Luxe, calme et volupté.
mercredi 20 février 2008
Tendresse.
Ce soir, je voulais parler de la tendresse. Je suis devant cet écran depuis près d'une heure et je n'ai toujours pas écrit un mot. Je n'y parviens pas. Je ne sais pas comment aborder le sujet. C'est un aspect des rapports humains qui me touche beaucoup. Peut-être est-ce pour cela que je n'arrive pas à me lancer.
Je vois en ce moment des images fugaces: dans la rue, un couple de vieux qui se tient la main et conjugue ses progressions maladroites; dans la cour d'une école ou dans un jardin public, un petit garçon s'avançant vers une petite fille inconnue, ou l'inverse, ne voyant plus qu'elle et lui caressant doucement le visage d'un geste maladroit; au sortir d'une voiture, une mère qui relève l'écharpe de son petit écolier, ou un père tapotant la fesse enfantine en signe de bonne journée.
La tendresse des hommes me poigne encore davantage: plus bourrue, souvent plus fruste, elle est muette et brute et se montre si peu à qui ne sait observer.
Je sens aussi des doigts dans les miens, des doigts que je réchauffe ou qui me réchauffent, des doigts qui parlent et qui écoutent.
Et puis il y a les yeux et leur langage à eux, et là, il faut se taire car nul ne peut traduire la belle langue du silence.
D'ailleurs, je n'ai rien dit.
Je vois en ce moment des images fugaces: dans la rue, un couple de vieux qui se tient la main et conjugue ses progressions maladroites; dans la cour d'une école ou dans un jardin public, un petit garçon s'avançant vers une petite fille inconnue, ou l'inverse, ne voyant plus qu'elle et lui caressant doucement le visage d'un geste maladroit; au sortir d'une voiture, une mère qui relève l'écharpe de son petit écolier, ou un père tapotant la fesse enfantine en signe de bonne journée.
La tendresse des hommes me poigne encore davantage: plus bourrue, souvent plus fruste, elle est muette et brute et se montre si peu à qui ne sait observer.
Je sens aussi des doigts dans les miens, des doigts que je réchauffe ou qui me réchauffent, des doigts qui parlent et qui écoutent.
Et puis il y a les yeux et leur langage à eux, et là, il faut se taire car nul ne peut traduire la belle langue du silence.
D'ailleurs, je n'ai rien dit.
mardi 19 février 2008
Trou ..... de mémoire.
Petite recette facile à réaliser
Comment concocter une journée heureuse? Rien de plus simple. Voici la recette, très facile à réaliser, si vous avez les ingrédients.
Le matin, lever pas trop tôt mais pas trop tard non plus, de façon à pouvoir faire des tas de choses. Passer finalement plus de temps que prévu à l'entretien de ses plantes, d'intérieur et d'extérieur: ôter les vieilles feuilles, couper les brindilles sèches, éclaircir certains pots, en déloger quelques escargots clandestins, tenter de se débarrasser de vilains parasites, découvrir presque ému les nouvelles pousses.
A midi, déjeuner avec J., tranquillement, avec du soleil dans les yeux, ce qui, peut-être le fait apparaitre derrière les nuages. Se montrer réciproquement nos séries de photos prises en Bourgogne samedi. Ne pas oublier, c'est très important, des bisous jusqu'à la voiture et un signe de la main. A demain, J. .
Partir courir au Parc en la charmante compagnie de F., la fille des amis de Pierre, ma voisine, faire un tour avec elle, puis deux seul dans la chaleur de l'après-midi, en sentant que son corps n'est pas rouillé.
Revenir juste à temps pour entendre la fin de l'émission musicale de Frédéric Lodéon sur France Inter et se dire, en buvant une verveine et en dégustant des cuillères de miel, que la vie est bien douce aujourd'hui et que même si la musique que l'on écoute, on pourrait, après avoir entendu les premières mesures, en prévoir toute la suite,eh bien on l'aime tout de même, cette musique, à ce moment-là.
Avant de rendre visite à sa mère, prendre une douche très chaude, y rester plus que d'habitude, se dire que tant pis pour les écologistes, mais c'est trop bon. Se laisser caresser, ou fouetter par le jet, sentir ses nerfs se détendre, ses muscles s'assouplir, avoir envie de s'endormir là, sous cette pluie d'eau chaude.
Et raconter tout cela, en robe de chambre, le soir, tous les volets fermés.
C'est aussi simple que cela, une journée de bonheur.
Le matin, lever pas trop tôt mais pas trop tard non plus, de façon à pouvoir faire des tas de choses. Passer finalement plus de temps que prévu à l'entretien de ses plantes, d'intérieur et d'extérieur: ôter les vieilles feuilles, couper les brindilles sèches, éclaircir certains pots, en déloger quelques escargots clandestins, tenter de se débarrasser de vilains parasites, découvrir presque ému les nouvelles pousses.
A midi, déjeuner avec J., tranquillement, avec du soleil dans les yeux, ce qui, peut-être le fait apparaitre derrière les nuages. Se montrer réciproquement nos séries de photos prises en Bourgogne samedi. Ne pas oublier, c'est très important, des bisous jusqu'à la voiture et un signe de la main. A demain, J. .
Partir courir au Parc en la charmante compagnie de F., la fille des amis de Pierre, ma voisine, faire un tour avec elle, puis deux seul dans la chaleur de l'après-midi, en sentant que son corps n'est pas rouillé.
Revenir juste à temps pour entendre la fin de l'émission musicale de Frédéric Lodéon sur France Inter et se dire, en buvant une verveine et en dégustant des cuillères de miel, que la vie est bien douce aujourd'hui et que même si la musique que l'on écoute, on pourrait, après avoir entendu les premières mesures, en prévoir toute la suite,eh bien on l'aime tout de même, cette musique, à ce moment-là.
Avant de rendre visite à sa mère, prendre une douche très chaude, y rester plus que d'habitude, se dire que tant pis pour les écologistes, mais c'est trop bon. Se laisser caresser, ou fouetter par le jet, sentir ses nerfs se détendre, ses muscles s'assouplir, avoir envie de s'endormir là, sous cette pluie d'eau chaude.
Et raconter tout cela, en robe de chambre, le soir, tous les volets fermés.
C'est aussi simple que cela, une journée de bonheur.
lundi 18 février 2008
A quelque chose Velo'v est tout de même bon.
Bilan pour aujourd'hui: une crevaison et l'oubli, dans le panier, de deux livres de poches, deux romans d'Erri De Luca que j'avais achetés quelques minutes auparavant, après avoir lu son texte proposé par Oceania: Une druse, texte extrait de Rez-de-chaussée que j'avais hautement ressenti.
Tout cela en allant photographier le quartier de Gerland, dans le 7° arrondissement, quartier longtemps resté à l'écart du développement de la cité, sombrant dans sa décrépitude, et qui, aujourd'hui, rattrappe le retard à grandes enjambées. En voici quelques clichés.

Pour vos petites pattes, mes anges.

Non, non, pas par là, par ici.

Tu l'as dit, Tony, quel fourbi!

Là, c'est mieux.

Est-ce Normale pour une Ecole de se nommer Supérieure?

Reflet du temps.

Temps du reflet?

Petit sourire.

Grand sourire.

Une fin en Technicolor.

Ou en noir et blanc.
Petit message personnel: le prix du fin limier à toi, S. , si tu trouves où chacune de ces photos a été prise. Pour certaines, c'est facile. Pour les autres, bon courage!
Tout cela en allant photographier le quartier de Gerland, dans le 7° arrondissement, quartier longtemps resté à l'écart du développement de la cité, sombrant dans sa décrépitude, et qui, aujourd'hui, rattrappe le retard à grandes enjambées. En voici quelques clichés.

Pour vos petites pattes, mes anges.

Non, non, pas par là, par ici.

Tu l'as dit, Tony, quel fourbi!

Là, c'est mieux.

Est-ce Normale pour une Ecole de se nommer Supérieure?

Reflet du temps.

Temps du reflet?

Petit sourire.

Grand sourire.

Une fin en Technicolor.

Ou en noir et blanc.
Petit message personnel: le prix du fin limier à toi, S. , si tu trouves où chacune de ces photos a été prise. Pour certaines, c'est facile. Pour les autres, bon courage!
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