samedi 6 août 2016

Supplément à la Dordogne, neuvième jour (3)

Dimanche 24 juillet

Poussant de quelques kilomètres, nous arrivons à Sainte-Enimie. Encore un bourg magnifiquement situé, où, vu le beau temps, se pressent de nombreux baigneurs au bord de la rivière ! Nous, nous allons encore une fois grimper, en négligeant pourtant le monastère dont il ne reste que la salle capitulaire et la crypte et pour lequel il fallait encore.... grimper !

L'église Notre-Dame-du-Gourg date du XIV° et comporte de nombreuses statues des XII° et XIV°. L'une d'entre elles représente Enimie, une princesse du haut Moyen-Age (VII°), fille de Clotaire II et atteinte de la lèpre. Elle sera guérie par les eaux de la source de la Burle, mais, ne pouvant s'en éloigner au risque de retomber malade, elle s'y installera et fondera un monastère dont elle sera la première abbesse et autour duquel le village grandit.









Enfin, ce sera la route vers Le Puy, notre dernière étape (ou presque).

Supplément à la Dordogne, neuvième jour (2)

Dimanche 24 juillet

En nous enfonçant dans les gorges, nous découvrons  Saint-Chély-du-Tarn, coincé entre la rivière et la falaise, où nous mangerons, encore une fois excellemment et encore une fois du foie gras (maison), tout près de l'église.


L'église romane de l'Assomption a été construite au XII° (seule la porte est gothique).  Face à elle, le four banal sur l'unique placette du village puis des ruelles courtes et resserrées où l'on aperçoit quelques maisons aux portes et fenêtres Renaissance et une gentilhommière à tour ronde.


 
 




En descendant vers les bords du Tarn, on arrive à la chapelle de Cénaret, à l'entrée de la grotte du même nom. Édifice roman du XII°, elle ferme l'entrée d'un lac souterrain et les ruines d'un ancien moulin. Près de la porte et à l'intérieur, des piles de cailloux retenant parfois de petits papiers pliés dont je n'ai pu savoir la signification, des prières sans doute. Tout près, une des deux résurgences qui viennent se jeter dans le Tarn.



 


 

vendredi 5 août 2016

Supplément à la Dordogne, neuvième jour (1)

Dimanche 24 juillet

Départ pour les Gorges du Tarn proprement dites. En nous arrêtant pour nous désaltérer à Mostuejouls, aux portes de ces gorges et de celles de la Jonte, nous découvrons par hasard, en sortant du village, l'église Saint-Pierre, dite Notre-Dame-des Champs, construite en 1082. Monument très émouvant par sa simplicité et son isolement. A l'intérieur, une stèle communément appelée la style des Trois Anges, témoigne, même si une croix chrétienne y a été gravée, du passé gallo-romain de cette bourgade.











En m'engageant dans ces Gorges, je m'attendais à n'admirer que de splendides sites naturels. Il y en a eu, bien sûr, mais que d'autres richesses à découvrir dans ces lieux retirés !






Supplément à la Dordogne, huitième jour (3)

Samedi 22 juillet

Fin de journée à Rodez, où nous passerons la nuit dans un petit hôtel périphérique pas cher du tout, mais tellement périphérique que nous avons eu du mal à le retrouver en rentrant le soir.

La cathédrale Notre-Dame, en grès rose comme celle de Strasbourg, fut édifiée de 1277 à la fin du XVI°. Son aspect un  peu trop sévère (dû à sa vocation défensive) ne m'a pas enthousiasmé, même si elle est sans doute très belle. Son clocher de 87 mètres est le plus haut clocher plat de France.

Au restaurant, nous rencontrons des autochtones charmants qui nous conseillent d'aller faire un tour aux Estivades, fête occitane qui se tient sur une place non loin de là. Les rues y accédant ont été bloquées par de gros blocs de béton, afin d'éviter l'arrivée non attendue d'un camion tueur. Nous serons fouillés à l'entrée et ce sera là notre unique confrontation avec le climat actuel de violence, bien que, sans le savoir, nous ayons vécu dangereusement les jours précédents en visitant autant de lieux de culte.




 

Supplément à la Dordogne, huitième jour (2)

 Samedi 23 juillet

Conques toujours, avec la visite du cloître, du trésor et d'un petit musée. Du cloître (XI°-XII°), après sa destruction vers 1830,  ne restent que quelques vestiges, dont de beaux chapiteaux  et, au centre, le bassin de serpentine verte, restauré,  en contrebas de l'abbatiale qui l'écrase de sa masse imposante.

Le trésor est installé dans l'ancien réfectoire des moines et présente des pièces d'orfèvrerie datant du XI° au XVI° siècles : reliquaires (hexagonaux ou pentagonaux), châsse de Pépin, lanterne de Béguon, bras de Saint Georges (un moine de Conques) et, bien sûr, la statue reliquaire de Sainte-Foy (IX°)





Le musée Joseph-Fau, dont le billet d'entrée est associé à celui du trésor,  regroupe des œuvres provenant essentiellement de l'ancienne abbaye : quelques chapiteaux de cloître, des sculptures et boiseries du XV°-XVII°, des tapisseries de Felletin sur la vie de Marie-Madeleine (XVII°)





Ensuite, promenade dans le village, à la recherche d'un cadeau pour ma sœur, pour qui je choisirai une jolie petite croix, et de vinaigre aromatisé à la truffe que je n'ai trouvé nulle part ailleurs et que je finirai par dénicher ici (au tabac-presse !) : quelques gouttes sur des œufs au plat et je ne vous dis que ça !