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samedi 16 mai 2026

L'écossais

Mais en était-ce réellement un ? Vendredi, j'avais pris rendez-vous chez la coiffeuse habituelle pour une coupe sévère avant l'été. Et, comme à son habitude, elle était très en retard sur l'horaire proposé. Au bout d'un ,long moment, lassé d'attendre dans le salon, j'allai faire quelque pas sur le trottoir devant son magasin. 

Très vite, je vis arriver un être original, du moins dans les rues de Lyon. C'était un homme d'une certain âge, accoutré de façon originale : lui aussi aurait mérité un petit rafraichissement capillaire si je croyais les touffes de cheveux presque roux qui dépassaient de son chapeau que l'on aurait pu dire "rural". C'est ce qui attira d'abord mon attention, puis son parapluie qui avait connu des jours meilleurs. Enfin, comme quoi on ne voit pas toujours d'abord l'essentiel, je remarquai ses vieilles jambes (et ses non moins vieux mollets) qui dépassaient d'une jupe plissée pas tout à fait impeccable pour ce qui était de la propreté. 

Tout de suite, je sus (comment ?) que nous allions entrer en contact. J'ai toujours été très bon pour attirer les originaux. Il se dirigea vers moi avec son sourire édenté et m'adressa la parole pour me demander en anglais si je parlais sa langue. Autant je me débrouille très  bien en italien, autant l'anglais m'est pas mon fort (ni ma tasse de thé !). Je lui répondis par un geste de la main signifiant pour moi couci-couça. Il sembla comprendre mon geste mais continua tout de même en anglais. Dans la longue phrase qu'il me débita, j'isolai  le seul mot que j'avais compris : "station". Il cherchait la gare. "Part-Dieu ? lui demandai-je. C'était bien là qu'il voulait aller. Alors, en français, je lui dit tabac en  lui montrant la carotte lumineuse du bar-tabac très proche puis lâchai deux mots en anglais : "next street ", en accompagnant ces mots d'un geste du bras qui signifiait que devait tourner à gauche. "Merci beaucu" me répondit-il en me tendant sa main à serrer. Il avait compris. Je le vis s'éloigner d'une démarche assez sautillante pour un homme de cet âge. C'est à ce moment-là que l'on m'appela de l'intérieur du salon. Mon tout était enfin arrivé ! 



mercredi 29 avril 2026

Momentini

- Depuis longtemps, j'ai abandonné la cuisine : la faire me soulait ! Aujourd'hui, j'ai passé la journée à faire le ménage. Ca me soule tout autant mais c'est plus difficile à abandonner ...

- Demain, c'est cueillette de muguet, dans les bois. J'espère que tout n'aura pas été ramassé ! Pour l'instant, j'ai toujours de la chance. Des brassées ! Quand on voit ce que coûte le brin ! 

- Mon ami d'Aix-les-Bains, que j'ai appelé tout à l'heure (un break dans le manage) est toujours aussi fatigué. Je suis heureux que nous ayons pu monter lui donner un coup de main au jardin. S'il ne s'en sort pas, ça va me mettre un sacré coup. 

- Chaque matin, sur le balcon de ma chambre, un pigeon roucoule comme un fou et me réveille. Est-ce un de ceux qui y sont nés l'an dernier ?

dimanche 22 mars 2026

La Grande Bavarde

Je tiens ça de mon père. Les conversations téléphoniques avec lui duraient à peine une minute. Ensuite, il disait vite : "Je te passe ta mère." Il n'a jamais pu supporter les longues discutions. Moi, c'est pareil, avec un peu plus d'urbanité. Il m'arrive de bavarder, certes, à condition que ce que l'on me dit m'intéresse, et que l'intérêt soit partagé. Sinon, mon esprit s'envole bien vite sur toute autre chose, qui n'a rien à voir. Déjà enfant, je faisais répéter ma mère parce que je n'avais pas écouté jusqu'au bout ce qu'elle m'avait dit. Un mot m'avait accroché et je m'étais évadé. Même chose pour la lecture ou le cinéma. Aussi, avant de le faire réellement, ai-je beaucoup voyagé. Dans ma tête !

Pourquoi ce préambule ? Parce que je viens d'avoir au téléphone une amie, que mon père surnommait "la grande bavarde". Et chaque fois, j'oublie à quel point elle peut l'être. Trois-quarts d'heure ! Rien qui ne soit préciser, approfondi, disséquer, analyser, même des vétilles qui n'ont aucun intérêt ! En plus, elle n'écoute pas ce qui vous dîtes et vous coupe la parole tat qu'elle n'a pas fini son laïus ! Je lui ai déjà fait le coup du "On frappe à ma porte" ou du "J'attends mon portable qui sonne dans ma chambre." Et je ne peux pas le lui faire trop souvent ! 

Bref, un vrai pensum que ses coups de fil. J'ai beau mettre le haut-parleur et m'éloigner pour faire autre chose, il faut bien lâcher de temps en temps des "oui", 'Bien sûr.", "Je comprends", rien n'y fait. Elle continue à soliloquer, malgré mes "Bon, à bientôt", "On se rappellera." "Je dois sortir faire une course". 

Une seule question : comment puis-je rester toujours poli. Je crois tout de même qu'un jour, je vais exploser !



jeudi 19 mars 2026

Mes chers voisins (3 et fin)

Voilà sans doute les pires ! J'avais pensé ne pas en parler, mais finalement, j'aime assez les trilogies. Il s'agit des locataires du rez-de-chaussée, eux aussi présents depuis longtemps dans l'immeuble. Un homme et une femme jamais contents : la porte de la rue claque en se refermant en en refermant, les voisins du dessus font du bruit en marchant, il y a des mégots dans la cour, etc. Tout ça, ils vous le disent comme si voue en étiez vous-même responsables. Elle, elle sourit parfois derrière son masque protecteur, lui jamais. Lurs volets sont toujours fermés (il paraît qu'il a un problème avec la lumière du soleil !).

Quelques exemples : leur congélateur en panne, j'ai, pendant quelques jours, conservé leurs denrées dans le mien. Elle m'a remercié, sans doute, mais pas d'invitation de venir chez eux boire un café (je n'y serais d'ailleurs pas allé ) : personne n'ai jamais entré chez eux, même pas la société qui s'occupait des vide-ordures : il s'est fait jeté plutôt impoliment. J'ai une fois sonné chez eux, pour je le sais plus quoi. Je n'ai eu droit qu'à une porte à peine entrebâillée. 

Un jour, elle râlait parce que les plantes vertes du hall n'avaient pas été arrosées : "Tout de même, les propriétaires pourraient le faire !" Je le fais régulièrement. Elle, au rez-de-chaussée, elle a deux pas à faire depuis sa porte ! Mais, bien sûr, ce n'est pas aux locataires de le faire !

Pour les mégots dans la cour, elle les a tout de même ramassés, mais pas question de les mettre à la poubelle : ce n'est pas son boulot ! Elle les a mis juste à côté, et c'est moi qui suis descendu finir le travail. Même chose avec un bout de carton tombé à côté : elle l'a posé sur le couvercle de la poubelle : le couvercle doit être trop lourd ! 

La dernière en date, il y a quelques jours : alors que je rentrais de la rue dans l'immeuble, elle était devant sa boîte aux lettres. Faisant semblant de le pas m'avoir vu, elle s'est précipitée chez elle, comme si j'étais un vilain virus ! Voilà le portrait de ces gens qui semblent pensé  qu'ils sont les meilleurs, qu'ils ont tous les droits et aucun devoir ! Je hais de tels individus !

A part ça, tout va bien.

mardi 17 mars 2026

Mes chers voisins (1)

Dans mon immeuble, où je vis depuis trente cinq ans, les étages supérieurs ne cessent de changer de locataires des jeunes en général, mais, plus bas, c'est bien plus stable. Au rez-de-chaussée, un couple de locataires, assez insupportable, toujours grincheux et qui pensent que tout est est dû, dans jamais, eux, faire le moindre effort pour la "communauté". Je n'ai pratiquement aucun contact avec eux, sauf quand je les croise dans l'allée et que, en tant que membre du conseil syndical, ils viennent geindre ou grogner dans mes basques. Pour moi, leur accorder quelques lignes ici est déjà un bel effort de ma part.

Les trois premiers étages sont occupés par des vieux : une dame (plus de 80 ans) au premier, arrivée ici avant moi, adorable et très discrète, quoique très bavarde quand elle s'y met. Votre serviteur au deuxième (bavard aussi parfois) et au troisième, un autre octogénaire, ancien huissier dont l'apparition dans votre champ de vision, a un effet glaçant. Il est seul depuis environ un an, ayant placé sa femme dont l'esprit commençait à divaguer, dans une maison de retraite. 

C'est de lui que je vais d'abord parler. Il y a une dizaine de jours, alors que,  en début d'après-midi,  le lisais sur mon canapé (ou alors je somnolais déjà), la sonnette d'alarme de l'ascenseur retentit. Je n'ei fait pas cas, certains visiteurs se trompant parfois de bouton. Mais cela se reproduit et se reproduit encore. En sortant sur mon palier, je vois de l'ascenseur est bloqué entre le deuxième et le troisième. Visiblement, quelqu'un était bloqué à l'intérieur. C'était mon vieux voisin du dessus. Je lui demande si il a eu au bout du fil la société chargée de débloquer la machine. "Oui, la in le peuvent pas venir avant dix minutes" C'est une société sérieuse qui faut bien son boulot. Je lui dit donc de patienter, lui assurant que je reste près de lui, sur mon palier. "Non, il faut appeler les pompiers ! Et vite !" Je lui assure que les pompiers ne se déplacent pour ce motif s'il y a pas danger. Ca lui est confirmé par sa nièce qui vient d'arriver et qui est justement mariée avec un pompier volontaire.   Mai lui n'a de cesse de presser le bouton d'alarme, ce qui a bien vite le don de me taper sur les nerfs. 

Finalement, le "libérateur" arrive. Jusque là, je n'avais eu à faire qu'à des personnes charmantes. Celui-ci est un vrai con, et c'est peu dire. Ses premiers mots sont : "Putain de bordel de merde. J'en ai marre de ces vieux ascenseurs !" Là, la moutarde me monte au nez, ce qui n'est pas fréquent, et j'explose : "Si vous en avez marre, changez de métier. Allez vendre des livre, par exemple, et restez poli !"Ce qui a l'avantage de lui clouer le bec mais pas de le remettre dans une humeur plus "civile". Il monte jusqu'au dernier étage où se trouve la porte des greniers et l'accès à la machinerie. 

Je le vois redescendre furibard : la clé, dans un boitier, a disparu ! Je lui dis que, s'il m'en avait donné le temps au lieu de se montrer si malpoli, je lui aurais dit que j'avais cette clé. Je monte avec lui au septième et lui ouvre. Il accède à la machinerie et débloque la machinerie. L'incarcéré peut être délivré mais l'ascenseur est toujours en panne. "Je reviendai tout à l'heure. Peut-être ....". Va te faire foutre ! 

Finalement, la société enverra un autre employé quelques instants plus tard. Quant au vieux "débloqué", j'attends encore son  mot de remerciement ...



vendredi 13 février 2026

Ai-je tant changé ?

Aujourd'hui, en cours de promenade, j'ai, par hasard rencontré un de mes anciens collègues du lycée et sa femme (que je ne connaissais pas), tous deux, profs de sciences physiques. Nous avions tous deux intégré le Conseil d'Administration la même année, avec une prof de sciences naturelles (on disait comme ça, à l'époque, en tout cas moi) et, le Centre scolaire ayant ces années là ,à faire face à de nombreux et graves problèmes, nous avions formé lu bloc très soudé. A la fin de notre mandat, nous nous étions peu à peu perdus de vue. La prof de sciences est morte depuis plusieurs années. Lui, comme moi, est en retraite depuis longtemps. 

Quand je l'ai vu, je l'ai reconnu. Je n'étais pas sûr à cent pour cent mais presque. Lui ne m'a pas reconnu avant que je lui rappelle mon nom. Alors, ,nous avons évoqué de nombreux souvenirs de ces années pesantes mais passionnantes, de ces soirées à rallonge après lesquelles il état difficile de trouver le sommeil. 

Tout de même, c'est la deuxième personne en quelques jours qui ne me reconnait pas ! Ai-je vieilli à ce point ? Je préfère mettre ça sur le compte de mal tignasse frisée et touffue qui vient de disparaitre sous les ciseaux de ma coiffeuse. Enfin, peut-être ....

jeudi 15 janvier 2026

Fenêtre sur rue

De mon bureau, je vois l'immeuble d'en face, de l'autre côté de la rue. J'aime bien, le soir, quand je suis devant mon ordinateur, en voir les fenêtres qui s'allument, et j'imagine la vie des gens. Cela change souvent de locataires mais l'un d'entre eux est resté longtemps, je dirais bien trente ans. Il avait des habitudes réglées. Je l'ai aperçu une fous chez ma coiffeuse qui, ensuite, m'a dit qu'il était ouvrier (de nuit), un travail assez dur selon elle. 

Il se mettait souvent à sa fenêtre après son travail, torse nu et regardait l'agitation de la rue. Il pouvait aussi plonger le regard chez moi, mais jamais nous n'avons échangé de geste de la main. Jamais non plus, il n'y a eu d'ambigüité dans ces regards. La seule fois où nous avons échangé deux mots, c'est le jour où, dans la rue, il m'a demandé une cigarette.

Depuis quasiment un mois, plus personne : plus de lumière, plus de fenêtre ouverte. Les stores sont restés ouverts (ou fermés) exactement comme toujours mais plus aucune vie. Etrangement, même si nous ne nous connaissions pas, il me manque. Des  années d'habitude et plus rien. A-t-il déménagé (mais je n'ai rien vu) ? Son loyer, suite aux travaux d'embellissement de la rue, a-t-il trop augmenté ? Ou alors est-il en train de sécher sur le sol de sa chambre ? J'ai demandé à la coiffeuse si elle l'avait vu ces temps-ci : elle ne voit pas que qui je lui parle .... Je sens que je vais me change en Hercule Poirot

lundi 15 décembre 2025

Addiction

Dernièrement, appel d'un ancien ami que j'avais envoyé balader à cause de son addiction de plus en plus sévère à l'alcool. (C'est fou d'ailleurs ce qu'en ce moment je retrouve certaines connaissances et j'en perd d'autres, ceux qui meurent !)

Au bout du fil, il avait l'air sobre : il a arrêté de boire depuis trois semaines et compte bien continuer. Mais, mais, mais .... il prévoit déjà une trêve pour les festivités de fin d'année. Je ne crois pas qu'il tiendra le coup. Je lui ai conseillé de contacter les AA. Le frère de Pierre s'en était sorti comme ça ! 

samedi 6 décembre 2025

Emotions

Depuis hier, je suis submergé par l'émotion. 

-Hier soir, je reçois un sms au nom d'ami vieil ami disparu de ma vie il y a plusieurs années, après le divorce d'avec sa femme. Méfiance. Je crois à un début d'arnaque. J'emploie mes ruses habituelles pour ne pas donner mon adresse mails. Et puis, coup de téléphone : il s'agit bien de l'ami que je n'avais plus entendu des lustres (je lui trouve maintenant un petit accent du midi ....) La conversation durera longtemps. Il m'apprend qu'il vient de perdre sa mère, que j'aimais beaucoup.

- Ce matin, la sonnerie de mon fixe me réveille. Peut-être du démarchage (mais il n'est pourtant que 8h du matin !). Trop bien dans mes draps, je décide de faire la sourde oreille. Lorsque, réveillé, je branche mon portable (je le coupe toujours la nuit), j'ai plusieurs appels et mon fixe m'indique un message vocal, tous du même ami. Juste à ce moment-là, il me rappelle : sa mère, que je connaissais très bien, est morte dans la nuit. 

Vous comprenez sans doute maintenant mieux pourquoi je redoute de plus en plus les coups de téléphone. il y a des âges où cet instrument devient dangereux ou, tout au moins, est à manipuler avec précaution !

mercredi 5 novembre 2025

Patata fria !

Ce matin, on a enterré Maria. Je ne suis pas allé au cimetière (j'irai tranquillement seul, un jour) mais à la cérémonie civile : cadre froid et insignifiant, "animateur" peu concerné (mais aurait-il pu l'être ?), musique attendue. Pourtant, l'émotion était là. Il y avait beaucoup de monde. Tout le monde l'aimait, Maria. A la fin, j'ai fait un signe de croix sur son cercueil, je me suis penché et, comme si je lui parlais à l'oreille, je lui ai dit ce que nous nous disions chaque fois au début de nos coups de téléphone : Maria ? Patata fria !".Et l'échange avait toujours lieu. Il me plaît de croire qu'aujourd'hui aussi.

jeudi 23 octobre 2025

Quoi-t-est-ce ?

 


vendredi 26 septembre 2025

Du côté de la Saône-et-Loire (1)

Sennecey-le-Grand (1) :

Heureuse initiative d'une de mes amies de fac : plutôt que de nous rencontrer chaque année à Lyon, pourquoi na pas varier ? Ainsi Marie-France nous proposa-t-elle de nous retrouver chez elle, dans sa grande maison près de Tournus. Une des régions de France que je préfère, bien sûr à cause de ses églises romanes. Tellement heureux de retrouver les lieux que je suis arrivé ..... avec un jour d'avance (le jeudi au lieu du vendredi !). J'étais très mal à l'aise, mais Marie-France et ses invitées précédentes (une bretonne et une normande) se montrèrent charmantes. Je ne regrette pas d'avoir fait la connaissance de ces deux femmes qui, hélas, repartaient à l'ouest le lendemain matin.

Avant de me pointer avec ce que je croyais être une heure d'avance (et qui, en réalité se révéla un jour), j'ai visité une petite rue toute proche : Sennecey-le-Grand.(71). La seigneurie locale s'étala sur sept siècles, de 1113 à 1846.

En 1824, l'ultime seigneur de Sennecey, le duc de Poix, cède son château délabré à la commune de Sennecey-le-Grand. Seules les dépendances et les quatre bastions d’angle sont conservés, et la nouvelle église est inaugurée en août 1831.

Le 4 septembre 1944, l'avant-garde de l'armée de Lattre, dont le débarquement a lieu le 15 août en Provence, manque de carburant. C'est à hauteur de Sennecey-le-Grand que les troupes alliées s'opposent aux troupes allemandes, en reflux vers l'Alsace, équipées de canons et blindés. La virulence des Allemands provoque de violents combats. Le secteur est truffé de maquis, dont celui de Corlay à Nanton, où se trouve le poste de commandement d'André Jarrot, chef des services gaullistes pour la Saône-et-Loire. Renforcés par les maquisards de Saint-Gengoux, les résistants, passent à l'offensive, convergeant vers Sennecey avec les hommes du 3e bataillon SAS qui disposent de quatre jeeps .  effectuent un raid meurtrier sur la route nationale 6, mais sont ensuite pris sous les tirs allemands et décimés. Les Allemands, tôt le matin, ont renforcé leur défense en investissant le village voisin de Laives et la colline de Saint-Martin qui domine ce territoire. À cela s'ajoute une succession d'événements malheureux, comme cette bavure des avions américains mitraillant des maquisards entre Nanton et son hameau de Vincelles (7 morts). De plus, à Laives les Allemands ciblent la population civile et fusillent seize otages. Ce n'est qu'en toute fin de journée, que les colonnes allemandes sont repoussées vers le nord, pourchassées par l'aviation alliée. Le bilan est meurtrier, avec quatre-vingt tués côté allié (FFI, SAS, soldats de la 1re Armée) et dix-sept otages fusillés. Les pertes allemandes sont difficiles à évaluer: les estimations vont de 400 à 700 tués.

Le 5 septembre, c'est au tour de la ville de Chalon-sur-Saône, située moins de 20 km au nord, d'être libérée.

Eglise paroissiale néoclassique Saint-Julien

En 1821, l'architecte Zolla construit le lavoir.

L'Hôtel-de-ville installé dans les communs du château

Au-dessus de la porte de l'Hôtel-de-Ville



Un cirque passait ce jour-là dans le village

Musée international du Special Air Service (SAS, unité de forces spéciales des forces armées britanniques)

Vue générale


vendredi 22 août 2025

Momentini

- Ouf ! Depuis deux jours, on respire ! Et on dort, parfois même en se remontant le drap sur la peau.

- France-Inter d'été tire sur la fin ! Et ce n'est pas trop tôt ! Souvent des émissions débiles, sans intérêt, rabâchant les mêmes marronniers (les ados et les écrans ......). Et puis, même l'été, il n'est pas interdit de parler un français correct !!!

- J'ai presque fini de visionner la série américaine Prison Break (cinq saisons). J'ai beaucoup aimé mais, pour tout dire, je ne pense pas que la dernière saison s'imposait ! 

- Comme chaque été, mais peut-être plus encore cette année, la blogosphère se fait pingre en articles à se mettre sous la dent. Alors, amis bloggers, que devenez-vous ? Donnez de vos nouvelles !

vendredi 1 août 2025

La joie de la semaine

Il y en a tout de même eu une. Alors que j'ouvrais machinalement ma boîte aux lettres, machinalement car, à part de la pub, il n'y a jamais rien, je découvre un rectangle coloré tout au fond. On, ce n'est tout de même pas une carte postale ? Dans mon souvenir, ça ressemble pourtant à ça ! 

Au recto, le château de Guédelon. Au verso, de la main même des châtelains, Ma Dame et Messire, une invitation pour la crémaillère de 2040. Grand merci à tous les deux. Si je suis encore sur cette terre, je mettrai à vos pieds les hommages de votre féal. Sinon, je vous enverrai le soleil. 

Merci et bises.

mardi 20 mai 2025

Retrouvailles annuelles

Elles sont venues, elles étaient toutes là, mes copines de fac (plus un copain de fac et le mari d'une copine). Bref : gros effectif cette année, dont une amie pas vue depuis 50 ans. 

Rv à l'hôtel, premiers bavardages puis apéro au restaurant tout près, dans le quartier de Perrache. Repas sympa (pour moi, une bobosse) mais on s'entendait mal à cette table en longueur. Marie-France propose un autre lieu, un autre quartier pour l'an prochain. C'est aussi une idée qui me trottait par la tête, d'autant que Confluence n'est pas le plus beau coin de Lyon. 

Le lendemain, elles iront au Musée, moi pas. Mais le soir même, Marie-France découvre que c'est la nuit des musées ! A cinq, nous partons à pied au Muées Gadagne, dans le vieux Lyon, où des projections sont prévues dans la magnifique cour Renaissance. On nous refuse l'entrée : trop proche de l'heure de fermeture. 

Alors, déambulation à pieds dans la douceur de la nuit lyonnaise. Pour rentrer chez moi, je finirai à pied. Le lendemain, cassé ! Courbatures du jardin d'Emile et gros trajet à pied m'ont achevé (au moins les jambes). 

Mais tout valait le coup que je me fatigue !





Reconnaissez-vous ces quelques étapes de notre déambulation ? Deux sont simples à identifier, les deux autres beaucoup moins !

samedi 15 mars 2025

Rebond du hasard

J'avais, par hasard, rencontré Caniato et son épouse à la Biennale d'Art Contemporain de Lyon, début janvier il me semble (je l'ai raconté dans ce blog).Nous avions échangé nos coordonnées et il m'a ensuite invité au vernissage de son expo. 

Et voilà qu'hier, je rencontre un "technicien" qui est en train de réaliser un documentaire sue le travail de cet artiste. En en voyant quelques images, je découvre le nom du documentariste. Il se trouve que c'était un de mes élèves, au milieu des années 80. Bien sûr, je ne l'avais pas reconnu. Retrouvailles donc et évocation de souvenirs communs. Là aussi, échange des coordonnées. 

Le monde est décidément tout petit !

jeudi 13 mars 2025

Et alors, comment ça s'est passé, avec la bavarde ?

D'abord, panne d'interphone et, bien évidemment, je n'avais pas relevé son numéro sur mon portable. Un quart d'attente avent que, finalement, quelqu'un entre dans l'immeuble ! Vous me direz : c'était toujours ça de gagner, mais j'ai horreur d'être en retard.

Bises. Et d'entrée de jeu, je m'installe sur la balcon pour fumer une cigarette (l'attente m'avait un peu gonflé). J'espérais aussi qu'elle craignait l'odeur de la fumée et ne viendrait pas me rejoindre. Pas de pot ; suite à une opération, elle a perdu l'odorat !

Coté repas : lapin trop cuit et tombant "en douelles", Polente sèche, mais sèche .... Ca ne doit pas être une grande cuisinière ! Mais la polente trop sèche, ça a l'avantage de couper un peu la parlote top intempestive ! En revanche, excellents fromages de producteurs de la région. 

Et, dès le départ, j'avais prévenu qu'un ami isérois qui passait des examens médicaux sur Lyon viendrait me rendre visite vers 15h30. Gros mensonge mais dit avec toute la conviction possible et l'air le plus désolé que j'ai trouvé. Et ça a marché ! Résultat : chez moi vers 16h. Et même si elle ne m'a pas saoulé, je me suis fait une bonne sieste. Une bonne chose de faite !

mardi 11 mars 2025

Au secours !

Voilà l'affaire : il y a quelques semaines, j'ai par hasard retrouvé une vieille connaissance qui ne faisait pas partie de notre communauté mais gravitait autour. Par elle, j'ai eu le téléphone d'une ancienne membre de cette communauté que j'aimais beaucoup: elle était très drôle et écrivait de très beaux poèmes. Et, demain, nous devions enfin nous retrouver chez la première nommée pour un repas à la bonne franquette.

Mais hier, coup de téléphone de l'invitante : celle que j'avais grand plaisir à revoir ne pourra pas venir : son frère est gravement malade. Les retrouvailles sont repoussées ! J'espère bien. mais alors, pourquoi cet appel au secours. Parce que celle qui invite est une très très très grande bavarde (c'est d'ailleurs le surnom que lui avait donné mon père) : une heure au téléphone hier soir (et encore, j'ai abrégé). Elle s'embarque dans des parenthèses de parenthèses et ne vous épargne aucun détail (exemple : "c'était un jeudi. Non, plutôt un mercredi. Oui, un mercredi parce que.... " Mais je m'en fous ! Et suit une nouvelle parenthèse). 

J'ai tenté de repousser le repas lorsque tout le monde sera disponible. Mais pas question : elle a déjà fait ses courses. Ce sera du lapin à l'italienne (?). Alors, voilà : je vais me retrouver seul face à elle ! Pas question de lui dire qu'on frappe à ma porte ou qu'on m'appelle sur mon téléphone portable (ces deux mensonges, en plus, je les ai déjà fait avec elle). Pas d'échappatoire. 

Alors voilà : soufflez-moi des idées pour que je n'y passe pas tout l'après-midi ! Ayez pitié de moi ...

samedi 8 mars 2025

Etranges coutumes rurales

Pour monter dans les Monts du Lyonnais, j'ai du prendre les transports en commun (ma voiture était en révision). Habituellement, je ne les prends jamais. Trop horreur de ça ! Un peu tendu donc, le Calyste. 

D'abord le métro jusqu'à Gorge de Loup. Bondé. Et pourtant, j'avais cru avoir choisi un horaire propice. Tous ou presque absorbés par leur téléphone, mines boudeuses comme si on avait voulu leur prendre leur os.

Et puis le bus. Mais par où passe-t-il, ce foutu bus ? Moi, en voiture, le trajet est beaucoup court ! Des quartiers, immeubles, villas, centres commerciaux, qui ne me disent rien. Au bout de presque 1/2 heure, je me reconnais. Je ne me suis donc par trompé de bus ! 

Dans ce bus, j'ai été fort surpris par une étrange coutume. Dire bonjour au conducteur en montant, la me paraît la moindre des politesses. Mais dire au revoir en descendant ? Le premier que j'entends, je me dis : ils doivent se connaître. Le deuxième : tiens encore un habitué de la ligne ! Mais au dixième, quinzième, vingtième ????? 

Eh bien, je ne trouve pas ça si mal que ça ! Bon, j'avoue : ça ne m'incitera pas à prendre plus souvent le bus ....

samedi 22 février 2025

Retrouvailles

A midi, j'ai déjeuné avec Petrus, un des lecteurs de mon blog. Je ne l'avais rencontré qu'une fois auparavant, il y a douze ans si je ne me trompe pas, chez un garçon blogueur de Lyon qui, suite à de graves ennuis de santé, a préféré en finir et s'est jeté dans la Saône. 

Suite à ma "question indiscrète", nous avons pris rendez-vous dans un bouchon lyonnais pour aujourd'hui, à midi. J'étais un peu anxieux : allais-je le reconnaître? C'est lui qui m'a reconnu grâce à ma moustache. Nous connaissant si peu, aurions quelque chose à nous dire ? Anxiété totalement inutile : tout s'est très bien passé et nous nous reverrons sans doute sans attendre aussi longtemps. 

Et, comme on risque de me le demander, voici ce que j'ai choisi de mettre dans mon assiette : œuf meurette aux lardons, quenelle de Lyon et baba au rhum. 

Merci, Petrus, pour ce bon moment passé ensemble.