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samedi 25 juillet 2026

La vieille chienne

Je lisais tranquillement, assis sur un banc au bord de l'eau. Une femme passa avec une vieille chienne en laisse et me dit bonjour comme il est de coutume dans ce coin-là. Jusque là, rien que de très ordinaire. Quelques minutes plus tard, des promeneurs m'informèrent qe la chienne était au plus mal et refusait d'avancer en respirant bruyamment. L'un d'eux partit au restaurant proche chercher tout ce qui pouvait servir de "véhicule" pour la ramener jusqu'à la voiture de sa maîtresse. Tout le monde s'y mit et fit preuve de bonne volonté. Personnellement, je plaignais la maîtresse car je ne donnais pas cher de l'animal et je sais comme il est  psychologiquement difficile de voir disparaître son compagnon à quatre pattes. 

Le lendemain, je recroisai cette femme, seule cette fois. Elle m'expliqua qu'après un passage chez le vétérinaire, la chienne s'en était sortie : un simple problème respiratoire ! Mais elle a tout de même douze ans ... S'ensuivit un longue échange entre la dame et moi.

Ce qui m'a surpris et ému, c'est cette sorte de "communion" pour venir en aide. Je ne pensais pas que c'était encore possible. Mais j'avais tort !

vendredi 1 mai 2026

Bon 1er mai à tous !


mercredi 18 mars 2026

Mes chers voisins (2)

 Passons maintenant à ma voisine du dessous, la vieille dame souriante et discrète (même si un peu bavarde, surtout au téléphone). Bizarrement, ce lundi après-midi, elle a été prise d'une sorte de crise d'hystérie, la première que je vois chez elle. Tout ça parce que l'interphone  ne fonctionnait plus ! 

Voilà  bien une chose dont je me fous complétement. Depuis des années, le mien sonne mais je ne peux entendre la personne que m'appelle. Et c'est pour moi un avantage considérable ! Lorsque quelqu'un va passer me voir, il me prévient au téléphone avant. Sinon, je ne réponds jamais. Adieu les fâcheux et les quémandeurs ! 

Mais, ce jour-là, après vérification, plus rien ne fonctionnait. La brave dame, qui n'est pas propriétaire, me demande d'appeler la régie pour leur signaler la panne. On me répond que le nécessaire sera fait une fois un électricien contacté. Bien. Je rappelle ma voisine pour la mettre au courant. "Mais vous leur avez bien dit que c'était une urgence ! Si je tombe malade cette nuit !" (Elle est solide comme un roc ! ). Elle me demande le numéro de la régie pour téléphoner elle-même, et me rappelle après. Elle est tombée sur une personne très malpolie selon elle et qui n'en avait rien à faire. Je rappelle donc et tombe sur la même personne, la même que la première fois qui, à moi, répond très poliment. Bizarre, tout de même. Le nécessaire a été fait : un électricien va passer en fin d'après-midi ou le lendemain. Je rappelle la voisine et la rassure (à moitié ...)

L'électricien arrive assez vite. C'est le même ,que la fois précédente, lorsque la minuterie du hall était bloquée. Je le reconnais. "Eh oui, c'est moi, l'africain !" (Il est noir comme le charbon.) Je tente l'humour : "Ca ne se voit pas du tout !" J'attends sa réaction : peut-être suis-je allé trop loin ? Mais il ,éclate de rire, comme l'avait fait un employé de la cantine scolaire lorsque, voyant ses cheveux de plus en plus gris, je lui avait fait remarquer qu'il blanchissait (mes collègues en avaient été estomaqués !)

La panne est vide réparée, pas assez vite cependant pour éviter que n'arrive le grincheux du troisième qui, bien sûr, grincha : il ne sait faire que ça !

samedi 21 février 2026

Voyages avec Lakdar


Je pense que tout le monde a compris mon amour des livres et de la littérature. Pourtant ce n'est pas un livre de littérature qui, tout au long de ma vie, m'a fait le plus rêvé. Bien sûr, certains romans lus il y a longtemps restent gravé dans mon esprit, avec des souffles de plaisir et de nostalgie. Pourtant, c'est autre chose qui m'a fait le plus rêvé. 

Quand je suis entré en sixième, il a fallu acquérir un certain nombre de livres. Heureusement, par le biais de je ne sais plus quelle association, nous pouvions les acquérir d'occasion. A la fin de l'année, nous les rapportions pour obtenir ceux de l'année suivante. Sauf un car il était censé nous servir tout au long de nos études : l'Atlas. Il avait fallu l'acheter neuf. Je peux certifier aujourd'hui que je ne m'en suis jamais servi en classe, ni au collège, ni au lycée. 

C'est ce livre qui m'a le plus fait rêvé. Mon premier bonheur fut de voir la carte de France, que je dessinais encore et encore, tant j'aimais sa silhouette. Je regardais aussi les autres pays du monde mais c'était moins leur forme qui m'emballait que les noms des villes et des régions que je découvrais. D'ailleurs, mon blog a pour titre Potomac suite à la lecture des romans de James Fénimore Cooper et à cet atlas.

Et puis j'avais un copain, Lakdar qui habitait le village et venait souvent me rendre visite dans le pré du haut de ma grand-mère où je gardais chèvres et moutons. Pour les chèvres, il fallait être vigilants : dès que nous tournions la tête, elles disparaissaient pour aller voir ailleurs si l'herbe était plus verte. Mais les moutons étaient plus dociles et moins rusés. Alors, j'apportais avec moi mon atlas et nous étions deux à rêver ! Je me souviens particulièrement d'une idée folle (après celle de vouloir transformer plus tard, quand nous serions grands, la ferme de mes parents en orphelinat) : celle de partir à vélos tous les deux et de voyager en Italie (déjà l'Italie !), en en faisant le tour. Avec l'atlas, nous avions programmé notre itinéraire : Florence, Rome, Naples, etc. 

Inutile de dire que ce projet ne s'est jamais réalisé, en tout cas avec Lakdar et à vélo. Dans notre enthousiasme enfantin, nous avions juste gommé le passage des Alpes .... Je me demande parfois, s'il est encore en vie, s'il a encore en tête ce rêve. Pour ma part, je l'ai en quelque sorte réalisé (en tain et en voiture). Et j'ai aussi beaucoup voyagé dans d'autres pays. Pourtant, encore aujourd'hui, il m'arrive de ressortir de la bibliothèque ce vieil atlas qui, bien sûr, n'est plus tout à fait exact, et de me remettre à rêver.

mercredi 21 janvier 2026

Momentini

- Rencontré ma vieille voisine ce matin qui rentrait de faire ses courses. Je ne l'avais pas vu depuis au moins un mois, peut-être plus. Alors que nous nous souhaitions une bonne année, elle a voulu que l'on s'embrasse pour l'occasion. C'est là que je me suis rendu compte à quel point j'ai perdu l'habitude des bises depuis le covid et les confinements. Déjà que je n'étais pas très bic-boc .

- J'ai été recensé cette semaine. Cela n'était pas arrivé depuis de nombreuses années. Une petite dame à la retraite qui, auparavant, était employée de mairie et a comme nom de famille le prénom d'un grand écrivain roumain dont elle avait lu quelques romans, comme moi. Une dame charmante et très pro qui habite la rue voisine et à qui à j'ai donné les coordonnées de ma nouvelle généraliste qui est largement plus proche que celle qu'elle a trouvé avec beaucoup de mal. Du mal, nous en avons dit de l'ancienne, mais est-ce dire du mal que d'être objectif ? 

-- Un recensement étant, à mon avis, une façon de compter la population d'une ville, d'un pays, etc..., j'ai tout de même été surpris par quelques questions, en particulier sur les lieux de naissance des parents et surtout sur l'existence ou non d'une salle de bains dans mon appartement. Nous prépare-t-on de nouveaux impôts sur cette salle de bains qui serait un signe extérieur de richesse ? Décidément, le monde marche sur la tête !

vendredi 2 janvier 2026

Ca ne s'écrit pas comme ça ?

Quand on aime, on ne compte pas (les fautes). Moi, je vous aime tous, alors je vous envoie ces deux charmantes demoiselles qui, je l'espère, sauront vous combler !

lundi 17 novembre 2025

Monmentini

- Jusque là, c'était agréable : il pleuvait souvent le matin (ou alors il faisait gris). Mais le matin, en général, je dors. Puis, en fin de matinée, le bleu faisait une percée et s'installait pour plusieurs heures, avec des températures agréables (et pas de saison, comme ils disent à la télé). Mais aujourd'hui, c'était autre chose : obligé d'endosser un vêtement plus épais (je découvre que sa fermeture éclair est cassée !) Et, au bout d'une heure de promenade au bord du Rhône, je renonce : le vent du nord a retrouvé le couloir araro-rhodanien !

- Xavier Emmanuelli est mort le 16 novembre, hier donc. On en parle très peu. Il est pourtant un des co-fondateurs de Médecins Sans Frontières en 1971.

- Y a-t-il pire malédiction que d'avoir des amies très, très, très bavardes ? Ce matin, téléphone de 3/4 d'heure, il y a quinze jours, de 1 heure. Alors, parfois, je ne réponds pas, mais c'est reculer pour mieux sauter. Sinon, je peux invoquer une envie pressante, ou que l'on frappe à ma porte. Mais pas trop souvent, ça deviendrait suspect. Ce matin, ce fut ma voix défaillante qui m'a sauvé mais au bout de 3:4 d'heure tout de même.



samedi 1 mars 2025

Conversation entre les tombes

Il y a quelques jours, à pied jusqu'à la tombe de Pierre. A l'entrée secondaire du cimetière, une plaque signale une tombe du Commonwealth.  Depuis que je fréquente les lieux, je ne l'ai jamais vue. Un employé est justement là lorsque j'entre. Je lui demande. Las, il ne tra vaille ici que depuis deux mois. Mais la discussion commence (et durera pratiquement une heure). C'est un jeune vietnamien d'environ 25 ans qui, auparavant était serveur-restaurant dans un des grands bateaux de croisière amarrées devant la fac. 

Il préfère son nouvel emploi, surtout par le fait qu'il est toujours dehors, à entretenir les tombes pour le compte d'un fleuriste. Je lui parle de celle de Pierre qui se met à pencher. Il me demande de l'y conduire et me promet, même si je n'ai pas de contrat d'entretien avec le fleuriste, de s'en occuper  gratuitement. Plutôt sympa comme geste de sa part ! Je compte bien le revoir à l'occasion, surtout qu'en plus d'être sympa, il est plutôt mignon ....

Quant là la tombe recherchée, je ne l'ai toujours la trouvée, même sur Internet !

lundi 17 février 2025

Réponse aux commentaires sur la question indiscrète (Par ordre d'apparition à l'écran)

- Plume : oui, je lui tous les commentaires que l'on me laisse. je réponds toujours parce que, pour moi, c'est la moindre des politesses. Même par un mot. Et j'aime aussi que l'on fasse de même pour ceux que je laisse par ci par là. Tu fais partie de mes plus anciens "fidèles" et je t'en remercie. Mais je regrette vraiment que tu aies mis fin à ton blog. Tu me demande pourquoi je pose la question en ce moment : sincèrement, je n'en sais rien.

- Karagar : Tu as dû arriver par Cornus, à mon avis. "comme on rend visite à des proches". Ca me touche, ce que tu écris là. Même si nous avons des différences, nous nous apprécions. Et tes commentaires sur la peinture, je les apprécie vraiment, car ils sont sincères.

- Bleck : je ne savais pas que tu venais ici depuis aussi longtemps, même en "cachette". Tu as cité les thèmes qui ne t'intéressent pas et c'est une belle preuve de sincérité et de confiance. Pour l'humour, j'essaie : un blog est fait aussi pour ça, non ? D'ailleurs, c'est là un sujet où tu me bats à plates coutures. Pour ma sexualité, je n'en ai jamais fait mystère ici, et je ne vois pas pourquoi je l'aurais fait (même si, dans la "vraie" vie, il m'arrive bien sûr d'être plus discret. Je n'en ais pas des tonnes parce qu'il n'y a pas à en faire de tonnes. je suis un homme qui aime les hommes. Point. Mais je ne me résume pas à ça. Le titre: tu me fais très plaisir car j'y tiens beaucoup (il est expliqué dès mon premier article) comme, d'ailleurs, je tiens à la photo de la colonne de droite.

- Cornus : mon vieux complice (et j'y associe Fromfrom, même si, à mon goût, elle est trop discrète. Je pense que tu es arrivé là par Lancelot, mais peut-être est-ce par Plume, je ne sais plus. Je ne m'attarderais pas sur tous les compliments que du me fais car je suis aussi assez pudique. Oui, au début, je ne devais pas être très drôle, mais ce blog m'a sans doute aidé beaucoup à avaler la mort de Pierre, deux ans avec que je l'ouvre. Depuis, j'ai évolué : le manque est toujours là, souvent, mais j'en parle moins. Content de savoir que je te rassure parce que, pour moi, venir ici chaque soir (ou presque) me rassure aussi. Ne t'inquiète pas : oui, nous nous reverrons !

-Petrus : nous nous sommes aussi rencontrés, une seule fois car, finalement, j'ai connu Fabrice peu de temps avant sa mort. Le matin, tu es toujours le premier à passer me lire et ça me fait plaisir. Tout ce que tu dis sur la thérapie et la connaissance de l'Autre est très vrai : je suis assez comme ça aussi. Et mes absences sans prévenir ! Mais, après, j'en rends généralement compte et, ainsi, tu as le "plaisir" de la découverte. ce que je souhaiterais, c'est que, si tu repasses par Lyon, tu me fasse signe : on pourrait se faire un bouchon, comme nous le faisions avec Fabrice. 

- Jean-Luc Saint-Marc : heureux que tu l'y sois installé ! Je suis aussi fidèle chez toi et apprécie tes photos et ta forme d'humour dans les commentaires que tu laisses sous les miennes. Et, pour l'amalgame, il me plaît beaucoup aussi. 

- Fromfrom : ma douce à qui je fais ici un gros bisou. Non, je ne savais pas que tu passais tous les matins, mais ça me fait beaucoup plaisir. Question humanité, il me semble bien que tu n'as rien à m'envier !! Et, même si nous ne sommes pas vu depuis longtemps, je suis sûr que nous n'aurons pas de problème pour reprendre la conversation là où nous l'avons laissée, à la virgule près. A bientôt, j'espère, ma Fromfrom (j'espère que Cornus n'est pas jaloux ...)

- Jérôme : tes passages, même irréguliers, me font toujours plaisir. Mais attention : je vais peut-être finir par te faire payer mes cours particuliers !

-Chroum : attention : ne réfléchis pas trop longtemps. Tu vas te fatiguer ! Blague à part, si tu aimes venir chez moi, crois bien que c'est la même chose pour moi chez toi !

- Nicolas : tu es le dernier arrivé au Potomac et je te remercie d'y être venu. J'aime aussi lire tes (rares) articles, très bien écrits et intéressants (même si parfois un peu "noirs"). Un lieu reposant et paisible : je te remercie de ces mots et j'espère que notre "fraternité" durera longtemps.

J'espère n'avoir oublié personne. Et, encore une fois, merci à tous d'avoir répondu !

jeudi 6 février 2025

Aujourd'hui

Réveil difficile, mais il fallait que je me lève : j'étais invité à déjeuner au fin fond de Villeurbanne. J'ai failli annuler, et puis non : d'abord, on n'annule pas au dernier moment, et puis ces gens-là, je ne les avais pas vus au moins depuis deux ans. Qui ? Un ancien collègue de Pierre que je connais depuis environ cinquante ans et son ami depuis quarante-cinq ans. C'était à la fois un plaisir de les voir et un malaise sensible : L'ex-collègue de Pierre a un début d'Alzheimer et j'en ai marre de voir mes amis péricliter les uns après les autres.

Pendant ma douche, mon fixe sonne : téléphone privé. Le la pub, peut-être ? 

Je vais aller chez eux en bus. Je sais lequel mais, à cause de ces foutus travaux à Lyon, ses arrêts ont changé. Où dois-je le prendre ? Après une enquête digne d'Hercule Poireau, je trouve. Arrivé chez eux une 1:2 heure plus tard, après maintes déviations. Et là, il faut un code pour entrer dans la propriété. Heureusement, une jeune femme arrive à ce moment-là et m'ouvre. Oui mais bâtiment A ou bâtiment B ? Je finis par trouver leur boîte à lettres parmi une centaine d'autres : bâtiment B. Et là, je vous le donne en mille : il faut un code ! Foutu progrès ! J'appelle sur le portable : répondeur ! Me serais-je tromper de jour ? Je commence à fumer intérieurement. Finalement, ils me répondent et descendent m'ouvrir. Mais que vois-je sur mon écran ? Appel manqué ! Puis message vocal : c'est la généraliste que j'avais essayé de contacter et qui me rappelait. Elle va me rappeler dans la journée. Alors, toute la journée, mon portable à portée immédiate de main. Apéro, repas, café, clope Toujours rien.

Vers cinq heures, je prends congé. Un es deux amis m'accompagne jusqu'à l'arrêt de bus. Pas question de rentrer à pieds : il me faudrait une bonne heure (je le faisais autrefois) et il fait un froid glacial. Le bus apparaît tout au bout de la rue et, là, mon téléphone sonne ! La généraliste ! Je n'entends presque rien à cause du bruit de la circulation. Je finis par comprendre qu'elle va me proposer un R-V par SMS. C'est bon : j'ai trouvé une nouvelle généraliste et à à peine dix minutes de chez moi ! Il y a vraiment des moments dans la vie où il faut être patient ! Mais tout de même joie en fin de journée.

La fatigue ? Physique, toujours là. Et psychique en plus ....

lundi 13 janvier 2025

Un homme que j'aime

Georges, le mari de Kikou, est toujours en ehpad pas très loin de chez lui. Il va avoir 90 ans ces jours-ci et son état mental ne s'arrange pas, loin de là ! Sa belle-fille, au téléphone, m'a raconté ses dernières sorties. Il prétend qu'il a aidé les bénévoles lors des dernières crues de Chavanay et qu'ensuite, le ministre l'a appelé en personne pour le remercier et le féliciter.

Je suis allé le voir une fois et j'avais eu de la chance ce jour-là : nous avions eu une longue conversation presque normale. Je ne sais pas si j'y retournerai : ça me fait trop mal.

samedi 11 janvier 2025

Propos de dépose-livres

Une dame d'une cinquantaine d'années :

- Moi, je lis surtout du Gérard de Villiers mais je vais sans doute me mettre à Stendhal. Vous connaissez ?

lundi 6 janvier 2025

La surprise du lendemain

Le lendemain, le dimanche donc, comme j'avais en poche un billet (qui ne m'avait pas coûté cher !) pour la Biennale d'Art contemporain, je décidai d'aller faire un tour sur un site qui m'attirait l'œil depuis longtemps : celui des Grandes Locos, à la Mulatière (sorti sud de Lyon). Plus d'ailleurs pour le site lui-même que pour ce qui y était exposé (sur le quel les appréciations étaient assez tièdes). 


En cours de visite, je fis par hasard la connaissance d'une dame très sympathique avec je passai presque tout l'après-midi. Elle était copiste musicale et passionnante. Par crainte de m'engager sur une impasse ou de lui donner de faux espoirs, je la tins vite au courant de mes goûts sensuels. Ca la fit rire de voir que je me sentais "obligé" de le lui dire. 

Visite donc, échange riche sur la musique, l'opéra en particulier, les grandes salles lyriques d'Europe. Elle était fumeuse. Je lui offris une cigarette et elle un vin chaud. Nous nous quittâmes sur une bise et l'échange de nos coordonnées. 

Mon week-end n'a vaiment pas été banal !

samedi 4 janvier 2025

Etrange après-midi (1)

Que faire un samedi après-midi ? Prendre la voiture pour une marche dans la nature ? Non : c'est la rentrée des vacanciers, donc du monde sur la route, et puis il ne fait pas assez beau. Alors, à pieds jusqu'à Bellecour et retour ? C'est partie.

Alors que je suis assis sur un banc en train de fumer une cigarette, un grand noir costaud s'approche et me parle de Jésus-Christ. J'avais déjà eu affaire à deux de ses collègues il y a quelque temps. Les personnes d'un certain âge sont-elles leurs cibles favorites ? Au demeurant, fort sympathique, le monsieur (comme les précédents, d'ailleurs). 

Et là, j'ai envie de m'en payer une tranche ! Je touche un peu ma bille pour ce qui est de ce qui touche le religieux et le m'amuse comme un petit fou. Je le coupe,  je le contredis ou plutôt je lui mets le nez dans ses contradictions, dans ses à peu près. Il est patient (ça doit faire partie de sa formation d'évangéliste !). Il tient, moi aussi. Mais je finis par me geler et le quitte (sans avoir pris son papier d'invitation). 

Au retour, je tombe sur un autre noir qui commence le même refrain. Mais là, je me suis assez amusé pour aujourd'hui.

dimanche 25 août 2024

Trente-et-un ans plus tard

Une surprise il y a quelques jours en ouvrant ma boîte à lettres: sous de la pub, une carte postale. Elle vient de Grèce (je regarde toujours l'illustration avant de lire le texte) Ce sont une ancienne collègue et son mari qui m'écrivent. J'apprécie (je suis le dinosaure : j'aime les cartes postales !).

Mais ce qui m'a plus touché, c'est une phrase de ma collègue : "Je suis sur les traces de notre voyage d'il y a plus de 31 ans déjà ! Quel bonheur !"

Et là, immédiatement, les souvenirs surgissent, les visites, les rires, les surprises, les visages, le bonheur oui. Et puis je relis :" plus de 31 ans" J'avais donc 40 ans ! J'y croit à peine ! Me revient alors le souvenir de photos, que j'ai toujours, dans un album, à l'ancienne. Une, en particulier : ma collègue assise devant une maison bleue et blanche (où ?), tout sourire, des élèves éparpillés autour d'elle. Le paysage n'a pas dû changer depuis. Nous si .....

lundi 8 juillet 2024

En juillet, à l'école ? (2)

Je suis allé à cette fête un peu tendu. Je l'étais tout autant en repartant, après le repas du soir pris sous barnum sur le nouveau site.  Tendu en arrivant car je ne savais pas trop ce qui m'attendait. Qui allais-je revoir ? Les reconnaitrai-je plus de soixante ans après ? A quoi ressembleraient les anciens locaux (je n'y allais pas pour les nouveaux) ? Tendu au départ le soir et aussi un peu déçu. Aucun de ceux de mon âge n'était là. J'ai longuement bavardé avec d'autres, plus vieux ou plus jeunes, dont Suzanne, la sœur d'Yvon, de deux ou trois ans notre aînée. J'ai retrouvé une ancienne institutrice adorée : elle  maintenant 96 ans et se déplace avec un déambulateur, aidée par sa fille. je ne crois pas qu'elle m'ait identifié, mais puis-je lui en vouloir ? Les photos de groupe-classe était assaillies (pour donner une idée, au repas du soir auquel tout le monde n'est pas resté, nous étions 360 inscrits !). J'ai pu tout de même en repérer certaines que j'avais moi-même envoyées. J'ai aussi, hélas, appris la mort ou la maladie de quelques-uns. 

Et puis, un grand bonheur (outre Suzanne) : une dame que je n'aurais pas repérée si ma sœur n'avait entendu de qui il s'agissait. Elle tenait, au bourg, la toute petite librairie (et bonbons) où j'ai acheté mes tout premiers livres (Bibliothèques rose et verte. Dès que j'avais trois sous dans ma vieille boîte à dragées en carton, je faisais plusieurs kilomètres à pied (et ça montait et descendait !) pour aller en choisir un. Elle avait l'air ému de ce que je lui racontais et m'a permis de la photographier; La voici, ma "muse" :

jeudi 4 juillet 2024

Aller-retour ou presque

J'ai passé ce lundi et mardi chez Emile, à Aix-les-Bains. Après plusieurs hospitalisations et chimiothérapies, il est rentré chez lui. Il souffre d'un lymphome du manteau, un cancer que l'on sait soigner (ce fut même le premier cancer à l'être). Je l'ai trouvé en assez bonne forme et avec bon appétit. Son jardin, lui, était en jachère et c'est pour ça que je suis monter le voir. Je l'ai aussi transporté au supermarché, à la pharmacie, chez le kiné. 

Et surtout, je me suis occupé de ses iris (et il y en a un paquet !), j'ai désherbé, taillé la vigne vierge et le lierre. Tout ça avec un sécateur qui coupait "comme les jarrets de ma grand-mère". Et sous une grosse chaleur même si le ciel était assez nuageux. 

Un insecte que je n'ai même pas vu m'a piqué dans le cou, une piqure très douloureuse que j'ai soignée avec une méthode ancestrale : de la salive (puis de l'alcool pour désinfecter). Et ça a marché !

Mais aujourd'hui, je suis perclus de courbatures : dans les jambes, les bras, le dos. Rien d'étonnant : je n'ai pas arrêté, il y avait beaucoup à faire (et je n'ai pas fini !). Ca passera ! 

Tellement occupé que je n'ai même pas pensé à prendre des photos, même de ses hortensias que je n'ai jamais vus aussi beaux ! Une seule, le soir du lundi : la venue de la nuit sur le Revard : 

samedi 29 juin 2024

Coïncidences

Aujourd'hui, c'est la saint Pierre. Tout à fait par hasard, je publie un article sur l'église Saint-Pierre de Brancion. Et je rencontre par hasard une très ancienne amie, Gisèle, que je croyais repartie dans sa Bretagne natale et pas vue depuis plus de dix ans. Nous avons passé tout l'après-midi ensemble, à nous remémorer la communauté de la rue Vendôme, tous ces gens aujourd'hui éparpillés un peu partout. Mais certains sont encore dans les environs de Lyon. Et nous avons convenu de nous retrouver à la fin de l'été pour fêter ces retrouvailles. Encore un truc qui ne va pas me rajeunir ! J'avais à peine vingt ans à l'époque. L'une était (et est toujours) poétesse, une autre travaillait aux Antiquités Historiques, un autre était archéologue, un autre travaillait dans le BTP et le dernier était représentant pour une grande marque de soutien-gorge !

vendredi 24 mai 2024

Romano-sarde

Ce midi, déjeuner avec Joëlle, une ancienne collègue toujours en activité. Un resto italien tout près de Saint-Louis, ouvert depuis quelque temps et où je m'étais promis de mettre les pieds. Je n'ai pas été déçu, en particulier par un dessert sicilien dont je n'avais jamais entendu parler. 

Et surtout l'occasion de bavarder (en partie en italien) avec le patron, un romain d'origine sarde qui m'a l'air d'être très cultivé, ce qui ne gâte rien. Y sont passés l'Ombrie, la Sicile et bien sûr la Sardaigne, les étrusques, les nuraghes, et, un peu mais pas trop, Rome. Bref, je pense y tourner sans trop tarder.

lundi 5 février 2024

Bribes verbales d'hier

Ma balade d'hier fut jalonnée de quelques courtes conversations :

- 1 : un vieillard (si c'est moi qui le dis ...) vouté, à la chevelure blanche, à l'allure de sdf qui me salue dans la rue et me dit bonjour. Comme ça, gratuitement, sans rien demander et avec le sourire.

- 2 : un noir, à l'allure d'armoire à glace, qui m'interdisait de prendre des photos sur une place du 7°.  Sans doute beaucoup de sans papiers sur cette place. Mais je ne photographiais pas les personnes : simplement une affiche qui me plaisait. Une sorte de dog hurlant qui voulait m'impressionner. Il n'a fait que me faire sortir de mes gonds. Je l'ai envoyé chier en lui disant que je faisais ce que je veux, quand je veux, où je veux. 

- 3 : ma coiffeuse qui allait récupérer sa fille et m'a trouvé, avec mes cheveux longs (et frisés) une allure d'artiste bohème. En fait, après mon gros rhume, juste un myen d'éviter le froid ...


- 4 : un couple d'étudiants, elle asiatique, lui grand fifrelet timide. Ils marchaient derrière moi. Elle lui disait qu'elle aimerait visiter Saint-Pétersbourg. Alors, je leur en ai parlé. 

On ne s'ennuie pas quand on parcourt les rues