jeudi 27 août 2015

La vie de châteaux (16)

Lundi 16 août (1) :
Pourquoi Rochefort, qui, à part son Musée de la Marine, n'est pas une ville touristiquement très attractive ? Pour ses Demoiselles, bien sûr. Nous sommes allés nous "recueillir" sur la place où fut en partie tourné le film et avons fini par découvrir, devant la gare, le petit square auquel la ville a donné le nom de Françoise Dorléac, en hommage à l'actrice.






Petit tour aussi, à la sortie de la ville, jusqu'au pont transbordeur qui a vu se tourner une des premières scènes du film.





Et puis, comme il faut bien manger, nous allons, sur une idée de Jean-Claude, jusqu'à Marennes pour déguster quelques huîtres directement tirées du bassin, dans un petit lieu de dégustation où elles sont excellentes et à un prix de moitié moindre que dans les restaurants de La Rochelle.





La vie de châteaux (15)

Samedi 15 août :
Notre location du gîte prenait fin ce matin-là. Mais pour moi, pas question de faire tant de kilomètres un week-end si chargé. Aussi avions-nous loué à l'hôtel pour deux nuits à La Rochelle. Après avoir acheté quelques bouteilles de Chinon rouge au frère de la propriétaire, nous voilà partis.

Le paysage change peu à peu au fur et à mesure que l'on s'approche de l'océan, jusqu'à devenir presque plat, ce qui ne m'a jamais attiré. En route, nous nous arrêtons pour manger à La Laigne (Charente-Maritime), en bordure du marais poitevin, dans une petite gargote très modeste, pensant y faire une courte escale.

Mais nous eûmes l'heur de plaire au patron, un homme d'une quarantaine d'années, nerveux et sec, qui a l'habitude de calculer ses prix en fonction de l'attitude des clients : s'ils sont polis et souriants, c'est moins cher ! Nous, nous eûmes droit à la tournée d'apéritif, à fromage et désert (au lieu de ou) et à un petit cognac pour la route (plus un T-shirt pour moi). Belle rencontre donc, et en plus, on y mange bien. Si vous passez par là, cela s'appelle Le Faisan doré.



 Installation à l'hôtel puis visite de la ville. Mais 15 août oblige, il y avait une fête et une foule pas possible.
 







Alors, nous renonçons et partons en mini-croisière faire le tour des îles voisines en passant par Fort Boyard. Curieux comme ce fort, depuis le jeu télévisé, attire les gens. Ce n'est pourtant pas très beau...





Rentrés à l'hôtel, après un petit tour nocturne, nous projetons pour le lendemain la visite de Rochefort et Saintes.




La vie de châteaux (14)

Vendredi 14 août (3) :
L'après-midi, nous n'étions plus que deux à sortir sous une pluie battante et à profiter de notre dernière demi-journée en Touraine. Nous tenions à faire un petit tour à Bourgueil, ville natale de Jean Carmet, où la famille de Rabelais posséda une maison et où Ronsard rencontra une jeune bergère, Marie Dupin, qui le consolera des froideurs de la belle Cassandre.

Le temps ne s'améliorant guère, au contraire, nous nous réfugions dans l'abbaye Saint-Pierre, dont la façade extérieure promet  beaucoup de beauté. Là aussi, nous allons un peu déchanter, la partie la plus ancienne (photo) ne se visitant pas.

 
Étrange atmosphère à l'accueil : une vieille dame, bénévole, entourée d'anciens livres de la bibliothèque verte et de 33 et 45 tours des années soixante, nous vend nos billets et commence la visite guidée avant d'être remplacée par une adolescente timide qu'une amie aide car elle a la jambe prise dans une attelle.

L'abbaye, fondée au X° siècle, fut extrêmement malmenée au cours des ans : au XVII°, un abbé rase le palais du XII° et en construit un autre dont il ne reste qu'un pavillon ; la Révolution n'arrange pas les choses. Aujourd'hui ne subsistent, outre le pavillon du XVII°, que la construction de la première photo, que l'on pourrait prendre (et que nous prîmes) pour une église mais qui servit en fait de silo à grains et de cave à vins, et un corps de bâtiments du XVIII°, ancien monastère, seule partie de l'abbaye ouverte au public.


Début de la visite par le cloître dont il ne reste qu'une aile, abritant des boiseries peintes du XVII° graffitées à la Révolution. Puis le réfectoire, transformé en cinéma, où des sculptures Renaissance et un Christ en bois (XVI°) veillent sur l'écran. Une salle à manger de l'infirmerie qui conserve une très élégante armoire à pharmacie.












Par l'escalier du XVIII°, nous accédons à l'étage des anciennes cellules des moines dont les cloisons ont été abattues pendant la seconde guerre mondiale pour y loger un hôpital. Dans les pièces voisines, un musée des arts et traditions populaires, émouvant par son bric-à-brac sans réelle cohésion.











A notre sortie, la pluie n'a pas cessé. Petit détour par l'église cependant (vous me connaissez) et puis retour au gîte pour la dernière soirée. Demain direction La Rochelle.

 

Je me rends compte à la fin de cet article que c'est certainement le plus long de ceux relatant notre voyage. Sans doute parce que le gentil manque de professionnalisme de notre guide adolescente, la vétusté et la rusticité des lieux  me plaisent davantage que les verbiages savants et les commodes rutilantes.