- Je me souviens des prés, tous en forte pente où nous faisions de la luge en hiver, où nous installions une couverture pour regarder les coureurs passer en été, où nous ratissions les foins avant de les engranger à dos d'homme. Dans le pré du haut, nous passions des heures avec mon copain Lakdar, à étudier mon atlas pour choisir l'itinéraire de notre futur tour à vélo en Italie (déjà !). Nous n'avions pas intégré que les Alpes nous en séparaient. Nous voulions aussi transformer la ferme en orphelinat ...
- Je me souviens des bois, dont celui de châtaigniers, en face de la ferme, où nous allions faire provision de châtaignes que ma mère entaillait avant de les faire cuire sur la plaque bouillante du fourneau à charbon. Celui aussi du "barrage" où nos pintades, que nous avions oublié de rentrer, s'était réfugiées, la nuit tombée, sur un tronc d'arbre mort au sol. Nous avions mis longtemps avant de les retrouver.
- Je me souviens du terril, dont la pente était moins abrupte de notre côté et que nous escaladions par jeu et sans que les parents le sachent. Un jour, un avion est passé au-dessus de nos têtes. Mon frère avait baissé la tête. Mon père était venu nous chercher en haut : une voisine l'avait prévenu que nous y étions, ce qui nous avait valu une bonne reprise en main.
- Je me souviens de la terreur que j'éprouvais en ramassant des mûres lorsqu'un bruit sortait des broussailles. Mes si je n'en voyais pas la cause, j'imaginais tout de suite que c'était une vipère (il y en avait beaucoup dans le coin, attaquées parfois par nos pintades. Je n'ai jamais aimé les reptiles, quels qu'ils soient. Un jour d'été, nous en avions trouvé une dans le couloir de la ferme.
6 je me souviens du chemin de l'école qui me paraissait bien long (je l'ai refait il y a peu : comme il me paraît court aujourd'hui !). Je marchait juste au bord du trottoir en comptant mes pas. Ca m'occupait l'esprit. Il fallait aussi m'arrêter chaque fois chez ma tante pour l'embrasser (et profiter de ses bugnes quand c'était l'époque. Dans le village, il y avait quatre cafés et trois épiceries. Il n'y a plus rien aujourd'hui alors que la population a considérablement augmenté.
- Je me souviens de la place Marquise où s'arrêtait le car. Pourquoi Marquise ? Et du "château" où nous jouions avec Yvon sous le ,regard vigilant de nos grands- mères qui, à la fraîche, descendaient chacune leur chaise pour papoter. L'endroit aujourd'hui, n'a presque pas changé. Seuls deux jardins ont vous pousser des maisons. Celle de la famille d'Yvon est en ruines. Et tous les noms me sont inconnus. Au bout d'un petit chemin qui longeait les jardins, la cabane en bois où une institutrice m'a appris à lire. Elle avait ses chouchous, dont je faisait partie malgré ma propension à rêver.
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| Le crassier aujourd'hui |
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| Le Puits du Fay, à l'époque |


Des évocation intéressantes dans lesquelles je pourrais en partie des choses un peu approchantes dans mon enfance.
RépondreSupprimerIl me semble qu'il y a encore la luge (une vraie à larges patins) de mon enfance chez mon père. J'aimerais en refaire quand l'occasion se présentera dans le Pilat (plus bas en altitude, c'est désormais impossible je pense).
Moi, je ne sais pas où est passée la nôtre. De toute façon, à Lyon, elle n'est pas indispensable ...
SupprimerIl y a les luges à roulettes ...depuis Fourvière.
SupprimerNina : ça ne m'attire vraiment pas.
SupprimerCalyste> C'est justement parce que cela ne sert à rien que c'est indispensable ! 😉
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