dimanche 8 septembre 2024
Paresse
vendredi 28 juin 2024
Merci, mon blog
mardi 23 avril 2024
Jourdain et Morandi
vendredi 2 février 2024
jeudi 18 janvier 2024
Bonne nouvelle
samedi 14 octobre 2023
Ca ne nous rajeunit pas.
Le 14 octobre 1941 naissait Pierre. il aurait donc 82 ans aujourd'hui ! J'ai du mal à le croire !
jeudi 6 juillet 2023
Privilège de l'âge ?
J'y ai pensé un mois durant et des tas de souvenirs me sont remontés, des paroles, des moments, des situations. Et je dois bien dire qu'aujourd'hui, les souvenirs me sont souvent lourds, avec l'âge venu. Je peux même dire que parfois, ils me perturbent, même si ce sont de bons souvenirs. Je ne crois plus être capable d'écrire tout ce que j'ai écrit dans les premiers mois, années, de ce blog. A l'époque, cela m'apaisait. Aujourd'hui, je crois que cela me perturberait plutôt. D'ailleurs, vous avez dû vous en rendre compte, ces articles plus intimes ont pratiquement disparu.
samedi 27 mai 2023
Que faisais-je le 27 novembre 2007 ?
Soirée sablier parents 5°.
Six minutes par parent, 22 parents
inscrits, 20 présents. J'avais quelques appréhensions en arrivant car je
malmène un peu leur charmante progéniture, peu encline ces derniers
temps à travailler correctement.
Eh bien, j'avais tort de me préparer
au combat : ils ont tous l'air, à une exception près, d'aimer comme je
traite leurs rejetons. Le fait de les obliger le plus souvent à
réfléchir en dehors des sentiers battus et des schémas tout faits leur
parait excellent pour les préparer peu à peu aux exigences du lycée.
Tant
mieux, même si ce n'est pas mon but premier. Je vise simplement à les
rendre autonomes dans leurs avis, responsables de leur opinion et
critiques face à ce qu'on leur assène d'un peu partout à la fois. A en
faire des presqu'adultes acceptables.
Comme pour celui de sixième, je sors de ce sablier content des parents.
Ce soir, je suis fatigué mais bien, vraiment très bien, et, sablier mis à part, je sais pourquoi.
vendredi 26 mai 2023
Retour sur le passé
Que dire ? Depuis 16 ans, j'ai changé. Le principal changement est sans doute que je ne me pose plus guère de questions inutiles ! Ce qui reste totalement vrai, c'est ce que j'écris dans les deux paragraphes avant le dernier.
Je n'ai jamais compris comment on peut s'intéresser à moi.
Je ne
parle pas du boulot : là, je sais ce que je suis capable et incapable de
faire. Mais dans ma vie privée ? Trente trois ans avec Pierre, comment
est-ce possible ? Et mes amis, et tous les autres ? Ce que j'écris
aujourd'hui n'appelle surtout pas de réponse, je ne cherche pas à ce
qu'on me rassure, cela ne servirait à rien.
Je doute de moi
depuis toujours et le cache sans doute si bien que peu de gens s'en
aperçoivent, ceux qui me sont le plus proches et vers qui, parfois, je
laisse un peu de vapeur s'échapper de la cocotte. Je suis toujours prêt à
admirer les qualités de ceux que je rencontre, à vouloir parfois les
imiter, bêtement, à les parer de toutes les vertus, quitte à rapidement
déchanter : on ne peut être soi et un autre à la fois. Soi est unique,
l'autre aussi, Dieu merci.
A
moi, je ne fais que peu confiance. Il y a des jours où je me sens vide,
simple spectateur d'une pièce qui se joue devant moi et où je tiens un
rôle sans vraiment y croire. Pourquoi ? La réponse est sans doute au fin
fond de l'enfance... mais je ne veux pas parler de ma mère ici. Je
n'arrive plus à être objectif avec elle en ce moment.
Et puis, ça
repart. Pourquoi ? Mystère. Je ne suis pas plus rassuré sur mon compte,
mais il y a une pulsion, une énergie qui me propulse en avant. Je suis
incapable de ne rien faire pendant très longtemps: ça me stresse trop.
Il faut que je bouge, que je m'enthousiasme, que je crie merci, que je
pleure de joie, que j'avance, même sans comprendre pourquoi on aime ce
que je suis.
Mais moi, j'aime l'autre, j'aime aller à sa
rencontre, le découvrir, dépasser ma timidité pour tenter le plus
possible d'être vrai, de ne pas m'imposer, de ne pas jouer. Frères
humains...
Je ne sais pas pourquoi j'écris tout ça. Nuit trop courte, sans doute.
Mais il faut que je surveille le repas que je prépare pour J-M. Et ça, c'est du concret.
.
mardi 9 mai 2023
Je n'y résiste pas !
Devant et derrière.
Une petite merveille dénichée cet après-midi alors que je suais sang et
eaux pour avancer dans mes préparations latines : ce texte de Martial,
poète du Ier siècle ap. J-C, qui est tiré des Épigrammes. Rien que le
titre vaut le détour !
Contre un pédéraste masturbant.
Que
tu écrases sous ta rude bouche les lèvres délicates du blanc Galésus,
que tu couches avec un Ganymède nu, n'est-ce pas déjà trop au dire de
tous? Mais restes-en là. Du moins épargne à sa verge les sollicitations
d'une main lubrique. Cette main fait plus de mal à ces enfants fragiles
que ne leur en fait ton membre. Les doigts créent trop tôt la virilité.
De là chez ces mignons cette odeur d'aisselle, ces poils prématurés,
cette barbe qui étonne leur mère (...). La nature a donné aux mâles un
devant et un derrière: l'un est fait pour les femmes, l'autre pour les
hommes. Contente-toi de ton lot.
(XI, 22. Trad de Pierre Richard.)
Je vous jure que je travaillais ! Je ne crois pas que je vais m'en servir. De ce texte !
Il devait faire chaud, ce jour-là !
dimanche 30 avril 2023
Bégaiements de l'Histoire
Ce matin, au réveil, j'ai appris la nouvelle : revoir l'âge de la retraite ne serait plus tabou, selon Fillon. Ainsi serait-il question d'en repousser l'âge légal à 67 ans. Il y a quelque temps, j'ai déjà pris dans la poire quatre trimestres de plus, comme ça, sans crier gare.
Ça me rappelle un souvenir de mon enfance. A la vogue (fête foraine pour les non-initiés), il y avait au centre des manèges pour les petits un pompon qui pendait au bout d'une corde actionnée par le forain depuis le bord du manège. Le jeu consistait à attraper ce pompon, généralement tenu à la corde par une simple pince à linge, pour gagner un tour gratuit. Bien sûr, le forain appâtait un moment les bambins avant de consentir à le laisser prendre par tel ou tel. J'entends encore les cris de ceux qui le frôlaient ou le tenaient même, sans parvenir à le décrocher.
Ainsi de ma retraite. Plus j'avance, plus le nombre d'années diminue, plus je tends les bras vers elle et plus elle recule sans se laisser saisir, semble-t-il. Je voudrais simplement dire à Monsieur Fillon et à son grand patron que, s'ils se sentent l'humeur mutine et joueuse, je ne goûte plus guère, quant à moi, les taquineries qui durent trop longtemps. J'ai sans doute perdu mon âme d'enfant.
vendredi 18 mars 2022
Momentini
- Pas de photos. Avec ce ciel tout "mâchuré" (sale en stéphanois), où prendre la lumière ? Je ne suis pas sorti depuis deux jours, sauf pour les courses alimentaires.
- Une bonne chose pourtant : je réécoute de la musique. Aujourd'hui, c'est la Passion selon Saint Jean, de Bach. Je préfère celle selon Saint Matthieu mais je la garde pour plus tard. Et l'ours se réveille peut-être un peu. Presque envie de m'occuper de mes plantes, dont trois n'ont pas passé l'hiver, même à l'intérieur. Et, bon signe : envie de changements dans l'appartement ! Mais, pour l'instant, ce ne sont encore que des velléités ...
lundi 4 octobre 2021
Que le temps passe vite !
Autrefois, il aurait eu à passer son certificat d'études, pile entre l'âge de raison et la majorité ! Quand il était jeune, il parlait beaucoup. Sans doute pour se rassurer, pour se faire des copains. Il jouait avec les mots, mais ça, ça ne lui a pas encore passé. Aujourd'hui, il est plus secret, même s'il laisse souvent deviner certaines choses, des craintes, des joies, des interrogations, de la mauvaise humeur même. Il est plus porté sur les images et les vidéos. Il a appris à se servir de tout cela. Je ne sais pas s'il a muri mais il a les reins plus solides qu'autrefois. Et chaque jour, nous passons plusieurs heures ensemble, le soir principalement. Parfois, nous n'avons pas grand chose à nous dire, parfois ça déborde. Les copains qu'il s'est fait, il en a gardé certains, des fidèles. J'espère que ça va durer encore longtemps.
Alors, bon anniversaire, Potomac !
mercredi 23 juin 2021
Tiens, une lettre !
Monsieur,
j'espère que ce courrier vous trouvera en bonne santé, vous et vos proches. En raison de la situation actuelle, particulièrement instable, beaucoup de personnes s'inquiètent pour l'avenir.
En tant qu'humains, et malgrès (sic) des progrès énormes dans les domaines de la science et de la technologie, nous sommes limités pour ce qui est de connaître l'avenir. où pouvons-nous trouver des prédictions fiables ?
Notez ce que déclare la Bible :" Dès le commencement, je prédis la conclusion, et depuis les temps anciens, j'annonce les choses qui n'ont pas encore été faites" (Isaïe 46, 10)
C'est Dieu qui parle dans ce verset. En y réfléchissant, si nous avons un Créateur qui a conçu l'univers, et qui est à l'origine du temps, il paraît logique qu'il soit capable d'annoncer de manière fiable l'avenir.
Que nous promet-il au sujet de l'avenir de la Terre et de l'Humanité ?
Si la réponse à cette question vous intéresse, n'hésitez pas à l'écrire à l'adresse mail ci-dessus ou à consulter le site internet XXX, qui est gratuit et sans inscription.
Je vous remercie de votre attention.
Cordiales salutations.
Je n'ai bien sûr ni consulté le site internet ni écrit de mail à l'adresse indiquée. Ainsi, je reste avec quelques questions sans réponses (ce qui ne m'empêchera pas de dormir) : comment cette dame (puisque c'est une dame) a-t-elle eu mon adresse ? Qui se cache derrière son nom et qui, financièrement, peut se permettre d'envoyer probablement de nombreuses lettres ? L'avenir de la Terre dont il y est question concerne-t-il les alertes sur le climat ou une fin du monde imminente, façon Apocalypse ?
Une surprise aussi : à part une faute d'orthographe (d'ailleurs assez courante), le message est bien écrit et dénote une certaine culture et un respect de la politesse.
Une chose est certaine : il y a vraiment des gens qui ont du temps à perdre !
Mais, tout de même, je remercie cette dame de m'avoir procuré un grand plaisir en découvrant une vraie lettre dans ma boîte ! Ce n'est apparemment plus un moyen de communiquer à la mode !
jeudi 28 janvier 2021
Je n'ai pas encore tout jeté
Le but était, en fin d'année, d'avoir pondu une nouvelle aventure de Sherlock Holmes. Mais je commençais tout doucettement, pour ne pas effrayer mon public. Les premières heures étaient consacrées à jouer avec les mots, à créer des mots valises (juste pour dédramatiser la pratique de l'écriture). Ensuite quelques "souvenirs" (réels ou fictifs, mais, le plus souvent, ils sentaient le vécu) sur un thème imposé, par exemple "j'ai dormi" ou "une nuit". L'écriture de la nouvelle, à deux, ne venait que quelques mois plus tard, avec interdiction de se lancer sur le stylo avant d'avoir exposé oralement toute l'intrigue aux autres et d'en avoir été approuvé (et ils n'étaient pas tendres entre eux, question logique !). J'ai gardé précieusement deux de ces nouvelles que je vous proposerai peut-être un jour.
En attendant, voici quelques trouvailles de mes charmantes têtes blondes pendant les séances de mots-valises :
-éléphantôme : pachyderme qui passe inaperçu
- ailéfaon : petit du cerf-volant- chathon : poisson-chat
- quarthon : portion de thon
- ratôt : petit rongeur qui se lève à l'aube
- milichien : chien policier de la seconde guerre mondiale
- baslong : l'ennemi du pantacourt
- roment : des pages de mensonges
- muséhomme : vieillard très très âgé
Ils avaient de l'imagination , ces petits, non ? Et, ô bonheur, en retrouvant chaque jour des traces du passé, je n'éprouve plus ni nostalgie ni mal-être !
mercredi 26 août 2020
Demande d'indulgence
jeudi 2 avril 2020
En rangeant
Je devais être d'accord avec cette phrase à l'époque. Aujourd'hui, je ne sais qu'en penser.
samedi 1 février 2020
dimanche 26 mai 2019
Zweig l'européen et d'autres
"Si nous considérons l’Europe comme un organisme intellectuel unique – deux mille ans d’une culture édifiée en commun nous en donnent sans réserve le droit – nous ne pouvons éviter de reconnaître que cet organisme, au moment présent, a succombé à une grave crise psychique. Dans toutes les nations ou presque se manifestent les mêmes phénomènes de forte et brusque irritabilité malgré une grande lassitude morale, un manque d’optimisme, une méfiance prête à s’éveiller en toute occasion et la nervosité, l’humeur chagrine qui résultent du sentiment général d’insécurité. Pour se maintenir en équilibre, les humains doivent faire constamment un effort psychique, de même que les États ne doivent pas relâcher leurs efforts en matière d’économie ; on ajoute foi aux mauvaises nouvelles plus facilement qu’à celles qui rendent l’espoir et les individus autant que les États, plus qu’à d’autres époques du passé, semblent prêts à se haïr. La défiance mutuelle se révèle infiniment plus forte que la confiance."
(Stefan Zweig, La Pensée européenne dans son développement historique. In Derniers Messages.)
"La folie des nationalités explique pourquoi les peuples européens sont devenus de plus en plus étrangers les uns aux autres, et cette pathologique ignorance réciproque dure encore aujourd’hui ; elle a porté au pinacle des politiciens à la vue courte et à la main leste, qui ne se doutent même pas que leur politique de désunion ne peut être nécessairement qu’un intermède [...]. On feint de ne pas voir [...] les signes qui annoncent avec le plus d’évidence que l’Europe veut s’unifier »
(Friedrich Nietzsche, Par delà le bien et le mal)
(L’esprit européen) « existe, sans aucun doute, mais il est encore à l’état latent. Nous avons de cela la même certitude que l’astronome qui voit apparaître dans sa lunette un astre dont ses calculs lui ont révélé l’existence. Bien que l’esprit européen ne se soit pas encore manifesté, nous savons avec une certitude mathématique qu’il existe. ».
(Stefan Zweig, Réponse à une enquête sur l'esprit européen, publiée dans les Nouvelles littéraires, 4 juillet 1936.)
(Stefan Zweig, conférence La Construction de l'Europe, Appels aux Européens.)
"Unité et diversité, et jamais l’une sans l’autre, n’est-ce pas la formule même de notre Europe ? Elle a vécu de ses contradictions et s’est enrichie de ses différences et, par le dépassement continuel qu’elle en fait, elle a créé une civilisation dont le monde entier dépend même quand il la rejette. C’est pourquoi je ne crois pas à une Europe unifiée sous le poids d’une idéologie ou d’une religion technique qui oublierait ses différences. Pas plus que je ne crois à une Europe livrée à ses seules différences, c’est-à-dire livrée à une anarchie de nationalismes ennemis"
(Albert Camus, dans un entretien paru en 1957.)
Et j'aurais pu citer aussi Emile Verhaeren ou Romain Rolland ou d'autres encore que j'oublie.
samedi 18 mai 2019
Permis de copier
Oui mais voilà, je me fichais un sacré doigt dans l’œil ! Après recherches fébriles, j'ai trouvé l'explication. Un de mes collègues prof de français m'avait expliqué que chaque année, les troisièmes travaillaient sur l'autobiographie et devaient produire des textes sur leur propre vie avec pistes à suivre. Ayant pris connaissance de ces pistes, je me suis amusé moi-même à pratiquer l'exercice, en respectant absolument les consignes d'écriture. Il en est ressorti une petite dizaine de textes, si je me souviens bien, que j'ai publiés dans ce blog.
Comment s'étonner que les plus malins des collégiens, ou les plus fainéants, aient découvert le pot aux roses et l'utilise impunément ? Avec quelques aménagements, mon autobiographie doit être partagée par beaucoup d'autres que moi. Est-ce que ça me gêne ? Non, même pas. S'ils ont l'intelligence de savoir adapter à leur propre vie, c'est très bien. Et puis, jouer un tour à mes anciens collègues, connus ou inconnus, n'est pas pour me déplaire ! J'en ris, vous-dis-je !