dimanche 7 juillet 2019

Momentini

(Pas de journée internationale aujourd'hui. Baiserais-je derechef ? Non, Môssieu, ce n'est pas une grossièreté, mais une citation de Molière, Le Malade imaginaire (Thomas Diafoirus !)

- Levé tôt (pour moi) ce matin, 7h30,  à cause d'un moustique un peu trop entreprenant. Plaisir de pouvoir ouvrir la porte-fenêtre et de déjeuner presqu'au frais. Du coup,  plein de projets de ménage et de rangement. Mais la fraîcheur n'a pas duré longtemps .... Voulu aussi faire un tour au marché. Pas eu le courage.

- La santé de Jean-Claude m'inquiète. Lui qui n'a pas l'habitude de se plaindre commence à ne plus cacher ses souffrances. Il a rendez-vous (enfin !) avec son médecin mardi. Je lui ai proposé de l'emmener en voiture. Preuve que ça va mal, il n'a pas dit non.

- Lyon se  vide peu à peu, comme chaque année en cette période. En août, ce sera désert. J'aime Lyon au mois d'août.

- Joao Gilberto est mort hier soir. J'aimais assez sa musique et la bossa nova. (La bosse à qui ? comme diraient les Dupond(t) !)

samedi 6 juillet 2019

Et pendant ce temps, à Lyon, ...

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Bonne fête

Bouquet de pivoines

Le 06 juillet, c'est la sainte Marietta Goretti,  tout le monde le sait, une jeune italienne très pieuse assassinée en 1902 par un garçon trop entreprenant auquel, avant de mourir, elle pardonnera son acte et qui, s'étant converti, finira sa vie comme jardinier dans un monastère franciscain.

Pour une fois, nous oublierons les autres qui, comme Marietta, nous pardonneront, car, depuis ce matin, à la radio, entre deux détours à Bruxelles pour le Tour de France, je n'entends parler que de ça : le féminicide ! Je suis heureux que l'on commence à s'intéresser à cette honte qu'est la violence faite aux femmes (aux autres aussi, d'ailleurs) et que des mesures répressives plus sévères soient, semble-t-il, envisagées.

Mais pourquoi employer ce terme si laid de féminicide ? Sans doute pour ne pas employer celui, trop genré selon certaines, d'homicide. Mais moi, lorsque je l'entends, je pense à insecticide, à fongicide, à bactéricide, à herbicide, à pesticide. L'emploi du suffixe latin -cide est, certes, tout à fait correct mais il me semble que les mots infanticide, homicide, féminicide, fratricide, etc., ne servent qu'à adoucir une réalité trop violente (comme dire troisième âge au lieu de vieux). N'ayons donc pas peur des mots, disons assassinat.

Et puis, pour une fois, célébrons comme il se doit le sujet de cette journée internationale : le baiser. 

vendredi 5 juillet 2019

Vincent a eu le bac

Vincent m'a appelé tout à l'heure pour me dire qu'il avait eu le bac, mention très bien. Vincent avait refusé de prendre la filière scientifique, lui préférant les lettres (ça me rappelle quelqu'un). Vincent, dans quelques jours, part en Italie, pour parfaire sa pratique de l'Italien (ça me rappelle le même). Ensuite, Vincent fera du droit, à Lyon.

Vincent, je l'ai connu avant la sixième. C'est le petit-fils de Mimi, une amie. Je l'ai eu en classe, au collège, en voyage à Rome. Le jour de la rentrée, il m'avait embrassé. Je lui avais conseillé de ne plus le faire (rapport à ses copains). C'est seulement lorsque nous étions seuls ou suffisamment éloignés des autres qu'il me tutoyait. Vincent est curieux de tout, observateur, posé et drôle.

Vincent, peu à peu, devient un homme.

De l'eau dans les yeux ...

Et ce n'est parce qu'il me pleut sur le visage. Anne Vanderlove est morte dimanche dans le Finistère. C'était une des voix de mon adolescence, avec Françoise Hardy, avec Frida Boccara, avec Barbara. Des voix de femmes, qui m'ont toujours plus ému que celles des hommes, des voix françaises que je préférais aux Beatles ou aux Rolling Stones, des voix qui ont, avec les livres, contribué à me faire ce que je suis. Et aujourd'hui, je suis triste.

La plus connue d'Anne est bien sûr Ballade en novembre (1967) Mais il y a aussi cette petite perle : La Fontaine de Dijon.



En 2011, lors de la création d'une rose à son nom, elle a repris en public Ballade en novembre. Elle a changé, vieilli, mais sa voix, plus rauque, est toujours aussi émouvante.

jeudi 4 juillet 2019

Et pourquoi pas la peinture ? (60)

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Lyon, c'est la ville des murs peints, et depuis longtemps. Un des plus anciens et des plus connus se trouve à l'angle de la rue de la Martinière et du quai St-Vincent (Saône) : la fresque des lyonnais.

Hommes et femmes célèbres de la cité se retrouvent une trentaine sur ces murs : les frères Auguste et Louis Lumière, Paul Bocuse, Puvis de Chavanne, Juliette Récamier, Bertrand Tavernier, Antoine de Saint-Exupéry, Louise Labbé, l'empereur Claude (mais pas Caracalla), Laurent Mourguet (créateur de Guignol) et puis celui que vous reconnaitrez par vous-mêmes :

Avantages et inconvénients des grosses chaleurs

A-y-est, comme disent les filles quand elles ont fini de faire pipi et que leur copine tient la porte. Ne me dites pas le contraire, j'ai des preuves : le nombre de fois que j'ai entendu ça à l'école ! Mais je ne suis pas là pour parler de la petite vessie des demoiselles mais de moi. Non, pas de ma vessie : de mon dégât des eaux !

C'est fait, c'est réparé, c'est tout propre, comme neuf, avec presque la même teinte de peinture. Ça valait le coup d'attendre plus d'un an ! Sauf qu'à la dernière minute, j'ai bien cru que ça ne se ferait toujours pas. L'artisan qui devait venir a une camionnette diesel, une VIEILLE camionnette diesel. Et interdiction de circuler à Lyon pour lui : il n'a pas la bonne vignette pour continuer à rouler dans la pollution  !

Je commençais à me croire maudit : qu'avais-je fait aux dieux éternels, olympiens ou chtoniens, aux dieux lares, aux dieux mânes, à tous les dieux du bas en haut de l'échelle, pour mériter ça ? Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue (merci, Racine), c'est Hélios tout entier à sa proie attaché (oui, ici, Vénus n'a rien à faire dans l'histoire).

Mais, dans un coin perdu des demeures divines, un des petits, des obscurs, des sans-grades (merci, Flambeau) eut pitié de moi. Et l'interdiction de circuler fut levée, pour deux jours ! Juste ce qu'il fallait à mon plâtrier-peintre pour faire son boulot !

Alors maintenant, ne reste plus qu'une chose à faire : attendre ! Attendre quoi ? Ben, que ça sèche, pardi. Heureusement, il fait chaud !!!!