mercredi 3 juillet 2019
Musique et cinéma
Ah ! comme j'aimerais le revoir, ce film, Les Raisins de la colère (John Ford, 1940), un de mes films préférés comme l'ai le roman de Steinbeck (1939) dont il est tiré. La crise de 29, les pauvres sur les routes, chassés de leurs terres par les banques. Et la famille Joad : Tom (Henry Fonda), Rose de Saron, Ma (bouleversante Jane Darwell), Pa, Granpa, et tous les autres. S'ils le montrent un jour, il faut que je pense à sortir mon mouchoir.
C'est à vous
A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une
phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez
l'agrandir en cliquant dessus.)
Le Maître d'heure
(Journée mondiale sans sacs plastique)
Alors là, je n'en reviens pas ! Je n'ai rien compris à ce livre ! Non seulement le dessein de l'auteur, non seulement la progression de l'histoire mais même certaines phrases où je me suis perdu bien que les ayant relues. Un ingénieur arrive dans un village de montagne pour poursuivre la construction d'une ligne de chemin de fer entreprise par son prédécesseur mort mystérieusement.
Attention : rien d'une énigme policière. Après les premières pages, on pense d'abord aux Saisons, de Maurice Pons, à cause du village. Ensuite, on pense à La Femme des sables, de Kobo Abe, à cause d'une sensation de plus en plus vive d'enfermement. Enfin, on ne pense plus à rien qu'à essayer de comprendre, et ça n'arrive jamais !
Et il n'est pas fréquent que je sois si dur avec un roman !
(Claude Faraggi, Le Maître d'heure. Ed. Mercure de France.)
Alors là, je n'en reviens pas ! Je n'ai rien compris à ce livre ! Non seulement le dessein de l'auteur, non seulement la progression de l'histoire mais même certaines phrases où je me suis perdu bien que les ayant relues. Un ingénieur arrive dans un village de montagne pour poursuivre la construction d'une ligne de chemin de fer entreprise par son prédécesseur mort mystérieusement.
Attention : rien d'une énigme policière. Après les premières pages, on pense d'abord aux Saisons, de Maurice Pons, à cause du village. Ensuite, on pense à La Femme des sables, de Kobo Abe, à cause d'une sensation de plus en plus vive d'enfermement. Enfin, on ne pense plus à rien qu'à essayer de comprendre, et ça n'arrive jamais !
Et il n'est pas fréquent que je sois si dur avec un roman !
(Claude Faraggi, Le Maître d'heure. Ed. Mercure de France.)
mardi 2 juillet 2019
Et un peu de musique, ça vous dirait ? (251)
Voila ce que j'aimais en 1982 ! Principalement parce qe je comprenais les premiers mots....
lundi 1 juillet 2019
L'anémone et le laurier
Le 1er juillet 776 av. J-C. est considéré comme la date des premiers jeux olympiques de l'Histoire, même si l'on en trouve des traces beaucoup plus anciennes (XIII° av.). Mais nous ne connaissons la liste des vainqueurs que depuis 776. Abolis en 393 ap. par l'empereur romain Théodose Ier après plus de mille ans d'existence, ils furent restaurés en 1894 par Pierre de Coubertin.
Les jeux, à Olympie, comme dans trois autres sanctuaires majeurs, attribuaient aux vainqueurs des récompenses symboliques : à Delphes une couronne de laurier, à Némée une couronne de céleri (!), à Corinthe une couronne de pin et à Olympie une couronne de rameaux d'olivier tressé.
Pourtant, lorsque je pense à Olympie, ce n'est pas le laurier qui m'apparaît : je revois une anémone sauvage poussée dans les ruines et que Jean-Marc prenait en photo, couché sur le sol. Jean-Marc, c'était notre directeur adjoint que nous surnommions le Bison et qui m'avait choisi comme "fils adoptif". Il me l'a dit peu avant sa mort d'une leucémie foudroyante, la dernière fois où nous nous sommes vus. Je garde pour cet homme hors du commun un profond respect et une profonde tendresse. Et je n'ai, pour le retrouver, qu'à ouvrir un de mes albums : quelque part, je sais que j'y trouverai la photo du Bison, couché dans l'herbe devant la petite anémone.
Les jeux, à Olympie, comme dans trois autres sanctuaires majeurs, attribuaient aux vainqueurs des récompenses symboliques : à Delphes une couronne de laurier, à Némée une couronne de céleri (!), à Corinthe une couronne de pin et à Olympie une couronne de rameaux d'olivier tressé.
Pourtant, lorsque je pense à Olympie, ce n'est pas le laurier qui m'apparaît : je revois une anémone sauvage poussée dans les ruines et que Jean-Marc prenait en photo, couché sur le sol. Jean-Marc, c'était notre directeur adjoint que nous surnommions le Bison et qui m'avait choisi comme "fils adoptif". Il me l'a dit peu avant sa mort d'une leucémie foudroyante, la dernière fois où nous nous sommes vus. Je garde pour cet homme hors du commun un profond respect et une profonde tendresse. Et je n'ai, pour le retrouver, qu'à ouvrir un de mes albums : quelque part, je sais que j'y trouverai la photo du Bison, couché dans l'herbe devant la petite anémone.
Rosa, la rose
(Journée mondiale des coopératives, du reggae, du bandeau blanc contre la pauvreté et du naturisme. A choisir selon vos goûts ! Moi, avec cette chaleur, je n'hésite pas.)
La première déclinaison en latin, première dans le classement, première à être apprise, première même si, au cours de mes études, "roza", comme le prononçait Brel, en vint à se dire "rossa".
Rosa, c'est le prénom de Luxemburg, militante de gauche assassinée il y a juste cent ans cette année à Berlin (le 15 janvier).
Avec elle, je voudrais évoquer les autres, ce bouquet de Rosa, toutes femmes libres et fortes :
- Rosa Parks, luttant contre la ségrégation raciale aux États-Unis.
- Rosa Bonheur, peintresse et sculptrice associée aux débuts du féminisme.
- Rosa Guaman qui, en Équateur, se bat pour un commerce équitable, pour l'eau potable et pour les groupes vulnérables de la population.
- Rosa Goldstein-Ehrlich, résistante juive belge, en lutte contre le nationalisme et le racisme.
- Rosa Camps, née Codony, résistante anti-franquiste.
- Rosa Bouglione, la mama du cirque.
Une belle déclinaison, non ?
La chanson de Brel, que j'aime même si j'en réfute absolument certaines paroles.
La première déclinaison en latin, première dans le classement, première à être apprise, première même si, au cours de mes études, "roza", comme le prononçait Brel, en vint à se dire "rossa".
Rosa, c'est le prénom de Luxemburg, militante de gauche assassinée il y a juste cent ans cette année à Berlin (le 15 janvier).
Avec elle, je voudrais évoquer les autres, ce bouquet de Rosa, toutes femmes libres et fortes :
- Rosa Parks, luttant contre la ségrégation raciale aux États-Unis.
- Rosa Bonheur, peintresse et sculptrice associée aux débuts du féminisme.
- Rosa Guaman qui, en Équateur, se bat pour un commerce équitable, pour l'eau potable et pour les groupes vulnérables de la population.
- Rosa Goldstein-Ehrlich, résistante juive belge, en lutte contre le nationalisme et le racisme.
- Rosa Camps, née Codony, résistante anti-franquiste.
- Rosa Bouglione, la mama du cirque.
Une belle déclinaison, non ?
La chanson de Brel, que j'aime même si j'en réfute absolument certaines paroles.
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