dimanche 1 mars 2026
Un été brûlant
(Un été brûlant, Tim Pears. Et Phébus. Trad. de Marie-Lise Marlière.).
samedi 28 février 2026
Incipits célèbres
1 - Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.
2 - Longtemps, je me suis couché de bonne heure.
3 - Ça a débuté comme ça.
4 - J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.
5 - Comment s'étaient-ils rencontrés? Par hasard, comme tout le monde.
6 - L'œil, d'abord, glisserait sur la moquette grise d'un long corridor, haut et étroit.
7 - Je ne suis qu'un pauvre orphelin mais jusqu'à huit ans j'ai cru avoir une mère.
8 - Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France...
9 - C'était une de ces jolies et charmantes filles nées, comme par erreur du destin, dans une famille d'employés.
10 - C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar.
vendredi 27 février 2026
Mes "Césars" littéraires intemporels
Cent ans de solitude (Gabriel Garcia Marquez) :
Illusions perdues (Honoré de Balzac) :
jeudi 26 février 2026
Mes trois "Césars" intemporels
Le Magicien d'Oz :
Autant en emporte le vent :
Et tant pis si ce sont trois films américains !
mercredi 25 février 2026
mardi 24 février 2026
lundi 23 février 2026
Ca, c'est le Pon Pon !
Celui est arrivé tout seul à la ferme, un beau jour et ne semblait pas vraiment décidé à la quitter. Nous avons bien sûr cherché à savoir à qui il appartenait. Recherches infructueuses ! D'où venait-il ? Cela resta toujours un mystère. Il était brun clair, élégant et surtout adorable. Quand nous comprîmes que son installation chez nous était définitive, il nous fallut bien lui trouver un nom. On en essaya plusieurs, fréquents pour les chiens. Aucune réaction de sa part, jusqu'au jour où ....
Un soir, ma mère était devant la télé quand la chaîne diffusa une émission sur le président Pompidou. Ma mère s'écria : "Tiens, c'est Pon 'Pon. Le chien, qui était couché à ses pieds, se leva d'un bond, émit un doux aboiement et calla sa tête ses ses genoux. Voilà, elle avait trouvé : c'était Pon Pon ! Ce nom lui resta et semblait bien lui convenir.
Quelques temps plus tard, mes parents trouvèrent un emploi dans une épicerie dans une petite ville aux abord de Saint-Etienne. Le logement y était minuscule et il durent laisser une bonne partie de leurs meubles. Afin de sécuriser les lieux, ils laissèrent le chien dans un petit local dans le jardin. Mon père, à la fin de sa tournée, lui apportait chaque sa pitance puis repartait avec son Tub Citroën.
Un matin, alors qu'il s'apprêtait à remplir les rayons du véhicule pour entamer sa nouvelle tournée, il vit sortir de sous les roues un chien tout joyeux : c'était Pon Pon qui, tout seul (à l'odeur ?) avait trouvé le chemin du nouveau logement. De ce jour-là, il dormit dans l'épicerie pour avertir en cas de vol des commandes qui le livreur laissait sur le trottoir. Ces vols étaient assez fréquents à l'époque. Mais, dès son boulot achevé, le chien, qui avait la liberté bien encrée dans ses gènes, partait en vadrouille jusqu'au soir.
A la sortie de la petite ville, déjà dans la campagne, il y avait un restaurant réputé dont les tenanciers s'approvisionnaient souvent à l'épicerie de mes parents. Ces derniers y allèrent plusieurs fois manger et furent toujours satisfaits de l'accueil et de la nourriture. Un jour, le chien ne revint pas. Parallèlement, suite à des plaintes et à une enquête de police, tout le monde, sidéré, apprit que les restaurateurs étaient en fait des voleurs qui pillaient consciencieusement tous les magasins d'alimentation des environs. Nous ne sûmes jamais si Pon Pon avait décidé de reprendre sa vie d'errance ou si ces voleurs l'avaient éliminé car trop gênant pour eux ...
dimanche 22 février 2026
Des vies de chiens
Quand mes parents reprirent la ferme, nous eûmes un chien dont j'ai oublié le nom, puis la Muguette, le vrai chien de mon enfance. Bien, elle ne dormait pas dans la maison, mais dans une niche à l'extérieur. Elle était douce et se laissait faire tout ce que nous voulions. Mon frère, par exemple, s'amusait à la piéger sous une cloche grillagée dont, autrement nous nous servions pour isoler une poule qui venait d'avoir des poussins. Il faisait la même chose avec une fille un peu simplette de la voisine. A chaque fois, elle se laissait toujours prendre.
Puis vint Mickey qui suivit mes parents dans leurs nombreuses pérégrinations liées à leur travail : aux magasins d'abord dans la Loire puis à Lyon. Totalement noir, il ressemblait à une sorte de saucisse, ce qui fit répondre par mon père à une cliente qui lui demandait de quelle race il s'agissait : "un basset sénégalais. Vous ne connaissez pas ?". (Tous les chiens que nous avons eus étaient des bâtards, évidemment).
Pendant ce temps, Pierre et moi, nous avions trouvé Ciccio sur le bord d'une autoroute italienne, un croisé de doberman et de beauceron. Lorsque nous partions en vacances, nous le confiions souvent à mes parents. Les deux chiens s'entendaient très bien, bien que de taille et de vitalité différente. Mickey mourut, très âgé. Ciccio aussi. Depuis sa mort, je n'ai jamais repris de chien (par fidélité ?). Parfois me manque une présence canine ....
samedi 21 février 2026
Voyages avec Lakdar
Je pense que tout le monde a compris mon amour des livres et de la littérature. Pourtant ce n'est pas un livre de littérature qui, tout au long de ma vie, m'a fait le plus rêvé. Bien sûr, certains romans lus il y a longtemps restent gravé dans mon esprit, avec des souffles de plaisir et de nostalgie. Pourtant, c'est autre chose qui m'a fait le plus rêvé.
Quand je suis entré en sixième, il a fallu acquérir un certain nombre de livres. Heureusement, par le biais de je ne sais plus quelle association, nous pouvions les acquérir d'occasion. A la fin de l'année, nous les rapportions pour obtenir ceux de l'année suivante. Sauf un car il était censé nous servir tout au long de nos études : l'Atlas. Il avait fallu l'acheter neuf. Je peux certifier aujourd'hui que je ne m'en suis jamais servi en classe, ni au collège, ni au lycée.
C'est ce livre qui m'a le plus fait rêvé. Mon premier bonheur fut de voir la carte de France, que je dessinais encore et encore, tant j'aimais sa silhouette. Je regardais aussi les autres pays du monde mais c'était moins leur forme qui m'emballait que les noms des villes et des régions que je découvrais. D'ailleurs, mon blog a pour titre Potomac suite à la lecture des romans de James Fénimore Cooper et à cet atlas.
Et puis j'avais un copain, Lakdar qui habitait le village et venait souvent me rendre visite dans le pré du haut de ma grand-mère où je gardais chèvres et moutons. Pour les chèvres, il fallait être vigilants : dès que nous tournions la tête, elles disparaissaient pour aller voir ailleurs si l'herbe était plus verte. Mais les moutons étaient plus dociles et moins rusés. Alors, j'apportais avec moi mon atlas et nous étions deux à rêver ! Je me souviens particulièrement d'une idée folle (après celle de vouloir transformer plus tard, quand nous serions grands, la ferme de mes parents en orphelinat) : celle de partir à vélos tous les deux et de voyager en Italie (déjà l'Italie !), en en faisant le tour. Avec l'atlas, nous avions programmé notre itinéraire : Florence, Rome, Naples, etc.
Inutile de dire que ce projet ne s'est jamais réalisé, en tout cas avec Lakdar et à vélo. Dans notre enthousiasme enfantin, nous avions juste gommé le passage des Alpes .... Je me demande parfois, s'il est encore en vie, s'il a encore en tête ce rêve. Pour ma part, je l'ai en quelque sorte réalisé (en tain et en voiture). Et j'ai aussi beaucoup voyagé dans d'autres pays. Pourtant, encore aujourd'hui, il m'arrive de ressortir de la bibliothèque ce vieil atlas qui, bien sûr, n'est plus tout à fait exact, et de me remettre à rêver.
vendredi 20 février 2026
Promenade pieds mouillés.
A la boîte à livre, j'ai trouvé une œuvre de Marguerite Yourcenar que je ne connaissais pas : Feux, écrit en 1935, "une série de proses lyriques reliées entre elles par une certain notion de l'amour", (comme elle le dit elle-même dans sa préface). Un peu de soleil tout de même donc.
mercredi 18 février 2026
Ca m'agace !
- Au restaurant : "Bonne continuation".
- Au supermarché : " Je peux passer devant vous, je n'ai que ça ?"
- N'importe où : "Y a pas de souci."
- Chez un commerçant : "Et avec ça ? Ca sera tout ?"
(à suivre ...)
mardi 17 février 2026
lundi 16 février 2026
Une sacrée bonne femme !
dimanche 15 février 2026
Mais où est passée l'île ?
samedi 14 février 2026
Il faut bien le faire de temps en temps ...
Aujourd'hui, ce fut donc razzia dans mes classeurs de paperasses et dans les tiroirs de mon bureau. Côté paperasses, déchiquetage de relevés de banque (on dit les garder dix ans !). Par précaution, je ne m'en débarrasse jamais dans la poubelle à papiers de l'immeuble mais enfermés dans un sac avec les déchets ménagers.
Pour les tiroirs de mon bureau, ce fut un peu (beaucoup) plus long. J'ai retrouvé des photos de mon frère, envoyées il y a longtemps pour les vœux. Une de ses phrases était : "Il ne nous reste plus qu'à être heureux." Là où il se trouve (si ce "lieu" existe) , je lui souhaite de l'avoir trouvé après les tortures de son cancer. Des photos plus anciennes et plus heureuses du mariage d'Anne-Marie, une des amies de fac que je vois toujours. Une des rares photos où j'apparais en costume-cravate, pates d'éléphant le costume. Beaucoup plus jeune mais ridicule aujourd'hui, à mon avis. Et des cheveux plus longs et plus sombres que ceux qui ont eu l'élégance de me rester sur la tête ! Et puis des photos d'Amédé à une fête du côté d'Avignon, avec des gens que je ne connais (ou ne reconnais ,plus). A voir ces photos, je suis toujours un peu barbouillé (il n'y en a aucune de visible dans mon appartement, j'ai depuis longtemps fait disparaître tous les cadres. J'ai réussi à ne pas m'attarder.
Et de nombreuses cartes de vœux, offertes par des associations de bienfaisances que j'aide parfois financièrement , et jamais envoyées. J'ai tout déchiré et jeté. Qui, aujourd'hui, envoie encore des cartes de vœux ?
Pour finir, et j'en ai eu honte, des une bonne centaine de briquets de l'époque où je fumais, dont la plupart vides. Pourquoi étaient-ils encore là ? Ma procrastination à jeter, sans doute : il est plus rapide d'en prendre un autre pur allumer ma xième cigarette. Ensuite, j'oubliais. J'ai tout de même gardé ceux qui fonctionnent encore, on ne sait jamais ...
Bref un après-midi aux occupations ,futiles mais utiles. Et j'ai un peu mieux classé ce qui restait. Demain, si le temps ne change pas, je me lance dans le nettoyage du dessus des bibliothèques, en faisant gaffe sur mon haut escabeau : je n'ai plus vingt ans !
vendredi 13 février 2026
Ai-je tant changé ?
Quand je l'ai vu, je l'ai reconnu. Je n'étais pas sûr à cent pour cent mais presque. Lui ne m'a pas reconnu avant que je lui rappelle mon nom. Alors, ,nous avons évoqué de nombreux souvenirs de ces années pesantes mais passionnantes, de ces soirées à rallonge après lesquelles il état difficile de trouver le sommeil.
Tout de même, c'est la deuxième personne en quelques jours qui ne me reconnait pas ! Ai-je vieilli à ce point ? Je préfère mettre ça sur le compte de mal tignasse frisée et touffue qui vient de disparaitre sous les ciseaux de ma coiffeuse. Enfin, peut-être ....
jeudi 12 février 2026
Sous les vents de Neptune
Roman très plaisant grâce en particulier à quelques personnages que l'on pourrait dire secondaires mais qui ne le sont pourtant pas tout à fait.
(Fred Vargas, Sous les vents de Neptune, Ed. Viviane Hamy.)
lundi 9 février 2026
Mi figue mi raisin (4 et fin)
En 1974, la commune de La Ville est réunie avec Cours dans le cadre d'une fusion-association, formant ainsi la commune de Cours-La Ville. Mais La Ville reste une commune associée. Ce n'est qu'en 2005 que les deux communes fusionnent complètement.
Dans le courant de l'année 2015, la commune de Cours-la-Ville opère un rapprochement avec celles de Thel et Pont-Trambouze, dans le but de créer une commune nouvelle baptisée Cours. Cette fusion est entérinée par un arrêté préfectoral du 18 novembre 2015, publié au Journal officiel du 31 décembre suivant. En 2013, la commune comptait 3 797 habitants.
A La Ville :
| Peintre autodidacte |
| Eglise de N-D de l'Assomption (Il est rare de voir représenté l'atelier de Joseph) |
A Cours :
dimanche 8 février 2026
Mi figue mi raisin (3)
En 2023, la commune comptait 635 habitants. La commune est traversée par le Reins, affluent de la Loire. Autrefois partie intégrante du diocèse de Macon, Saint-Vincent resta sous la juridiction des Sires de Beaujeu jusqu'au XVI° siècle. Réunie au comté de Magny au début du XVIII), la commune devint la propriété d 'un Vauban, frère cadet du célèbre maréchal de France, et fut rebaptisée "Propremont" durant la Révolution, .
Au siècle dernier, c 'est l 'industrie textile, et dans une moindre mesure l 'agriculture, qui assuraient la prospérité de la commune, qui vit sa population passer de 1296 habitants en 1826 à 2.388 en 1876. En 1851, le textile employait 67 pour cent de la population active contre 28 pour cent pour l' agriculture. Cette démographie galopante fut alors propice au développement des commerces et notamment des cabarets.au nombre de 17 en 1864! Au début du siècle, la commune fut même reliée à son chef-lieu par une liaison ferroviaire, avec la construction d 'une gare au "Pont de la Cote", permettant d'acheminer vers la ville le bois et le textile.
A l’écart de Saint-Vincent-de-Reins, le quartier industriel des Filatures(que nous n'avons pas vu) est né au bord du Reins il y a deux siècles avec l’apparition des premières filatures mécaniques. Cette industrie fait prospérer l’ensemble de la région et survit même à la crise textile des années 60. Aujourd’hui, le tissage à Saint-Vincent-de-Reins est une industrie de pointe.
La Madone :fut construite de 1879 à 1882 par le curé Bourdelin qui donna la somme d'argent de 15 000 francs or pour la faire édifier. C'est pour cette raison que celui-ci fut inhumé sous la chapelle.Après avoir été confisquée par l'état en 1906, elle a été vendue aux enchères en novembre 1910 et acquise par un particulier qui en a fait don à l'association paroissiale en 1928. Elle a été restaurée en 2006.
| Eglise Saint-Vincent |
| La Madone |
| Le village vu de la Madone |