanos ? Je fulmine !


Alors, nous prenons la route du retour en repassant par Saulieu, dont voici encore deux photos, et en nous arrêtant au bord du lac de Saint-Agnan pour boire un coup et, pour moi, pour fulminer encore contre les trois musiciennes chichiteuses.

Tête enserrée dans un mur, seul ornement d'une rue sans intérêt
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Bourgogne 2018 (4)

Dimanche 19 août (2)

Presque collé à la basilique (en fait, il s'agit de l'ancien presbytère), le musée François Pompon, sculpteur né à Saulieu 1855-1933). J'ai connu cet artiste grâce à ma sœur lors de notre voyage à Dijon, avec son gigantesque ours blanc du parc Darcy. Il est célèbre  pour avoir été le premier à produire des sculptures animalières aux formes simplifiées et aux surfaces polies. Mais là ne s'arrêtait pas sa créativité.




François Pompon















Il s'agit aussi d'un musée ethnologique et archéologique.














Et une salle est consacrée à la gastronomie et à deux grands chefs de Côte d'or : Alexandre Dumaine et Bernard Loiseau.

Solex de Dumaine
Tenue de Loiseau