- Temps de chien aujourd'hui sur Lyon. Pluie et obscurité. Je suis tout de même allé courir, à la Tête d'Or.
- Avec Gilles, 21 kms. Nous ne pensions pas les faire. Finalement sans problème pour moi, même si petite douleur au genou à l'arrivée. Un peu de difficulté pour Gilles dans les cinq cents derniers mètres. Il parlait d'un début d'hypoglycémie. Mais tous les deux très contents du défoulement.
- Travail intellectuel. Refonte intégrale des séquences de latin sur les trois niveaux 5°,4°,3°. Cet après-midi, l'empire romain! Tout un programme!
- Ce soir, fatigue certaine, mais bien. Dodo pas trop tard, j'espère.
- Moi savoir écrire mieux, mais moi avoir la flemme, à cette heure. Et puis il y a le long billet précédent...
samedi 6 septembre 2008
Jeux interdits.
Le ballon prisonnier était le jeu préféré de mon enfance. Aujourd'hui, il a totalement disparu des cours de récréation, peut-être parce que leur sol en est souvent recouvert de bitume et que tomber serait dangereux. Pourtant, nos élèves se livrent parfois sur ces mêmes cours à des activités autrement périlleuses.
J'aimais ce jeu, passionnément. Il fallait d'abord tracer les trois lignes parallèles qui délimitaient les espaces, deux derrière lesquelles se trouvaient les prisons et celle, centrale, qui départageait les deux équipes.
Il fallait ensuite composer ces équipes: les deux capitaines étaient tirés au sort, ou s'imposaient naturellement, et choisissaient à tour de rôle un membre de leur clan. Bien sûr, on privilégiait les meilleurs copains, mais pas seulement: étaient aussi très courtisés les grands ou ceux qui avaient de longs bras, parce qu'ils tiraient plus loin. Pourtant, parfois, les petits étaient préférés, pour leur habileté à se mouvoir plus facilement entre les tirs ennemis et parce qu'ils leur offraient moins de surface de frappe.
Ensuite le jeu commençait, à grand renfort de conseils, de demandes de balle, de cris plus ou moins aigus selon les âges. Nous étions capables d'aller jusqu'au bout de notre souffle pour remporter la victoire, et quelle joie lorsqu'une équipe dont il ne restait plus qu'un membre libre arrivait peu à peu à remonter la pente et finalement à vaincre.
Je me souviens que je tirais fréquemment sur les mêmes camarades, toujours. Je crois que, déjà là, dans ce jeu anodin, pointaient mes orientations futures: ces assauts répétés n'étaient sans doute que les prémices d'autres moins innocents que je me mis à pratiquer un peu (à peine) plus tard. Je choisissais ma proie et lui faisais inconsciemment sentir combien la violence de mon tir cachait mal l'attirance physique que j'éprouvais pour elle.
J'ai la confirmation de ce que je viens d'écrire par un autre jeu qui m'a également beaucoup excité dans mon adolescence: le jeu du foulard. Alors que, l'été, je participais à des camps sous tentes organisés à l'image de ce qui se faisait chez les scouts, nous avions souvent, pour le classement final, à nous battre entre équipes.
Nous engagions notre foulard bicolore dans l'espace entre le pantalon et les reins et il fallait prendre à l'ennemi le maximum de ces foulards, uniquement en allongeant les bras et en feintant pour surprendre l'adversaire.Parfois même, pour corser la chose, nous n'avions droit qu'à une seule main pour opérer. Il était bien entendu interdit d'attacher son foulard à sa ceinture et de renverser de force son partenaire.
Il se trouve que j'étais excellent à ce petit jeu, peut-être à cause d'une certaine longueur de bras. Mais un autre garçon, plus vieux que moi et vaguement apparenté à ma famille, était tout aussi bien armé. Ce qui fait que les combats se terminaient en général par un face à face entre nous deux, les autres ayant perdu depuis longtemps leur appendice caudal provisoire. Si, au début, nous respections les règles, bientôt la hargne montait, la fièvre aussi, et nous nous jetions l'un sur l'autre, pendant que les spectateurs faisaient cercle autour de nous pour nous regarder et empêcher que l'on nous voit de l'extérieur. J'attendais ce moment avec fébrilité, je sais aujourd'hui pourquoi.
Étant le plus jeune, le moins lourd, je me retrouvais systématiquement plaqué au sol, avec tout le poids de l'autre sur moi, son corps collé contre le mien et j'aimais cette sensation de chaleur qui m'envahissait, même si je ne cédais rien dans la suite de la bataille. Je crois que nous n'avons jamais réussi à nous départager. Si, les premières années, il gagna plus souvent, par la suite, les rôles s'inversèrent car j'avais acquis en ruse et tactique ce qu'il avait lui, de supériorité physique.
Une fois le combat terminé, quelqu'en ait été l'issue, il m'aidait à me relever et nous n'avions plus aucun contact, ni physique ni verbal, jusqu'au prochain face à face. Je respectais énormément ce garçon qui m'impressionnait et je crois, je suis sûr, que ce respect était réciproque Je ne l'ai jamais revu . Je sais qu'il est devenu masseur et qu'il habite encore dans la Loire. Je sais aussi qu'il s'est marié et qu'il a eu des enfants. Mais qu'est-ce que ça veut dire?
J'aimais ce jeu, passionnément. Il fallait d'abord tracer les trois lignes parallèles qui délimitaient les espaces, deux derrière lesquelles se trouvaient les prisons et celle, centrale, qui départageait les deux équipes.
Il fallait ensuite composer ces équipes: les deux capitaines étaient tirés au sort, ou s'imposaient naturellement, et choisissaient à tour de rôle un membre de leur clan. Bien sûr, on privilégiait les meilleurs copains, mais pas seulement: étaient aussi très courtisés les grands ou ceux qui avaient de longs bras, parce qu'ils tiraient plus loin. Pourtant, parfois, les petits étaient préférés, pour leur habileté à se mouvoir plus facilement entre les tirs ennemis et parce qu'ils leur offraient moins de surface de frappe.
Ensuite le jeu commençait, à grand renfort de conseils, de demandes de balle, de cris plus ou moins aigus selon les âges. Nous étions capables d'aller jusqu'au bout de notre souffle pour remporter la victoire, et quelle joie lorsqu'une équipe dont il ne restait plus qu'un membre libre arrivait peu à peu à remonter la pente et finalement à vaincre.
Je me souviens que je tirais fréquemment sur les mêmes camarades, toujours. Je crois que, déjà là, dans ce jeu anodin, pointaient mes orientations futures: ces assauts répétés n'étaient sans doute que les prémices d'autres moins innocents que je me mis à pratiquer un peu (à peine) plus tard. Je choisissais ma proie et lui faisais inconsciemment sentir combien la violence de mon tir cachait mal l'attirance physique que j'éprouvais pour elle.
J'ai la confirmation de ce que je viens d'écrire par un autre jeu qui m'a également beaucoup excité dans mon adolescence: le jeu du foulard. Alors que, l'été, je participais à des camps sous tentes organisés à l'image de ce qui se faisait chez les scouts, nous avions souvent, pour le classement final, à nous battre entre équipes.
Nous engagions notre foulard bicolore dans l'espace entre le pantalon et les reins et il fallait prendre à l'ennemi le maximum de ces foulards, uniquement en allongeant les bras et en feintant pour surprendre l'adversaire.Parfois même, pour corser la chose, nous n'avions droit qu'à une seule main pour opérer. Il était bien entendu interdit d'attacher son foulard à sa ceinture et de renverser de force son partenaire.
Il se trouve que j'étais excellent à ce petit jeu, peut-être à cause d'une certaine longueur de bras. Mais un autre garçon, plus vieux que moi et vaguement apparenté à ma famille, était tout aussi bien armé. Ce qui fait que les combats se terminaient en général par un face à face entre nous deux, les autres ayant perdu depuis longtemps leur appendice caudal provisoire. Si, au début, nous respections les règles, bientôt la hargne montait, la fièvre aussi, et nous nous jetions l'un sur l'autre, pendant que les spectateurs faisaient cercle autour de nous pour nous regarder et empêcher que l'on nous voit de l'extérieur. J'attendais ce moment avec fébrilité, je sais aujourd'hui pourquoi.
Étant le plus jeune, le moins lourd, je me retrouvais systématiquement plaqué au sol, avec tout le poids de l'autre sur moi, son corps collé contre le mien et j'aimais cette sensation de chaleur qui m'envahissait, même si je ne cédais rien dans la suite de la bataille. Je crois que nous n'avons jamais réussi à nous départager. Si, les premières années, il gagna plus souvent, par la suite, les rôles s'inversèrent car j'avais acquis en ruse et tactique ce qu'il avait lui, de supériorité physique.
Une fois le combat terminé, quelqu'en ait été l'issue, il m'aidait à me relever et nous n'avions plus aucun contact, ni physique ni verbal, jusqu'au prochain face à face. Je respectais énormément ce garçon qui m'impressionnait et je crois, je suis sûr, que ce respect était réciproque Je ne l'ai jamais revu . Je sais qu'il est devenu masseur et qu'il habite encore dans la Loire. Je sais aussi qu'il s'est marié et qu'il a eu des enfants. Mais qu'est-ce que ça veut dire?
vendredi 5 septembre 2008
Humeur (mauvaise).
Quel est le gros cerveau fêlé, le nullissime, le dépravé, l'empêcheur de prendre du bonheur, qui a décidé de virer la météo marine de la FM pour l'installer sur les grandes ondes? Qui cela gênait-il? Pourquoi? Que l'on me donne une seule raison valable!
Moi, je suis habitué depuis longtemps à écouter sur France-Inter, la douce voix de Marie-Pierre Planchon égrener ce long poème qui me fait tant rêver pendant que je croque ma pomme de fin de dîner, à l'entendre échanger quelques mots avec Kathleen Evin, deux voix si belles, si chaudes, avant que l'on embarque pour naviguer selon son Humeur vagabonde.
Voilà! Privé de dessert. Et je ne suis pas le seul. Qui écoute les grandes ondes? Qui n'aime pas Marie-Pierre Planchon et Kathleen Evin? Je souhaite à celui qui est responsable de cette disparition de manger le mouton qui a mangé l'herbe qui portait la fourmi qui abritait dans son cerveau malade (elle aussi!) l'affreuse larve, je lui souhaite aux trousses un millier d'abeilles, des vraies, des vigoureuses et belliqueuses, des guerrières qui, au lieu de penser à l'amour, lui feront regretter ce qu'il vient de faire. Pffff!
Moi, je suis habitué depuis longtemps à écouter sur France-Inter, la douce voix de Marie-Pierre Planchon égrener ce long poème qui me fait tant rêver pendant que je croque ma pomme de fin de dîner, à l'entendre échanger quelques mots avec Kathleen Evin, deux voix si belles, si chaudes, avant que l'on embarque pour naviguer selon son Humeur vagabonde.
Voilà! Privé de dessert. Et je ne suis pas le seul. Qui écoute les grandes ondes? Qui n'aime pas Marie-Pierre Planchon et Kathleen Evin? Je souhaite à celui qui est responsable de cette disparition de manger le mouton qui a mangé l'herbe qui portait la fourmi qui abritait dans son cerveau malade (elle aussi!) l'affreuse larve, je lui souhaite aux trousses un millier d'abeilles, des vraies, des vigoureuses et belliqueuses, des guerrières qui, au lieu de penser à l'amour, lui feront regretter ce qu'il vient de faire. Pffff!
Coléoptères, hyménoptères, gastéropodes et autres joyeusetés.
Attention! Ce soir, âmes sensibles, abstenez-vous! Les faits que je vais raconter, et qui sont avérés puisqu'entendus sur France-Inter (!!!), peuvent, par leur cruauté, en blesser, voire en traumatiser, quelques-uns. Éloignez, en tout cas, les enfants de l'écran de votre ordinateur!Ça y est? Ils sont partis au dodo? Alors, allons-y. Je vais vous parler de ces petits morceaux de vie, de ces monstres hideux en devenir, que l'homme en général écrase sous le talon lorsqu'il en croise un spécimen sur son chemin: je veux nommer la larve, le fœtus de l'insecte, encore plus laid, souvent, que son papa ou sa maman.
Savez-vous comment ces choses de rien se débrouillent pour ne jamais disparaître de la surface de la terre, pour toujours résister à tout et réapparaître alors qu'on les croyait éradiquées? Elles sont diaboliques! S'il y avait assez de place dans leur petite tête (quand elles en ont une) pour placer un cerveau, on dirait qu'elles sont intelligentes. Jugez plutôt.
La larve d'un coléoptère dont j'ai oublié le nom a besoin pour survivre de se nourrir du nectar et des œufs des abeilles. Comment attirer ces butineuses vers les plantes en bordure de plage sur lesquelles elles éclosent? Rien de plus simple: entre copines, elles se réunissent, s'imbriquent, se façonnent et parviennent ainsi à prendre la forme d'une abeille. Pour attirer à tous les coups ce balourd de mâle, elles sont même capables de sécréter un phéromone très proche de celui de la femelle du faux bourdon.
Le lourdaud n'y voit que du bleu et entreprend vaillamment l'acte de copulation qui, en principe, est la seule chose à faire dans ce cas-là entre adultes consentants. Mais, avant qu'il ne s'aperçoive de sa bévue, ces harpies larvaires se collent à lui et ne le lâcheront que lorsqu'il aura rencontré une âme soeur plus digne de ses ardeurs. Alors, elles passeront tranquillement du mâle à la femelle, qui, innocemment, les introduira dans la ruche. Une fois sur place, rien de plus simple, pour ces ventres affamés, que de se nourrir d'abord des provisions de l'abeille et de son nectar, puis, au bout de la grossesse (?), d'ingurgiter tous les oeufs de l'infortunée hyménoptère. Pas bête, n'est-ce pas.
Un autre exemple, tout aussi édifiant. Le chemin de la douve jusqu'au foie du mouton est encore plus complexe: après une étape par l'escargot, que je ne vous raconterai pas, ayant eu un moment d'inattention, elle investit le corps d'une fourmi qui a eu le malheur de patauger dans la bave du gastéropode et se dirige tout droit vers le cerveau de la grande travailleuse. Elle fait rapidement en sorte, après peut-être une défragmentation (?), de rendre la pauvre petite fourmi totalement dépendante d'elle-même, au point de lui insuffler des envies suicidaires.
Ainsi voit-on cet insecte pourtant si raisonnable selon La Fontaine se comporter comme la gourde absolue (ça existe, des fourmis blondes?): pour obéir à la larve, elle va s'installer tout au sommet d'un brin d'herbe, ce qui habituellement n'est pas sa place favorite, et attendra qu'un mouton, aux heures fraîches où ils aiment paître, consente à l'avaler. Si la chaleur revient sans que le sacrifice soit consommé, elle reprendra sa vie normale de brave travailleuse jusqu'à la prochaine fraîcheur. Le brin d'herbe et la fourmi avalés, il ne reste plus à la larve qu'à entreprendre le doux voyage vers le foie de l'animal. Et le tour est joué! Impressionnant, non.
Alors, un conseil: si vous croisez, pendant vos vacances à la mer, un amas glaireux, ressemblant de loin à une abeille, qui vous inonde de son parfum ou, dans le pré de votre sieste, une fourmi alpiniste qui vous fait de grands signes de haut de son sommet, comme si elle y plantait le drapeau de la réussite, ne croyez pas qu'elles vous invitent à partager leur bonheur du moment: elles vous veulent du mal. Fuyez.
( Le libellé de ce billet est humour, mais bon: je ne pouvais tout de même pas le ranger dans Échange ou Vibrations!)
jeudi 4 septembre 2008
Découvertes.
Je viens de m'apercevoir que je suis dans les favoris de deux blogueurs que j'apprécie beaucoup et, pour l'un d'entre eux, depuis déjà longtemps. Je ne m'en étais pas rendu compte car ils sont très discrets et ne laissent pas de commentaires, comme moi, d'ailleurs, rarement, chez eux. Une sorte de pudeur des deux côtés? Il s'agit de (Des)illusions, sous le nom de Calyste, et de Vincent, sous celui de Potomac.
Je suis d'autant plus heureux de découvrir cela que je les lis régulièrement, que je trouve que l'un comme l'autre écrivent une langue qui se respecte, que je me sens proche de la sensibilité de l'un et des préoccupations intellectuelles de l'autre, qu'enfin l'un des deux est lyonnais et vient de déménager visiblement tout près de chez moi.
Merci de me faire partager votre univers d'écriture et d'apprécier ce que je livre ici. Ce dernier point me surprend toujours, cela dit sans fausse pudeur. Merci donc, amis des mots.
Je suis d'autant plus heureux de découvrir cela que je les lis régulièrement, que je trouve que l'un comme l'autre écrivent une langue qui se respecte, que je me sens proche de la sensibilité de l'un et des préoccupations intellectuelles de l'autre, qu'enfin l'un des deux est lyonnais et vient de déménager visiblement tout près de chez moi.
Merci de me faire partager votre univers d'écriture et d'apprécier ce que je livre ici. Ce dernier point me surprend toujours, cela dit sans fausse pudeur. Merci donc, amis des mots.
Biennale.
Chargé!
Je sens que ce soir, mon séjour ici va être relativement rapide. Complètement vanné!
Six heures de cours, quatre ce matin, deux cet après-midi. De l'extérieur, ça n'a l'air de rien. Mais allez parler pendant six heures presque sans interruption: eh oui, il faut expliquer les programmes, les méthodes, parler du matériel, des évaluations, répondre aux questions des angoissés, reprendre une explication pour le distrait de service, etc. Même si tout se passe bien, ce qui a été le cas, c'est éreintant. D'ailleurs, à voir la tête de mes collègues dans les couloirs en fin de journée, je n'étais pas le seul à avoir pris en pleine poire le changement de rythme après les vacances.
Il y a toujours beaucoup de choses à mener de face en début d'année, et ce ne sont pas les plus intéressantes, les plus "pédagogiques". Pourtant on a intérêt à ne pas rater son entrée en scène avec une classe, car, par la suite, la barre est très difficile à redresser.
Je ne suis pas en train de me plaindre. Je vais simplement aller faire dodo encore plus tôt qu'hier soir (11h10) et recharger les batteries. Il le faut après cette rude journée, gâchée en outre par un temps abominable (orages, pluies, vent, fraîcheur) et une grève des transports en commun.
Demain, je ne travaille que le matin. Et après, terminé jusqu'à lundi! Enfin, pour la présence à l'école, parce que, pour le scolaire à la maison, ça n'est jamais fini! Heureusement, J. m'a proposé de me donner des cours de perfectionnement en informatique, pour m'alléger la tâche. Merci qui? Merci J.!
Six heures de cours, quatre ce matin, deux cet après-midi. De l'extérieur, ça n'a l'air de rien. Mais allez parler pendant six heures presque sans interruption: eh oui, il faut expliquer les programmes, les méthodes, parler du matériel, des évaluations, répondre aux questions des angoissés, reprendre une explication pour le distrait de service, etc. Même si tout se passe bien, ce qui a été le cas, c'est éreintant. D'ailleurs, à voir la tête de mes collègues dans les couloirs en fin de journée, je n'étais pas le seul à avoir pris en pleine poire le changement de rythme après les vacances.
Il y a toujours beaucoup de choses à mener de face en début d'année, et ce ne sont pas les plus intéressantes, les plus "pédagogiques". Pourtant on a intérêt à ne pas rater son entrée en scène avec une classe, car, par la suite, la barre est très difficile à redresser.
Je ne suis pas en train de me plaindre. Je vais simplement aller faire dodo encore plus tôt qu'hier soir (11h10) et recharger les batteries. Il le faut après cette rude journée, gâchée en outre par un temps abominable (orages, pluies, vent, fraîcheur) et une grève des transports en commun.
Demain, je ne travaille que le matin. Et après, terminé jusqu'à lundi! Enfin, pour la présence à l'école, parce que, pour le scolaire à la maison, ça n'est jamais fini! Heureusement, J. m'a proposé de me donner des cours de perfectionnement en informatique, pour m'alléger la tâche. Merci qui? Merci J.!
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