dimanche 22 mars 2026

La Grande Bavarde

Je tiens ça de mon père. Les conversations téléphoniques avec lui duraient à peine une minute. Ensuite, il disait vite : "Je te passe ta mère." Il n'a jamais pu supporter les longues discutions. Moi, c'est pareil, avec un peu plus d'urbanité. Il m'arrive de bavarder, certes, à condition que ce que l'on me dit m'intéresse, et que l'intérêt soit partagé. Sinon, mon esprit s'envole bien vite sur toute autre chose, qui n'a rien à voir. Déjà enfant, je faisais répéter ma mère parce que je n'avais pas écouté jusqu'au bout ce qu'elle m'avait dit. Un mot m'avait accroché et je m'étais évadé. Même chose pour la lecture ou le cinéma. Aussi, avant de le faire réellement, ai-je beaucoup voyagé. Dans ma tête !

Pourquoi ce préambule ? Parce que je viens d'avoir au téléphone une amie, que mon père surnommait "la grande bavarde". Et chaque fois, j'oublie à quel point elle peut l'être. Trois-quarts d'heure ! Rien qui ne soit préciser, approfondi, disséquer, analyser, même des vétilles qui n'ont aucun intérêt ! En plus, elle n'écoute pas ce qui vous dîtes et vous coupe la parole tat qu'elle n'a pas fini son laïus ! Je lui ai déjà fait le coup du "On frappe à ma porte" ou du "J'attends mon portable qui sonne dans ma chambre." Et je ne peux pas le lui faire trop souvent ! 

Bref, un vrai pensum que ses coups de fil. J'ai beau mettre le haut-parleur et m'éloigner pour faire autre chose, il faut bien lâcher de temps en temps des "oui", 'Bien sûr.", "Je comprends", rien n'y fait. Elle continue à soliloquer, malgré mes "Bon, à bientôt", "On se rappellera." "Je dois sortir faire une course". 

Une seule question : comment puis-je rester toujours poli. Je crois tout de même qu'un jour, je vais exploser !



1 commentaire:

Bleck a dit…

AU SECOURS !!

Bleck