mardi 20 septembre 2016

L'ombre de lui-même


Eh oui, c'est moi, là, debout, en train de photographier ce "garage à bateaux". Que l'on ne me dise pas que je ne me montre jamais ! Bon souvenir des promenades vespérales quotidiennes que nous fîmes avec Jean-Claude le long du rivage.

Catalogne 2016 (1)

Allez, je m'y mets avant d'oublier ou de tout confondre. Cette année, quinze jours en Catalogne, qui finalement ont filé presque aussi vite qu'une semaine. Un temps idéal, moins de visites que l'an dernier et plus de farniente sur les rochers d'une plage calme.  Quelques découvertes cependant.

D'abord, Tossa de Mar, petit village moyen-âgeux en bord de Costa Brava. Petite balade sans prétention pendant laquelle nous eûmes cependant droit à des égouts bouchés et plus que malodorants et à un monsieur en string-dentelle en pleine rue ! Belles fesses mais beaucoup, beaucoup trop maniéré pour moi !
Tossa est d'origine  ibérique, c'est-à-dire pré-romaine, et s'appelait à l'époque Turissa. Elle est le seul exemple de citée médiévale fortifiée de la côte catalane. Ses murailles datent du XII° siècle. Et puis, ce qui ne m'a pas laissé indifférent, c'est ici que Pandora, le film dAlbert Lewin avec Ava Gardner, fut tourné en 1951.



 
 



 


lundi 19 septembre 2016

Quelques madeleines

- Les petits beurre de ma grande tante, la sœur de mon grand-père, qui les enfermait dans une boîte en fer au fond de son buffet, ce qui ne les empêchaient pas de prendre un peu d'humidité. Le dimanche, après la messe, elle m'en offrait chaque fois. Aujourd'hui encore, je les aime un peu mous.

- La pâte de coings de mon père, à l'automne, où l'on retrouvait de petits morceaux un peu plus durs. J'ai eu le recette par l'intermédiaire de mon frère, mais finis les morceaux. Je réessayerai cette année.

- Les bugnes de ma tante, ma seconde mère, qui en faisait de pleins plats qu'elle mettait à conserver sur les marches du grenier. J'y avais droit chaque matin, en partant à l'école. Depuis, j'aime la fleur d'oranger.

- Les gâteaux de semoule de ma mère, le mercredi, pour le goûter de l'après-midi. Avec des raisins de Corinthe. La fille des voisins était toujours là : elle lui apprenait à tricoter.

vendredi 16 septembre 2016

Calyste, le retour !

Pas de souci, je vais bien ! Je suis rentré depuis lundi, c'est vrai, et silence depuis, ce qui n'est pas dans mes habitudes. En fait, privé d'internet en Espagne, j'ai très bien vécu sans et j'ai voulu savoir si, une fois devant mon ordinateur, j'allais être capable de résister encore, me prouver à moi-même que je n'y étais pas addict. Me voilà rassuré, et je suis désolé si j'ai causé quelques inquiétudes à certains que je remercie de leurs messages.

Bientôt le compte rendu de ces quinze jours en Catalogne, avec menus, visites, impressions, photos et, bien sûr, les dernières trouvailles des Dupond(t) qui ont encore fusé et qui valent leur pesant d'or.

samedi 27 août 2016

C'est là !

Enfin, pas loin ...

Description Salt shaker on white background.jpgFiche de révisions «BAR» qcm-de-culture-generale.com

vendredi 26 août 2016

Momentini

- Pour une fois, outré par France Inter qui, dans ses infos, fait passer la mort de Sonia Rykiel avant la catastrophe du tremblement de terre dans le Latium et en Ombrie. Que vaut, pour eux, la mort de tant de petites gens des Abruzzes face à une figure de la mode parisienne ?  Ces villages de la montagne, je les connais, avec leur douceur et leur âpreté, loin de l'Italie des clichés, loin de ces paysages de cartes postales, ces cafés à l'allure profondément agraire où les habitants sont plus silencieux qu'ailleurs et où les mots sortent comme des rochers qui roulent.

- Abandonné George Sand pour un temps, même si très intéressé. Mais la chaleur n'aide pas à supporter un tel poids à bout de bras. J'y reviendrai à l'automne. Me suis remis à un polar du grand nord.

- Bientôt une nouvelle période de vacances pour moi. Comme d'habitude, ravi de voir du pays et en même temps toujours même réticence à faire ma valise. Mais, dès que je suis dans la voiture, tout va bien.

- Les programmes d'été de France-Inter vont bientôt s'arrêter. Dommage car, cette année, ils m'ont passionné, en particulier les émissions consacrées à Higelin , à Françoise Hardy et les rediffusions de certaines des Radioscopies de Chancel.

Pas de modification

Je viens d'apprendre la mort, le 24 août, de Michel Butor, un des pionniers du Nouveau Roman. Cela m'a rappelé un grand moment de lecture quand, adolescent, j'ai découvert son roman La Modification. Écrit à la deuxième personne du pluriel, ce qui, à l'époque, était une innovation, le récit se passe essentiellement dans un train reliant Paris à Rome. Est-ce ce roman qui m'a donné l'envie de connaître la capitale italienne ?

Souvenir aussi de la découverte du film tiré du roman, avec Maurice Ronet et Emmanuelle Riva, probablement mes deux acteurs préférés (et Sylva Koscina). Longue interrogation ferroviaire de cet homme sur sa vie amoureuse. Et comme pour beaucoup de romans avalés à cette époque de ma vie, je me demande si ce n'était pas trop tôt, si j'étais apte alors à comprendre toutes les subtilités du désordre sentimental. Peut-être devrais-je le relire, avec le risque de désillusion.

Quant au Nouveau Roman, mes intrusions dans cette expérience littéraire se sont vite arrêtées avec La Route des Flandres, roman le plus célèbre de Claude Simon que je n'ai jamais pu terminer. Et je me demande aujourd'hui ce que cette expérience a apporté de durable à la littérature française.