- A croire que tout le monde s'est donné le mot pour les faire en même temps : repas de fin d'année au collège, repas chez Maryvonne (bourguignon, je ne vous dis que ça !), repas chez Jean-Claude, repas chez moi (Maria nous avait fait une paella dont il n'est rien resté), repas chez Ludivine (qui fêtait, sous la pluie ses 40 ans), bientôt départ à la retraite de Jean-Marie, dimanche prochain repas chez Mimi, et j'en oublie sans doute ! Déjà un kilo de plus sur le petit bidon !
- Enterrement de Françoise aujourd'hui. C'était une aide-soignante de ma mère, intelligente, belle, très douée pour le dessin, activité à laquelle elle faisait participer les malades. Elle avait un cancer du sein, était restée absente près de neuf mois, avant de reprendre pour quelques jours. Son état s'est rapidement aggravé.Je vais avoir du mal à accepter de ne plus la voir dans les couloirs avec son beau sourire.
- La semaine du bruit : jeudi l'hélicoptère, vendredi les voisins du rez-de-chaussée de l'immeuble à côté, samedi ceux du première étage. La nuit dernière, rien mais match encore ce soir. Combien d'hélicoptères cette fois-ci ?
- Semaine des fleurs aussi : Jean-Claude m'a offert une orchidée et Maryvonne et Frédéric un spathiphyllum. En revanche, les roses blanches que j'avais achetées n'ont guère tenu le coup !
lundi 30 juin 2014
dimanche 29 juin 2014
samedi 28 juin 2014
C'est à vous
A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une
phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez
l'agrandir en cliquant dessus.)
Printemps au Prater
Zweig encore, avec deux nouvelles : Printemps au Prater, universellement connue bien que très courte, et La Scarlatine.
J'ai entendu à la radio l'autre jour que Sweig, un moment oublié, revient fort à la mode en ce moment. Et moi qui commence à m'en lasser ! Décidément, il faut encore une fois que je ne mette pas mon pas dans celui des autres!
A force d'en lire, j'en suis venu à me dire que, malgré l'excellence du style et la finesse dans l'analyse des sentiments, ses personnages ne sont pas des personnages comme je les aime, c'est à dire à qui l'on peut s'identifier ou que l'on peut haïr selon le cas. Plutôt des types humains, des cas soumis au génie de l'écrivain. Mais cela ne leur donne pas une réelle consistance. A moins que cela ne vienne du genre utilisé, la nouvelle, qui n'est pas celui que je préfère car trop rapide et donc frustrant pour moi.
Je ne vais pas l'abandonner mais me tourner plutôt pour un temps vers ses biographies qui, elles, me satisfont pleinement.
( Stefan Sweig, Printemps au Prater et La Scarlatine. Ed. LDP. Trad. de Hélène Denis.)
J'ai entendu à la radio l'autre jour que Sweig, un moment oublié, revient fort à la mode en ce moment. Et moi qui commence à m'en lasser ! Décidément, il faut encore une fois que je ne mette pas mon pas dans celui des autres!
A force d'en lire, j'en suis venu à me dire que, malgré l'excellence du style et la finesse dans l'analyse des sentiments, ses personnages ne sont pas des personnages comme je les aime, c'est à dire à qui l'on peut s'identifier ou que l'on peut haïr selon le cas. Plutôt des types humains, des cas soumis au génie de l'écrivain. Mais cela ne leur donne pas une réelle consistance. A moins que cela ne vienne du genre utilisé, la nouvelle, qui n'est pas celui que je préfère car trop rapide et donc frustrant pour moi.
Je ne vais pas l'abandonner mais me tourner plutôt pour un temps vers ses biographies qui, elles, me satisfont pleinement.
( Stefan Sweig, Printemps au Prater et La Scarlatine. Ed. LDP. Trad. de Hélène Denis.)
vendredi 27 juin 2014
Beaucoup de bruit pour rien !
Quand ce ne sont pas les voisins, c'est le foot ! Comment ignorer à Lyon que l'équipe d'Algérie s'est qualifiée pour la suite ?
Il y a quelques jours, klaxons pendant des heures, drapeaux aux portières des voitures, cris d'allégresse et dérapages volontaires mais plus ou moins contrôlés aux carrefours dont celui devant chez moi ! Je veux bien croire qu'ils sont contents, mais bon !
Hier soir, rebelote ! J'ai tout de suite compris. Mais la fête s'était sans doute déplacée car peu de bruit dans la rue ! Une nuit plus tranquille s'annonce. Enfin, je le croyais car, à peine mon soupir de satisfaction poussé, voilà qu'un hélicoptère survole mon quartier. On a employé les grands moyens pour éviter les débordements à Lyon ! Et, quelques minutes plus tard, le même hélicoptère au-dessus du pâté de maisons. Il doit rentrer, songeais-je, in petto...
Que nenni ! Le survol a duré plus d'une heure, et je peux vous assurer qu'un moteur d'hélicoptère, ça fait un autre bruit que quelques voitures en liesse ! Vivement que tout cela se termine ! Après, il y a le Tour de France, mais c'est plus calme, d'habitude. Enfin, j'espère...
Il y a quelques jours, klaxons pendant des heures, drapeaux aux portières des voitures, cris d'allégresse et dérapages volontaires mais plus ou moins contrôlés aux carrefours dont celui devant chez moi ! Je veux bien croire qu'ils sont contents, mais bon !
Hier soir, rebelote ! J'ai tout de suite compris. Mais la fête s'était sans doute déplacée car peu de bruit dans la rue ! Une nuit plus tranquille s'annonce. Enfin, je le croyais car, à peine mon soupir de satisfaction poussé, voilà qu'un hélicoptère survole mon quartier. On a employé les grands moyens pour éviter les débordements à Lyon ! Et, quelques minutes plus tard, le même hélicoptère au-dessus du pâté de maisons. Il doit rentrer, songeais-je, in petto...
Que nenni ! Le survol a duré plus d'une heure, et je peux vous assurer qu'un moteur d'hélicoptère, ça fait un autre bruit que quelques voitures en liesse ! Vivement que tout cela se termine ! Après, il y a le Tour de France, mais c'est plus calme, d'habitude. Enfin, j'espère...
jeudi 26 juin 2014
Italie, années soixante-dix
Les arènes de Vérone sont pour moi associées à plusieurs souvenirs, certains agréables, d'autres moins.
Dans ce qui m'a marqué en bien, le site d'abord, bien sûr, grandiose, la magie de ces vieilles pierres où le chant lyrique a remplacé les cris des gladiateurs, la fébrilité avec laquelle on y pénètre comme dans un sanctuaire. La qualité des spectacles donnés aussi : j'y avais entendu une Aïda inoubliable ainsi qu'un Samson et Dalila non moins talentueux.
Il se trouve que, le même été, le festival de Fourvière avait aussi produit son Aïda, que j'avais vue avant l'autre. Et la comparaison n'était pas à l'avantage de Lyon, moyens financiers obligent sans doute. Là où quelques figurants occupaient la scène de Fourvière, à Vérone ils se comptaient par centaines. On y avait même présenté des girafes et des éléphants. Et puis les petits lumignons qui s'éclairent lorsque la nuit tombe sur la ville de Roméo et Juliette....
Après la représentation, le spectacle se poursuit dans la rue proche des arènes, aux terrasses des cafés. Alors que Pierre et moi, nous prenions un verre, un mouvement de foule attira mon attention : la diva sortait à pied et se faisait acclamer par la foule enthousiaste. Surchargée de bouquets offerts par ses admirateurs, elle adressait à chacun ses sourires et ses gestes d'amitié. Jamais plus qu'en Italie, je n'ai vu un peuple aussi fervent d'art lyrique !
Dans les souvenirs moins agréables, il m'en reste deux qui me font sourire aujourd'hui. Alors que nous étions installés sur les gradins, une famille d'allemands arriva pour s'asseoir également. Le père, considérant qu'ils n'avaient pas assez de place, me regarda froidement et me lança un "Raoust schnell" qui me fit bondir. Je ne sais s'il comprenait le français mais il eut tout le loisir de voir que j'étais hors de moi ! Il n'insista pas. Le lendemain, c'était une bonne mamma italienne qui occupait les places derrière nous avec sa petite marmaille. Oui, en Italie, même les enfants vont à l'opéra ! Mais, malheur, elle avait apporté avec elle un énorme paquet de bonbons dont les enfants ne cessaient de froisser les papiers avant de les manger ! En bruit d'accompagnement, il y a mieux : elle le comprit à mon regard exaspéré.
J'ai dit que nous nous étions installés à une terrasse de bar tout près des arènes. On y servait, entre autres, de la bière, en différentes quantités. Comme il faisait très chaud, j'en pris une botte, c'est à dire un litre servi dans un verre en forme de chaussure. J'avais présumé de mes capacités à ingurgiter sans conséquence une telle dose de liquide alcoolisé. Sur la route du retour, en pleine nuit, je demandai à Pierre de s'arrêter parce que je ne me sentais pas bien. A peine sorti de la voiture, ce qui devait arriver arriva : mon estomac se révolta et déversa dans un fossé ce qu'il ne pouvait plus supporter. Alors que je me relevais, je vis alors seulement ce qui nous entourait : nous nous étions arrêtés dans un endroit exclusivement fréquenté par des dames de petite vertu et par leurs clients. Notre intrusion ne leur plaisait guère, surtout après ce que je venais de faire. Nous ne fûmes pas longs à déguerpir !
Hier soir, devant la télévision, j'ai repensé à tout cela. C'est si loin, maintenant !
Dans ce qui m'a marqué en bien, le site d'abord, bien sûr, grandiose, la magie de ces vieilles pierres où le chant lyrique a remplacé les cris des gladiateurs, la fébrilité avec laquelle on y pénètre comme dans un sanctuaire. La qualité des spectacles donnés aussi : j'y avais entendu une Aïda inoubliable ainsi qu'un Samson et Dalila non moins talentueux.
Il se trouve que, le même été, le festival de Fourvière avait aussi produit son Aïda, que j'avais vue avant l'autre. Et la comparaison n'était pas à l'avantage de Lyon, moyens financiers obligent sans doute. Là où quelques figurants occupaient la scène de Fourvière, à Vérone ils se comptaient par centaines. On y avait même présenté des girafes et des éléphants. Et puis les petits lumignons qui s'éclairent lorsque la nuit tombe sur la ville de Roméo et Juliette....
Après la représentation, le spectacle se poursuit dans la rue proche des arènes, aux terrasses des cafés. Alors que Pierre et moi, nous prenions un verre, un mouvement de foule attira mon attention : la diva sortait à pied et se faisait acclamer par la foule enthousiaste. Surchargée de bouquets offerts par ses admirateurs, elle adressait à chacun ses sourires et ses gestes d'amitié. Jamais plus qu'en Italie, je n'ai vu un peuple aussi fervent d'art lyrique !
Dans les souvenirs moins agréables, il m'en reste deux qui me font sourire aujourd'hui. Alors que nous étions installés sur les gradins, une famille d'allemands arriva pour s'asseoir également. Le père, considérant qu'ils n'avaient pas assez de place, me regarda froidement et me lança un "Raoust schnell" qui me fit bondir. Je ne sais s'il comprenait le français mais il eut tout le loisir de voir que j'étais hors de moi ! Il n'insista pas. Le lendemain, c'était une bonne mamma italienne qui occupait les places derrière nous avec sa petite marmaille. Oui, en Italie, même les enfants vont à l'opéra ! Mais, malheur, elle avait apporté avec elle un énorme paquet de bonbons dont les enfants ne cessaient de froisser les papiers avant de les manger ! En bruit d'accompagnement, il y a mieux : elle le comprit à mon regard exaspéré.
J'ai dit que nous nous étions installés à une terrasse de bar tout près des arènes. On y servait, entre autres, de la bière, en différentes quantités. Comme il faisait très chaud, j'en pris une botte, c'est à dire un litre servi dans un verre en forme de chaussure. J'avais présumé de mes capacités à ingurgiter sans conséquence une telle dose de liquide alcoolisé. Sur la route du retour, en pleine nuit, je demandai à Pierre de s'arrêter parce que je ne me sentais pas bien. A peine sorti de la voiture, ce qui devait arriver arriva : mon estomac se révolta et déversa dans un fossé ce qu'il ne pouvait plus supporter. Alors que je me relevais, je vis alors seulement ce qui nous entourait : nous nous étions arrêtés dans un endroit exclusivement fréquenté par des dames de petite vertu et par leurs clients. Notre intrusion ne leur plaisait guère, surtout après ce que je venais de faire. Nous ne fûmes pas longs à déguerpir !
Hier soir, devant la télévision, j'ai repensé à tout cela. C'est si loin, maintenant !
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