vendredi 8 mars 2013
Surprise
Reçu aujourd'hui une carte postale d'Outre-manche, aussi sympathique qu'inattendue. Oui, c'était bien la bonne adresse! Merci, les amis, et bises en retour!
jeudi 7 mars 2013
Un jour, tu oublieras ta tête...
Le plus pénible, dans le fait de vieillir, c'est de ne plus savoir ce que l'on fait de ses affaires. Il m'est rarement arrivé, dans ma vie, de perdre quelque chose. La seule fois dont je me souvienne, c'était au glacier des Diablerets, en Suisse. Je devais avoir neuf ou dix ans et je faisais un petit voyage de deux jours avec l'école primaire. Au retour de l'escapade, mon mouchoir n'était plus dans ma poche. Une perte bien minime mais j'avais peur de la réaction de ma mère (réaction qui n'eut jamais lieu!).
Depuis quelque temps, je n'arrête pas d'égarer ceci ou cela. D'abord mon chéquier, et je devais envoyer des chèques urgents. Après des heures de recherches, j'étais prêt à téléphoner à ma banque pour faire opposition lorsque je l'ai retrouvé dans la poche externe de ma valise où je l'avais glissé pour aller je ne sais où.
Ensuite, ce fut au tour de mes clés. Mais là, le champ de recherches n'était pas très étendu: soit je les avais laissées sur ma boîte à lettres (d'où le retour rapidissime à mon immeuble pour vérifier), soit je les avait perdues en faisant mes courses au supermarché du coin. Un coup de fil me rassura: on les avait trouvées sur la porte vitrée d'un meuble de produits congelés.
Aujourd'hui, impossible de remettre la main sur ma carte d'identité. Habituellement, elle est toujours au même endroit, dans mon portefeuille. Quand j'ai voulu m'en servir pour retirer une lettre recommandée: rien. Valise, fonds de poches, tiroirs, dossier récent du notaire de Saint-Étienne, paperasses de ma mère dont je m'occupe, cartable: pas de carte! Et c'est en rentrant tout à l'heure que je suis tombé sur mon premier dossier retraite où l'on me demandais une photocopie de ce document. En soulevant le rabattant de ma photocopieuse, j'ai poussé un ouf de soulagement: elle était bien là! Rien de bien grave donc, mais ça suffit pour gâcher un après-midi ensoleillé.
Depuis quelque temps, je n'arrête pas d'égarer ceci ou cela. D'abord mon chéquier, et je devais envoyer des chèques urgents. Après des heures de recherches, j'étais prêt à téléphoner à ma banque pour faire opposition lorsque je l'ai retrouvé dans la poche externe de ma valise où je l'avais glissé pour aller je ne sais où.
Ensuite, ce fut au tour de mes clés. Mais là, le champ de recherches n'était pas très étendu: soit je les avais laissées sur ma boîte à lettres (d'où le retour rapidissime à mon immeuble pour vérifier), soit je les avait perdues en faisant mes courses au supermarché du coin. Un coup de fil me rassura: on les avait trouvées sur la porte vitrée d'un meuble de produits congelés.
Aujourd'hui, impossible de remettre la main sur ma carte d'identité. Habituellement, elle est toujours au même endroit, dans mon portefeuille. Quand j'ai voulu m'en servir pour retirer une lettre recommandée: rien. Valise, fonds de poches, tiroirs, dossier récent du notaire de Saint-Étienne, paperasses de ma mère dont je m'occupe, cartable: pas de carte! Et c'est en rentrant tout à l'heure que je suis tombé sur mon premier dossier retraite où l'on me demandais une photocopie de ce document. En soulevant le rabattant de ma photocopieuse, j'ai poussé un ouf de soulagement: elle était bien là! Rien de bien grave donc, mais ça suffit pour gâcher un après-midi ensoleillé.
mercredi 6 mars 2013
Deux jours hors les murs
Un petit tour à la campagne, ça ne peut pas faire de mal ! De lundi à ce matin, séjour chez Émile à Aix-les-Bains, sous un temps plutôt clément, en tout cas lundi avec un beau soleil. Après une longue promenade pédestre sur les bords du lac, avons d'abord visité une petite chapelle dans le village de Dressy dont l'autel vient d'être orné par un artiste local d'une poule rassemblant sous ses ailes sa couvée de poussins. Jouxtant la chapelle, un ancien atelier pour ferrer les bœufs.
Plus haut sur la montagne, le nouveau restaurant de la Chambotte, entièrement reconstruit (l'ancien ne satisfaisait plus aux normes de sécurité) et dont le belvédère surplombe très abruptement le lac du Bourget. Un mur métallique à claire voie reproduit le célèbre poème de Lamartine à Madame Charles. Juste en face, sur l'autre rive, l'abbaye de Hautecombe que nous avions visité lors de ma dernière visite.
Émile, dont c'était l'anniversaire hier (aujourd'hui c'est au tour de Jean-Claude), m'a gâté en matière de gastronomie en me servant tout ce que j'aime: poireaux vinaigrette, betteraves rouges, cervelle, tripes, terrine maison, et au restaurant que je lui ai offert, nous avons pris une tête de veau. Inutile de préciser que le sieste
fut toujours la bienvenue...
Plus haut sur la montagne, le nouveau restaurant de la Chambotte, entièrement reconstruit (l'ancien ne satisfaisait plus aux normes de sécurité) et dont le belvédère surplombe très abruptement le lac du Bourget. Un mur métallique à claire voie reproduit le célèbre poème de Lamartine à Madame Charles. Juste en face, sur l'autre rive, l'abbaye de Hautecombe que nous avions visité lors de ma dernière visite.
Émile, dont c'était l'anniversaire hier (aujourd'hui c'est au tour de Jean-Claude), m'a gâté en matière de gastronomie en me servant tout ce que j'aime: poireaux vinaigrette, betteraves rouges, cervelle, tripes, terrine maison, et au restaurant que je lui ai offert, nous avons pris une tête de veau. Inutile de préciser que le sieste
fut toujours la bienvenue...
dimanche 3 mars 2013
Après le poulet aux morilles de vendredi, ce fut la poule en cage de samedi. Nous sommes allés à l'exposition avicole de Puzignan, dans la banlieue est de Lyon. Et, comme il y a deux ans, cette exposition m'a bigrement intéressé, même si je n'y connais rien contrairement à Frédéric qui nommait par leur nom quasiment toutes les races de poules, de pigeons et de lapins représentées.
En entrant, j'ai tout de suite reconnu cette odeur de volailles que j'ai si longtemps fréquentée dans mon enfance. J'ai pensé à mon père que ces manifestations auraient enchanté lui aussi.
Il y avait les calmes, attendant patiemment le retour au bercail, les prétentieux qui gonflaient le jabot et voulaient présenter leur meilleur image, les paniqués qui ne cessaient de parcourir leur espace en tout sens en prenant bien soin de rester au fond de la cage, loin des visiteurs qui, pourtant, ne faisaient rien pour les exciter et puis ceux qui, philosophes, tuaient le temps en dormant. Seuls deux pigeons, un mâle et une femelle dans deux cages voisines, paraissaient, quoique de races différentes, avoir succombé à un coup de foudre et ne pouvoir s'empêcher de se donner de tendres baisers par becs interposés.
J'ai pris de nombreuses photos, fasciné comme un vrai gosse (mais ne confondant pas, tout de même, les animaux avec des peluches!), m'amusant parfois à ne retenir qu'un détail révélant leur splendeur.
(P.S: il y a des crêtes que j'aurais tout de même bien mises dans mon assiette!)
En entrant, j'ai tout de suite reconnu cette odeur de volailles que j'ai si longtemps fréquentée dans mon enfance. J'ai pensé à mon père que ces manifestations auraient enchanté lui aussi.
Il y avait les calmes, attendant patiemment le retour au bercail, les prétentieux qui gonflaient le jabot et voulaient présenter leur meilleur image, les paniqués qui ne cessaient de parcourir leur espace en tout sens en prenant bien soin de rester au fond de la cage, loin des visiteurs qui, pourtant, ne faisaient rien pour les exciter et puis ceux qui, philosophes, tuaient le temps en dormant. Seuls deux pigeons, un mâle et une femelle dans deux cages voisines, paraissaient, quoique de races différentes, avoir succombé à un coup de foudre et ne pouvoir s'empêcher de se donner de tendres baisers par becs interposés.
J'ai pris de nombreuses photos, fasciné comme un vrai gosse (mais ne confondant pas, tout de même, les animaux avec des peluches!), m'amusant parfois à ne retenir qu'un détail révélant leur splendeur.
(P.S: il y a des crêtes que j'aurais tout de même bien mises dans mon assiette!)
Cinquante, oui.
Vendredi soir, c'était le repas pour l'anniversaire de Frédéric, dont la vraie date tombe aujourd'hui. Chez Patrick encore, et malgré l'absence de Francine qui venait de perdre son beau-père. Il y avait là des amis communs, des amis à moi et des amis à lui, dont Youpy, sa plus vieille copine que j'ai rencontrée pour l'occasion et qui m'a tout de suite plu par son humour et son intelligence. Et, malgré son visage marquée, je la trouve très belle.
Encore une fois, beaucoup trop à manger mais que de l'excellent, dont un poulet à la crème et aux morilles (Patrick nous avait gardé les cous et les têtes pour le lendemain) et le punch divin en apéritif.
J'avais demandé à Émile de m'emmener en voiture car je comptais bien faire honneur à la dive bouteille et je sais que lui, de ce côté-là, est plus raisonnable. Je ne le referai plus tant il voit mal et tant il m'a causé de frayeurs autant à l'allée qu'au retour.
Frédéric était tendu, nerveux, attentif à ce que tout se passe bien, et n'a pas, c'est sûr, profité à fond de cette soirée. Il en était de même pour moi en novembre. Et tout, évidemment, s'est très bien passé. Tous ceux qui étaient là aux deux anniversaires semblent prendre goût à ce petit restaurant de quartier où l'on mange si bien.
Maintenant, j'éprouve comme un peu de nostalgie que ces anniversaires soient du passé. Nous en avons tellement parlé et, finalement, ils sont passés si vite. Alors, merci, Frédéric, pour cette soirée et pour tant d'autres choses.
vendredi 1 mars 2013
Et un peu de musique, ça vous dirait ? (127)
J-S Bach, Ach Bleib' Uns, Herr Jesu Christ, Bww 649, Marie Claire Alain.
Momentini
- Vu récemment Vincere, le film de Marco Bellocchio sur la première femme de Mussolini. Éprouvant! Étrange ressemblance de l'actrice principale que je ne connais pas avec Alida Valli jeune, dans le regard surtout.
- Scandalisé par l'idée que l'on donne aux associations caritatives les produits retirés du marché pour cause de présence de viande de cheval à la place du bœuf. Ou bien ces produits sont comestibles pour tout le monde et peuvent rester dans les grandes surfaces (à prix baissés, bien entendu), ou bien ils ne le sont pour personne.Pourquoi encore insulter les pauvres ?
- Emmanuelle Riva n'a pas eu l'Oscar à Hollywood. Je m'en fiche: pour moi, c'est la meilleure.
- Marie-Claire Alain est morte ces jours-ci. Pas un mot nul part. Il est vrai qu'aujourd'hui, l'orgue n'est pas très porteur, moins que les petits bobos d'un Johnny Hallyday.
- Aller parler des droits de l'homme à Poutine, ce n'est pas comme pisser dans un violon ?
- Ce soir, c'est la fête: les cinquante ans de Frédéric! Mes soixante à moi ont déjà presque quatre mois. Le temps passe !
- Hier, vernissage d'une exposition de peintures de Gilles. Heureux de le revoir et d'échanger à cette occasion sur la Yankee. Mais lui aussi bien que moi, nous avons fait sécession.Et j'en connais d'autres qui s'apprêtent à suivre le même chemin.
- Scandalisé par l'idée que l'on donne aux associations caritatives les produits retirés du marché pour cause de présence de viande de cheval à la place du bœuf. Ou bien ces produits sont comestibles pour tout le monde et peuvent rester dans les grandes surfaces (à prix baissés, bien entendu), ou bien ils ne le sont pour personne.Pourquoi encore insulter les pauvres ?
- Emmanuelle Riva n'a pas eu l'Oscar à Hollywood. Je m'en fiche: pour moi, c'est la meilleure.
- Marie-Claire Alain est morte ces jours-ci. Pas un mot nul part. Il est vrai qu'aujourd'hui, l'orgue n'est pas très porteur, moins que les petits bobos d'un Johnny Hallyday.
- Aller parler des droits de l'homme à Poutine, ce n'est pas comme pisser dans un violon ?
- Ce soir, c'est la fête: les cinquante ans de Frédéric! Mes soixante à moi ont déjà presque quatre mois. Le temps passe !
- Hier, vernissage d'une exposition de peintures de Gilles. Heureux de le revoir et d'échanger à cette occasion sur la Yankee. Mais lui aussi bien que moi, nous avons fait sécession.Et j'en connais d'autres qui s'apprêtent à suivre le même chemin.
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