vendredi 10 avril 2026

De retour de la campagne (2)

Le lendemain fut sportif. Eh oui ! Pour la première fois depuis des décennies, le suis monté sur un vélo ! 17 kilomètres de balade mais, rassurez-vous, sur du plat ! Nous sommes allés jusqu'à Trévoux (Ain) en voiture puis, à bicyclette, avons longé la Saône. Bravo à la ville pour l'aménagement de cette piste au bord de la rivière, piste entièrement goudronnée, sans passage piétons ni feux tricolores. J'avais un peu peur au départ de me fatiguer très vite, mais non : rien de comparable avec la marche. En rentrant, nous avons projeté de renouveler l'expérience sur une autre tronçon de cette piste.

Bon, pas beaucoup de photos, mais on ne peut pas tout faire ! Et, cerise sur le gâteau, peu de courbatures le lendemain. La selle était tout de même un peu dure ! 






En rentrant, un peu de marche aux Chères (69), au bord de l'Azergues, jusqu'à un petit barrage.








jeudi 9 avril 2026

De retour de la campagne (1)

Avec le beau temps, j'étais parti prendre l'air, comme d'habitude dans l'ouest (nord-ouest) lyonnais. Ca me fait toujours le plus grand bien ! Deux jours à écouter les merles, les tourterelles, à voir le muguet pointer ses futures clochettes, à regarder les vaches heureuses ...

A Ville-sur-Jarnoux, , un petit détour jusqu'au hameau de Saint-Clair.. Le site de la chapelle Saint-Clair (du XIV° au XVI°) a probablement abrité un établissement des Templiers dont le prieuré aurait laissé place à la chapelle actuelle La construction initiale paraît remonter au XIV° siècle, époque coïncidant avec la destruction des Chevaliers du Temple. Ce dont on est sûr, c'est qu'elle a été reconstruite avant 1773. Ce dont on est sûr, c'est qu'elle a été reconstruite avant 1773. La façade et le porche actuel datent du XV° et XV°. La chapelle était fermée et, de l'extérieur, nous a paru en assez mauvais état. 






Puis arrêt au bourg de Ville-sur Jarnioux (69)., dans la région des Pierres Dorées. Les premières traces d’occupation du sol remontent au moins à la période gallo-romaine. La première mention du nom de la commune date de 889 (cartulaire de l’abbaye de Savigny). Pendant la Révolution, la commune prend le nom de Charmont

L'église Saint-Martin dates des  du XII°, XIV°, XV°, XVI° et XVIII° siècles. Construction très atypique avec son clocher d'architecture romane et, le chœur et la nef de construction voûtée à croisée d'ogives d'art gohthique. C'est le cartulaire del'abbaye de Savigny qu'il est fait mention pour la première fois d'une propriété à Ville, en 889 et en 995 de la présence d'un oratoire bénédictin. La première construction de l'église, sur les fondations de l'oratoire, se situe au XII° siècle. Les relations des réparations effectuées en 1469 et 1657 indiquent que l'église est placée sous le patronage de saint Martin, le plus populaire des saints de France. Mais nous ne pûmes apercevoir l'intérieur qu'à travers une porte vitrée interdisant toute photographie. 






La fin d'après-midi se passera en promenades dans les bois. 

lundi 6 avril 2026

Momentini

- Vouloir trouver une pharmacie ouverte le lundi de Pâques relève de la science-fiction pure ! J'avais besoin d'un médicament heureusement peu important. Les trois pharmacies près de chez moi étaient fermées, alors qu'elles sont habituellement ouvertes le lundi. En apercevant au loin la célèbre croix verte, je me dis: c'est bon. Las, le con de pharmacien avait juste oublié de l'éteindre... Lorsque j'ai emménagé dans le quartier, il ,y a 35 ans, les commerçants s'arrangeaient entre eux pour fermer à tour de rôle. Il est loin, ce temps-là. Essayez de trouver du pain en Août, vous verrez. Finalement, les pharmaciens sont comme les autres: de simples commerçants. 

- Une collègue et amie m'apprend qu'une de nos anciennes élèves  est nominée aux Molière comme révélation féminine dans une pièce de théâtre "Le chant des lions" Je me souviens bien d'elle puisqu'elle faisait partie de la chorale des Petits Chanteurs et avait une vois magnifique. Je croise les doigts !

 - Ca court, ça roule, ça klaxonne, ça braille ... Ils son bien r entrés, les lyonnais ! (sauf les pharmaciens)

- Je n'ai pas encore garni mes jardinières de balcons Mais ça ne saurait tarder. Déjà les plants de muguet cueillis l'an dernier avec racines sont réveillés. je suis content qu'ils aient pris. 

- Entendu ce matin à la radio le plus jeune évêque de France (né en 1976), celui de Saint-Denis, le père Etienne Guillet. Vraiment pas con, le jeunot ! Ca nous changera des vieilles barbes radoteuses ...





dimanche 5 avril 2026

Et resurrexit

 

samedi 4 avril 2026

La Descente aux Enfers


 La Descente aux enfers d'Andrea Mantegna, vers 1470. Élément important des traditions pascales médiévales, la Descente aux enfers décrit la descente du Christ aux enfers entre sa mort et sa résurrection pour libérer les victimes innocentes du diable.

mercredi 1 avril 2026

Ier avril

Ha ! Cette jeunesse délurée !


mardi 31 mars 2026

Visages à contre-jour

Tout à l'heure, en essayant de m'assoupir pour la sieste, j'ai repensé au village où j'ai passé mon enfance, sous la haute autorité de ma grand-mère maternelle. Au village et à ses habitants. Et me sont venus à l'esprit non pas des noms ni des prénoms amis des surnoms tirés des uns ou des autres ou d'une particularité physique. 

Le premier à paraître fut le Firmin, qui aidait mon père à égorger les cochons. Mais, quand on parlait de lui en son absence, on disait le Bègue et, pour son frère le Boiteux. Le premier était une bonne pâte, le second un peu plus teigneux. Ils vivaient dans une ferme très sale où les poules couraient et chiaient dans la cuisine. Tous deux se querellaient ^sans cesse et en arrivaient souvent aux coups. Mais, pour rien au monde, ils ne se seraient séparés. 

Et puis d'autres apparurent, en un long cortège que j'ai vu défilé devant mes yeux fermés. A vous de les imaginer, ces personnages de ma petite enfance.

La Titine (sur la place Marquise), la Rèrette (qui recueillait les chiens errants) , La Dya (une vague cousine de ma mère), La Loulousse (celle-ci est encore bien de ce monde), le Meji (qui vivait avec la Périne et était toujours saoul), le Grojo (qui tenait un bar), le Coco-bel-œil (celui qui, du haut d'une cerisier dont il cueillait les fruits pour me les donner, me cracha sa chique sur les mains), le Tètel (qui tenait un autre bar), La Fine (je ne croit pas qu'il y ait de rapport avec l'alcool, mais plutôt avec Joséphine),  le Tite et la Gate (dont on me parlait mais que je ne me souviens pas avoir connus), Le Zazieu (le père de mon ami d'enfance Yvon), la Gau (elle était bien enveloppée), le Mimile (un ami de mon père), le Toine (le conducteur du car), Le La Fraise (aussi appelé La Bugne (un cousin d'Yvon dont il ne voulait pas entendre parler), la Nènette (mère de La Fraise), La Mie (prononcer comme gentille, ma mère).

Tous (à l'exception de la Loulousse qui était plus jeune) sont morts aujourd'hui. Ma somnolence les a fait revivre ... un peu.