Enfin, nous y voilà. Le but principal de mon voyage avait toujours été la basilique Saint-Marie-Madeleine de Vézelay. C'est ce jour-là que nous y sommes allés, après l'avoir aperçue de loin depuis plusieurs pièces du château de Bazoches la veille.
Nous nous sommes garés au bas de la rue principale qui monte jusqu'à la basilique, artère agréable dans la fraîcheur du matin et bordée de vieilles maisons ayant abritées, comme d'autres dans d'autres rues, de célèbres écrivains ou personnalités connues. Rendons grâce à Mérimée et à Viollet-le-Duc d'avoir sauvé de la ruine ce haut-lieu de spiritualité.
Fondé au IX° siècle, le monastère passe en 1050 sous l'invocation de sainte Marie-Madeleine dont il conserve les reliques (reliquaire visible dans la crypte mais absolument pas éclairé, donc pas de photo). De 1096 à 1104, l'église carolingienne est agrandie suite à la foule considérable de pénitents qui s'y presse. En 1120, un incendie détruit toute la nef et tue plus de 1000 pèlerins. Les travaux reprennent jusqu'en 1215 où le chœur romano-gothique et le transept sont terminés. La façade, avec ses trois portails et son unique tour (l'autre est restée inachevée) est imposante. Cette façade a été presque entièrement refaite par Viollet-le-Duc au XIX°, ainsi que les chapiteaux, d'après des documents anciens. Impressionnante aussi la longueur du vaisseau que soutiennent des arcs-boutants.
Avant-nef (consacrée en 1132), postérieure à la nef et à la façade intérieure comprenant elle aussi trois portails dont le splendide portail central centré sur le Christ, immense, trônant dans une mandorle.
Imposante nef romane reconstruite entre 1120 et 1135 après l'incendie et chapiteaux (une centaine, presque tous d'origine).
| Le moulin mystique (Moïse et Saint Paul) |
La crypte (carolingienne, remaniée au XII°)
Transept et chœur gothiques terminés en 1215 après la démolition, fin XII°, de leurs prédécesseurs romans.
Le chœur a été rasé à la Révolution. Viollet-le-Duc a construit une galerie de style roman. Je n'ai pu accéder, le long de cette voûte, à la salle capitulaire, occupée par des pèlerins.
Que dire de ma visite ? Magnifique édifice, de par ses proportions, sa simplicité, sa luminosité, mais comme une frustration d'avoir enfin réalisé un rêve où j'idéalisais beaucoup.