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vendredi 1 mai 2026

Les Pierres folles

Situé au lieu-dit « Pierre Folle », sur la commune de St-Jean-des-Vignes (Rhône), ce jardin fut créé, à partir de 1987, sur les zones remblayées d'une ancienne carrière de la société Lafarge Ciments où l'on peut voir des objets géologiques remarquables, dont une très belle faille. Ceux-ci ont justifié l'aménagement d'un site, ouvert au public, sous forme d'un parc géologique et botanique.

En septembre 1988, le sentier géologique, expliqué par des panneaux d'information, fut inauguré en présence du volcanologue Haroun TAZIEFF, alors que les premières plantations d'arbres et d'arbustes avaient été effectuées lors de l'automne précédent.

Des espèces herbacées furent ensuite plantées ; tous les végétaux furent étiquetés et des panneaux d'information botanique furent installés. Le jardin botanique, ainsi développé progressivement de 1987 à 1994, put être inauguré en avril 1995.

Entre temps, une association, l'association Espace Pierres folles, avait été créée pour gérer le site et étudier la construction d'un musée. Elle réunit environ 150 adhérents et les représentants des 11 communes de la région Beaujolais-Azergues ayant constitué un SIVU pour la construction du musée : Alix, Belmont d'Azergues, Charnay, Châtillon d'Azergues, Chessy-les-Mines, Civrieux d'Azergues, Lozanne, Marcy-sur-Anse, Morancé et St-Jean-des-Vignes. Ce musée fut inauguré et ouvert au public en avril 1992.

Le musée : 

Exposition temporaire (artistes du Beaujolais)







Exposition permanente : 













Extérieur et Jardin : 










Tout cela peut paraître un peu austère et pourtant ça nous a passionnés, en particulier grâce à un film projeté dans l'auditorium et un une excellente visite guidée. En plus, il n'y avait pratiquement personne ! 

La fin de la journée fut consacré à la cueillette du muguet des bois. Récolte abondante !

mardi 12 août 2025

Prendre l'air entre la Loire et le Rhône (4)

Pour rejoindre le Rhône, nous empruntons une des routes panoramiques descendant sur Condrieu (il y en a apparemment au moins deux !)


De là, nous regagnons l'autre vallée, celle du Gier, pour approfondir nos connaissances sur le Rocher Perçu de Tartaras. Depuis le parking, on peut descendre à pied jusqu'à l'ancienne maison du gardien. A mes précédentes visites, je pensais qu'il s'agissait d'une propriété privée puisqu'il il y a encore la boîte aux lettres Mais non : le chemin propose aujourd'hui des panneaux explicatifs avec photos de différentes époques. 

Le tunnel est derrière cette photo du .... tunnel


Maison de l'ancien gardien

Au fil des écluses





Plus loin, le Gier en liberté.

L’histoire débute à l’époque du roi Louis XV. Au XVIIIe siècle, le charbon est déjà exploité du côté de Rive-de-Gier mais les entrepreneurs souffrent de l’enclavement de la région : très difficile d’acheminer le précieux combustible vers Lyon, ou pire, en direction de Paris. Le transport se fait donc à dos de mulet, lentement et par petites quantités. L’idée germe de relier les deux grands fleuves : le Rhône et la Loire

 Saint-Étienne, petite ville qui commence à grandir se montre défavorable : le futur canal détournerait les chemins de transport de marchandises hors la ville, à coup sûr un mauvais coup pour son économie. À l’opposé, Paris et Lyon se montrent intéressés. Les Lyonnais sont favorables uniquement au tronçon Givors-Rive-de-Gier qui permettrait à l’ancienne capitale des Gaules d’être bien approvisionné en charbon. Paris, par contre, pousse à l’aménagement complet du canal car pour recevoir le charbon du Gier, il faut que l’accès à la Loire soit réalisé.

Le canal de Givors à Rive-de-Gier est alors bien vite terminé en 1780 et en décembre, il est ouvert à la navigation. À hauteur de Tartaras, village situé le plus haut sur le plateau, la vallée du Gier est assez étroite et faire passer le canal par là le rend trop dépendant des crues. Alors, les ingénieurs de Zacharie décident de ne pas contourner la falaise mais de passer dessous. Ils vont ainsi imaginer un tunnel à travers le rocher (percé pour l'occasion) de 166 mètres de long. À l'intérieur, une chaîne est scellée dans le mur afin de permettre aux margoulins, les hommes qui tirent les bateaux, de continuer à faire avancer les embarcations. À la sortie, les écluses numérotées 19 et 20 permettent de rattraper la dénivellation descendante en direction de Givors.

L'activité est florissante et fait les affaires des actionnaires. Pourtant, le concurrent qui causera sa perte, apparaît à ce moment-là : le chemin de fer. Beaunier ouvre la première ligne de Saint-Étienne à Andrézieux en 1827 puis en direction de Lyon en 1830. Dès cette année là, une partie du transport du charbon se reporte sur le train. Le canal de Givors perd près de 60% de ses recettes entre 1830 et 1832. La direction décide de baisser ses tarifs et de prolonger le canal jusqu'à La Grand-Croix. Les travaux ont lieux entre 1834 et 1838. Le trafic retrouve un peu de vigueur mais des problèmes surviennent peu d'années après : des fuites d'eau à cause de l'exploitation minière en sous-sol, les crues du Gier qui abîment l'ouvrage.

En 1841, la Compagnie du canal signe un accord, plutôt défavorable pour elle, avec la Compagnie du chemin de fer qui répartit le trafic : 70 % pour le train, 30 % pour les bateaux. Le déclin du canal de Givors se poursuit. L'entreprise est reprise par la Compagnie générale des mines de la Loire en 1845 puis par la Compagnie des mines de Rive-de-Gier en 1854. Celle-ci n'entretient plus l'ouvrage malgré la persistance de la navigation notamment pour amener du sable pour les verreries. La navigation s'arrête officiellement en 1878, même pas 100 ans après l'ouverture du canal de Givors. La fin d'une aventure qui aurait pu être belle, longue et prospère...

vendredi 3 janvier 2025

vendredi 12 juillet 2024

D'autres 12 juillet

- 783 : mort de Bertrade de Laon dite « Berthe au Grand Pied », reine franque carolingienne

- 1515 : le nouveau roi de France François Ier est accueilli à Lyon, sur la route de sa première campagne d'Italie

- 1536 : mort d'Érasme, humaniste et théologien néerlandais 

- 1543 : le roi d'Angleterre Henri VIII se remarie, avec Catherine Parr 

- 1712 :mort de Richard Cromwell

- 1790 : adoption de la constitution civile du clergé en France révolutionnaire.

- 1813 : naissance de Claude Bernard, médecin et physiologiste français

- 1876 : naissance de Max Jacob, poète français

- 1884 : naissance d'Amadeo Modigliani, peintre et sculpteur italien 

- 1904 : naissance de Pablo Neruda, poète, écrivain, diplomate, homme politique et penseur chilien, prix Nobel de littérature en 1971

- 1906 : arrêt de réhabilitation du capitaine Alfred Dreyfus.

- 1918 : naissance de Roger Couderc, journaliste sportif français, spécialiste du rugby à XV 

- 1935 : mort d'Alfred Dreyfus, officier français, victime d'une importante erreur judiciaire

- 1937 : naissance de Lionel Jospin

- 1971 : début de la démolition des Halles de Paris.

- 1997 : mort de François Furet, historien et académicien français

- 2013 : catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge tuant sept personnes à la suite du déraillement d'un train de banlieue parisienne.

dimanche 23 juin 2024

Jura 2024 (9)

Mardi 11 juin (1)

Autre lieu non encore visité : Saint-Lothain (Jura), près de Poligny.

Le village viticole de Saint-Lothain occupe le site de l'ancien village gallo-romain de Silèze, détruit au vie siècle. Lautein, ou Saint Lothain, ou Lautenus en latin, moine ermite bénédictin de l'abbaye Saint-Symphorien d'Autun, vient évangéliser la région de Silèze, où il convertit de nombreux disciples, fonde les prieuré de Saint-Lothain de soixante moines en 480. Le village est rebaptisé de son nom après sa disparition, et conserve son sarcophage et ses reliques dans la crypte de l'église. Le prieuré de Silèze est relevé par l'abbé Bernon de l'abbaye de Baume-les-Messieurs (entre autres fondateur de l'abbaye Saint-Pierre de Gigny en 880, puis de l'abbaye de Cluny en 909).

A noter que le village possède une ancienne carrière d'albâtre largement exploitée pour les sculptures des églises voisines. Ce marbre d'albâtre très riche a servi entre autres à la construction des tombeaux des ducs de Bourgogne de la grande salle du palais des ducs de Bourgogne, ainsi qu'aux sculptures de l'église du monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse.

Lorsque nous arrivons, le petit parking est complet : des obsèques vont avoir lieu dans l'église, et pas n'importe lesquelles : celles de Madame Bonnot, de la famille des vins Bonnot (drôle de nom pour un négocient en vins, mais, rassurez-vous, son voisin, également négociant en vins, s'appelle Grappe !). Nous irons donc faire un tour du village.















Charles Sauria, né à Poligny le 25 avril 1812 et mort à Saint-Lothain (Jura) le 22 août 1895, est un inventeur français. En 1831, alors qu'il n'était encore qu'étudiant en chimie au collège de l'Arc à Dole (Jura), il inventa les allumettes phosphoriques à friction en remplaçant le sulfure d'antimoine par le phosphore blanc dans la formule de John Walker. On raconte que c'est le souvenir d'une explosion accidentelle survenue lors d'une expérience de chimie en classe de seconde qui lui donna cette idée. Mais il ne possédait pas les 1 500 francs nécessaires au brevet et c'est un Allemand J.F. Kammerer (parfois considéré à tort comme leur véritable inventeur, et informé par le professeur de chimie de Charles Sauria) qui fut le premier à les fabriquer industriellement l'année suivante. Ce n'est que 55 ans plus tard qu'il se vit reconnaitre la paternité de cette invention. Mais la Légion d'Honneur lui fut refusée par le Président de la République Jules Grévy, pourtant son ancien camarade de collège de Poligny. Par la suite, Sauria devint médecin. Il se consacra aux soins des plus démunis. Il était également poète, agronome, correspondant et membre de plusieurs sociétés savantes. Disciple de Fourier, Charles Sauria a tenté de mettre en place cette organisation sociale utopique, fondée sur de petites unités autonomes. Il créa avec son frère un phalanstère agricole, exploitation expérimentale dans laquelle les ressources étaient mises en commun.