dimanche 9 septembre 2018

Bourgogne 2018 (15)

Mardi 21 août (5)

L'après-midi, après une petite sieste et au complet (Frédéric ne nous avait pas accompagnés le matin à cause d'un problème oculaire), nous prenons la route pour la Pierre qui vire, sur la commune de Saint-Léger-Vauban. Je connaissais le nom de ce monastère depuis des dizaines d'années grâce à Pierre qui m'en avait parlé souvent sans que je puisse me souvenir pourquoi.

Les bases du monastère bénédictin sont jetées dès 1850 dans un lieu solitaire, sur un domaine donné par la famille de Chastellux. Les travaux dureront jusqu'en 1995. L'abbaye Sainte-Marie doit son nom à une énorme pierre plate posée en équilibre sur un rocher et que l'on pouvait faire osciller d'une faible pression de la main. On peut encore la voir dans le petit bois derrière le monastère mais elle semble avoir été scellée.

C'est ici, dans ce monastère que furent fondées les éditions du Zodiaque, spécialisée dans l'art religieux et plus particulièrement roman. Il accueille encore aujourd'hui de nombreux retraitants.











En redescendant de ces solitudes, nous nous arrêtons à Saint-Léger-Vauban même, où naquit Sébastien Le Prestre. Le musée Vauban vient de fermer.



Nous verrons tout de même (de l'extérieur) l'église Saint-Léger où fut baptiser le futur maréchal. D'origine Renaissance XV°), elle fut transformée au XIX° mais a gardé son plan cruciforme.




samedi 8 septembre 2018

Philby, portrait de l'espion en jeune homme

Après la lourdeur du pavé catalan, quel plaisir de lire ce polar de l'américain Robert Littell. L'apprentissage de son "métier" d'espion, dans les années 30/40, par un jeune homme anglais de très bonne famille, raconté par différents narrateurs britanniques ou russes. D'une parfaite intelligence de construction, d'un humour typiquement british, ce bouquin m'a passionné tout en me baladant de Londres à Prague, de Moscou à Beyrouth, d'Espagne en France et en Belgique.
(Robert Littell, Philby. Portrait de l'espuon en jeune homme. Ed. Baker Street.Points. Trad. de Cécile Arnaud.)

Bourgogne 2018 (14)

Mardi 21 août (4)

Ce jour-là, nous avons déjeuné très tard car j'ai tenu à voir un autre site intéressant sur la commune de Saint-Père : celui des fouilles des Fontaines salées. Seule ma sœur a eu le courage de m'accompagner, les autres nous attendant sagement à l'ombre d'un arbre.

Un médiéviste, René Louis, recherchant le site d'une bataille mentionnée par la chanson de geste de Girart de Roussillon, les découvre par hasard à partir de 1934. Première surprise : des thermes gallo-romains dépendant d'un sanctuaire d'origine gauloise. Puis les fouilles permettent de retrouver des objets du début du Ier millénaire av. J-C.

Si les ruines romaines (thermes et villa) m'ont peu intéressé (nous avons beaucoup mieux à Lyon et dans la région), en revanche j'ai été bluffé par les 19 cuvelages de bois (du chêne) datant du IIeme millénaire, remarquablement conservés grâce à la forte minéralisation de l'eau. Exploitées depuis le néolithique, les fontaines furent comblées à partir du XIV° par l'administration des gabelles pour éviter que la population ne recueille le sel gratuitement.











jeudi 6 septembre 2018

Bourgogne 2018 (13)

Mardi 21 août (3)

Au pied de la colline de Vézelay, le village de Saint-Père, sur les rives de la Cure, et sa surprenante église Notre-Dame. En effet, on ne s'attend pas à voir un édifice aussi imposant dans un si petit village.

Notre-Dame a été construite du XIII° au XV° dans un style gothique rayonnant bourguignon. On peut voir, tout près, les ruines d'une autre église, Saint-Pierre (d'où le nom de Saint-Père), incendiée en 1567 et jamais reconstruite .

Le plus surprenant, c'est le porche de Notre-Dame,couvert et clos, apparemment typique de Bourgogne, restauré au XIX° par Viollet-le-Duc.


Ancienne église incendiée





 


 

 



Bourgogne 2018 (12)

Mardi 21 août (2)

Par hasard, j'avais entendu parler de la chapelle Sainte-Croix-de-la-Cordelle, à Vézelay. Plusieurs vézeliens m'affirmèrent que c'était tout près de la basilique. C'est parti. Oui, mais voilà, la chaleur était revenue et le chemin qui descendait en pente raide jusqu'à la chapelle bien rocailleux et long, très long (et je ne vous raconte pas pour remonter.) !

Sainte-Croix a été construite de 1146 à 1170 en style roman (voûtes surélevées par la suite en gothique). Elle rappelle la prédication de saint Bernard pour la deuxième croisade (une immense croix devant la chapelle indiquerait le lieu exact de la prédication). Aujourd'hui, elle est gérée par des franciscains, ordre auquel elle doit son nom de la Cordelle, en référence au cordon des moines.
















La Cathédrale de la mer

J'avais choisi ce pavé de Ildefonso Falcones, auteur catalan, pour l'emmener en Bourgogne. Mais parfois les pavés sont lourds, très lourds.... C'est le cas de cette histoire qui, au fil de la construction d'une église à Barcelone, raconte la progression  sociale, et les chutes, du fils d'un paysan.

Tout y est : l'Histoire (avec un grand H), l'Inquisition, la persécution des juifs, l'amour, la vie des paysans et des porteurs de pierres, les "bastaixos". Mais le style est souvent pesant (à moins que ce ne soit la traduction), les péripéties parfois non crédibles, certains personnages caricaturaux.

Bref, cela m'a rappelé Les Piliers de la terre, de Ken Follett, ce qui n'est pas, pour moi, une bonne référence.
(Ildefonso Falcones, La Cathédrale de la mer. Ed. Robert Laffont. Trad. de Anne Plantagenet.)