Cet année, difficile de savoir le qui et le quoi. D'abord annulées pour cause d'état d'urgence, les festivités ont finalement été rétablies à la dernière minute, mais fortement simplifiées. Pas de pétards, par exemple (et mes oreilles ont appréciées) et un défilé minimaliste, pas d'étals de vendeurs non plus. Peu de monde, par peur des attentats ou pour ne pas avoir eu l'information à temps. Il a fallu, comme l'an dernier, attendre une bonne demi-heure avant que quelque chose ne se passe : les chinois, apparemment, ne sont pas les champions de la ponctualité. Mais les distributions de friandises ont fait tout oublier.
Voilà ce que les chinois me prédisent. Plus qu'à attendre !
dimanche 14 février 2016
Un garçon près de la rivière
J'étais persuadé d'avoir déjà lu du Gore Vidal. Or, en parcourant sa bibliographie, je me rends compte qu'il n'en est rien. Maintenant que c'est fait, je crois que je ne vais pas m'en arrêter là.
The City and the pillar (paru en français sous le titre Un Garçon près de la rivière) est son premier roman, publié à 23 ans en 1948. Le livre, qu'il avait hésité à faire paraître, provoqua un scandale au États-Unis parce qu'il s'agissait du premier roman dont les personnages, aux tendances homosexuelles, ne connaissent pas une fin tragique pour avoir défié les conventions sociales.
L'histoire : deux adolescents, Jim et Bob, passent une nuit sous tente et se laissent aller à leurs désirs. Bob s'en va. Jim passera plusieurs années à tenter de le retrouver en côtoyant successivement divers milieux comme celui des marins ou des stars d'Hollywood. Les retrouvailles seront terribles pour Jim.
Raconté comme cela, ça paraît plutôt bête et fleur bleue. Mais ça ne l'est pas. D'abord, l'écriture est splendide, pourtant en restant toujours simple. Et puis, il y a une telle pudeur chez Gore Vidal que ça prend aux tripes. Enfin, j'aime beaucoup l'attitude de cet écrivain qui n'a jamais accepté qu'on lui impose le terme d'homosexuel, disant que, pour lui, "il n'y a pas de personnes homosexuelles, seulement des actes homosexuels". "Nous sommes tous bisexuels. C'est un fait de notre nature." Cela correspond assez à ce que je pense moi-même.
( Gore Vidal, Un garçon près de la rivière. Ed. Rivages Poche. Trad. de Philippe Mikriammos.)
The City and the pillar (paru en français sous le titre Un Garçon près de la rivière) est son premier roman, publié à 23 ans en 1948. Le livre, qu'il avait hésité à faire paraître, provoqua un scandale au États-Unis parce qu'il s'agissait du premier roman dont les personnages, aux tendances homosexuelles, ne connaissent pas une fin tragique pour avoir défié les conventions sociales.
L'histoire : deux adolescents, Jim et Bob, passent une nuit sous tente et se laissent aller à leurs désirs. Bob s'en va. Jim passera plusieurs années à tenter de le retrouver en côtoyant successivement divers milieux comme celui des marins ou des stars d'Hollywood. Les retrouvailles seront terribles pour Jim.
Raconté comme cela, ça paraît plutôt bête et fleur bleue. Mais ça ne l'est pas. D'abord, l'écriture est splendide, pourtant en restant toujours simple. Et puis, il y a une telle pudeur chez Gore Vidal que ça prend aux tripes. Enfin, j'aime beaucoup l'attitude de cet écrivain qui n'a jamais accepté qu'on lui impose le terme d'homosexuel, disant que, pour lui, "il n'y a pas de personnes homosexuelles, seulement des actes homosexuels". "Nous sommes tous bisexuels. C'est un fait de notre nature." Cela correspond assez à ce que je pense moi-même.
( Gore Vidal, Un garçon près de la rivière. Ed. Rivages Poche. Trad. de Philippe Mikriammos.)
samedi 13 février 2016
Moi aussi, je peux poser des questions embarrassantes !
Puisque Cornus s'amuse comme un petit fou à nous coller sur des Oïques, mono- ou dis-, moi aussi, je peux poser des questions embarrassantes. Qui est l'homme qui apparaît sur l'avant-dernière photo de mon billet précédent ? Non, mais !
Je la reposte pour les fainéants :
Indice 1 : il n'est pas le seul à avoir perdu ses cheveux.
Indice 2 : il a fourni de quoi poser son postérieur, et même ceux de ses amis.
Indice 3 : il a rendu célèbre un périssodactyle.
Je la reposte pour les fainéants :
Indice 1 : il n'est pas le seul à avoir perdu ses cheveux.
Indice 2 : il a fourni de quoi poser son postérieur, et même ceux de ses amis.
Indice 3 : il a rendu célèbre un périssodactyle.
vendredi 12 février 2016
Deux galeries
Deux expositions visitées ces jours-ci et que j'ai bien aimées.
Galerie Bullukian : Jérémy Liron, L'infinie distance des choses dans leur temps.
Goethe Institut (Loft) : Abisag Tüllmann, Reportages photo et Photographies de théâtre.
Galerie Bullukian : Jérémy Liron, L'infinie distance des choses dans leur temps.
Goethe Institut (Loft) : Abisag Tüllmann, Reportages photo et Photographies de théâtre.
jeudi 11 février 2016
C'est à vous
A vous, si cela vous dit, de mettre sous cette photo un titre, une
phrase ou un petit texte qu'elle vous aurait inspiré. (Vous pouvez
l'agrandir en cliquant dessus.)
Le petit motard
Lorsque Jean-Claude est venu faire des travaux chez moi, il y a environ quatre ans, nous n'avions trouvé rien de mieux pour nous amuser que ce petit jeu stupide : cacher un tout petit motard et sa moto en plastique, un jouet pour gamin trouvé je ne sais où, dans les toilettes. Et ça demandait tout de même de l'imagination parce que ce n'est pas un lieu immense. Heureusement, dans ces vieux appartements, il y a toujours des coins et des recoins ! Ça nous a réjoui pendant plusieurs mois.
Les travaux finis, j'ai complètement oublié le petit motard. Longtemps, longtemps, jusqu'à ce qu'un jour, assis et attendant que "ça se passe", j'ai levé le nez et aperçu quelque chose qui dépassait sur un rebord derrière les lampes. C'était lui ! J'étais presque aussi content que si je venais de retrouver un ami perdu de vue depuis des lustres.
Je l'ai descendu, dépoussiéré, puis remis à la place (je ne peux tout de même pas jouer les deux rôles : celui qui cache et celui qui cherche!), et oublié encore. Et hier, j'ai pensé à lui : il était toujours là ! Je crois qu'il va y rester encore longtemps, en souvenir des rigolades et de la bonne humeur pendant ces travaux. Vous voyez, à 63 ans, il en faut encore peu pour m'amuser !
Les travaux finis, j'ai complètement oublié le petit motard. Longtemps, longtemps, jusqu'à ce qu'un jour, assis et attendant que "ça se passe", j'ai levé le nez et aperçu quelque chose qui dépassait sur un rebord derrière les lampes. C'était lui ! J'étais presque aussi content que si je venais de retrouver un ami perdu de vue depuis des lustres.
Je l'ai descendu, dépoussiéré, puis remis à la place (je ne peux tout de même pas jouer les deux rôles : celui qui cache et celui qui cherche!), et oublié encore. Et hier, j'ai pensé à lui : il était toujours là ! Je crois qu'il va y rester encore longtemps, en souvenir des rigolades et de la bonne humeur pendant ces travaux. Vous voyez, à 63 ans, il en faut encore peu pour m'amuser !
mercredi 10 février 2016
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