mardi 17 mars 2026

Mes chers voisins (1)

Dans mon immeuble, où je vis depuis trente cinq ans, les étages supérieurs ne cessent de changer de locataires des jeunes en général, mais, plus bas, c'est bien plus stable. Au rez-de-chaussée, un couple de locataires, assez insupportable, toujours grincheux et qui pensent que tout est est dû, dans jamais, eux, faire le moindre effort pour la "communauté". Je n'ai pratiquement aucun contact avec eux, sauf quand je les croise dans l'allée et que, en tant que membre du conseil syndical, ils viennent geindre ou grogner dans mes basques. Pour moi, leur accorder quelques lignes ici est déjà un bel effort de ma part.

Les trois premiers étages sont occupés par des vieux : une dame (plus de 80 ans) au premier, arrivée ici avant moi, adorable et très discrète, quoique très bavarde quand elle s'y met. Votre serviteur au deuxième (bavard aussi parfois) et au troisième, un autre octogénaire, ancien huissier dont l'apparition dans votre champ de vision, a un effet glaçant. Il est seul depuis environ un an, ayant placé sa femme dont l'esprit commençait à divaguer, dans une maison de retraite. 

C'est de lui que je vais d'abord parler. Il y a une dizaine de jours, alors que,  en début d'après-midi,  le lisais sur mon canapé (ou alors je somnolais déjà), la sonnette d'alarme de l'ascenseur retentit. Je n'ei fait pas cas, certains visiteurs se trompant parfois de bouton. Mais cela se reproduit et se reproduit encore. En sortant sur mon palier, je vois de l'ascenseur est bloqué entre le deuxième et le troisième. Visiblement, quelqu'un était bloqué à l'intérieur. C'était mon vieux voisin du dessus. Je lui demande si il a eu au bout du fil la société chargée de débloquer la machine. "Oui, la in le peuvent pas venir avant dix minutes" C'est une société sérieuse qui faut bien son boulot. Je lui dit donc de patienter, lui assurant que je reste près de lui, sur mon palier. "Non, il faut appeler les pompiers ! Et vite !" Je lui assure que les pompiers ne se déplacent pour ce motif s'il y a pas danger. Ca lui est confirmé par sa nièce qui vient d'arriver et qui est justement mariée avec un pompier volontaire.   Mai lui n'a de cesse de presser le bouton d'alarme, ce qui a bien vite le don de me taper sur les nerfs. 

Finalement, le "libérateur" arrive. Jusque là, je n'avais eu à faire qu'à des personnes charmantes. Celui-ci est un vrai con, et c'est peu dire. Ses premiers mots sont : "Putain de bordel de merde. J'en ai marre de ces vieux ascenseurs !" Là, la moutarde me monte au nez, ce qui n'est pas fréquent, et j'explose : "Si vous en avez marre, changez de métier. Allez vendre des livre, par exemple, et restez poli !"Ce qui a l'avantage de lui clouer le bec mais pas de le remettre dans une humeur plus "civile". Il monte jusqu'au dernier étage où se trouve la porte des greniers et l'accès à la machinerie. 

Je le vois redescendre furibard : la clé, dans un boitier, a disparu ! Je lui dis que, s'il m'en avait donné le temps au lieu de se montrer si malpoli, je lui aurais dit que j'avais cette clé. Je monte avec lui au septième et lui ouvre. Il accède à la machinerie et débloque la machinerie. L'incarcéré peut être délivré mais l'ascenseur est toujours en panne. "Je reviendai tout à l'heure. Peut-être ....". Va te faire foutre ! 

Finalement, la société enverra un autre employé quelques instants plus tard. Quant au vieux "débloqué", j'attends encore son  mot de remerciement ...



1 commentaire:

karagar a dit…

J'aurais été Calliste, j'aurais laissé le vieux grincheux dans sa cage et balancé le réparateur par dessus bord. Le seul problème, c'est que ça m'aurait condamné à l'escalier...