Emmanuel Chabrier, Espana.
Pour celui qui y part en vacances demain....
vendredi 7 septembre 2012
Perplexité
Il faudra que l'on m'explique un jour quelques mystères qui me dépassent. Le dernier m'a laissé perplexe pas plus tard qu'hier soir. J'avais, pour mon amie Georges, l'intention de publier une chanson de Barbara que j'aime depuis toujours: Septembre (connue aussi sous le titre de Quel joli Temps). Youtube m'annonce gaillardement que ma demande ne peut être honorée "pour des raisons de droits d'auteur". Or de nombreuses autres chansons de la même sont disponibles sans problème sur le même site: Nantes, Dis, quand reviendras-tu?, Göttingen, Ma plus belle histoire d'amour....
Alors, pourquoi pas celle-là? Sont-ce les héritiers de la longue dame brune qui s'opposent à ce chargement? Mais alors pourquoi pas les autres vidéos? Est-ce le compositeur de la musique? Qu'aurait-il à y gagner à refuser la diffusion de son œuvre? La diffuser, c'est la faire connaître a d'autres en espérant qu'elle les touchera autant qu'elle nous a touchés, une grande preuve d'amour d'où tout côté mercantile est exclu.
Dans mon travail d'enseignant, c'est la même chose: nous devons déclarer nos photocopiages si les photocopies d'un texte dépasse les limites légales. Or si nous le faisons, c'est justement pour faire connaître l’œuvre et donner aux enfants l'envie de la lire. Je respecte totalement et comprends que l'on fassent respecter les droits d'auteur mais je ne comprends pas qu'il s'applique là, quand le but est uniquement pédagogique et que l'auteur, ou l'éditeur, a tout à y gagner. En poussant le bouchon un peu plus loin, je dirais que c'est nous, qui propageons la bonne parole, qui devrions être payer en retour...
Alors, pourquoi pas celle-là? Sont-ce les héritiers de la longue dame brune qui s'opposent à ce chargement? Mais alors pourquoi pas les autres vidéos? Est-ce le compositeur de la musique? Qu'aurait-il à y gagner à refuser la diffusion de son œuvre? La diffuser, c'est la faire connaître a d'autres en espérant qu'elle les touchera autant qu'elle nous a touchés, une grande preuve d'amour d'où tout côté mercantile est exclu.
Dans mon travail d'enseignant, c'est la même chose: nous devons déclarer nos photocopiages si les photocopies d'un texte dépasse les limites légales. Or si nous le faisons, c'est justement pour faire connaître l’œuvre et donner aux enfants l'envie de la lire. Je respecte totalement et comprends que l'on fassent respecter les droits d'auteur mais je ne comprends pas qu'il s'applique là, quand le but est uniquement pédagogique et que l'auteur, ou l'éditeur, a tout à y gagner. En poussant le bouchon un peu plus loin, je dirais que c'est nous, qui propageons la bonne parole, qui devrions être payer en retour...
jeudi 6 septembre 2012
Les quatre cavaliers de la rentrée littéraire
Rentrée pour l'émission littéraire La Grande Librairie. Quatre invités ce soir:
- Aurélien Bellanger: La Théorie de l'information. Un jeune homme aux yeux fous et son premier roman (roman?). Il fallait bien un jeune...
- Philippe Djian: "Oh...". Jamais lu de Djian. Jamais eu envie.
- Christine Angot:: Une Semaine de vacances. L’exécration absolue. Je préfère les passer avec Bertrand Tavernier. Tiens, miracle: elle a souri entre deux phrases péremptoires.
- Amélie Nothomb: Barbe bleue. Je suis resté pour elle. Je l'aime bien, la petite belge déjantée.
Allez, ce n'est pas encore demain qu'on me dira quels livres il faut que je lise...
- Aurélien Bellanger: La Théorie de l'information. Un jeune homme aux yeux fous et son premier roman (roman?). Il fallait bien un jeune...
- Philippe Djian: "Oh...". Jamais lu de Djian. Jamais eu envie.
- Christine Angot:: Une Semaine de vacances. L’exécration absolue. Je préfère les passer avec Bertrand Tavernier. Tiens, miracle: elle a souri entre deux phrases péremptoires.
- Amélie Nothomb: Barbe bleue. Je suis resté pour elle. Je l'aime bien, la petite belge déjantée.
Allez, ce n'est pas encore demain qu'on me dira quels livres il faut que je lise...
mercredi 5 septembre 2012
Athlètes des rues
Les Jeux Paralympiques se déroulent en ce moment même à Londres, sorte de queue de comète après les autres et qui, comme eux, reviendront dans quatre ans. Il parait que les sites enregistrent une affluence record. Pourtant, pour parler vrai, je doute que cela intéresse grand monde, en tout cas devant le petit écran.
Mais les vraies performances, elles se réalisent au jour le jour, dans les rues de nos villes où, malgré de belles paroles, rien n'est vraiment fait pour faciliter la vie des handicapés: trottoirs encombrés de terrasses de plus en plus impérialistes et de panneaux publicitaires monstrueux, bateau d'un côté de la rue et rien de l'autre, nouveaux aménagements de la voirie en dépit du bon sens...
Les vrais athlètes, ce sont les aveugles, les paralysés dans leur fauteuil, et tous les mal fichus de la terre qui font face chaque jour à des centaines de dangers auxquels les valides que nous sommes ne pensent pas une seconde. Il suffit d'avoir une mère quasiment grabataire pour s'en rendre compte.
Mais les vraies performances, elles se réalisent au jour le jour, dans les rues de nos villes où, malgré de belles paroles, rien n'est vraiment fait pour faciliter la vie des handicapés: trottoirs encombrés de terrasses de plus en plus impérialistes et de panneaux publicitaires monstrueux, bateau d'un côté de la rue et rien de l'autre, nouveaux aménagements de la voirie en dépit du bon sens...
Les vrais athlètes, ce sont les aveugles, les paralysés dans leur fauteuil, et tous les mal fichus de la terre qui font face chaque jour à des centaines de dangers auxquels les valides que nous sommes ne pensent pas une seconde. Il suffit d'avoir une mère quasiment grabataire pour s'en rendre compte.
Les Ombres du Yali
Que dire de ce petit livre ? Qu'il est vite lu, qu'il est très bien écrit, directement en français, par une journaliste et romancière turque, qu'il raconte l'histoire d'une femme et de deux hommes consécutifs, qu'il a pour cadre Istanbul et les rives du Bosphore (un yali étant un de ces anciens palais en bois qui le bordent), et qu'il sera bien vite oublié. Pas désagréable mais relativement insignifiant.
(Suat Derwish, Les Ombres du Yali. Libretto.)
(Suat Derwish, Les Ombres du Yali. Libretto.)
mardi 4 septembre 2012
Où il est question de lunes.
L'un s'était érigé en gourou d'une puissante secte asiatique. L'autre, après avoir accompli l'un des plus beaux exploits du genre humain, s'était retiré loin des médias, pour mener la vie d'un homme ordinaire. Tous deux sont morts à quelques jours d'intervalle: Sun Myung Moon le 3 septembre, Neil Armstrong le 25 août.
Entre les deux, la pleine lune, le 31 août. Espérons que la disparition d'un fou n'éclipsera pas celle d'un héros!
Entre les deux, la pleine lune, le 31 août. Espérons que la disparition d'un fou n'éclipsera pas celle d'un héros!
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