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jeudi 30 octobre 2025

Une journée en deux parties

Aujourd'hui, c'était la tournée des tombes, dans la Loire (Pierre, à Lyon, ce sera demain). Cette année, je l'avoue, je vivais çà un peu comme un pensum. Trimballer des pots (avec mon mal au dos), les installer sur les tombes, revoir au fil des allées des noms d'autrefois, des parents, des amis, des voisins : ça ne m'enchantait guère d'autant que, allez savoir pourquoi, j'imaginais la journée pluvieuse, au mieux grisonnante. 

Première bonne surprise : le soleil brillait aujourd'hui. Pour la première fois, nous retrouvons le cousin germain et faisons la tournée ensemble. Ayant vécu plus de vingt -cinq ans à Toulon, il ne connait pas trop les tombes familiales et pose des questions : qui était cet Antonin ? Et cette Clémence, on et parent comment ? Du coup, nous restons plus longtemps que d'habitude et, ensuite, allons boire un café dans le seul bar restant dans le village. 

La deuxième partie de la journée, c'était la visite à la cousine (la sœur de cousin) qui, il y a peu, a fait un AVC et est encore hospitalisée. A l'entendre au téléphone, je ne m'en serais jamais douté. La surprise fut totale quand elle m'a dit pourquoi elle m'appelait : elle avait toujours sa voix joyeuse.

Sa maison de soins ne permettant les visites qu'à partir de 16 heures, nous sommes allés déjeuner puis avons tenté le coup en prétendant venir de très loin ! Et ça a marché ! Une bonne heure donc, à se remémorer des souvenirs de notre enfance, chacun y allant de son anecdote, déjà connue et découverte à ce moment-là. 

Et pour rentrer à Lyon, nous avons le plus possible emprunté les petites routes. 

Récapitulatif : une journée pleine de soleil, un bon repas partagé avec le cousin (ce qui est rare), une ,cousine qui n'a perdu ni son sourire ni son optimisme et, finalement, la joie de retrouver la famille.



dimanche 25 août 2024

Trente-et-un ans plus tard

Une surprise il y a quelques jours en ouvrant ma boîte à lettres: sous de la pub, une carte postale. Elle vient de Grèce (je regarde toujours l'illustration avant de lire le texte) Ce sont une ancienne collègue et son mari qui m'écrivent. J'apprécie (je suis le dinosaure : j'aime les cartes postales !).

Mais ce qui m'a plus touché, c'est une phrase de ma collègue : "Je suis sur les traces de notre voyage d'il y a plus de 31 ans déjà ! Quel bonheur !"

Et là, immédiatement, les souvenirs surgissent, les visites, les rires, les surprises, les visages, le bonheur oui. Et puis je relis :" plus de 31 ans" J'avais donc 40 ans ! J'y croit à peine ! Me revient alors le souvenir de photos, que j'ai toujours, dans un album, à l'ancienne. Une, en particulier : ma collègue assise devant une maison bleue et blanche (où ?), tout sourire, des élèves éparpillés autour d'elle. Le paysage n'a pas dû changer depuis. Nous si .....

lundi 31 juillet 2023

Je l'ai fait, enfin

Depuis longtemps, je repoussais la visite à mon vieil ami Georges, le mari de Kicou qui s'en va un peu de la tête. Hier, finalement, j'ai pris la route de Chavanay, heureux de rouler sur la RN86, si belle avec ses coteaux couverts de vignes (Côtes rôties, en particulier) et, en même temps très anxieux de ce que j'allais découvrir. 

Je suis passé d'abord à la vieille maison, celle où l'on a fait tant de fêtes et célébré beaucoup de mes dizaines d'anniversaire. Dans le jardin, nous avons bavardé avec son fils, sa belle-fille et sa petite-fille. Que de souvenirs ici aussi ! Puis, avec son fils, nous sommes montés à Pélussin, sur le versant sud du Pilat. c'est à que Georges a une chambre dans un Ehpad. Et, surprise, il y est heureux ! Il faut dire que les occupants sont peu nombreux, très bien encadrés et les locaux bien jolis dans la verdure. 

On aurait dit que Georges nous attendait. Pourtant, il n'était pas prévenu. Il avançait vers nous dans un couloir et m'a reconnu immédiatement. Nous somme allés nous asseoir dans le parc, à l'ombre et sous une brise rafraîchissante et, volontairement, je me suis mis à évoquer longuement  des souvenirs communs, de boulot bien sûr. Et il a bien resitué, à la grande surprise de son fils qui, au retour, m'a dit que j'étais tombé sur un très bon jour. 

Il n'empêche que j'en ai été bien brassé et que je n'ai pas pu écrire là-dessus hier soir. 

vendredi 26 avril 2019

En pleine poire

Ou comme un coup de poing dans l'estomac hier soir en découvrant la vidéo que ma sœur avait trouvée par hasard sur Internet.

Un retour de près de quarante ans dans le temps. J'allais souvent, à l'époque, en vacances en Corse. Le frère de Pierre y habitait avec sa femme d'origine insulaire. J'y ai vu naître leurs deux enfants, le garçon d'abord, la fille après. Je me sentais bien avec eux et Éliane, la grand-mère, tantôt en ville, tantôt au village même si, un jour, j'avais découvert un scorpion qui logeait dans le faux plafond au-dessus de mon lit.

La belle-sœur de Pierre était prof de danse. Nous étions très complices. Je la trouvais très belle avec sa taille cambrée et sa façon de se tenir sur ses deux pieds élégamment écartés, dans la pose d'une danseuse, toujours. J'aimais ses éclats de rire et  son visage soudain redevenu sévère. Aucune ambiguïté dans tout cela. Mais son mari ne le vivait pas ainsi et j'en fis un jour les frais. Suite à une colère aussi idiote que soudaine de sa part, je ne remis plus les pieds en Corse.

Ils divorcèrent bientôt. Elle, je ne la revis jamais. Lui quelques années seulement après la mort de Pierre. Puis le silence. Leur fille a pris le large avec moi, elle aussi. Seul le fils m'appelle régulièrement, une fois par an. Il est devenu un homme formidable, et fidèle.

Sue cette vidéo, j'ai revu le studio de danse, en ville, la maison du village avec son balcon donnant sur la petite place où les vieilles s'asseyaient sur une chaise, le soir, pour parler de la journée ou de leurs souvenirs, la cheminée de la salle, près de la porte d'entrée, avec ses sentons sur la tablette, le clocher de l'église qui se détachait sur le ciel à la tombée du soir. Rien n'a changé. J'ai cru même, à un moment, ressentir l'odeur du maquis et entendre le vieil âne qui me saluait à chaque passage de son braiment rauque et chaleureux. C'était l'âne du berger, je crois.

Le fils a fait cette vidéo professionnelle où il pose des questions à sa mère, où il confie parfois aussi ses manques et ses interrogations. Et les voir tous les deux, elle vieillie (elle a mon âge) mais toujours gracile, lui devenu un bel homme à la recherche de son identité. De l'émotion, du bonheur, du regret, de la nostalgie, je ne sait pas ce qui a pris le dessus hier soir.

dimanche 13 novembre 2016

Du vin et de la pédagogie

Bien belle soirée hier. Pour fêter mon anniversaire, repas lyonnais dans un bouchon au pied de la Croix-Rousse. Pas de surprise pour la nourriture : on connaîssait déjà et, encore une fois, le tablier de sapeur fut à la hauteur.

Nous réservons toujours dans la petite salle, la table juste devant de la cuisine : plus petite, plus calme et proche de la patronne avec qui nous échangeons souvent. Une seule table  à côté de la nôtre. Hier, elle était occupée par deux couples de jeunes. La conversation s'engagea vite : des alsaciens venus pour quelques jours à Lyon. Trois plutôt blonds et un brun qui s'avéra être d'origine marseillaise.

L'une des femmes était institutrice et nous parla de son métier avec passion. Je suis toujours heureux de rencontrer de jeunes enseignants passionnés par leur métier comme je l'ai été pendant toutes les années où je l'ai exercé. L'autre était viticultrice près de Dambach-la-Ville, non loin du Hohwald où j'ai emmené mes élèves pendant presque dix ans. Nous sommes repartis avec la carte de la dame. Si jamais je repasse par là-haut...

Et mes compères ne sont se pas contentés de payer mon repas : Frédéric m'avait déjà offert des fleurs. Jean-Claude et Pierre sont venus avec un chèque-cadeau. Encore des livres en perspective ! Ça tombe bien : j'ai quelques idées en tête. Alors ce soir, chez Jean-Claude, j'apporterai le champagne et le gâteau. Après ? On attendra l'année prochaine !

jeudi 3 mars 2016

Pensées

Un anniversaire à souhaiter ! Vite, un bouquet de violettes ! Pas impériales, certes, mais cueillies de ma main (et elles sentent bon !).

samedi 9 novembre 2013

Ce et ceux que j'aime

Jeudi soir, j'ai été invité à dîner par Frédéric et sa mère à l'occasion de mon anniversaire. Délicate attention que j'ai appréciée à sa juste valeur, d'autant que le repas était excellent et fait "sur mesure" avec des mets que je goûte  particulièrement : gratin de macaroni et côtes d'agneau, suivis d'un excellent gâteau d'un des très bons pâtissiers de Lyon. Et bien sûr champagne. Aujourd'hui trône également sur ma table de salon une très esthétique composition florale offerte par Frédéric.
Grand merci à tous les deux.

dimanche 8 septembre 2013

Ce soir

Ce qui l'emporte en moi, au-delà de la souffrance, c'est la colère. J'ai ressenti aujourd'hui la même qu'au moment de la mort de ma sœur, qui m'avait éloigné de la foi que j'avais profonde. Quel est ce Dieu qui emporte les enfants avant les parents, les cadets avant les aînés ? L'injustice me fait hurler. Je sais que c'est absurde, qu'il n'y a pas de logique dans la mort, mais je ne peux m'empêcher d'en vouloir à celui qui ne tient pas compte du courage, de toute cette force qu'il a fallu à mon frère pour n'accepter de baisser les bras qu'aujourd'hui. Mon petit frère, je l'ai admiré pendant toutes ces années où il a tout fait pour vaincre son mal. Sa femme me disait que c'est lui qui l'empêchait de sombrer elle aussi, que c'est grâce à lui, à sa volonté de s'en sortir qu'elle a tenu le coup à ses côtés. Ma colère est-elle une fuite devant la douleur, une façon de nier le réel ? Je ne sais pas mais je la revendique parce qu'elle me porte ce soir.

vendredi 14 juin 2013

Ivresse

Chaleur torride hier après-midi, plus de 30 degrés. Jusqu'à l'orage de fin d'après-midi: éclairs, tonnerre, vent violent, qui firent redescendre la température à 16. Aux Docks 4, on présentait la nouvelle C4 Picasso. Invitation à un cocktail dans ce restaurant branché de Confluence. Pluie à l'extérieur, chaleur moite à l'intérieur.

J'ai bu plus que de raison, parce qu'il faisait chaud, parce que, peut-être, je redoutais la cérémonie de ce matin qui me rappellerait trop celle qui eut lieu au même endroit pour la mort de Kicou: le corbillard arrêté devant l'entrée du lycée, les fleurs qu'on emporte dans la chapelle pour les disposer autour du cercueil.

L'ivresse me fit oser des folies dans le véhicule exposé, à l'arrière, avec les stores baissés. Une façon à moi de célébrer la vie, de m'exposer au danger et à l'interdit avec la seule personne qui pouvait me suivre dans cet égarement, le seul avec qui, dans mon ivresse,  je voulais m'égarer ainsi.

Le retour fut difficile, mais si le corps rechignait, mon cerveau, lui, connaissait le chemin et guidait mes réflexes. Et la rue était presque déserte. On dit qu'il y a un Dieu pour les ivrognes. Que n'intervient-il pas aussi pour les cyclistes ?

dimanche 3 mars 2013

Cinquante, oui.


 Vendredi soir, c'était le repas pour l'anniversaire de Frédéric, dont la vraie date tombe aujourd'hui. Chez Patrick encore, et malgré l'absence de Francine qui venait de perdre son beau-père. Il y avait là des amis communs, des amis à moi et des amis à lui, dont Youpy, sa plus vieille copine que j'ai rencontrée pour l'occasion et qui m'a tout de suite plu par son humour et son intelligence. Et, malgré son visage marquée, je la trouve très belle.

Encore une fois, beaucoup trop à manger mais que de l'excellent, dont un poulet à la crème et aux morilles (Patrick nous avait gardé les cous et les têtes pour le lendemain) et le punch divin en apéritif.

J'avais demandé à Émile de m'emmener en voiture car je comptais bien faire honneur à la dive bouteille et je sais que lui, de ce côté-là, est plus raisonnable. Je ne le referai plus tant il voit mal et tant il m'a causé de frayeurs autant à l'allée qu'au retour.

Frédéric était tendu, nerveux, attentif à ce que tout se passe bien, et n'a pas, c'est sûr, profité à fond de cette soirée. Il en était de même pour moi en novembre. Et tout, évidemment, s'est très bien passé. Tous ceux qui étaient là aux deux anniversaires semblent prendre goût à ce petit restaurant de quartier où l'on mange si bien.

Maintenant, j'éprouve comme un peu de nostalgie que ces anniversaires soient du passé. Nous en avons tellement parlé et, finalement, ils sont passés si vite. Alors, merci, Frédéric, pour cette soirée et pour tant d'autres choses.

vendredi 1 mars 2013

Momentini

- Vu récemment Vincere, le film de Marco Bellocchio  sur la première femme de Mussolini. Éprouvant!  Étrange ressemblance de l'actrice principale que je ne connais pas avec Alida Valli jeune, dans le regard surtout.

- Scandalisé par l'idée que l'on donne aux associations caritatives les produits retirés du marché pour cause de présence de viande de cheval à la place du bœuf. Ou bien ces produits sont comestibles pour tout le monde et peuvent rester dans les grandes surfaces (à prix baissés, bien entendu), ou bien ils ne le sont pour personne.Pourquoi encore insulter les pauvres ?

- Emmanuelle Riva n'a pas eu l'Oscar à Hollywood. Je m'en fiche: pour moi, c'est la meilleure.

- Marie-Claire Alain est morte ces jours-ci. Pas un mot nul part. Il est vrai qu'aujourd'hui, l'orgue n'est pas très porteur, moins que les petits bobos d'un Johnny Hallyday.

- Aller parler des droits de l'homme à Poutine, ce n'est pas comme pisser dans un violon ?

- Ce soir, c'est la fête: les cinquante ans de Frédéric! Mes soixante à moi ont déjà presque quatre mois. Le temps passe !

- Hier, vernissage d'une exposition de peintures de Gilles. Heureux de le revoir et d'échanger à cette occasion sur la Yankee. Mais lui aussi bien que moi, nous avons fait sécession.Et j'en connais d'autres qui s'apprêtent à suivre le même chemin.

vendredi 8 février 2013

Momentini

- Aujourd'hui, signature de ma dernière note administrative: 40/40 (et ça depuis quelques années). Inutile de dire que j'allais au rendez-vous de façon très décontractée. L'entretien a duré une dizaine de minutes, pas plus. La première année où elle était arrivée au collège, la directrice m'avait demandé ce que je pensais de tas de choses concernant son fonctionnement (celui du collège, pas celui de la directrice). Cette fois-ci, rien. Peur de la réponse ?

- L'année 2013 s'annonce sous de très bons auspices paperassiers: problèmes avec mon assurance voiture, mon garage, mon parking, l'immeuble de ma mère, ma note d'électricité. Tout ça à cause de gougnafiers qui ne font pas correctement leur travail. Alors, des heures au téléphone pour démêler les fils. Et pour un interlocuteur compétant et efficace, combien de je-m'en-foutistes ? Mais je suis têtu!

- Il neige, il ne neige plus, il neige, il ne neige plus, il neige, il ne neige plus, il neige, il ne neige plus, il neige, il ne neige plus, il neige, il ne neige plus.................

- Me suis fait plaisir l'autre soir, en regardant quoi ? Un western, bien sûr. Au-delà des grands espaces, je crois que c'est chaque fois la solitude du cow-boy qui m'attrape.

- Maintenant, mon appareil photos n'est plus constamment dans ma poche. Est-ce mauvais signe ?

- Estomaqué, le sixième qui m'avait fait lire ses poèmes. Il vient d'apprendre que Zeus, UN dieu, était tombé amoureux de Ganymède, UN garçon! Il en verra d'autres...

- Évoqué avec Hélène  (pas celle de Troie, une collègue et amie) les folles soirées (nuits) chez Kicou autrefois. "Nous étions jeunes à l'époque !" a-t-elle soupiré. Finalement, ça doit bien être vrai, même si ça me semble dater d'hier.

- Frédéric va bientôt fêter ses 50 ans. Ce sera au même endroit que pour mon anniversaire, avec un menu différent. Quelques invités en commun, tout de même.

jeudi 28 juin 2012

28 juin 2012

28 juin 2012: on me livre mes nouveaux canapés.
28 juin 2012: je surveille l'épreuve de français du brevet dans une salle de 73 élèves.
28 juin 2012: j'y retrouve une ancienne élève qui est au bord des larmes de me revoir.
28 juin 2012: c'est le 7° anniversaire de la mort de Pierre.
28 juin 2012: Frédéric et Jean-Claude chez moi ce soir. Nous avons bu du champagne pour fêter les canapés, l'été, que sais-je.
28 juin 2012: la vie continue et je l'aime alors que je n'y croyais plus.
28 juin 2012: le bel aujourd'hui.

jeudi 21 juin 2012

Le bel endormi

Que nous dit un visage endormi, sur l'oreiller, là, tout près de notre tête, si près qu'on en sent le souffle régulier sur sa peau? Est-il le reflet de la vérité de l'être qui partage notre lit, y lit-on, comme sur la page, des messages effacés au moment du réveil ? Y voit-on ce qui se masque au jour et ne veut pas paraître? Ou bien n'est-il que le masque d'un étang trop profond pour qu'on en sonde les abîmes, ces traits de cire que l'on prêtaient autrefois aux morts illustres et qui en perpétraient l'éternelle rigidité?

Et derrière cette énigme, se cache la question essentielle, celle à laquelle nous n'aurons jamais de réponse: que dit le nôtre lorsque nous fermons les yeux, quel secret, à nous-mêmes inconnu, dévoile-t-il à celui qui nous regarde?

dimanche 10 juin 2012

Phrases

Et ce petit garçon que je vois dans tes yeux, perdu dans ceux d'un grand, lutin ou batailleur, pensif ou apeuré, qui n'a pour apparaître que le fond d'un regard. Comment s'appelait-il avant d'avoir un nom? Quels fantômes hantaient sa nuit calme ou troublée? Qu'a-t-il abandonné, que cache-t-il encore? Et ton rire parfois où l'on entend sa voix, comme elle était jadis lorsqu'un chat trop câlin lui caressait la jambe. Il ne reste de lui que ces instants volés, que deux mots qui échappent, qu'un Noël fugace, qu'un trouble récurant arraché par surprise et que bien vite il cache sous la blouse des vieux.

mercredi 23 mai 2012

Gageure

Frédéric, ce soir, m'a susurré au creux de l'oreille: "Mon amour adoré". C'est tellement peu notre façon habituelle de nous parler que je lui ai dit vouloir immortaliser ce moment en l'écrivant dans ce blog. Il a fait le pari que je n'en étais pas capable. La preuve! Bonne lecture, amore....

samedi 31 mars 2012

Bonnes nouvelles

Deux nouveautés quasi concomitantes qui nous réjouissent tout autant l'un que l'autre, Frédéric et moi. L'un a été récemment promu cadre supérieur, avec un meilleur salaire à la clé, l'autre a appris officieusement que la retraite était peut-être plus proche qu'il ne le pensait. Je vous laisse deviner qui est qui! Le printemps se pare décidément cette année de bien jolies couleurs.

Pour Frédéric, c'est déjà arrosé (avec un très bon repas à l'appui). Pour moi, je vais attendre confirmation, en prenant rendez-vous, aux prochaines vacances, avec la caisse de retraite. Elle est pas belle, la vie!

mercredi 28 mars 2012

Megève et alentours

Bon, alors, par où commencer ? Le plus simple, c'est sans doute par le début. Alors, voilà.
Le vendredi 16, départ en train pour Megève. Cinq heures de voyage pour quelques 200 kms. Qui dit mieux? Une heure trente de correspondance à Annecy. J'en profite pour revoir un peu la ville. Je m'y sens maintenant totalement étranger, mal à l'aise même. Je croise une "vieille" dame qui pourrait être une ancienne amie. Elle me jette un regard avant de poursuivre sa route. Elle non plus n'est sans doute pas sure de m'avoir reconnue. Des pages se sont tournées depuis six ans. Dans le deuxième train, beaucoup de jeunes pensionnaires qui rejoignent leur famille pour le week-end. Du bruit et du mouvement. A Sallanches, Frédéric et Jean-Claude m'attendent pour me conduire en voiture jusqu'à Megève. Je reprends vie. J'avais besoin de changer d'air. L'appartement, en rez-de-chaussée, sur les hauteurs du village est très agréable. Le soir, c'est fondue savoyarde, bien sûr. Douce nuit avec Frédéric qui est content de me retrouver. Et c'est bien réciproque.

Le lendemain, je pars faire une balade à raquettes avec Gérard, un des deux autres amis présents. Je tiens le coup malgré mon manque d'exercices physiques depuis quelque années. Le temps est mitigé et le Mont Blanc ne se découvrira pas de la journée. Au sommet, un grand moment de soleil, passé à la terrasse d'un chalet, à boire un délicieux vin blanc. En redescendant, visite de l'église de Combloux qui vient d'être restaurée. Il faudra qu'un jour nous prenions le temps de faire le circuit de toutes ces églises baroques de Savoie. Frédéric est parti pour la journée avec Jean-Claude pour skier. Moi, je ne skie pas. Ce sera promenade pédestre jusqu'au sommet du calvaire de Mégève (XIX° siècle).
Au retour, ils sont rentrés, Frédéric rouge à point. Le soir, déambulation dans la ville dont j'avais tout oublié sauf la petite placette devant l'Hôtel du Mont-Blanc qui abrita jadis la célèbre boîte des Enfants terribles, fréquentée par Cocteau, Marais et, plus tard, Bardot. Un vin chaud à la cannelle et une fondue bourguignonne et voilà votre Calyste tout près à se lover dans les bras de Morphée.

Le lendemain, dimanche, il faut rendre les clés de l'appartement. Le groupe se scinde en deux et nous mettons, J-C, Frédéric et moi, le cap sur Conflans, le vieux village d'Alberville. Assistons à l'arrivée d'un rallye de veilles voitures. Repas à l'Auberge du Vieux Bourg, sur la place centrale. Si vous passez par là, c'est là qu'il faut manger, très bien et pour pas cher. Nous renonçons, vu le temps (une bonne grosse pluie bien glacée), à prendre la route de Tamié, l'abbaye qui fabrique mon fromage préféré et faisons un petit détour par Aix pour embrasser Émile. Sur l'autoroute, le ciel se calme et à Lyon, les rues sont à peine mouillées.

Une brève escapade, pourtant bien remplie et o^combien agréable.

dimanche 11 mars 2012

Bonne nuit

Si je commence, je vais m'exciter sur le clavier et me coucher à point d'heure. Je suis encore dans la bulle d'une soirée impromptue avec Frédéric. Pas envie d'en sortir. Alors des bisous à tous ceux que j'aime. Je vais retrouver Robert-Louis et Modestine dans les Cévennes. A demain.

samedi 3 mars 2012

Momentini

- Matinée bien remplie avec la deuxième porte ouverte. Du monde, cette fois-ci, des gens charmants pour la plupart. Ils n'ont plus qu'à inscrire leurs enfants chez nous! Joie aussi de revoir d'anciens élèves, en fac maintenant.

- Un monsieur m'a pris pour un parent de sixième. Il y avait longtemps! Je n'en suis pas encore remis, même après une bonne sieste!

- Vu le film Le Pianiste l'autre soir. Très beau et poignant. Et puis, il y avait Bach et Chopin.

- A Lyon, aujourd'hui, c'était l'été. Ce soir, anniversaire de Frédéric. Nous allons faire péter les bouchons. Au menu, fruits de mer, je crois.

- La moitié du parking souterrain où je me gare n'a plus l'électricité. Pratique pour aller chercher sa voiture dans le noir complet. Et ça dure depuis une semaine.

- L'affichage électoral sauvage commence à envahir mon quartier. Les affiches des uns sont immédiatement déchirées par les partisans des autres. Lamentable et cracra.

- Vu ce matin ma collègue adorée d'histoire/géo: "C'est formidable ce que vous faîtes, tous ces panneaux!" Comme d'habitude! La flatterie est moins fatigante que le travail. Mais elle connaît beaucoup mieux la première que le second.