- Un nouveau Camilleri, La Danse de la mouette, lu avec la même rapidité et le même plaisir que les précédents. J'ai connu, avec d'autres, des enquêtes policières plus tordues, plus intellectuelles, mais je suis bien dans son univers à lui, avec sa petite ville sicilienne, ses inspecteurs récurrents tout autant que bien typés, sa femme de ménage qui lui prépare toujours de bons petits plats locaux et sa maîtresse milanaise.
- Samedi soir, je me suis couché de bonne heure (rarissime). A peine dix minutes au lit puis appelé par un voisin pour vandalisme dans l'immeuble : une vingtaine de gamins au septième, complètement pétés, ou shootés, ou les deux, qui ont trouvé drôle de démolir l’ascenseur, refait à neuf depuis même pas un mois. Moments chauds jusqu'à une heure du matin. Après, va trouver le sommeil !
- Dimanche dans la Loire. Cimetière familial d'abord puis visite au vieux cousin germain de mon père. Nous sommes bien de la même race : chevelure abondante et immaculée, comme l'avait d'ailleurs mon père. C'est maintenant lui, le doyen de la famille.
lundi 11 avril 2016
samedi 9 avril 2016
Quoi, qu'est-ce qu'elle a ta gueule ?
La radio, il n'y a que ça de vrai ! Les journalistes ne sont que des voix, que l'on aime ou que l'on n'aime pas. Et quand on aime, on va parfois sur Internet voir à quoi ils ressemblent. C'est un mauvais plan : ils correspondent rarement à ce qu'on avait imaginé.
Tout ça pour dire que je supporte plus l'information à la télévision. Quel que soit le sujet, manifestations, attentats, inondations, il faut toujours que le journaliste soit à l'image, même et surtout s'il n'y a rien de nouveau à dire (voir chaînes d'infos en continu). Ils font le pied de grue devant un ministère, près de barrières interdisant le passage, au bord de l'océan déchaîné et récitent leur message avec la tête de circonstance, comme si nous n'étions pas capables de déceler seuls si la situation est dramatique ou heureuse.
Le pompon va incontestablement pour moi aux jeuno-journalistes du Petit Journal de Canal Plus. La plupart du temps à se foutre de la gueule de ceux qu'ils interviewent, à se croire spirituels et supérieurs parce qu'ils sont jeunes et regardables, alors qu'ils transpirent la bêtise absolue du bobo parisien.
Voilà, c'est dit. Ça me démangeait depuis un moment !
Tout ça pour dire que je supporte plus l'information à la télévision. Quel que soit le sujet, manifestations, attentats, inondations, il faut toujours que le journaliste soit à l'image, même et surtout s'il n'y a rien de nouveau à dire (voir chaînes d'infos en continu). Ils font le pied de grue devant un ministère, près de barrières interdisant le passage, au bord de l'océan déchaîné et récitent leur message avec la tête de circonstance, comme si nous n'étions pas capables de déceler seuls si la situation est dramatique ou heureuse.
Le pompon va incontestablement pour moi aux jeuno-journalistes du Petit Journal de Canal Plus. La plupart du temps à se foutre de la gueule de ceux qu'ils interviewent, à se croire spirituels et supérieurs parce qu'ils sont jeunes et regardables, alors qu'ils transpirent la bêtise absolue du bobo parisien.
Voilà, c'est dit. Ça me démangeait depuis un moment !
Actualité !
On ne dirait vraiment pas, mais j'y colle, j'y colle ! Mais si, mais si (c'est le cas de le dire !).
vendredi 8 avril 2016
Et un peu de musique, ça vous dirait ? (164)
(En souvenir d'Yvon. Du Wagner que j'ai aimé avant d'apprendre à aimer Wagner !)
jeudi 7 avril 2016
Pas pleurer
Mais on n'en a pas du tout envie, de pleurer, en lisant ce "roman" de Lydie Salvayre qui a obtenu le prix Goncourt en 2014 tant ce livre est plein de fougue et d'amour. J'avais vu Salvayre à la Grande Librairie et j'avais été subjugué, aussi avais-je un peu peur, en abordant son texte, de ne pas retrouver ce que j'avais pressenti ce jour-là. Eh bien non, le livre est tel que je l'avais envisagé.
Lydie Salvayre raconte la vie de sa mère, ou plutôt, souvent, fait raconter à sa mère vieillissante la période de sa vie qu'elle n'a jamais oubliée : la révolution libertaire espagnole en 1936. Dans une langue particulière, mêlant français, mots bien à elle et espagnol (non traduit mais presque toujours facilement compréhensible), la vieille dame évoque sa découverte de la vraie vie, ses rêves provoqués par la pureté idéologique de son frère, son mariage et la fin dramatique des illusions des républicains, vaincus par le mouvement franquiste.
Parallèlement, Lydie Salvayre évoque Les Grands Cimetières sous la lune, le pamphlet de Georges Bernanos, d'abord proche des franquistes, puis profondément choqué par leurs exactions à Majorque où il séjourne, et par le clergé espagnol qui, dans sa grande majorité, se rallia au "Caudillo".
Un livre splendide qui fait au mieux comprendre ce que furent ces années dans l'Espagne du petit peuple.
(Lydie Salvayre, Pas pleurer. Ed. du Seuil.)
Lydie Salvayre raconte la vie de sa mère, ou plutôt, souvent, fait raconter à sa mère vieillissante la période de sa vie qu'elle n'a jamais oubliée : la révolution libertaire espagnole en 1936. Dans une langue particulière, mêlant français, mots bien à elle et espagnol (non traduit mais presque toujours facilement compréhensible), la vieille dame évoque sa découverte de la vraie vie, ses rêves provoqués par la pureté idéologique de son frère, son mariage et la fin dramatique des illusions des républicains, vaincus par le mouvement franquiste.
Parallèlement, Lydie Salvayre évoque Les Grands Cimetières sous la lune, le pamphlet de Georges Bernanos, d'abord proche des franquistes, puis profondément choqué par leurs exactions à Majorque où il séjourne, et par le clergé espagnol qui, dans sa grande majorité, se rallia au "Caudillo".
Un livre splendide qui fait au mieux comprendre ce que furent ces années dans l'Espagne du petit peuple.
(Lydie Salvayre, Pas pleurer. Ed. du Seuil.)
mercredi 6 avril 2016
L'Evangile selon Pier Paolo
Le rôle de la Vierge Marie est tenue par Susanna Colussi Pasolini, la propre mère de Pasolini.
Trois P
Mardi, il pleut, toute la journée. Marre de rester enfermé. Une expo Pasolini : Una Vita violenta, à la bibliothèque de la Part-Dieu ! Ça me tente bien : un homme que j'ai beaucoup aimé, et c'est presque à côté.
Le commissaire de l'exposition est là : le vernissage aura lieu tout à l'heure, à 18h30. Un journaliste radio l'interviewe, je saisis au passage quelques bribes de phrases avant de me laisser gagner par l'intérêt de ce que je vois : l'histoire de Pier Paolo à travers des textes de lui, des articles de journaux écrits lors de la sortie de ses films (Bory et Chapier pour, Mauriac, le fils, contre), des photos de famille, des affiches d'époque et, merveille, de nombreux clichés de ses comédiens fétiches : Franco Citti, Ninetto Davoli (et le fascinant visage de Enrique Irazoqui, le Christ de L’Évangile selon Saint Matthieu), et des femmes qui illuminèrent ses films : Ana Magnani, Laura Betti, Silvana Mangano, Maria Callas, ...
A travers les salles, j'égraine mes souvenirs, les films que j'ai vus, les livres que j'ai lus. Une vie violente mais christique, je suis bien d'accord.
Quand je ressors, il pleut toujours mais, en moi, il fait beau.
Le commissaire de l'exposition est là : le vernissage aura lieu tout à l'heure, à 18h30. Un journaliste radio l'interviewe, je saisis au passage quelques bribes de phrases avant de me laisser gagner par l'intérêt de ce que je vois : l'histoire de Pier Paolo à travers des textes de lui, des articles de journaux écrits lors de la sortie de ses films (Bory et Chapier pour, Mauriac, le fils, contre), des photos de famille, des affiches d'époque et, merveille, de nombreux clichés de ses comédiens fétiches : Franco Citti, Ninetto Davoli (et le fascinant visage de Enrique Irazoqui, le Christ de L’Évangile selon Saint Matthieu), et des femmes qui illuminèrent ses films : Ana Magnani, Laura Betti, Silvana Mangano, Maria Callas, ...
A travers les salles, j'égraine mes souvenirs, les films que j'ai vus, les livres que j'ai lus. Une vie violente mais christique, je suis bien d'accord.
Quand je ressors, il pleut toujours mais, en moi, il fait beau.
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